25/05/12

Elle est à tout le monde, la mer ! Tout le monde... A nous aussi, y a pas de raison !

- Oui, on va aller à la mer, déclare-t-elle d'un ton absolument résolu. La vraie mer, celle qui est à 503 km, qui a des vagues, qui porte les bateaux, celle qui va loin, loin, jusqu'en Amérique...
- Celle qui est salée ! crie Johnny.
- Celle qui a des crabes ! crie Noah.
- Des pirates ! Des requins ! hurle Noah.
- Des baleines ! Des sirènes ! ajoute la maman en riant.
- Et du saumon fumé, dit Johnny pour voir ce que ça fait de mettre de la poésie dans la conversation.
Et il va ajouter : « Et des beignets. Au chocolat, même, des fois. » 

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Johnny n'est pas un élève brillant, certaines choses le dépassent, comme la poésie ou les livres à la bibliothèque. Il aime bien y aller toutes les semaines, avec sa classe, mais ce qu'il préfère ce sont les voyages en bus, sa place derrière le chauffeur, pour bien voir la route.

A la maison, la famille ne sort pas beaucoup et ne peut pas se payer des vacances non plus. Est-ce que ça le chagrine, Johnny ? Non, pas vraiment. C'est sa maman qui a soudain le blues et qui décrète qu'ils iront, eux aussi, cet été à la mer, la mer qui se trouve à 503 km. 

Voilà un roman pétillant, optimiste, jovial et léger comme une bulle. C'est un petit texte à l'effet magique, qui évoque les rêves et la poésie, avec pour héros un garçon très attachant, gentil, simple et attendrissant. Je ne vous raconte pas le bonheur que cette lecture procure... A découvrir, tout bonnement ! 

Je veux aller à la mer (Où l'on apprend que la mer est à 503 km) par Jo Hoestlandt, illustré par Jean-Pierre Blanpain
Oskar éditeur, coll. Trimestre, 2012 

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Ciel voilé chez les amoureux.

Y'a de la zizanie chez mademoiselle Zazie ! 

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Cette lecture s'adresse à tous les petits Max de la planète qui, sous couvert de tomber raider dingue de la nouvelle maîtresse, n'hésitent pas à plaquer leur fidèle petite copine (souvent des filles extras comme Zazie), en griffonnant sur un petit mot une formule aussi lapidaire que 'je te divorce'. Argh, le coup bas ! 

Girl power oblige, notre Zazie a choisi la riposte. Max va souffrir, surtout quand il devra à son tour ramasser les miettes de son coeur à la petite cuillère (la maîtresse a le charme toc des animatrices de tv, selon elle !). Passera-t-elle l'éponge sur une telle goujaterie ? Han, han. Soudain, Zazie doute à son tour. Et c'est mademoiselle Mirette herself qui va lui rappeler que l'amour, c'est précieux mais quand il s'arrête, il s'arrête. C'est triste, mais c'est comme ça. (Regard dubitatif de notre Zazie, on imagine bien !) 

Ce nouveau roman de mademoiselle Zazie et Max son amoureux cramoisi est une formidable pirouette aux sentiments amoureux (la palette est large, puisque amour rime parfois avec volage, jaloux ou pétri de remords). C'est chic, c'est rigolo, c'est illustré avec facétie et tendresse, c'est aussi d'une grande clémence, car nous, on lui aurait bien fait sa fête à Max l'inconstant ! Enfin bon, ce roman est très, TRES drôle ! Comme toute la série, d'ailleurs. 

Mademoiselle Zazie déteste la maîtresse, par Thierry Lenain & illustrations de Delphine Durand (Nathan, 2012)

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24/05/12

Guide de survie en milieu hostile.

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Une chouette trouvaille pour les jeunes lecteurs, surtout ceux qui n'aiment pas beaucoup les textes longs. Il s'agit du journal illustré d'une gamine de onze ans, Ellie (surnommée) Gribouille, car elle passe tout son temps à dessiner pour raconter son quotidien. Les vacances forcées chez l'oncle Hubert et la tante Nan vont d'ailleurs lui offrir une formidable occasion pour se lamenter et regretter l'absence de ses parents.

