26/09/12

Pêle-mêle Clarabel #53

C'est l'automne ! Voici donc un panaché de lectures savoureuses, et de saison (tant qu'à faire). Les trois albums s'inscrivent dans des registres différents, le premier est volontairement désopilant, le deuxième nous transporte vers un dépaysement total mais plante sa petite graine dans notre coeur parce qu'on ressent beaucoup de chaleur et de confort pour l'histoire, et enfin le troisième, tout simplement superbe, réveille en nous notre fibre artistique, mais surtout notre sensibilité à la poésie. Vous verrez, vos yeux vont rouler dans tous les sens pour ne pas louper le moindre détail. 

Catégorie Lecture désopilante : 

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Pour ravir les papilles de sa dulcinée Leila-la-laie, Jean-Glier se met en quatre pour lui préparer son menu préféré, à savoir : un caneton farci aux oeufs de grenouilles, des marrons grillés et une glace à l’eau. La belle est exigeante, il ne faudrait pas la décevoir. Alors il lui demande de venir le trouver chez lui, sitôt qu'un filet de fumée s'échappera de sa cheminée. Les mois vont passer, Jean-Glier va chasser et pêcher ses ingrédients, il va les installer chez lui, les engraisser et les bichonner, oui c'est bizarre, on commence à se poser des questions. Notre sanglier instaure une relation de plus en plus proche avec ses ingrédients, lesquels deviennent de grands enfants intelligents. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie et vont comprendre les motivations cachées de leur hôte... bouh, quelle horreur ! Panique à bord, les amis. Mais Véronique Komai ne va pas franchir les limites interdites et peaufiner son dénouement. La tendresse est de mise, dans ce texte ponctué d'humour et de jeux de mots qui prêtent à sourire. 

Le menu préféré de Leila-la-laie, par Véronique Komai (Pastel, 2012)

Catégorie Lecture Cocooning : 

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Tout commence quand Suzie Truie et Simon Cochon partis en vadrouille rentrent chez eux et découvrent leur petit nid occupé puis ravagé par Léone Oursonne et Vincent Elan. Bon, pas besoin de se mettre en pétard car tout ce petit monde se connaît et s'apprécie. Pourquoi ne pas vivre tous ensemble et construire une grande maison pour l'hiver ? ! Après avoir passé un coup de fil aux castors, les travaux débutent aussitôt et voient sortir de terre une demeure imposante et pleine de charme. Ça sent le confort douillet, la chaleur du feu de bois, les bonnes odeurs en cuisine, la tisane qu'on avale le soir avant de filer sous la couette... La description de la routine est saisissante de familiarité, et c'est ce qui fait qu'on se sent heureux et à son aise entre les pages de cet album. Les animaux se comportent comme des humains (ils se servent du téléphone, ils conduisent des camions, ils se rendent en ville pour faire des emplettes). Et puis la facture s'élève à une montagne de sandouiches au beurre de cacahuètes ! C'est tellement bon de se plonger dans ce royaume de la simplicité, de l'amitié et de l'entraide. Une lecture pleine de révélations, pour moi ! 

La maison dans les bois, par Inga Moore (Pastel, 2012)

Catégorie Lecture pour épater la galerie : 

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J'avais lu et beaucoup apprécié le premier album de Gwendal Le Bec, Le Roi des Oiseaux, qui a reçu la Pépite de l'album 2011, Prix du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. J'avais aussi déjà vu fleurir sur les blogs des libraires leurs avis élogieux concernant ce nouveau titre et, ma foi, je n'ai pas été déçue non plus. L'auteur nous prend par la main et nous invite à nous pencher sur son livre, et plus particulièrement sur les détails de la faune et la flore d'un bois. Là, le mulot pointe son museau mouillé sous les feuilles craquantes, ici la belette se glisse entre deux pierres froides, ou un faisan se fraie un chemin parmi les fougères, un blaireau laboure l'humus de son museau pointu et le sanglier se roule bruyamment dans une mare de boue (oui, c'est peut-être Jean-Glier attendant sa belle Leila-la-laie !).

