20/02/12

“Suddenly question number four popped into my mind. Have you thought about how this relationship will end?”

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Depuis le temps que je voulais découvrir Judy Blume, je suis hélas un peu déçue !
Pour la petite histoire. Ce roman, qui date de 1975, a fait l'objet d'un scandale pour avoir osé parler de sexe et de sexualité. C'était une révolution. Un livre en avance sur son temps.
Aujourd'hui, je le trouve malheureusement un peu vieillot et plat dans son écriture. Pas mauvais, mais pas follement excitant non plus.
Sans quoi, l'émerveillement du premier amour est décrit avec justesse, mais aussi “l'assouvissement du désir et l'éveil à la lucidité sous l'intime conviction que ce sera pour toujours”... En plein dans le mille.
C'est donc l'histoire de Katherine qui tombe amoureuse de Michaël. Pour lui prouver qu'elle l'aime très fort, elle accepte de briser sa coquille et veut coucher avec lui. Le garçon est pressant, même s'il s'en défend. Leur relation devient alors fusionnelle, et les parents de Katherine considèrent qu'un peu de distance ne fera pas de mal au couple. Oui, ils ont raison, car la jeune fille va enfin retrouver sa jugeote et son sens critique. Il faut dire que je n'ai jamais été sensible aux charmes de Michaël (il donne un petit nom à son sexe !?! Mouarf.).
Il y a une totale transparence dans l'histoire, on y partage tout, sans gêne, sans tabou. C'est ce qui peut plaire aux ados confrontés à leurs premiers émois amoureux & sexuels. Ils se reconnaîtront probablement dans l'histoire de Katherine, d'autant qu'elle paraît vraie, sincère et livrée sans tricherie.
Sur le même thème, j'ai préféré le roman de William Nicholson : L'amour, mode d'emploi .

Pour toujours, par Judy Blume
Ecoles des Loisirs, coll. Médium, 1986. Traduit par Isabelle Reinharez 


18/02/12

“Everyone carries around his own monsters.”

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Ceci n'est pas qu'un simple roman avec des zombies, ces derniers apparaissent même comme de vulgaires figurants, mais il ne faudrait pas négliger leur importance non plus. C'est une histoire plus complexe qui se propose à nous, une histoire sombre, qui baigne dans une atmosphère lugubre, comme une fin du monde annoncée, avec son lot d'amertume, d'angoisse et de haine.

Benny Imura est un adolescent de quinze ans qui doit envisager de travailler pour mériter ses rations, sauf qu'il n'est pas très doué et doit accepter, la mort dans l'âme, de devenir l'apprenti de son frère Tom, un chasseur réputé parmi toute la communauté de Mountainside. Le problème, c'est que Benny le traite de lâche et lui reproche la mort de leur mère. Aussi, lors de la première sortie hors de la Barricade, dans la Putréfaction, là où grouillent les zombies, Benny découvre une autre facette de son frère et de son métier. Cependant, le gamin n'est pas prêt à l'accepter, au lieu de ça, il s'enferme dans un mutisme et préfère ne plus voir ses amis, Chong, Morgie et Nix.

Aux yeux de Benny, seul Charlie l'oeil rose est un véritable héros. Lui aussi est un chasseur de primes, il est habile et fine gâchette, redouté et redoutable, de plus il ne s'entend pas du tout avec Tom. Toutes les convictions du garçon s'effondrent à partir du moment où il achète son paquet de cartes à collectionner et découvre celle de La Fille Perdue. Tout de suite, il accroche, il veut la connaître, comprendre son histoire et mène son enquête. Sauf qu'en posant trop de questions, Benny attire l'attention de Charlie, une attention jugée hargneuse et mauvaise, et qui entraînera d'autres conséquences...

Et l'histoire s'enchaîne et ne cesse de surprendre, de scotcher, de toucher et de révolter. En fait, le roman de Jonathan Maberry suggère que le Mal véritable n'a pas fait son nid dans la Putréfaction, du moins pas parmi les Zombies, mais plutôt au sein même de la communauté de Mountainside, parmi les rescapés ou les naufragés. Ceux qui survivent sont capables de tout, Benny va l'apprendre à ses dépens, accuser douloureusement une telle leçon, mais pas forcément l'accepter. Être au pouvoir ne signifie pas se comporter comme un monstre prédateur, la tendance doit se renverser, Benny va tout faire pour. À commencer par retrouver la célèbre Fille Perdue.

