11/06/12

"Myrnin? Oh yeah. He did a Batman and took off into the night. What is with that guy, Claire?"

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Cinq mois que j'ai lâché prise et me voilà complètement perdue ! Pourtant, ce 5ème tome se veut un parfait enchaînement aux évènements précédents : Bishop cherche à prendre le contrôle de Morganville, Amelie est obligée de replier ses maigres troupes dans la maison de Michael Glass, la tension semble à son comble mais ce n'est que le début !
En effet, les vampires vont être frappés d'un mal étrange, ils perdent le contrôle d'eux-mêmes et sont guidés vers le soleil en sachant parfaitement que cela va les griller sur place. Claire et Eve doivent sauver Michael, avant de retrouver ce fou de Myrnin. Mais tout part en vrille !
Ce cinquième tome est un incroyable fourre-tout : action, rebondissement, confusion, trahison, danger, disparition, suspense et frustration sont donc à prévoir. Il ne manque qu'une pincée de romance pour pleinement remplir le cahier des charges, mais là je reconnais que ça manque un peu. Michael, Eve, Shane et Claire ont tous leurs combats à mener, pas de temps pour la bagatelle, même si nos petits couples se lâchent enfin sur les sentiments en se confessant leur amour profond.
Cette lecture a tiré un trait sur la rigolade et l'oisiveté, trop d'enjeux politiques sont à craindre et nos quatre amis en sont les acteurs de premier ordre, particulièrement Claire, toujours aussi crédible dans son rôle de Wonder Woman, passons...
Enfin bref, ce livre fait office de trait d'union avec le dénouement annoncé (en effet, le 6ème tome correspondrait à la fin du 1er cycle, ouf). Cette série m'est toujours apparue honnête et divertissante, sans toutefois soulever un enthousiasme débordant.
Ceci dit, la lecture est à suivre, puisque la fin nous laisse une nouvelle fois à cran !

Vampire City, tome 5 - Rachel Caine 
Hachette, coll. Black Moon, 2012. Traduction de Alice Delarbre.
en VO : Lord of Misrule


De mon sang (My Blood approves)

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Avant de rencontrer Jack, Alice menait une existence sinistre. Un soir, avec sa copine Jane, elles échappent de peu à une agression grâce à l'intervention providentielle de Jack (tshirt rose, bermuda). Son charme opère sur Jane, mais Alice ne ressent qu'un mélange de reconnaissance et de circonspection. Et pourtant, dès le lendemain, Alice accepte de le revoir et de sortir avec lui. Elle est persuadée qu'il lui cache quelque chose et veut percer son secret.

Leur relation est donc avant tout amicale, sans la moindre allusion romantique. C'est d'ailleurs très bizarre de suivre leurs petites virées en toute innocence, sans que cela ne suscite la moindre interrogation ou autre mise en garde (si, peut-être de la part de Milo, le petit frère d'Alice... mais tellement plus mature !). L'attitude d'Alice est plus d'une fois surprenante, pour ne pas dire agaçante. C'est une jeune fille en rupture, qui se fiche de l'école et de ses résultats, à la maison sa mère est souvent absente donc elle a pris l'habitude de mener sa barque sans prêter attention aux autres. Du moins, c'est ce qu'elle m'a inspiré.

Les choses bougent dès lors qu'elle rencontre la famille de Jack, et particulièrement son frère Peter. Alice est attirée par lui, comme un coup de foudre, de son côté Peter ne lui manifeste qu'un vague intérêt, qu'elle ressent comme une haine viscérale, c'est d'autant plus incohérent que ces deux-là vont jouer au chat et à la souris, plaçant la relation avec Jack dans une position inconfortable. Dans la foulée, la jeune fille découvre le secret du garçon, sans s'émouvoir, car désormais ses choix la guident vers ce besoin irrépressible d'être avec Jack et sa famille.

Je ne vous cache pas ma grande perplexité vis-à-vis de cette lecture. L'histoire, plus d'une fois, m'est apparue maladroite et tirée par les cheveux, portée par les agissements d'une héroïne qui invite à pousser des hurlements d'indignation ! Que cette fille est absurde, vraiment... Les autres personnages manquent un peu d'éclat aussi, entre Jack, éternel adolescent de 24 ans, et Peter, le frangin taciturne qui me fait penser à Heathcliff, la romance a malheureusement le choix entre un devenir simple, évident et logique, ou une tournure malsaine et déroutante. Malgré tout, ce triangle amoureux constitue à lui tout seul le véritable intérêt de cette lecture, que j'ai hélas trouvée souvent simpliste et empruntée.

De mon sang, par Amanda Hocking
Casterlmore, 2012 - traduit par Florence Cogne 

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09/06/12

So wrong for each other...and yet so right.