Le problème, ce n'est pas d'aller au camping en famille, mais de devoir supporter le cousin Eric et ses soeurs, Dana et Tiffie. Pendant des pages et des pages, Ellie n'hésite pas à se plaindre et à se moquer des autres. Et pourtant, les vacances sont aussi l'occasion de créer de nouveaux jeux, d'observer la faune, d'effectuer des missions de secours en pleine nuit, d'apprendre à mieux se connaître et à se supporter. Même la tante Nan y va de sa petite confidence (elle aussi aimait beaucoup dessiner dans sa jeunesse), alors que le journal d'Ellie va être découvert et causer du chagrin involontaire...

Ce sont ainsi des petites anecdotes sur la vie au camping, près d'un étang infesté de grenouilles, et le bonheur des activités de plein-air à faire en bande, sans que ça tourne forcément à la foire d'empoigne. L'ouvrage fourmille de petites idées et de conseils à reproduire en vrai, c'est même conseillé en lecture d'été, les enfants apprécieront ! De plus, la couverture jaune illustrant la pétulante Ellie laisse indiquer que c'est une lecture pour filles, mais ce serait une erreur, car je trouve que les garçons auront raison de jeter un oeil à ce sympathique guide de survie en milieu hostile !

Ellie Gribouille, livre 1 : Vive le camping ! par Ruth McNally Barshaw
Père Castor, 2012 - texte français d'Aude Lemoine 

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Mon coeur en miettes

Un petit bijou de tendresse et de délicatesse !

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Michel a le coeur lourd en ce jour de rentrée : son meilleur ami Malik a accompagné son père en Espagne jusqu'aux prochaines vacances, c'est la première fois qu'il se sent si seul. A l'école, il est remplacé par Carmen, une jolie petite espagnole, et c'est Michel que la maîtresse a désigné pour être son référent. 

Le garçon est soudainement empoté, il ne sait pas trop comment s'y prendre, les filles ça le gonfle et ça passe son temps à ricaner. Sauf que Carmen n'est pas comme les autres. Elle est douce, elle a un sourire rayonnant, et puis elle l'appelle Miguel. De drôles d'émotions commencent à naître, ça ne cesse de s'améliorer au fur et à mesure que les enfants passent du temps ensemble et apprennent à se connaître. 

Carmen l'invite même chez elle pour goûter une paëlla avec du chorizo qui ne fait pas semblant de piquer. Et puis, tous les matins, ils se retrouvent au coin de la rue pour se rendre à l'école, Michel lui porte son cartable aussi ! Est-ce que ça signifie qu'on est amoureux ? Michel, lui, n'aime pas trop parler de son intimité devant tout le monde, c'est son jardin secret et il compte le préserver, même s'il risque de blesser sa tendre amie. 

Le chagrin d'amour prend alors la forme d'une plante carnivore dans le ventre, avec des papillons qui volent autour. C'est pour ça que ça chatouille le ventre quand elle sourit. Mais en même temps, ça dévore le coeur par petits bouts.

C'est très joli, non ? Cet album est comme une sucrerie qu'on déguste, tout est quasiment parfait, les illustrations sont lumineuses, Olivier Tallec ne déçoit jamais de toute façon, le texte est sensible et ponctué de réflexions attendrissantes, Charlotte Moundlic a su trouver les mots justes pour évoquer le trouble amoureux chez l'enfant. C'est une très belle lecture, qui réunit pour la troisième fois deux grands talents.

Mon coeur en miettes (ou les plus beaux jours de ma vie), par Charlotte Moundlic et Olivier Tallec (Père Castor, 2012) 

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@ crédit illustrations : Olivier Tallec

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...and there was only Grimm, blue eyes blazing, his massive frame filling the doorway. He was majestic, towering, and ruthless.