Apocalypse Zombie est donc une lecture forte, aux scènes d'action saisissantes, ancrée sur la volonté de révéler la face cruelle et vicieuse de l'âme humaine. Ce n'est pas un livre sur la survie, mais plutôt sur l'apprentissage de la vie, sur le fait de grandir et plus précisément sur les relations entre Benny et son frère Tom. C'est vraiment une lecture différente de ce que je m'imaginais, par rapport au titre ou à la couverture, et finalement je n'ai pas du tout été déçue. J'ai lu ce roman comme une plongée en enfer, ça fait peur, un peu, mais on a surtout peur de ce qu'on découvre, c'est scotchant, efficace, impossible de lâcher le livre avant la fin !

Apocalypse Zombie, par Jonathan Maberry
Castelmore, 2012. Traduction d'Arnaud Demaegd.
titre VO : Rot & Ruin. 

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17/02/12

C'est pas du Van Gogh (mais ça aurait pu...)

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Encore une BD dévorée avec bonheur, j'en lis beaucoup en ce moment, ça et puis des histoires sur les zombies... j'y reviens toujours ! Bref, je ne pouvais louper ce titre de Bruno Heitz, un auteur qui me fait à chaque fois éclater de rire. (Ma fille est fan de sa série Louisette la taupe.)
C'est pas du Van Gogh, mais ça aurait pu... reprend l'histoire de Jean-Paul, déjà croisé dans J'ai pas tué De Gaulle. Il est en planque chez sa tante Ninine lorsque celle-ci lui parle d'un secret de famille qui pousse notre bonhomme à partir sur les routes de France à bicyclette. Direction : Arles. Jean-Paul doit tenter de comprendre ce qu'aurait pu découvrir son oncle défunt en se rendant sur la tombe de sa mère. L'enquête piétine, notre héros est mauvais et goguenard, il méprise tous ceux qu'il rencontre... jusqu'à ce qu'il mette les pieds dans le plat et se retrouve dans de sales draps. En vrac, on trouve des hollandais, une mère supérieure, un professeur qui écrit des livres, un héritage mirobolant, une nymphomane, une lettre mystérieuse, un marché de dupes... pfiou !
C'est une aventure cocasse dans un décor de la France des années 50, avec pour personnage central, l'ombre de Van Gogh, mais surtout le très débonnaire Jean-Paul. Quelle farce, celui-là ! Certes, le scénario est farfelu et simple,  mais il tient la route, on est tenu en haleine, on sourit, on mord à l'hameçon, on s'interroge... Bruno Heitz affiche une vraie tendresse pour l'époque, les anti-héros et les séries policières à la Maigret. Une belle réussite ! 

C'est pas du Van Gogh, mais ça aurait pu... par Bruno Heitz  (Gallimard, coll. Bayou, 2011) 
pour feuilleter :  clic

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Post Mortem

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Les zombies sont en train d'envahir ma vie, je ne sais pas ce qu'il se passe, mais ils sont partout ! Post Mortem de Pierre Maurel en est l'exemple (un parmi tant d'autres, on y reviendra plus tard...). Dans cette histoire, le gouvernement a développé un moyen pour prolonger la vie des morts afin de les utiliser comme main d'oeuvre gratuite, sauf que le climat social est à la grogne et de plus en plus d'opposants aux morts-vivants manifestent contre cette concurrence déloyale.
Jérémy est un pauvre type déboussolé, qui vient de perdre son boulot et qui en a un peu sa claque du système. Or, un soir, il est renversé par une voiture et tombe dans le coma. Sa mère accepte le protocope du post-mortem et les ennuis commencent. Car dans le même temps, la colère devient plus forte, des petits groupes passent à tabac les zombies, la ville est en état de siège. Heureusement Jérémy a deux amis sur lesquels il peut compter, même si sa nouvelle vie ne ressemble plus à rien, il est dégoûté de lui-même et veut en finir pour de vrai. C'est comme ça qu'il rencontre Hélène et son père, un couple en cavale.
Tous les cinq prennent la fuite, se heurtent au chaos en ville, n'y comprennent plus rien et découvrent ce que le gouvernement tente de cacher derrière une guérilla urbaine. Bref, l'histoire n'est pas facile à présenter mais elle est rapidement captivante à lire. L'atmosphère est morose, un peu dégoûtante parce que les zombies sont affreux et bavent tout le temps, sans quoi ce sont bien eux les victimes et les opprimés. L'histoire dénonce, à travers une histoire fantastique, les dérives de la politique et de l'économie, puis la colère populaire et la tendance à vouloir fustiger de faux coupables, au lieu de chercher plus loin la cause du conflit. Ici les humains sont contre les zombies qu'ils accusent de leur voler leur boulot, on assiste à des scènes de haine, jusqu'à la décision de concentrer tout ce petit monde dans des baraquements. Ni vu, ni connu. Cela ne vous rappelle rien ? 
Même histoire, même combat. Il s'agit une nouvelle fois de politique-fiction, et c'est terriblement réaliste. Cela se lit d'une traite, ça marque, c'est fort et ça fait réfléchir. La fin est ouverte, je ne pense pas qu'il y aura une suite, peut-être est-ce frustrant... mais l'issue paraît logique, si on y réfléchit bien. 
Pierre Maurel, pour moi, une découverte : à suivre !