Les couleurs de cet album sont superbes, elles soulignent le jour déclinant, les mouvements des animaux et de la forêt, certains cherchent un coin pour se cacher ou dormir, d'autres se réveillent et entament une ronde nocturne. C'est beau, tout simplement. Précis et délicat, assez poétique aussi dans sa façon de raconter son histoire. L'auteur s'emploie également à trouver les mots justes, les mots vrais pour décrire cette nature si belle et énigmatique aux yeux des enfants. C'est ce qu'on pourrait nommer un petit bijou, non ?

Un bois, par Gwendal Le Bec (Albin Michel jeunesse, 2012)
pour vous convaincre, lisez le magnifique billet de Bauchette -) ICI ! 


Tu vas kiffer le navet !

Avec un titre pareil, je sentais la base de ma nuque me picoter et se crisper... mais faisons preuve un peu d'humour ! Aujourd'hui, soyons jeune, soyons fou. Ce cahier de recettes simples et gourmandes est une idée pas forcément originale mais attentive à décomplexer nos bambins en matière de saveurs inconnues, de produits de saison et des bases essentielles en cuisine (la mayonnaise, tout bêtement, ou la pâte à tartiner au chocolat). L'approche du cuisinier est simple, mais sincère. Sébastien Guénard a envie de communiquer son goût des bonnes choses, à partager son amour du métier et à réconcilier les plus récalcitrants avec des aliments bons et sains. Enfin bref, il y en a pour tous les goûts (tajine de poulet, carottes et mirabelles ; feuilletés de poires au roquefort ; salsifis gratinés au jambon blanc ; smoothie abricot-coco...), pour toutes les bourses et tous les niveaux ! Et si vos enfants continuent de faire la fine bouche devant un plat d'épinards, d'asperges ou de haricots, n'hésitez pas à les renier ! ^-^

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Sébastien Guénard, chef du restaurant Miroir (Paris 18e), explique ses motivations : J'ai voulu, avec ce cahier, montrer que cuisiner n'est pas difficile et qu'il suffit d'un peu d'imagination pour faire des plats simples et goûteux. Si certains aliments n'inspirent pas confiance au premier abord, c'est en apprenant à les cuisiner, en s'appropriant ces recettes, en les personnalisant, en les accomodant selon les goûts et les envies du moment, qu'on découvrira leurs saveurs et les surprises gustatives qu'ils recèlent ! 

Tu vas kiffer le navet ! (cahier de recettes simples et gourmandes) par Sébastien Guénard et Adeline Monnier (éd. Thierry Magnier, 2012)

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25/09/12

Collection : Le tube des tout-petits

Une toute nouvelle collection de livres-CD pour charmer les lecteurs et les éveiller aux talents de la chanson française (Camélia Jordana et Arthur H en l'occurence...) ! 

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J'ai été complètement charmée par ces deux albums, j'ai aimé les couleurs et les illustrations (Anouk Ricard pour Mikado, et Vincent Mathy pour Barnabé). Les histoires sont toutes simples, mais adorables. Et la musique aussi n'est pas déplaisante, sans oublier les voix de Camélia Jordana et Arthur H qui jouent les conteurs d'occasion (avec brio !). Ma foi, cette collection se veut adorable et divertissante, sans friser le ridicule ou la niaiserie.

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Mikado est un chat de gouttière intrigué par une petite grand-mère qui porte un drôle de bonnet rose en prenant son bain. Alors qu'elle est en train de pousser la chansonnette, Mikado n'hésite pas à s'approcher de la mousse et du savon, qu'il va goûter, parce qu'il est gourmand, mais berk ! ça pique et ça chatouille, et le voilà qui pique du nez dans le bouillon. Très mécontent de son sort, Mikado cherche à s'échapper de cet enfer parfumé et glissant...  

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Barnabé est un garçon inventif et habile de ses dix doigts. Il a construit une fusée à partir de boîtes d'oeufs. C'est alors que le miracle s'accomplit, la fusée décolle vers les étoiles. Une folle aventure attend notre jeune héros, une aventure parsemée d'embûches (avec attaque aux rayons laser !) mais aussi teintée de rencontres amicales (avec un étrange garçon aux cheveux argentés). Il n'y a que l'atterrissage qui s'annonce épique et douloureux ! ... 

En somme, ces deux lectures sauront séduire les enfants, en les touchant par les mots, les sons ou les illustrations. L'ensemble est parfait, une vraie réussite ! 

