16/01/14

Succulentes sucreries de Pittau et Gervais

“ Un berlingot dodu comme un oreiller, une religieuse avec sa collerette de crème, une barbe à papa plus légère qu'une écume de crème fraîche, et puis une, deux, trois, quatre violettes, et des cachous en pagaille, et des éclairs au chocolat qui semblent sur le point d'éclater tellement ils sont rebondis, puis des gaufres, des petits-beurre qui craquent sous la dent en faisant des miettes sur la table, puis des sucres d'orge, puis des pralines et puis, à chaque page, une infinité de choses sucrées qui mettent l'eau à la bouche des petits et des grands... ”

Si cette présentation vous parle, vous donne l'eau à la bouche, obligatoirement vous allez craquer pour ce magnifique et savoureux album ! Il fait honneur aux gourmandises, aux succulentes sucreries, il étale ses couleurs, ses rondeurs, sa texture, sa promesse de bonheur sur des pleines pages, immenses. On salive, mais on salive de bonheur... Encore une prouesse, exquise et raffinée, du talentueux duo, Pittau et Gervais.

À la fin, un lexique rassemble toutes ces denrées sucrées pour une rapide présentation (historique et composition). 

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Gallimard Jeunesse, coll. Giboulées, novembre 2013 

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Le grand livre de cuisine des enfants de Seymourina Cruse et Elisa Géhin

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Jeune demoiselle, 13 ans 1/2, cherche recettes faciles et accessibles pour assouvir une soudaine passion pour la cuisine (échec désastreux des mug cakes, balayé par le succès fou des cookies et des nems !).

Vous trouverez donc dans cet ouvrage de très grand format 50 recettes fastoches, allant des entrées, des plats et des desserts. C'est aussi illustré avec bonheur et facétie, avec des indications claires et précises. Ce sont d'autant plus des recettes souvent plébiscitées par les enfants, ou qui auront tout loisir de leur plaire car elles sont basiques mais savoureuses !

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éditions Thierry Magnier, octobre 2013

Seymourina Cruse a coutume de proposer des ouvrages avec un brin d’humour et des clins d’oeil à la gastronomie, dans le souci de toujours titiller l’envie et de régaler les lecteurs simplement. C'est forcément une très belle initiative !

Elle a donc déjà proposé sur le marché deux petits livres à l'esthétisme super sympathique (des petits carnets de recettes façon grand-mère), les couvertures sont sobres et les illustrations sont en noir et blanc. C'est très classe, peut-être plus destiné à des lecteurs plus grands (peu farouches de n'y trouver aucune couleur, ni de représentations des gâteaux et des tartes en guise de faire-valoir) mais le résultat est tout aussi savoureux et j'espère que ça séduira tout de même un large public ! 

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Espèces de tartes ! &  Gâteaux Fastoches de Seymourina Cruse et Carole Chaix (éditions Thierry Magnier, mai 2013)

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L'âne Trotro, le roi de la galette de Bénédicte Guettier

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Notre petit âne Trotro accompagne les enfants dans chaque instant de la vie : nécessairement, il a fallu sacrifier un épisode à la sacro sainte tradition de la galette des rois ! Pour les plus gourmands, on trouve la recette et les astuces pour réussir sa galette comme Trotro.

L'histoire est toute simple, mais adorable : Trotro et ses amis font une galette, le plus jeune se glisse sous la table pour distribuer les parts. Qui aura la fève ? qui sera élu roi ou reine de cette belle journée ?

C'est merveilleusement niais, délicieux et mignon tout plein, les illustrations sont enchanteresses. C'est un plaisir régressif, ok c'est une lecture idéale pour les enfants de maternelle, mais il n'est pas interdit de transgresser les règles non plus. 

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Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, décembre 2013

Nouveau titre issu d'une autre collection qui ravit les enfants : Le Roi NouilleNouille d'Alex Sanders (que nous avions rencontré, il y a fort, fort longtemps maintenant...). 