Post Mortem, par Pierre Maurel (Gallimard, coll. Bayou, 2012) 
feuilleter l'ouvrage : http://www.bd.gallimard.fr/ouvrage-A63855-post_mortem.html 

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16/02/12

“I am free. I am haunted. But if nothing else, I am wide awake.”

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Je ne savais pas à quoi m'attendre en ouvrant ce roman, aussi j'ai été agréablement surprise par celui-ci ! Dès le début, j'ai été séduite par l'histoire de Rose, endormie dans un tube depuis soixante ans, et qui se réveille sous l'effet d'un baiser (ça fait très cliché, mais c'est secondaire). La demoiselle est une riche héritière d'un empire interstellaire, son retour ébranle la société, mais pas seulement. Rose elle-même est tétanisée par ce qu'elle découvre autour d'elle, par le fait d'apprendre que ses proches sont morts, que la planète a été frappée par toutes sortes d'épidémies et qu'elle doit aujourd'hui tenter de s'adapter à ce qui l'entoure.

A ses côtés, il y a Bren, le beau garçon aux yeux verts, très gentil et dévoué. Rose compte énormément sur lui pour faire ses premiers pas dans le monde, sauf que tout la paralyse. Au lycée, elle fait également la rencontre d'Otto, à la peau bleue et aux yeux jaunes, une créature génétiquement créée selon un protocole discutable... Et il y aussi le Plastine, une espèce de Terminator programmé pour trouver sa cible afin de la conduire auprès de son commanditaire, quitte à l'éliminer si celui-ci demeure introuvable. Très, très flippant, à vrai dire !

Tout ceci constitue un roman au charme envoûtant, au rythme lent, aux considérations poignantes mais dont la conclusion est quelque peu décevante (c'est peut-être un détail pour d'autres, mais pour moi j'ai trouvé le choix de vie qui s'impose à Rose plutôt malsain et bancal...) ! Tout au long du roman, Rose apparaît comme une jeune fille fragile, vulnérable, nostalgique et meurtrie. Elle vit dans le souvenir de son premier amour, Xavier. Elle est parfois bizarre et incohérente dans ses agissements, je dois avouer que ça a failli m'agacer, mais c'était bien avant de découvrir et comprendre la cause son traumatisme.

Rose a été victime d'un système, victime d'un abus de pouvoir, victime d'avoir fait confiance, victime d'avoir cru en sa responsabilité, victime donc de penser qu'elle avait mérité un truc pareil. C'est affreux, révoltant, ça vous remue les tripes et ça fait réfléchir. Parce qu'il faudra du temps à Rose pour se reconstruire, si jamais elle y parvient, et rien que pour ça, on lui pardonne son air éthéré pendant les 3/4 du roman ! A nous aussi, lecteur, il faudra du temps pour digérer une histoire aussi forte et profonde, qui risque de nous hanter pendant un moment...