Collection Le tube des tout-petits : Mikado tombe à l'eau, une histoire et une chanson de Yann Walcker, illustrées par Anouk Ricard, mises en musique par Babx et interprétées par Camélia Jordana

& Barnabé et la fusée, une histoire de Yann Walcker illustrée par Vincent Mathy avec une chanson originale d'Arthur H.

Gallimard jeunesse, 2012

Teaser Tuesday #40

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Sans le savoir, ce satrape venait de sanctionner la mort du star-system, au sens où les studios l'entendaient depuis l'invention du terme en 1911. Pour la première fois, une grande vedette populaire allait se voir refuser l'accès d'un festival. Ici, en Californie, les ciné-clubs venaient de naître, les intellectuels commençaient à s'importer à cause de l'emprise des professeurs de faculté et des étrangers fraîchement débarqués d'Europe, mais les movie stars régnaient depuis déjà soixante ans, soit l'équivalent, en chronologie hollywoodienne, de plusieurs dynasties d'Egypte. Jayne Mansfield, symbole de l'ancien Hollywood, créature de Frankenstein lancée par la régie publicitaire de la Fox contre Marilyn Monroe, un simple buste, une paire de seins qui poussait l'arrogance jusqu'à n'avoir jamais tourné de film correct, un monstre engendré par la presse poubelle et le néant des vieux studios poussiéreux, allait retourner dans le chaudron d'où tout le cinéma d'antan était sorti. Star déchue à trente-quatre ans, avant même la consécration, Jayne Mansfield jouerait la victime expiatoire de la seconde chasse aux sorcières, celle des stars populaires, par les tenants d'une Amérique culturelle, inspirée du modèle européen. Refuser Jayne Mansfield, c'était se venger de l'arrogance d'une Elizabeth Taylor ou d'un Frank Sinatra sans risque de brouille avec les puissants du spectacle. Cela sous couvert de lutte contre la pornographie.

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L'ouvrage s'ouvre sur l'accident de voiture qui a coûté la vie de Jayne Mansfield, le soir du 29 juin 1967, et pendant de longues pages, nous avons droit à un descriptif de la scène, dans ses moindres détails. Franchement, c'est glauque. Par la suite, l'auteur s'attarde à raconter la déchéance de cette actrice, broyée par la machine hollywoodienne, avec notamment cet aperçu d'une Amérique qui voulait faire peau neuve et chasser les actrices populaires, trop représentatives du mauvais goût et de la vulgarité.

Je ne connaissais pas cet ouvrage, pourtant lauréat du prix Femina 2011, aussi l'ai-je ouvert avec curiosité quant à la personnalité dont il était question. On sait très peu de choses sur Jayne Mansfield, après avoir tourné dans des comédies bon public, elle a fini sa carrière dans des films discutables et était victime de son image de bimbo, blonde à forte poitrine. Je m'attendais bêtement à en apprendre davantage, hélas j'ai été bien décomposée à la lecture de ce récit sinistre et accablant. Ce n'était vraiment pas la lecture indiquée! Je n'ai pas du tout apprécié l'approche de l'auteur, son écriture sèche et froide, son regard sur les dernières années de l'actrice, sans juger, sans complaisance non plus, mais sans attachement. Je n'ai pas du tout adhéré, et j'étais pressée d'en finir (158 pages seulement, ouf).

Jayne Mansfield 1967, par Simon Liberati
J'ai Lu, 2012

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24/09/12

Fin d'un champion

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J'avais lu et bien aimé le premier tome de la série avec Lily Bard, sans toutefois sauter au plafond, parce qu'il faut bien admettre que l'héroïne aux idées noires plombe un peu l'ambiance générale. Heureusement ce deuxième rendez-vous révèle un potentiel nouveau et non dénué de charme, même si les évènements à Shakespeare ne sont toujours pas sujets à la plaisanterie.