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Bongiorno ! Voilà le roi de la pasta ! Voilà la sauce : le Roi NouilleNouille vivait avec sa maman au Château Macaroni, et à tous les menus, il avait des pâtes. Farfalles ou tagliatelles, spaghettis ou coquillettes, il avait l'embarras du choix ! Mais le Roi NouilleNouille n'était pas le plus futé de ces majestés et avait l'intelligence d'un bol de vermicelles... Il avait construit son palais avec des pâtes, et cela lui posait de gros problèmes par temps de pluie. Après chaque orage, il était obligé de le faire reconstruire. Ses amis monarques se devaient alors de l'héberger. En échange, Le Roi NouilleNouille et sa Mama leur préparaient des pâtes...

Absolument slurp pour qui adore les pâtes comme nous ! ☺

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15/01/14

Le Manoir, tome 2 : Cléa et la Porte des fantômes, par Evelyne Brisou-Pellen

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Voici la suite de Liam et la Carte d'éternité, et croyez-moi c'est vraiment très, très bon ! Plus besoin de présenter l'univers du manoir victorien, de la présence des habitants, de leur lutte contre les fantômes gris et du travail de deuil à accomplir (en cernant les raisons de leur colère, qui les cantonne dans cet entre-deux).

Le roman s'attarde sur Cléa, principale narratrice de l'histoire. À 14 ans, elle a été kidnappée puis assassinée par son ravisseur. Parmi ses souvenirs confus, elle tente de rassembler des morceaux du puzzle et demande à Liam de l'aider pour démasquer le criminel impuni. Le garçon, sans l'avouer, est plutôt bougon et réfractaire. Il suppose que cette quête implique le départ prochain de Cléa, alors qu'il est amoureux d'elle en secret.

Inutile de craindre des atermoiements larmoyants, l'intrigue nous transporte aux quatre coins du Manoir, menacé par la fuite de deux fantômes gris, puis par la disparition d'Emmerance, inconsolable depuis la mort de son fiancé, Cléa décide alors de lui venir en aide et suggère à Liam de plonger dans la Carte d'éternité pour démêler ce casse-tête sentimental, qui date du Moyen-Âge. Mais la fameuse carte manifeste ses premiers signes de faiblesse, devient capricieuse, capture en longueur le garçon au cours de ses sauts dans le temps, au début il n'en prend pas garde, mais il risque d'y être contraint par la force des choses ! ...

Bref, bref, bref, c'est passionnant ! Ce deuxième tome confirme tout le bien aperçu dans le début des aventures, imaginées par Evelyne Brisou-Pellen. On y retrouve la finesse et l'élégance dans l'écriture, un peu de dialecte breton (j'en suis “spontée” !), une bonne intrigue menée tambour battant, des personnages sensibles, attachants, avec de la matière grise, et beaucoup d'empathie. Le troisième tome est annoncé pour l'été 2014, en attendant je conseille fortement cette série aux jeunes lecteurs (dès 9-10 ans). Le livre fait plus de 300 pages, mais il se lit vite et bien.

Bayard jeunesse, novembre 2013

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14/01/14

Le Passage des Ombres, par David Moitet

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Il y a du Franck Thilliez chez David Moitet, a décrété le libraire Gérard Collard. Et c'est bien vrai ! A peine les premiers chapitres lâchés dans l'arène, et déjà le lecteur se sent attiré par l'intrigue palpitante, menée à fond de train, avec force détails sanguinolents, action pêchue, du mystère, de la manipulation et de l'espionnage à gogo, bref on ne s'ennuie pas du tout.

L'histoire débute en Égypte, Thomas Galion, ancien flic de la criminelle, profite d'un repos bien mérité avec son amie Maria. Mais ils vont brutalement être pris pour cible par des inconnus, qui vont tenter de les assassiner lors d'une banale séance de snorkelling. Ils vont s'en sortir in extremis, pour un court instant, car la chasse est lancée et les tueurs ne vont plus les lâcher. Leurs vacances de rêve ont viré au cauchemar, Thomas et Maria ignorent encore en quoi leur présence dérange et ne sont pas au bout de leurs surprises !

