24/06/13

“Hé, les filles ! Vous avez oublié que les femmes ne se résument pas à leurs hommes ?”

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Trois copines, Kelly, Sydney et Raven, vivent une rupture difficile avec leurs chéris respectifs et se réunissent chez Alexia, la seule célibataire du groupe, pour établir un Code avec une vingtaine de règles à respecter à la lettre (ne pas chercher à recontacter l'Ex, couper les ponts avec sa famille, jeter les souvenirs et les photographies, ne pas appeler son répondeur pour entendre sa voix, reprendre du poil de la bête, se trouver un hobby, patienter trois mois avant de repartir en chasse, ne pas sortir avec un ami de l'ex ou l'ex d'une amie...).

Mais le sevrage s'avère difficile et les fixations ont la vie dure. Aussi, Kelly ne se guérit pas de son obsession pour Will, un type purement égoïste, Raven a trompé son copain sans trop comprendre la pulsion qui l'a jetée dans les bras d'un autre, Sydney, complètement mordue, ne se relève pas de sa rupture et voudrait renouer avec son ex. Seule Alexia va tomber amoureuse pour la première fois, mais n'osera pas l'avouer à ses copines et va cacher sa relation au risque de tout compromettre.

Dans l'ensemble, la lecture peut s'avouer sympathique et agréable à parcourir, même si les idées de fond m'ont plus ou moins hérissée (offrir une bague d'amitié avec en inscription ‘Jusqu'au jour de ma mort’, euh...). Dans ce livre, on parle donc du premier grand amour, des illusions perdues et de la désintoxication nécessaire pour reprendre pied dans son existence. Après tout, une fille ne se résume pas à son mec ! Bien évidemment, l'histoire va éprouver nos jeunes filles en fleur et les confronter à leurs préceptes pour tester leurs limites.

Cela se lit vite, sans trop réfléchir, c'est de la lecture sentimentale et très adolescente dans l'âme. Par contre, ça manque de dérision car ce n'est pas la fin du monde d'avoir un cœur brisé à 17 ans non plus...  Il existe une suite, en VO, The Crushes: A Heartbreakers Novel, suivi de The Friends: Friendship Rules (3ème tome). 

La ligue des coeurs brisés, par Pamela Wells
Albin Michel, coll. Wiz, 2013 - traduit par Cécile Leclère

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“Ma mère mourut le même jour que Marilyn Monroe, le 4 août 1962...” (Promesse de pluie)

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Eté 1962. Ethie, onze ans, apprend par son père la disparition tragique de sa mère. Ses frères et elle sont anéantis, livrés à eux-mêmes, car leur père, Howard, préfère se consoler dans l'alcool. Il a toujours vécu replié sur lui-même et sur son passé (il a fait partie des troupes canadiennes qui ont été envoyées à Hong Kong pendant la guerre contre le Japon) mais n'a jamais été fichu de confesser ce qui lui pesait sur la conscience.

Pour les sauver de cette situation, qui menace d'être explosive, Ethie va fouiller dans les vieilles histoires de famille et tenter de comprendre pourquoi sa mère a quitté la maison précipitamment pour rejoindre une copine avant de trouver la mort, pourquoi une jeune fille asiatique ne cesse de rôder autour de chez eux et pourquoi son père refuse d'évoquer son passé de soldat.

On se laisse guider par le rythme placide de l'histoire, qui dresse un portrait de famille attachant, tout en alternant avec les années de guerre, teintées de perte et d'horreur. L'auteur nous fait partager un mélange d'émotions, entre tristesse, rire, dégoût et espoir. C'est en somme un bon roman, agréable à lire, qu'on ouvre par curiosité et qu'on se surprend de finir quelques heures après. Donna Milner fait montre d'un style élégant, auquel on accroche facilement. Une jolie découverte !