Belle de Glace, par Anna Sheehan
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2012. Traduit par Mathilde Bouhon. 
titre VO : A long, long sleep 

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15/02/12

La Team : Gang of Paname

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Alors là, je vous préviens, grand moment d'humour. C'est d'ailleurs ma fille qui a lu cette bd avant moi et qui était bidonnée dans son coin en tournant les pages. A mon tour, ensuite, de faire connaissance avec cette fameuse Team qui est constituée de Snoop et de ses deux copains Piou et Chatguy. Ce sont trois lascars qui vivent dans une cité où ils aimeraient tant être pris pour les durs qu'ils s'imaginent être au fond d'eux, mais en fait Snoop et ses potes sont trois rigolos. A travers une succession d'histoires courtes, nous les suivons au collège, à la piscine, au centre commercial (le coup du Père Noël qui ne vient jamais dans leur cité, trop la haine ! ...) ou à la campagne. Snoop est un dur au coeur tendre, il est amoureux de Mimine et c'est un as de l'exposé (zoom sur l'Egypte ancienne où les pharaons dansaient le break, d'où Mickaël Jackson aurait tiré son influence). Avec humour et impertinence, cette bd parle donc de ces instants de complicité entre amis, des grandes prises de considération à vouloir faire l'intéressant, pour briller devant ses potes ou l'élue de son coeur, quitte à raconter de jolis bobards (qui ne trompent personne). On se souviendra des merveilleuses vacances à New York où Snoop a tout appris des règles des caïds, alors qu'il a fait du poney dans une colonie ! C'est frais, c'est rigolo, c'est punchy et ça file le sourire. Simple, mais efficace. 

La Team, tome 1 : Gang of Paname par Wassim Boutaleb J. (Gallimard, 2012)
son blog : http://waz-island.blogspot.com/ 

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swap Jane Austen 2012

Hop, hop, hop ! C'est en compagnie de Bladelor que je me suis lancée dans l'aventure du swap Jane Austen organisé par Christelle du blog A l'ombre du cerisier (ici). 

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Nous avons : la série Downtown Abbey, A most improper magick de Stephanie Burgis, To conquer Mr Darcy d'Abigail Reynolds, Pemberley Ranch de Jack Caldwell, A weekend with Mr Darcy de Victoria Connelly, Persuading Annie de Melissa Nathan. 

Mais aussi des sablés, du chocolat, des touillettes en chocolat, des gavottes, des biscuits au chocolat belge, du thé noir (des Lords, mais surtout des amants). 

Un mug Darcy lover, et puis surtout une écharpe "In vain I have struggled. It will not do. My feelings will not be repressed. You must allow me to tell you how ardently I admire and love you."  

Encore un grand MERCI à toi, Bladelor.

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14/02/12

"Don't talk of love, But I've heard the words before; It's sleeping in my memory."

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Ce roman aborde la délicate question de la sexualité chez les adolescents. Une prise de position étonnante et osée, puisque l'histoire se boucle notamment sur LA concrétisation des désirs des deux personnages, en des termes vrais, sans chichi ni tralala, de quoi en surprendre plus d'un, mais surtout le livre leur paraîtra-t-il encore plus sincère. Car le roman parle aussi et surtout d'amour et de sentiments, aborde des questions sur l'attirance et le désir, sur la démonstration en actes et en paroles, avec au centre Maddy, une jeune fille qui a décidé de tomber amoureuse, pour de vrai, et Rich, un garçon solitaire, rêveur et poétique, très intelligent et original...
Lui est amoureux de la copine de Maddy, alias Grace Carey, une vraie garce prétentieuse, parfaitement détestable. De son côté, Maddy en pince pour Joe Finnigan, du genre très beau, très cool, irrésistible et charmant, accessoirement il a déjà une petite copine, de longue date, avec laquelle la relation semblerait s'essouffler. Bref, Maddy et Rich n'étaient pas particulièrement amis mais vont se rapprocher parce qu'ils ont envie de partager leurs déboires et leurs espoirs, et finalement ils vont mieux se découvrir et s'apprécier.
L'issue paraît tellement évidente, sauf qu'il ne faudrait pas se tromper non plus. Ce n'est pas l'histoire d'une romance trop belle pour être vraie, c'est autre chose, et cela ne lui enlève ni son charme, ni son authenticité, et encore moins sa sincérité. William Nicholson aborde les sujets crûment, sans aucune vulgarité ni mièvrerie. Et c'est très bien !