Au tout début de ma lecture, j'ai plusieurs fois eu l'impression d'avoir loupé un épisode et de prendre en cours une histoire qui avait commencé dans un roman précédemment paru
Suicide cellulaire : Apoptose en l'occurrence. C'est un peu embêtant, aussi j'ai tenté péniblement de raccrocher les wagons et de saisir les bribes d'une intrigue déjà élaborée. Et ainsi, de fil en aiguille, j'ai pu apprécier ce que l'on me proposait, car c'est un univers auquel j'ai été très sensible, passablement sombre et virulent, qui produit son petit effet. On y pénètre d'abord en étant sur ses gardes, on observe, avant d'être pris dans l'engrenage, grâce à des chapitres courts, un style net et précis. En clair, ça grince, ça crisse, ça vous cloue sur place, c'est pas mal du tout et ça donne envie d'aller plus loin.

Paradoxalement, le style simpliste et brut de décoffrage rend parfois l'ensemble lourd et maladroit (ajoutez aussi que la lettre rédigée par Leonard de Vinci n'a pas d'allure, dans le sens où elle n'est pas assez ampoulée et semble trop contemporaine). Ça et aussi le sentiment d'être complètement largué du fait de n'avoir pas lu la première partie de l'histoire... On a là un bon thriller décapant, mais mieux vaut procéder dans l'ordre (et lire Suicide cellulaire d'abord) pour vous éviter toute déconvenue.

City éditions, septembre 2013.

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Le Chuchoteur, par Donato Carrisi

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, spécialisée des affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, et l’œuvre d’un insaisissable tueur en série…

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Au départ, j'étais intriguée par le phénomène de ce livre, porté par un bouche à oreille enthousiaste, récompensé par le prix SNCF du polar européen. Il ne m'en fallait pas davantage ! C'est par le livre-audio que j'ai choisi de tenter l'aventure, une expérience qui a généralement su se révéler concluante. En avant pour plus de 16 heures d'écoute (mine de rien) ! J'ai tout gobé, sursauté, allumé toutes les lumières de la maison dès que j'étais seule, j'ai flippé tout le temps et élaboré des tonnes de théorie. Mais je suis aussi restée sur mes gardes, méfiante vis-à-vis de la technique de l'auteur (eh oui). Celui-ci sait grandement nous manipuler via des artifices basiques (tension psychologique, angoisse et suspense, crimes répétés, sursauts dans l'intrigue, révélations fracassantes...). Le style est simple, mais oppressant. Par contre, les personnages sont fades, flous, englués dans des histoires sordides, comme si cela ne suffisait pas de suivre des criminels tordus et leurs forfaits accablants, on en rajoute une couche chez les enquêteurs !

L'auteur n'a certes pas produit une œuvre remarquable et exceptionnelle, mais sa technique est redoutable. Elle s'appuie sur une recette ancestrale, classique mais efficace. Au final, on n'a pas seulement UN tueur en puissance, mais la démonstration d'un cerveau retors, qui aime réveiller la petite étincelle en sommeil chez les psychopathes pas encore avérés. C'est sciant. L'interprétation, pour Audiolib, a eu toutefois ses limites - la lecture se fait lentement et produit des effets déprimants, elle nous prend aussi en otage et ne nous permet aucun recul face à cet univers glauque et suffoquant. Pour une fois, j'émets quelques réserves sur le choix du comédien.

Audiolib, novembre 2010. Texte intégral lu par Pierre Forest (durée d'écoute : 16 h 10). 
Traduit de l'italien par Anaïs Bokobza, pour les éditions Calmann-Lévy.