Promesse de pluie, par Donna Milner
JC Lattès, 2013 - traduit par Laurence Kiefé

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21/06/13

“Grâce à toi les choses se passent mieux aujourd'hui.” (L'été où j'ai appris à voler)

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Sous cette couverture pétillante, où reflète un soupçon de vacances ensoleillées, se cache une histoire qui parlera à la petite adolescente qui est encore en vous. Birdie a treize ans, sa maman vient de lancer une épicerie fine et se saigne les quatre veines pour réussir, elle est veuve depuis dix ans et vit avec sa fille une relation soudée.

Leurs rapports se compliquent avec l'accumulation du boulot, Birdie vient prêter main forte tous les jours et occupe son été en fréquentant les adultes qui travaillent avec elle. Il y a Swoozie, qui fume trop et qui a un cœur d'or, mais surtout Nick, le beau surfeur, pour qui Birdie a un petit béguin. Mais les journées coulent paisiblement et l'ennui s'installe, la solitude aussi.

C'est en croisant Emmett Crane, à l'arrière de l'épicerie, un soir, que Birdie ressent comme un besoin de changement. Tout chez le garçon intrigue l'adolescente, sans hésiter elle va accepter de le revoir et avoir ses petits secrets. Ce n'est pas en signe de protestation contre sa mère, qu'elle accuse d'être une cachotière, c'est vraiment par envie et par besoin. Dans sa tête, les idées se bousculent, Birdie grandit et veut déployer ses ailes.

La deuxième moitié du roman va se révéler étonnamment bouleversante et fait alors apparaître cette histoire autrement que comme un simple rendez-vous de légèreté. Les émotions remontent à la surface et les sujets sensibles sont alors abordés. Il est question de l'absence du père, du double rôle que doit jouer la mère, de l'entrée dans l'adolescence, des rencontres qui symbolisent la promesse d'une main tendue, de la maladie qu'on cherche à effacer, de rituels à accomplir, de sacrifices aussi à apporter...

C'est une jolie petite lecture, qui sait vous prendre par surprise et toucher votre corde sensible. Le résultat est charmant, parfaitement délicat et attentionné.

L'été où j'ai appris à voler, par Dana Reinhardt
La Martinière J. (2013) - traduit par Corinne Julve
illustration de couverture : Hubert Van Rie

Lincoln Baker, agent spécial : Gare à ton double (☺♥)

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Tout commence par une banale sortie scolaire, au cours de laquelle la classe de Lincoln Baker visite une ferme d'élevage de poulets, avec l'interdiction stricte de s'approcher des volatiles. Bien évidemment, Lincoln, n'écoutant que son effronterie, se faufile dans le poulailler, et alors là, ... la catastrophe ! Filmée et retransmise sur internet, s'il vous plaît.

Suite à cela, deux agents secrets se présentent chez lui et proposent un marché : contre l'arrêt des poursuites judiciaires entamées par le fermier, Lincoln doit prétendre être Benjamin Green, un espion junior auquel il ressemble comme deux gouttes d'eau. Celui-ci aurait disparu au cours de sa dernière mission, ce qui compromet hautement la suite de leur enquête. Lincoln n'a plus trop le choix et s'envole pour Paris.

Ah oui, sa mission consiste à protéger une copie très spéciale de La Joconde, pour éviter qu'elle tombe entre les mains de terroristes. Le garçon a eu très peu de temps pour s'acclimater et copier les mimiques du célèbre Benjamin Green, mais déjà il se retrouve au cœur de l'action. Et croyez-moi, c'est particulièrement mouvementé ! J'ai été agréablement surprise par cette lecture, qui se présente comme une série dynamique autour d'un héros audacieux et intrépide, embarqué dans des aventures palpitantes, qui font penser à James Bond (pour les gadgets) en version jeune.

Il y a beaucoup d'humour, l'intrigue est bien ficelée, avec des rebondissements à tous les étages et des énigmes à déchiffrer. C'est dynamique, futé et divertissant, à ne pas seulement réserver pour un public masculin, car l'histoire introduit aussi une demoiselle courageuse et perspicace, qui prêtera main forte à Lincoln sans chercher à se la péter non plus. D'autres livres pourraient suivre, c'est ouvert et de bonne qualité !