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Petite déception concernant ce tome 2, qui nous raconte l'histoire de Grimm, le bras droit de Hawk Douglas.

Grimm est un Berserker, ce qui signifie dans la mythologie scandinave qu'il est un guerrier fauve capable d'entrer dans une fureur sacrée qui le rend surpuissant. Sa famille a été massacrée sous ses yeux, il a grandi chez les Saint Clair, où la petite demoiselle, Jillian, était folle de lui. Les années ont passé, Grimm a poursuivi son chemin mais Jillian ne l'a jamais oublié. Amoureuse de lui, elle s'est jetée à son cou alors qu'il a préféré lui tourner le dos.

Bref, le temps des retrouvailles est venu. Grimm, ainsi que deux autres prétendants, ont été convoqués par le père de Jillian pour conquérir son coeur afin de la détourner de son intention d'entrer au couvent. Jillian n'a d'yeux que pour Grimm, il s'en doute mais la repousse toujours. Pour lui, être un Berserker est une malédiction, il ne souhaite pas que cela touche son entourage, car bien évidemment lui aussi est amoureux de Jillian. Mouaip, mouaip, mouaip.

Je suis restée en retrait de cette romance, que je n'ai pas trouvée renversante mais un peu ridicule. Grimm passe son temps à fuir la demoiselle qu'il aime, elle est passablement agacée pour sa froideur et le lui rend bien alors qu'elle se languit de lui, voilà le topo, c'est passablement ennuyeux, du moins personnellement je n'y ai pas pris goût. Point de trace d'Adam Black au programme, ce n'est décidément pas avec ce titre que l'auteur a pu exploiter sa mythologie introduite avec La malédiction de l'Elfe noir. Nul doute qu'elle se rattrapera par la suite...

Les Highlanders, tome 2 : La rédemption du Berserker, par Karen Marie Moning
J'ai Lu, rééd. 2011 - traduction de Lionel Evrard 


23/05/12

“Valhalla on the right. Paradise regained on the left. Stuck between a Godiva truffle and a chocolate eclair.”

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Depuis le temps que j'envisageais de lire la série des Highlanders de KMM, je ne regrette pas le temps écoulé, il n'a fait que renforcer mes attentes, sans céder à quelconque mode, il aura simplement suffi d'un après-midi au soleil pour succomber à la tentation. Et j'ai beaucoup aimé cette première aventure écossaise !

Hawk est un type fascinant, taillé dans le roc, réputé pour ses conquêtes féminines et son détachement auprès d'elles, en somme c'est un rustre, même si au fond de lui c'est un être blessé par la vie, et blablabla. Le roi James, qui le déteste, lui a imposé un mariage avec Jane la Folle, sans savoir que celle-ci a été tuée par son propre père. C'est alors que surgit de nulle part Adrienne de Simone, une jeune américaine débarquant du XXe siècle ! La voilà obligée de jouer un rôle et d'épouser un homme qu'elle ne connaît pas. Elle qui pensait s'être tirée d'un mauvais pas (elle s'accuse du meurtre de son petit copain), elle se trouve liée à un individu imbu de sa personne et d'une beauté dévastatrice. Au lieu de s'en réjouir, elle peste car elle déteste la beauté masculine, source de tous ses maux !

Alors, c'est la guerre entre Adrienne et Hawk. Cela dure des pages et des pages, on connaît le scénario, c'est fatalement irrésistible, un peu idiot aussi, Hawk est jaloux du forgeron nommé Adam Black - le fameux ! - et pense que sa femme va succomber à ses charmes. Autant saluer la prouesse de cette romance mouvementée, fignolée de joutes verbales et d'assauts de séduction de grande envergure, oui, oui, c'est une romance de la vieille école mais ça produit toujours son petit effet !