13/01/14

Charivari, par Nancy Mitford

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Noel Foster vient de toucher une fabuleuse fortune, suite au décès d'une vieille tante, et part en quête d'une riche héritière avec l'aide de son ami Jasper Aspect. Celui-ci est sans le sou, issu d'une famille aristocratique, il n'hésite pas à vivre aux crochets de Noel en s'installant à l'auberge Jolly Roger à Chalford. Ils font la connaissance de la pétulante Eugenia Malmains, ravissante mais excentrique, qui prône haut et fort son penchant pour les idées nationales socialistes. Peu de temps après, Noel et Jasper croisent à l'auberge deux jeunes femmes, Miss Smith et Miss Jones, qui sont en fait en opération camouflage afin de rompre les fiançailles de l'une en toute discrétion et s'éviter un scandale. Cette découverte fait frétiller d'excitation notre sympathique Jasper, oui, même si au départ je trouvais le personnage culotté et sans-gêne, je l'ai nettement préféré à Noel, passablement niais et affable. Celui-ci vient d'ailleurs de s'enticher de la beauté locale, Anne-Marie Lace, mariée à un major ennuyeux, qui voue une passion pour ses vaches. Tout ce petit monde va s'affairer dans la préparation d'une pièce de théâtre, sur la propriété de la grand-mère d'Eugenia, autrement décrite comme La Pauvre Vieille Chose, et aussi faire valser les cœurs, les sentiments, les têtes, etc. Vous obtenez ainsi une délicieuse et savoureuse comédie, à l'humour so british, mais ne masquant pas la critique acerbe des mœurs de la bonne société britannique, sur fond d'avènement du fascisme. Une lecture féroce, mais très enthousiasmante ! 

[Paru en 1935, ce roman n'a pas été réimprimé pendant près de 70 ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses sœurs, Unity et Diana, qui lui reprochaient la caricature à peine masquée qu'elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Captain Jack.]

10-18, avril 2012 - traduit par Anne Damour.

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22 Britannia Road, par Amanda Hodgkinson

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Quel joli roman, mais qu'est-ce qu'il est déchirant et bouleversant ! C'est l'histoire d'un couple polonais, Janusz et Silvana, qui se retrouvent en 1946 en Angleterre. Ils ont été séparés pendant sept ans, à cause de la guerre. Lui était soldat, réfugié à l'ouest, et elle était seule à Varsovie, forcée de se sauver dans la forêt pour protéger son fils, Aurek. Le récit alterne le passé et le présent, les épreuves de Silvana et celles de Janusz. Aucun des deux n'est sorti indemne de cette séparation, et aujourd'hui leurs retrouvailles ont un goût amer.

Janusz doit apprivoiser un fils qui le considère comme un étranger, Silvana n'est plus qu'une loque, mais elle est prête à tous les efforts pour le bien d'Aurek. Elle est encore dans l'optique de préservation et de mise en garde. Elle a quitté son pays, ses racines, sa culture pour en faire cadeau à Aurek, pour qu'il saisisse la chance d'une vie meilleure, en sécurité. Janusz aussi est obsédé par des fantômes, en particulier par une femme qu'il a rencontrée en France et qu'il a aimée follement.

On suit donc l'histoire de ce couple, brisé mais résolu de reconstruire ensemble l'idée d'un bonheur familial. C'est long, assez éprouvant. Par contre, c'est terriblement poignant. On vit avec eux leur parcours chaotique, cerné de non-dits, de douleurs muettes, de désirs éteints. Je ne pensais pas que cela allait me toucher autant. Certes, ce n'est pas une lecture guillerette, on a souvent le cœur lourd, on se sent triste et mélancolique. Malgré tout, on sort de ce livre avec la sensation d'une rencontre littéraire bouleversante et très attachante. Je ne regrette pas un instant !

Pocket, octobre 2013 - traduit par Françoise Rose pour les éditions Belfond.

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10/01/14

Week-end à Portmeirion, de Nicola Upson

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Il a suffi d'un simple coup d'œil à la couverture, puis de découvrir qu'un certain Hitchcock se baladait au cœur de l'histoire, pour faire de moi l'esclave de cette lecture ! J'ai tout lâché pour m'y plonger. Miam, quel régal ! L'histoire commence en 1954, mais concerne un événement survenu durant l'été 1936. Joséphine Tey fête ses 40 ans avec son ami le commissaire Archie Grant, à Portmeirion, dans un complexe hôtelier luxueux situé au bord de la mer.