Lincoln Baker, agent spécial : Gare à ton double, par F.T. Bradley
Seuil jeunesse, 2013 - traduit par Yves Sarda
illustration et concept graphique de couverture : Hubert Van Rie

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20/06/13

Teenage dream (La Liste)

a été lu par notre Miss C., 13 ans, entre deux trois parties d'Animal Crossing (New Leaf) :

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Ce roman retrace l'histoire de huit lycéennes, cataloguées parmi les filles les plus belles ou les plus moches de Mount Washington, à l'issue d'une liste publiée quelques jours après la rentrée scolaire, de façon anonyme. Cette liste suscite toujours des envies et des jalousies, elle crée la polémique et va aussi retourner les têtes des jeunes filles. A ce stade, on s'imagine que ce sont les plus vilaines qui vont en souffrir le plus, sauf que c'est tout le contraire qui va se produire !

En effet, celles qui ont hérité du titre honorifique de belles de l'année vont devoir supporter une pression supplémentaire, en étant victimes d'un succès trop soudain. Prisonnières de leur image et leur popularité, elles vont jouer à des jeux dangereux (mentir aux parents pour cacher des mauvaises notes ou se rendre au bal, tomber dans l'anorexie, exciter les angoisses d'une mère abusive...). En clair, ce n'est pas facile tous les jours de rester au top !

A contrario, toutes celles qui ont été bafouées par l'auteur anonyme de la liste vont faire front avec bravoure et nonchalance. Après tout, ce classement est ridicule, fondé sur un jugement de valeurs souvent contestable (peut-on reprocher à quelqu'un d'avoir un look de garçon manqué, de préférer le naturel ?). Les “moches” vont ainsi entrer en rébellion et ça va plutôt bien leur réussir !

En tête de liste, il y a Jennifer Briggis qui est, pour la quatrième année consécutive, désignée “plus moche” de sa promotion. Comble de l'ironie, cette notoriété lui apportera une autre forme de respect, elle pourra même prétendre participer au concours de Reine du lycée et récolter les lauriers de la gloire. Ce serait une juste morale, si l'auteur ne nous réservait pas une petite surprise de derrière les fagots.

Cette lecture a été appréciée par ma collégienne de fille, qui a trouvé un certain plaisir à suivre toutes les péripéties des filles de Mount Washington, avec une préférence pour les imbroglios sentimentaux (gros craquage pour Milo !). Elle a toutefois déploré la fin qui survient abruptement et les nombreuses fautes de frappes et autres coquilles que renferme ce livre !

La liste, par Siobhan Vivian
Nathan, 2013 - traduit par Anne Delcourt

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Warning! (Défense de lire ce livre)

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Finch Penny a douze ans, onze mois et trois semaines au moment où elle entame son journal intime. Elle vit seule avec sa maman célibataire, le papa est mort avant sa naissance, toutes deux ont trouvé refuge chez Olive McKay (dite Nolly), devenue leur grand-mère d'adoption, et n'envisagent pas de bousculer cet équilibre fragile, mais rassurant. Du moins, c'est surtout Finch qui s'y accroche.

Aussi, lorsque sa mère introduit chez elles un certain Action Man, l'adolescente voit rouge. Elle ne supporte pas que ce type fourre son nez partout, se sente à l'aise dans leur cocon, prenne ses marques et ses habitudes. Elle entend manifester son mécontentement, à force de bouderies et petites réflexions de mauvaise foi. Ce n'est pas très cool de sa part, sa mère ne la comprend plus, et toutes les deux se battent comme des chiffonniers.

Finch doit aussi gérer l'idée de quitter prochainement son école primaire pour le collège, et pour la première fois elle va être séparée de sa meilleure amie, Cassie, inscrite dans une école privée. c'est beaucoup trop de changements pour une adolescente débordée par ses émotions et qui se réfugie dans des listes de souhaits (pour avoir plus de poitrine, rencontrer la famille de son père, gagner au Loto et ne plus se retrouver dans la classe de Shane Ripley...).