Au-delà de cette débauche de passion, il y a aussi et surtout tout un monde à découvrir, un monde où KMM a bâti des bases solides, lesquelles ne vont cesser de se déployer et de s'enrichir au fil des tomes, pour donner naissance à la série Fever. Ici, on découvre Adam Black, autrement dit l'Elfe Noir, le Fou de la reine Aoibheal, épouse de Finnbheara, roi de Faërie. Forcément, ça interpelle et ça donne encore plus envie de découvrir la suite pour grapiller des détails. Ce premier tome est loin d'être parfait, notamment pour ses longueurs, mais il tient ses promesses.

Les Highlanders, tome 1 : La malédiction de l'Elfe noir, par Karen Marie Moning
J'ai Lu, rééd. 2011 - traduction de Lionel Evrard 

Tu crois peut-être que j’exagère ? … À peine.

Voilà un petit album à chérir d'amour tendre, parce qu'il est épatant avec son air de ne pas y toucher, et vous vous surprendrez à sourire jusqu'aux oreilles au moment de tourner les dernières pages... 

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Très librement inspirée du conte du Chaperon rouge, cette version nous présente un petit cochon qui doit porter un panier de victuailles à sa grand-mère, qui habite au-delà de la grand-route. Cette traversée lui fait un peu peur, mais sa maman ne veut pas entendre de telles sornettes et l'encourage à braver sa trouille.

Alors, il se lance vers l'inconnu et va vivre une folle aventure : d'abord il rencontre une grenouille blessée et choisit de l'aider, puis il traverse hors du passage pour piétons et manque de se noyer, un agent de police viendra à son secours mais lui volera sa tablette de chocolat... Et c'est pourquoi le petit cochon n'a pu ramener les gourmandises promises par sa maman, même les galettes sont tout écrasées.

Est-ce sa grand-mère va avaler une fable pareille ? Eh bien, oui, avec un bon verre de lait !

Ce petit album est décidément fort rigolo, même si au départ je n'étais pas convaincue par ses couleurs, la bouille du cochon a fini de me convaincre ! L'histoire est une délicieuse pantalonnade, truffée d'humour léger et d'une légère pointe d'ironie. Les enfants vont adorer.

Tu exagères ! par Francis Ysebaert (Ecole des Loisirs, 2012)

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22/05/12

Un copain pour de vrai

Joli, très joli moment à partager...

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Muche a tout plein de jeux et de jouets dans sa chambre. Mais personne pour jouer avec lui. Alors il décide de s'inventer un copain, à partir d'un bout de carton. Bon, ce n'est pas un camarade de jeux digne de ce nom. A la place, Muche propose de se promener dans le jardin, de flâner dans l'herbe et de contempler le ciel. Aaaah, qu'on est bien ! 

Puis l'orage s'annonce et voilà Muche et son ami trempés. Misère ! A peine le temps de s'abriter sous un arbre, et Muche constate que la pluie a fait des dégâts irrémédiables. Son copain en carton est tout raplapla, Muche a beau tenter de le sécher, il n'a plus fière allure.

C'est alors que s'invite André, qui passait par là sous son parapluie. Il découvre un Muche désemparé et son copain mal en point, à lui de prendre l'initiative de lui préparer un bel enterrement, avec une petite pensée émue envers ce bon camarade éphémère. 

Toutefois, cette rencontre a aussi scellé le début d'une nouvelle amitié, entre Muche et André.

Cet album évoque l'enfance, la solitude et l'amitié avec beaucoup de simplicité et de tact. C'est un album aux couleurs tendres et aux illustrations délicates, qui apportent infiniment de tendresse et d'harmonie à la lecture. C'est aussi et surtout un instant bulle, un rendez-vous fait de charme et de douceur. 

Le Copain, par Maud Sene (Ecole des Loisirs, 2012)

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“I have walked through fire for you.”

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Tempérance est une jolie veuve guindée, qui dédie sa vie à s'occuper de l'orphelinat mis en place par son père, aujourd'hui décédé. Elle est également assistée par son frère Winter, mais tous les deux ont bien du mal à boucler les fins de mois, l'argent manque et ils viennent de perdre leur plus généreux donateur. Du coup, Tempérance se résigne à conclure un marché avec lord Caine, qui erre dans le quartier pour trouver l'assassin de sa maîtresse. La jeune femme a rangé dans sa poche ses scrupules et sa pudibonderie, elle accepte de l'assister dans son enquête, en échange il a promis de lui faire connaître des personnes avec un porte-feuille bien rempli.