Elle a également été invitée à rencontrer le couple Hitchcock pour céder les droits de son dernier livre, en vue d'une adaptation cinématographique. Il fait une chaleur caniculaire, l'ambiance se veut languide et oppressante, les comédiens vont et viennent, le réalisateur anglais mijote quelques blagues d'un goût douteux... On passe ainsi plus de 200 pages sans soupçonner l'ombre d'un crime, c'est calme, très bavard et tout bonnement raffiné.

J'ai immensément apprécié ce cadre magnifique, où règne une atmosphère fascinante et guindée. On y trouve un petit monde clos, pétri de jalousie, de rancœur et de haine, qui ne masque pas son amertume vis-à-vis de l'industrie cinématographique. On spécule aussi sur le prochain départ de Hitchcock pour Hollywood, on dresse un portrait de l'homme sans effet de manche, c'est un génie au caractère exécrable, qui manifeste amour et admiration pour Alma Reville, sa remarquable épouse.

L'intrigue policière, finalement, n'est qu'une goutte d'eau dans un vaste océan. Elle est, certes, plus présente dans la deuxième moitié du roman, mais il m'est apparu que ce n'était pas ce qui m'importait le plus. J'ai aimé l'ensemble du livre, avec ses personnages et la façon de les introduire, de raconter leurs tourments personnels, de laisser deviner leurs émois ou leurs états d'âme. C'est un livre qu'on découvre par envie, ou par curiosité, et qui dévoile un grand aspect psychologique dans sa trame romanesque. Mais c'est très chic, absolument divin !

10-18, collection Grands détectives, novembre 2013 - traduit par Pascale Haas.

09/01/14

Quatre soeurs, Tome 2 : Hortense par Cati Baur, d'après Malika Ferdjoukh ❤

Ce n'est pas un rêve, non, non, il s'agit bien de la suite de la fabuleuse série de Malika Ferdjoukh, Quatre Soeurs, adaptée en bande dessinée par Cati Baur ! Trois ans que je l'attendais ... J'ai bien cru que le projet était tombé à l'eau. Heureusement, l'espoir a été récompensé et le résultat est top !

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Quand bien même le titre du livre porte sur Hortense, l'histoire n'est pas uniquement centrée sur l'avant-dernière de la fratrie, mais bel et bien sur toute la famille. Et quel bonheur ! Les filles Verdelaine se démènent pour rendre leur quotidien moins tristounet, avec toujours une petite pensée pour leurs parents (qui ont trouvé la mort dans un accident de voiture) et une farouche résistance envers la tante Lucrèce (qui a des oursins dans ses poches !).
Mais revenons à Hortense, complexée par sa timidité, qui meurt de trouille chaque fois qu'elle doit s'exprimer en public. Sa prof de français lui suggère une solution radicale et l'envoie prendre des cours de théâtre auprès du célèbre Zoltan Lermontov. Et là, c'est la révélation !
Dans le même temps, Hortense a croisé le chemin d'une petite voisine, au cours de ses longues promenades en solitaire, le long de la falaise. Il s'agit de Muguette, actuellement en convalescence, car la fillette est gravement malade. On ignore encore les causes de son mal, tant la vie à la maison est rugissante de petits et grands événements.
Car il souffle comme un vent de révolution à la Vill'Hervé : Bettina est folle amoureuse ... du livreur de surgelés ! L'ironie de l'histoire ? Le garçon n'a pas un physique de tombeur et notre petite bêcheuse a honte de s'afficher avec lui.
Quelle andouille, elle risque de s'en mordre les doigts !!!
J'ai déjà exprimé en long, en large et en travers tout le bien que je pensais de la série ET de l'adaptation par Cati Baur de l'univers de Malika Ferdjoukh : on n'aurait pu rêver mieux. C'est parfait, pile comme dans mon imagination, aussi poétique et magique, une pure alchimie qui enchante le lecteur.
Et vous, vous attendez quoi ? 

Rue de Sèvres, janvier 2014

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