L'amour, mode d'emploi par William Nicholson
Gallimard jeunesse, coll. Pôle Fiction, 2011. Traduit par Jean Esch. 

RichandMad  -) la couverture originale smileyc219

Who needs a replica when you can see the real deal ?

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Phoebe débarque sur une petite île grecque qui abrite une académie réservée aux descendants des dieux, mais Phoebe est une 'nothos', une rien-du-tout, et ses camarades lui en font baver, comme Griffin Blake, son partenaire de l'équipe de cross. Toutefois Phoebe est une héroïne avec du caractère. Elle refuse qu'on lui marche sur les pieds et a trouvé le moyen de mettre la pression sur Griffin en acceptant de servir les basses intentions de sa charmante demi-soeur, Stella. Celle-ci voudrait que Griffin casse avec sa petite copine pour mieux le récupérer. Sans le savoir, Phoebe participe à ce mauvais plan... et refuse de s'avouer que le garçon lui plaît aussi. Phoebe a donc du pain sur la planche. Face à elle, Adara Spencer, sublime et impitoyable..
Finalement, Serfopoula réunit les mêmes critères en matière de comédie pour teenagers : l'académie rassemble son lot de pestes, de beaux gosses, de gens cool, de geeks et de sportifs, tout ça sous couvert des dieux. Malgré le cadre fantastique, les élèves ont interdiction de recourir à leurs pouvoirs, comme de lancer des foudres et provoquer des chutes.
La vie familiale de Phoebe prend aussi un nouvel essor, puisque sa mère a trouvé l'homme de sa vie et prévoit de se marier avec lui (Damian est un beau-père adorable !), de plus elle va apprendre les causes véritables du décès de son père et accuser un héritage étonnant.
Prévisible, mais sucré et léger comme de la chantilly, ce roman se savoure sans retenue. C'est adorable et drôle, plutôt caricatural dans le fond, mais Phoebe et Griffin offrent l'image d'un couple impétueux, qui passent aussi leur temps à s'échanger des répliques piquantes, ce qui fait beaucoup sourire.

Oh.My.Gods. by Tera Lynn Childs
Published May 2009 by Puffin 
Romance Writers of America RITA Award for Best First Book (2009) 

"Because I want to be with you so badly I don't care if you're screaming at me the whole time as long as I'm with you." ♥

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13/02/12

" Tu ne liras pas dans le bain, ça fait mal aux bras."

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La série de Sue Limb avec Jess Jordan est une série à laquelle je suis très attachée.
Cette fois Jess apparaît vulnérable, par la faute de son petit copain qui lui joue un vilain tour la veille de la rentrée. Elle qui flottait sur un petit nuage connaît la chute libre, de plus son prof d'anglais est en arrêt maladie et remplacé par Miss Epine, alias Tyranosaure. Ajoutez que sa meilleure amie Flora décroche le rôle que Jess convoitait, son numéro de pitre pour le spectacle de Noël n'est plus au programme, plus ce garçon très sexy, qu'elle adorait l'année d'avant, ne cesse de la coller, ce qui voudrait donc dire qu'elle lui plaît ?! Et Fred..., Fred est absent, fuyant, pathétique, cynique et bête comme ses pieds. Pff, drôle de casse-tête. 
Pour la première fois, Jess manque de ressources et constate que son humour légendaire ne peut lui venir en aide, et même sa propre mère passe tout son temps avec un Japonais qui comprend tout de travers. Néanmoins, le sens du tragi-comique de notre héroïne est toujours aiguisé et donne lieu à des scènes désopilantes. 
Dans le fond, ce tome est un tout petit peu moins pétillant que le précédent, mais quel plaisir de suivre Jess et sa clique. C'est une série anglaise qui manie bien les ficelles du genre ! Et moi je suis fan. J'espère d'ailleurs que les deux prochains tomes, parus chez Bloomsbury, seront un jour disponibles en version française. Youhou, y'a réclamation ici-bas ! 

Le tome 15 Ans Welcome to England  est disponible en format poche, dans la collection Pôle Fiction.

16 ans franchement irrésistible (Jess Jordan #4), par Sue Limb (Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2012)
traduit de l'anglais par Laetitia Devaux - illustration de couverture : Soledad Bravi 
(première édition en 2007, coll. Hors Série)