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Prise d'une soudaine envie de retrouver mes 17 ans, j'ai opté pour la lecture du roman de Katie McGarry. Outre la vilaine couverture française, j'avais deviné qu'il s'agissait d'une histoire où deux opposés s'attiraient pour vivre une folle romance avec papillons dans le ventre. Certes, tout ça fait partie du programme, mais il y a plus encore : deux parcours bouleversants, avec des familles en vrac et des combats à mener. C'est à peu près ce que ce roman cache, et j'étais ravie !

Au commencement, Echo et Noah doivent travailler ensemble sous la houlette de leur psychologue scolaire. La jeune fille est une ancienne star du lycée, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même depuis son séjour à l'hôpital, à propos duquel de folles rumeurs circulent. En vérité, elle vit un drame familial et a perdu la mémoire suite à son traumatisme... Noah, lui, est le caïd arrogant et effronté, avec une réputation de drogué et de débauché. Marqué par la mort accidentelle de ses parents, il a été baladé dans des familles d'accueil minables, en a perdu toute confiance dans les adultes et souhaite désormais se battre pour récupérer ses petits frères.

Ainsi Echo et Noah se détestent, puis vont apprendre à se connaître avant de réaliser qu'ils sont tous les deux sur la même longueur d'onde. Toujours la même rengaine, pense-t-on. De plus, l'histoire est racontée en alternant les points de vue, ce qui fait instinctivement penser aux romans de Simone Elkeles. (Quel régal de se glisser dans la tête d'un garçon aussi complexe et sexy que Noah Hutchins ! On craque, forcément.)

Cette lecture se révèle un vrai tourbillon d'émotions, avec des coups de griffe, des révélations attendrissantes, de doux mots d'amour, de la colère et de la folie, de l'impuissance aussi face à tant d'issues improbables. Forcément on lit tout ça avec la gorge serrée... et on en sort avec le sentiment d'avoir partagé une lecture différente de nos attentes. C'est léger, mais avec une pincée de sentiments forts et sincères. Un joli roman d'amour, mais qui évoque les drames familiaux et leurs conséquences face à la nécessité de retrouver une vie normale. Surprenant, et poignant !

Hors Limites, par Katie McGarry
Harlequin, coll. Darkiss, 2012 - traduction par Isabel Wolff-Perry 

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07/06/12

"If you're that comfortable with someone, you don't have to talk."

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Après deux ans de vie de bohème, à suivre son père dans ses déplacements professionnels, Mclean découvre à Lakeview une possibilité de se redéfinir elle-même. Désarçonnée par le divorce de ses parents, et surtout par le choix de sa mère de refaire sa vie avec un autre, brisant ainsi l'image idyllique que la jeune fille avait de leur famille, Mclean doit tout réapprendre pour accorder sa confiance et ne plus se cacher sous une fausse identité. Elle trouvera aussi un appui considérable auprès de son voisin, David Wade.

C'est le parfait petit geek fort sympathique, intelligent, avec aussi quelques lubies. Par contre, ses parents lui serrent la vis au moindre dérapage mais ça ne semble pas le perturber plus que ça. Ce petit couple est donc très attachant, pas seulement parce qu'ils sont sur la même longueur d'onde et éprouvent une attirance flagrante l'un pour l'autre, en fait l'auteur a choisi de dessiner leur relation de manière plus banale, en prenant le temps, en construisant quelque chose, au lieu de se contenter d'un coup de foudre qui rend souvent les héroïnes complètement idiotes.

Chaque roman de Sarah Dessen est un rendez-vous important, à anticiper en se frottant les mains. On sait d'avance qu'on va se bercer au son d'une mélodie douce et romantique, tandis que l'histoire, elle, nous apparaîtra encore plus sincère et presque réelle. A chaque fois, l'auteur a ce don pour nous transporter dans son monde. J'aime notamment sa façon de présenter ses personnages, de nous faire partager les moments de complicité, de donner l'impression de faire partie d'un groupe. Et puis la manière d'aborder les problèmes n'est pas truquée, on suit Maclean et ses questions existentielles, son besoin de se retrouver et de faire la paix. C'est tellement ça, simple, vrai, honnête, sans tricherie. Et les lecteurs le comprennent, ils n'en demandent pas davantage, juste voler un bout de vie avant de refermer le livre.

Te revoir un jour, par Sarah Dessen
Pocket jeunesse, 2012 - traduction de Véronique Minder 

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Les Zioups de l'espace #1

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Les Zioups de l'espace sont 4 créatures extraterrestres (Zoun, Moug, Poc et Ting) dont le vaisseau vient d'effectuer un atterrissage en catastrophe sur la Terre, sous le nez du professeur BaBia. Celui-ci est fou de joie de les rencontrer, depuis le temps que son collègue et lui guettaient les bruits bizarres du Grand Cosmos. D'ailleurs, c'est une chance pour eux de le croiser au lieu du professeur Igor et son Moulineur à Extraterrestres... Ce n'est pas un mauvais bougre, il collectionne les boîtes à Meuh et raffole de thé avec des petits biscuits par exemple. C'est juste le faux méchant de l'histoire, car il fait davantage rire que trembler ! 