Cette lecture, très divertissante, nous fait partager les petits tracas d'une héroïne attachante, qui se livre en toute transparence, et avec une certaine dose de dérision. Les enfants dès 10 ans apprécieront ! Le livre avait déjà été édité en 2002, sous une autre couverture. Il existe même  une suite, seulement en VO.

Défense de lire ce livre, par Pat Moon
Flammarion, coll. Tribul, 2012 pour la présente édition - traduit par Rose-Marie Vassallo

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19/06/13

“Rien ne peut rivaliser avec la musique ! Elle te tiendra lieu de tout ! Parce que la musique console de tout !”

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Quentin doit prendre seul le train pour se rendre à Paris et passer son audition de piano pour l'entrée au conservatoire. Sa mère est absente, coincée par la maladie de la grand-mère, chez laquelle le garçon va séjourner. Tout ceci ne l'enchante guère, à vrai dire il a une peur bleue de l'inconnu, de son épreuve, de la séparation, de la solitude... Il est aussi en pétard contre sa mère, qu'il accuse de délaisser sa famille pour une femme qui n'en a rien eu à faire de sa pomme, ces quatre dernières années.

Dans le train, Quentin croise son professeur de français, Sylvain Authier, il doit donner une conférence à la Sorbonne et vient de se disputer avec sa petite copine, qui lui reproche de ne faire aucun effort. Sans comprendre pourquoi, Quentin va déballer à son prof tout ce qu'il a sur le cœur : d'abord il a oublié sa partition chez lui, puis il n'est pas sûr d'avoir envie de passer son audition, et enfin il pense que c'est surtout pour faire plaisir à sa mère qu'il se donne autant de mal. Lui, par contre, ne sait plus trop où il en est...

Autre jolie coïncidence, Quentin fait la connaissance d'une jeune fille de son âge, Sylvia. Ça, plus ça, plus ça... soudain, tout semble plus léger au garçon, moins contraignant. Un professeur qui vous remet d'aplomb et vous sauve du marasme émotionnel, une demoiselle qui vit le même calvaire, bref le livre se termine aussi vite qu'il a commencé, en un battement de cils, une douce mélopée au piano, le temps d'éponger le cœur tout comprimé de notre grand adolescent, qui avait juste besoin d'écoute et d'attention.

C'est un livre doux, alerte, mélodique et spontané. Il ne fait que 90 pages et peut convenir aux plus jeunes, sans problème.

Quentin sur le quai, par Françoise Grard (Actes Sud junior, 2008)

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“Je mets du hip-hop dans mes flip-flaps et des tempos rebelles sous mes semelles !” (Un autre visage)

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Parce qu'il est sûr de son charme, avec son visage de beau gosse, Martin se prend pour le roi du monde. En cours, il fait le guignol. A la ville, il roule des mécaniques avec ses deux potes inséparables, Mark et Matthew. Un soir, pourtant, tout dérape : à bord d'une voiture volée, conduite par un dealer, Martin est victime d'un accident, grièvement brûlé, scotché sur un lit d'hôpital avec une tronche en compote.

Au lieu de s'effondrer, Martin décide de reprendre place dans sa vie mais se confronte au regard, et surtout aux jugements des autres. On cherche à lui attribuer des sentiments qu'il n'éprouve pas, car il est loin de se considérer perdu ou minable. Même ses potes n'osent plus le regarder en face, sa petite copine devient distante... C'est une totale remise en question pour lui.

J'avais une certaine appréhension au début de ma lecture, j'avais un peu de mal à encadrer le personnage de Martin, et puis son histoire a fini par me bluffer. Jamais, à aucun moment, celui-ci ne nous joue la petite sérénade du type désespéré, mal dans sa peau. Martin fait preuve d'une grande acuité sur son handicap, sur le comportement de son entourage, qui se sent mal à l'aise en sa présence. Mais lui refuse de se laisser abattre.