Et c'est comme ça, à force de traîner ensemble dans les rues sordides de Maiden Lane, de se livrer à des confidences anodines parce que la nuit est plus propice au relâchement, c'est bien connu, que notre couple va peu à peu laisser leur attirance réciproque prendre le pas. Tempérance se prétend vertueuse et respectable, ce qui ne fait aucun doute, mais c'est aussi une petite dévergondée qui brûle de désir pour le séduisant lord Caine, qui incarne l'interdit et le risque, de quoi le rendre bougrement attirant. Par contre, lui ne fait pas dans la dentelle, c'est un type cynique et brutal, à la hauteur de sa réputation de dépravé (le type reconnaît fréquenter très régulièrement les prostituées, avec lesquelles il pratique des rapports anti-conformistes pour l'époque), et il masque bien sa vulnérabilité !

Par certains côtés, la romance est sulfureuse et pimentée mais elle réussit bien au couple qui forme un duo explosif (la fausse effarouchée et le pur débauché). Sans quoi, c'est l'ambiance générale qui m'a vraiment plu dans cette série. L'histoire a lieu dans un quartier populaire et canaille, ce qui nous change des salons privés et des bals, il y a aussi une intrigue criminelle, des personnages secondaires judicieusement introduits pour la continuité de la série. Je ne m'attendais pas à apprécier autant ce roman, j'avoue même l'avoir lu en quelques heures à peine tant la surprise était bonne ! J'ai maintenant hâte de me replonger dans cette ambiance atypique.

Troubles intentions (Les fantômes de Maiden Lane #1), par Elizabeth Hoyt
J'ai Lu, coll. Aventures & Passions, 2012 - traduction de Daniel Garcia 

21/05/12

"We teleported. Like in Star Trek or Harry Potter, sort of. No! Like in Dr. Who if you think of the Tardis! Holy canola !"

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Voilà le quatrième et dernier tome de la série, qui se veut une bonne conclusion pour une lecture charmante et souvent pleine d'humour. Le seul défaut de ce tome-ci, comme pour le précédent, repose dans les longueurs. Après tout, j'estime que l'auteur aurait pu goupiller les deux livres en un seul pour rendre son intrigue encore plus entraînante et riche en intensité dramatique et romantique.
A ce propos, Zara est toujours confrontée à son casse-tête sentimental, entre Nick, son premier amour, et Astley, le roi lutin qui a toute ma préférence, la jeune fille a du souci à se faire, sans oublier la menace de l'Apocalypse, le roi Frank et Isla la folle qui veulent la zigouiller, les kidnappings répétés des habitants de Bedford, bref Zara qui rêvait de sauver le monde va pouvoir réaliser son vieux rêve !
C'est seulement dans la deuxième partie du roman qu'on entre dans le vif du sujet, avec un sacré twist dans les derniers chapitres qui risque de vous inspirer des cris d'horreur. Je n'en dévoile pas davantage, mais j'ai traversé un petit moment de flottement à ne plus savoir quoi penser. Là, je dois avouer, Carrie Jones a été grandiose !
Avec son style enthousiaste et souvent maladroit, l'auteur a réussi à mener sa série vers une issue honorable, sans prétention, et c'est ce qui m'a tout le temps plu au cours de la lecture. Je me suis amusée, j'ai un peu rêvé, j'ai été bluffée, j'ai pesté, j'ai soupiré, mais au final je ne regrette pas cette découverte, cela ne fait pas de cette série un rendez-vous incontournable, juste un bon moment à passer.

Désolation (Envoûtement #4) - Carrie Jones
City éditions, 2012 - traduction d'Ariane Maksioutine 

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