Tout commence par la mort inexpliquée d'un champion de body-building, Del Packard, dans la salle de sports de son ami, et ancien amant, Marshall Sedaka. Lily, accessoirement femme de ménage et premier témoin sur les lieux du crime, pressent que de vieilles histoires vont remonter à la surface, en particulier l'affaire d'une agression contre un Noir, Darnell Glass. Un climat de suspicion et de haine raciale commence alors à s'immiscer dans les rues de la petite ville, ça en devient vite dérangeant et perturbant, surtout lorsqu'on réalise que telle ou telle personne serait impliquée dans une milice secrète aux activités extrémistes plus que douteuses. Et c'est tout le paradoxe de l'existence de Lily : elle ne rêve que de tranquillité, fait ses ménages en toute discrétion, et elle est toujours là au mauvais endroit, au mauvais moment, à fréquenter les mauvaises personnes.

Un nouvel arrivant, Jack Leeds, sème aussi la confusion dans ses pensées. Le personnage est encore trouble, mais... il y a matière à creuser ! Dans l'ensemble, la sensation d'une lecture sombre et pesante est toujours d'actualité (le sujet sur le racisme est lourd, mais traité avec un aplomb certain qui fait honneur à Charlaine Harris). On ne doit pas taire les drames intimes et mesquins des petites villes américaines, l'auteur met les pieds dans le plat et entraîne ses personnages sans tergiverser. Elle les malmène, mais elle les fait avancer, elle ne perd pas de temps avec la tendresse, le romantisme, ici les gestes sont brusques et maladroits, du coup les personnages ont tellement d'états d'âme qu'on en oublierait presque qu'un type est mort à la page 10. Enfin bref, j'ai été davantage séduite par cette nouvelle approche et compte bien m'installer plus longtemps à Shakespeare, Arkansas.

Fin d'un Champion (Lily Bard #2) - Charlaine Harris
J'ai Lu, 2012 - traduit par Tiphaine  Scheuer

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21/09/12

"J'ai aimé si fort toute ma vie que j'ai sans doute vécu au-dessus de mes moyens."

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C'est la beauté du titre qui m'a donné envie de découvrir ce roman, et dès le départ j'ai été séduite parce qu'il s'agissait d'un roman épistolaire, tout en élégance et tendresse. Zika et Joseph sont mariés depuis cinquante-six ans mais ont été séparés par la force des choses : devant suivre un traitement pour son coeur à Paris, Zika est hébergée chez leur fille Isabelle, sauf que son appartement trop petit ne pouvait accueillir le couple. Joseph a dû se résoudre à partir chez leur fils Gauthier.

L'un comme l'autre vivent très douloureusement la séparation, et ce sont de longues lettres empreintes d'affection et de déclarations enflammées qu'ils s'envoient. C'est beau, à plus de soixante-dix ans, d'être aussi éloquent, démonstratif, voire jaloux et boudeur, concernant leur relation. Bon, tout ne se passe pas très bien à distance : la cohabitation entre Zika et Isabelle est pénible, elle connaît des heures difficiles, la fille ne cesse d'abreuver sa mère de reproches, jusqu'au clash de trop. De son côté, Joseph est le témoin impassible du naufrage du couple de son fils. Là aussi, les soucis des autres vont submerger notre couple d'amoureux.

A force, Zika s'interroge sur l'inconséquence de ses enfants, lesquels accaparent toujours leur attention, au lieu de se préoccuper des problèmes de leurs parents. Car Zika persiste à songer que c'est à leur tour de veiller sur eux, Joseph et elle ont fait leur temps, rempli leur rôle, ce serait un juste retour des choses. Au fur et à mesure qu'on avance dans cette correspondance, on réalise le malaise, on le ressent pleinement, toute la poésie du début a cessé de paraître et il m'a semblé que d'autres sentiments prenaient place. Je n'étais plus sûre de m'en satisfaire, soudainement cela me dérangeait. La faute à un amour trop exclusif, à l'égoïsme du couple, à cette bulle qui a fini d'étouffer au lieu de protéger ? Ce roman trop délicat aura eu raison de mes émotions, mais il incite à réfléchir.

Le vase où meurt cette verveine, par Frédérique Martin
Belfond, 2012

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20/09/12

★☆ Le Calme de la Nuit ★☆

Une petite histoire avant de se glisser sous la couette et d'éteindre la lumière ?