C'est donc une partie de cache-cache qui s'engage, entre les Zioups et le professeur Igor, sous la complicité du professeur BaBia. Ajoutez aussi la disparition de la boîte à Zioup, un objet appartenant à notre bande de joyeux lurons, et qui se trouve être en la possession du professeur Igor. La guigne ! Alors, tout ce petit monde brasse de l'air, se cache dans les placards, se déguise en nuages, se cherche sans se trouver... C'est du genre comique bon enfant, concocté à partir de situations saugrenues, avec  des personnages qui en font des tonnes sans tomber dans le ridicule. Accessible pour les enfants dès 6 / 7 ans, cet ouvrage illustré pourra enchanter les fans de la série Les Zinzins de l'espace par exemple. Très drôle aussi, le coup du chapitre 1 qui a été pensé mais oublié !

Les Zioups de l'espace, tome 1 : Le truc manquant par Florence Langlois (Nathan, 2012)

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06/06/12

J'aime quand les bras de mon papa ne s'ouvrent rien que pour moi.

Après Le ventre de maman, voici le retour du tandem Jo Witek et Christine Roussey :

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Les bras de papa pour se sentir au chaud, comme dans un petit nid, sous une couverture de bisous.
Les bras de papa pour ne plus avoir peur du noir, des loups, des monstres.
Les bras de papa pour crier, rigoler, décoller telle une fusée.
Les bras de papa pour donner de la confiance en soi.
Les bras de papa pour éviter de couler ou chavirer. 
Les bras de papa pour rêver et construire un monde imaginaire.
Les bras de papa pour se prélasser au soleil.
Les bras de papa pour servir de barrières à la colère qui déborde.
Les bras de papa pour interdire d'aller plus loin, pour dire stop et ça suffit.
Les bras de papa pour poser délicatement sur les plumes de l'oreiller et éviter de réveiller les rêves qui roulent à plus de cent.

Bref, un papa petit bateau, un papa câlin, un papa gâteau, un papa château fort, un papa paratonnerre, un papa grand manitou, un papa comme on aime. 

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Magnifique album à la gloire du papa, vu par sa petite fille. C'est tendre, délicat et poétique.
Les illustrations de Christine Roussey sont ravissantes. 
Une lecture complice à partager.

Les bras de papa, par Jo Witek & Christine Roussey (De La Martinière Jeunesse, 2012) 

N'oubliez pas la première édition, 

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Devant le ventre de sa maman, qui s’arrondit de page en page, une petite fille raconte au bébé son attente au fil des jours, partage avec lui ses petits riens de la journée, lui chante des chansons, s’étonne de voir son image du dehors et exprime avec délice son immense bonheur. Ce livre est animé à chaque page d’une petite fenêtre qui grossit au fil du temps. C’est un petit bijou, destiné à toutes les familles qui s’agrandissent! (et pas seulement)  

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★☆ Tonio ★☆

Lu et beaucoup aimé le nouvel album de Gaëtan Dorémus : quatre animaux sur une île inventent une créature presque humaine. Chacun voudrait la façonner à sa manière, mais Tonio se rebelle. Et puis d'abord, c'est quoi ce prénom !? Lui voudrait qu'on l'appelle Ballaké, puis Jacques, Humphrey et aussi Gamin viennent s'ajouter à la liste. Leur nouvel ami a un tempérament explosif, ce qui les étonne fortement, à tour de rôle ils se rejettent la faute, Tonio aurait-il hérité des défauts de chacun, au lieu de leurs qualités ? Plusieurs fois, la somme de leurs différences ne rend pas un résultat à la hauteur de leurs espoirs... déçus par cette expérience ? Non, bien évidemment. L'histoire montrera qu'on s'enrichit des autres, qu'on s'accomode aux différences et qu'il suffit d'une recette simple pour donner une réponse au problème de mélange de parentalité et d'existence. 

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Superbe travail graphique de Gaëtan Dorémus, à travers des formes et des couleurs subtiles pour une impression très séduisante ! Sans oublier l'humour dans le texte, les réflexions entre amis, les chansons pour se réveiller de bon matin, les soirées autour du feu à se raconter des histoires qui font dormir, c'est tout un ensemble qui rend cette lecture jubilatoire. 

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Tonio, par Gaëtan Dorémus  (Rouergue jeunesse, 2012) 

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Faut pas confondre ... !