Sa vie va d'ailleurs prendre une nouvelle orientation, en mieux, grâce à son expérience, ses nouvelles rencontres et les désillusions suite à son accident et sa tentative de retour à la “vie normale”. C'est un roman qui se lit vite, il est assez prenant et vivifiant dans l'âme. On y découvre aussi l'écriture belle et envoûtante de Benjamin Zephaniah, écrivain et poète rastafari.

Un autre visage, par Benjamin Zephaniah
Actes Sud junior, 2010 - traduit par Dominique Piat

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“... dans n'importe quel choix, il y a toujours une part de hasard.” (Un coeur noir)

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Au cours d'un cambriolage dans une maison qu'il croyait abandonnée, Melkior tombe sur un type, qui vit seul, entouré de livres, avec son vieux chien Chaussette. L'homme s'appelle François et accepte de lui donner de l'argent, mais en échange il prête un roman au garçon en lui demandant de le lire puis de revenir lui en parler.

Contre toute attente, Melkior se surprend à apprécier sa lecture et retourne chez l'homme, qui manifeste un sincère intérêt pour les tourments du garçon (au boulot, son patron le harcèle moralement, et chez lui il trouve que ses parents s'aiment trop et vivent dans leur bulle).

Melkior traîne aussi avec un petit caïd qui va vite le provoquer au sujet de son amitié avec François et lui colle une étiquette d'homosexuel dans tout le quartier. C'en est trop pour le garçon, qui est déjà au bout du rouleau et voit de vieux souvenirs remonter à la surface.

Ce roman au rythme soutenu et au charme inquiétant se lit d'une traite. J'ai en effet été happée par la spirale dans laquelle glisse le jeune héros, en totale perdition, hésitant entre la violence et l'indifférence, cherchant plus loin pour libérer ce trop-plein qui l'étouffe, d'où cet énigmatique “coeur noir” qui ne demande qu'à exploser. La fin peut troubler, mais doit s'interpréter selon ses attentes.

Un coeur noir, par Olivier Ka  (Plon, 2013)

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18/06/13

L'île des oubliés, lu par Pulcherie Gadmer (Audiolib)

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Quelle lecture envoûtante ! A priori, l'histoire traitant d'une léproserie n'avait pas lieu de m'attirer, mais j'ai tout de même tenté l'expérience car les avis sur ce livre étaient tous extrêmement positifs. Bien m'en a pris, j'ai succombé moi aussi à cette atmosphère douce, nostalgique et ensorcelante, qui s'annonce comme la lecture idéale pour les vacances !

A l'occasion de son excursion en Crète, Alexis se rend sur les terres où sa mère a passé son enfance, dans le petit village de Plaka, qui se situe face à l'île de Spinalonga, réputée pour avoir abrité une colonie de lépreux entre 1903 et 1957. En rencontrant une vieille amie de sa mère, Alexis découvre alors la bouleversante destinée de ses aïeux, que sa mère avait choisi de fuir sans jamais expliquer les véritables raisons à ses propres enfants.

Se dévoile alors une histoire de famille avec ses drames, ses secrets mais aussi ses passions. Sans mentir, j'ai plongé tête la première dans ce décor paradisiaque, baigné par le soleil éclatant de la Crète, pourtant marqué par des tragédies, mais duquel se dégage un formidable élan d'optimisme et d'amour. Même la vie à Spinalonga est captivante, on y découvre une communauté attachante, qui va mener une vie presque ordinaire, en s'organisant pour ne jamais baisser les bras.

C'est vraiment un beau et doux roman, qu'on savoure avec délectation. La lecture de Pulcherie Gadmer a également fortement contribué à mon état d'ébahissement et de fascination. Son timbre de voix est apaisant, une vraie caresse, la promesse tenue d'un instant d'évasion et d'une lecture dépaysante. Forte de cette rencontre, je tente prochainement Le fil des souvenirs du même auteur, Victoria Hislop.

L'île des oubliés, par Victoria Hislop
Audiolib / Livre de poche (2013) ; éditions Les Escales, 2012 - Traduit par Alice Delarbre
Texte intégral lu par Pulcherie Gadmer (durée : 14 h 35)