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Je vous recommande la lecture de cet album, aux couleurs magnifiques et au texte si doux et poétique comme une berceuse. La nuit tombe sur un paysage de campagne. Les animaux s'en vont couvrir leurs petits. La chouette, sur sa branche, contemple ce petit monde. La lune brille, scintillante dans ce ciel couleur d'encre. Et le vent souffle dans les feuilles, murmurant un ffff... en guise de bonne nuit. Fermez les paupières, les mauvais esprits ont été chassés, vous pouvez dormir en toute tranquillité. Belle nuit à tous ! 

La nuit se remplit de rêves.

Le Calme de la nuit, par Virginie Aladjidi, Caroline Pellissier & Emmanuelle Tchoukriel
éd. Thierry Magnier, 2012

"Once you read something, you can't erase it from your brain."

Quand les autres s'endorment et plongent dans leurs rêves, le cauchemar de Janie commence.
 
WAKE 

De quoi sont faits nos rêves ? Que se passerait-il si quelqu’un pouvait entrer dans ces histoires folles qui agitent nos nuits ?
Depuis qu’elle a cinq ans, Janie Hannagan porte un lourd secret : quand les autres s’endorment près d’elle, elle perd connaissance pour être entraînée dans leurs songes. Témoin de leurs terreurs nocturnes, elle voudrait les aider mais comment faire ? Elle est là, au coeur de leur intimité la plus profonde, mais ils ne semblent pas la voir… Et quand elle se réveille, il ne lui reste qu’une sensation de gêne coupable qu’elle ne peut partager avec personne.
En se confiant à Cabel, Janie croit trouver l’âme soeur et espère sortir de sa solitude. Mais ses rêves, à lui, se révèlent si troubles et inquiétants… A-t-elle fait le bon choix en choisissant ce garçon-là ?

Je vais vite oublier ce rendez-vous loupé et abandonner Janie à ses rêves, parce que je n'ai vraiment pas accroché à son histoire. Problème d'écriture, un texte au présent, impression d'être prise pour une simplette, une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, des personnages sans éclat, sans charisme, et soudain l'envie de ne pas perdre son temps, de penser à tous ces autres livres qui attendent... Là je dis STOP ! Impression désagréable d'une lecture médiocre.

Wake, par Lisa McMann
La Martinière J. (2012) - traduit par Raphaële Eschenbrenner

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Et, comme le soleil dans son enfer polaire, Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

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Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise. 
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. 
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.
Prix du meilleur roman francophone au Festival polar de Cognac

« Cette vallée était d'une beauté terrassante, qui transit Servaz.
Une atmosphère de conte de fées.
C'était bien ça : une version moderne et adulte des sinistres contes de fées de son enfance. Car, au fond de cette vallée et de cette forêt blanche, songea-t-il en frissonnant, c'étaient bien des ogres qui les attendaient. »

L'intrigue est habile et perverse, mais redoutablement longue. Comptez pour l'édition poche 730 pages ! C'est beaucoup trop. Je ne pense pas qu'il en fallait autant pour planter le décor, s'insinuer dans la vie des personnages, suivre des pistes, se perdre, avoir des soupçons, éparpiller des petits cailloux, en avoir les poches lourdes, se dire que l'ambiance est austère, fascinante, glaçante... C'est tout le mérite de cette plongée en enfer, une sensation étourdissante, un vrai coup de bluff. Il faut néanmoins avaler un récit consistant et beaucoup trop copieux pour atteindre le nirvana. Du coup, je sors de cette lecture, dont j'avais trop espéré, un peu déconfite.

Glacé, par Bernard Minier  (Pocket, 2012 )

 

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19/09/12

Toc-toc, le revoilà !

Appel à une danse de la joie pour tous les fans de l'inspecteur Lapou ! Voici sa nouvelle enquête : la ciboulette hachée menue. 

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Je ne me lasse pas de l'humour de cette série et je suis totalement admirative du flegme de notre grand détective. Au programme : un massacre dans le potager, des légumes sous le choc, une invitation privée à une salade-party, un docteur gonflé du genou, une ciboulette revêche et rebelle, un peu tête de linotte aussi, une coccinelle très coquette, un ver tout raplapla et une madame Lapou ultra amoureuse... Miam, miam ! Bénédicte Guettier sait nous régaler. 

La ciboulette hachée menue (une enquête de l'inspecteur Lapou) par Bénédicte Guettier (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2012) 

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