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Un livre-jeu pour les enfants qui font l'apprentissage des contraires : faut pas confondre près et loin ; vide et plein ; avant et après ; propre et sale etc. Bref, toute une série d'opposés dans des situations très souvent rigolotes. Non seulement on trouve des exemples colorés, des idées intuitives et originales, un peu loufoques aussi... mais dans tous les cas, les enfants se retrouveront. L'auteur a su faire preuve de pertinence dans l'interprétation de ses contraires, à travers ses choix et ses illustrations, de plus des petits trous dans les images invitent aussi les enfants à devenir les acteurs de leur lecture.  
Une belle réédition (édition collector, s'il vous plaît, avec une couverture toilée sérigraphiée et un tiré à part, le tout dans une pochette transparente scellée par un sticker signé Muzo) pour fêter les 20 ans de Seuil jeunesse.

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Faut pas confondre, par Hervé Tullet (Seuil jeunesse, édition collector 2012)

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05/06/12

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

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Un gros paquet de mots contre une cartouche de clopes. C'est comme ça que tout commence.
Oxymor Baulay, journaliste en planque chez les clochards, rencontre Vaïda, qui se décrit comme le Roi des Gitans. Il a trouvé dans le fond d'une valise un vieux manuscrit dont il n'a que faire. Il propose un échange contre des cigarettes, Oxymor s'empare du texte avec perplexité. Ce récit, anonyme, est la confession de cinq assassinats jamais inquiétés. C'est sa compagne, Louise, qui lui fait remarquer que ce n'est probablement pas de la fiction, mais l'homme est étourdi, partagé entre l'envie de se débarrasser de ce cadeau empoisonné et l'envie d'en savoir plus.
Il confie le texte à son ami Paul qui travaille dans l'édition. Celui-ci s'emballe aussitôt, c'est une bombe à retardement qu'il tient entre les mains, il en réclame l'exclusivité. Oxymor va longuement hésiter avant de signer, mais la réalité sur le terrain prend une vilaine tournure. Vaïda est retrouvé sans vie dans sa caravane, l'auteur anonyme va se venger en saignant une sixième victime.

Très singulière ambiance que voilà ! Ce polar littéraire est brillant, envoûtant et intelligent. Il vous transporte dans le milieu germanopratin où se disputent les droits d'auteur et les campagnes de communication pour rendre populaire un objet aussi neutre qu'un livre sans paternité ! Le flot de spéculations n'en finit pas de grossir, au centre Oxymor Baulay est le parfait anti-héros, mou, fatigué et ne cherchant ni gloire ni fortune. Entre une vie professionnelle sans éclat et un parcours sentimental semé de déceptions, l'homme ne fait ni rêver ni chavirer. Et pourtant, ses défauts sont autant d'atouts pour agacer ou charmer. Il ne trompe pas, il joue cash, il n'a pas un rond en poche, il couche sans aimer, il traîne son amertume dans les rues de Paris avec un aplomb étourdissant. On suit cette lente procession avec intérêt et fascination. Comme le souligne le libraire G. Collard, c'est "un grand frisson de plaisir".

Mortelles voyelles, par Gilles Schlesser
Points, coll. Roman noir, 2012 

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"Il laissa un message étouffé : — S’il vous plaît, venez vite. Il est chez moi."

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Le début du roman fait penser au film d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour. Thomas est coincé chez lui, dans son appartement, avec une jambe dans le plâtre. Sa mère s'est absentée parce qu'elle avait un concert à donner, son meilleur pote est en vacances, reste la voisine qui a promis de jeter un oeil sur lui. Soudain, un hurlement dans la rue l'interpelle. Par la fenêtre, il découvre avec horreur un type en train d'étrangler une femme. Il réagit aussitôt, sans réfléchir, mais l'individu le dévisage et le temps s'arrête. Thomas est fait comme un rat.

C'est incroyable ce qu'un petit livre d'à peine 50 pages peut inspirer comme angoisse et sueur froide ! Très vite, le roman nous met dans l'ambiance : atmosphère lourde et oppressante, tension qui monte d'un cran, menace galopante, escalade dans la violence et la folie... C'est peu de dire ô combien cette lecture est flippante ! Mais on en redemande. C'est un thriller pour enfants, qui se lit vite et bien, la mécanique est parfaitement huilée, l'auteur va à l'essentiel, en appuyant bien là où ça fait mal, les poils se dressent sur les bras, et on tourne la dernière page encore un peu sous le coup du stress. De quoi chatouiller les jeunes amateurs de sensations fortes.

L'étrangleur du 15 août, par Sandrine Beau
Oskar éditeur, coll. Court-Métrage, 2012 - design & illustration de couverture : Jean-François Saada 

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