19/11/11

Pêle-mêle Clarabel #48

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C'est un très bel album, très classique dans son genre. Thierry Dedieu s'attaque au conte du Petit Chaperon Rouge en prenant pour modèle le principe du motif de la toile de Jouy, qui a joué un rôle majeur dans la transmission des traditions d'une époque mais aussi des légendes populaires. Il a osé, oui ! Et l'effet est assuré. Petit détail qui a son importance : l'histoire est authentique (c'est le vilain qui gagne à la fin).

Le Petit Chaperon rouge, de Charles Perrault et illustré par Thierry Dedieu. (Seuil jeunesse, 2011)

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Le charme de cet album se cache derrière ses pages transparentes, oui, transparentes ! Le jeu de calque révèle en effet des superpositions audacieuses et apportent une touche de poésie à ce qui, finalement, n'est rien d'autre qu'un bestiaire ! Dans la savane, la forêt ou la taïga, et jusque dans les profondeurs de l'océan, une centaine d'animaux aux noms étranges, aux couleurs éclatantes et aux incroyables cornes, becs ou pelages, paradent tranquillement sous nos yeux. Un travail de toute beauté. 

Une nuit, loin d'ici par Julia Wauters (Hélium, 2011)

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Maurice est un petit cheval en bois et c'est le jouet préféré de Diego. Un jour, sa famille décide d'emménager à la campagne où le garçon tombera nez à nez avec un Maurice grandeur nature. Hop, ce sera son nouveau jouet préféré, plus grand plus gros, plus fort, les quatre sabots sur des roulettes. Ensemble ils font les quatre cent coups mais les dégâts d'un grand Maurice ne prennent plus du tout la même ampleur (trop de caca dans la maison !). Alors Maurice retrouve sa liberté, celle qui consiste à galoper comme un fou en pleine campagne. Finalement, ce n'est pas si mal non plus ! Bref, c'est un album qui fait beaucoup rire (bonjour la fin, entre Maurice et Robert, je choisis le premier !). C'est aussi une histoire où on raconte des tonnes de bêtises, pas toujours crédibles, mais ça fait encore plus réfléchir et ricaner. Les illustrations sont impressionnantes et marquent cette rencontre sous le signe de la séduction. Youplaboum.

Maurice et moi, par Emmanuel Bourdier. Illustrations d'Alejandro Galindo Buitrago (Ed. Thierry Magnier, 2011) 


18/11/11

Pêle-mêle Clarabel #47

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Super El est tout penaud : son costume a été abîmé par un buisson de ronces. Il ne veut pas que les autres animaux le voient dans cet état, pourtant il faut bien en passer par là pour retrouver la tante Zelda, seule capable de faire des miracles en couture. Elmer se propose alors de le guider tout en faisant diversion. Ainsi, personne ne prêtera attention au super héros puisque tel est son désir. Tandis que l'un fanfaronne, l'autre crapahute dans les sous-bois ou caché sous une branche. Tous deux font une belle paire et n'éveillent aucun soupçon. Vous ne manquerez pas de rire en lisant les ruses d'Elmer et le jeu d'anguille de son super copain (Super El se déplaçant sur la pointe des pieds, par exemple... ha!ha!ha!). Un album drôle et multicolore, à l'image de notre très cher Elmer.

Elmer et Super El, par David McKee (Kaléidoscope, 2011)

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Il arrive que, parfois, l'histoire du soir vire au désespoir pour les parents, surtout lorsque l'enfant réclame encore et ENCORE la même histoire, sans manifester le moindre ennui ou autre petit bâillement. Hmm, papa Dragon en a assez et assaisonne son histoire du soir (toujours la même, je vous dis) au gré de ses envies, et c'est là que ça devient drôle, vraiment drôle, on passe d'une version à une autre et ça pourrait se traduire, tout simplement, par : comme le héros de ton histoire, mon petit, tu vas bien dormir, hein ?! Mais petit Dragon n'est pas fatigué pour deux sous. Il pète la flamme, ah ça oui ! Chaud devant ! Retour gagnant pour Emily Gravett, dont l'album possède cette saveur espiègle et déjantée, avec toujours la chute qui fait éclater de rire.

Une fois encore ! par Emily Gravett (Kaléidoscope, 2011) 

Dans la série "les enfants, le soir, ne sont pas nos amis", tu trouveras, petit lecteur, cet album d'Emile Jadoul intitulé Pas question ! Petit Pingouin ne veut pas dormir dans son lit, mais il voudrait bien rester avec son papa et sa maman. L'enfant est espiègle et prend au mot les remontrances de son papa. Le chenapan... Chacun dans son lit ? D'accord ! 

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Pas question ! par Emile Jadoul (Pastel, 2011)

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17/11/11

Philomène et les ogres

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Voilà un conte fantastique, qui veut faire peur et qui est paré de mille couleurs. Il est également lu par Jean-Pierre Marielle (je craque pour sa voix ! Jean Rochefort me pardonnera cet écart), il prône aussi la tolérance et l'amitié entre les peuples. En somme, c'est un album joyeux et généreux, avec des illustrations colorées et séduisantes. Nous avons beaucoup aimé !

C'est donc l'histoire de Philomène, une petite fille qui n'a pas voulu obéir à sa mère et qui se rend dans la Forêt Noire, la forêt interdite. Elle s'y perd et trouve refuge dans une cabane, en réalisant trop tard qu'elle est tombée sur la maison de l'ogre. Le cauchemar commence, la fillette tombe dans les pommes et se réveille avec une ribambelle d'enfants dansant comme des Indiens autour d'un grand feu. Tous se moquent d'elle et font des grands gestes. Bouh, la vilaine ! Car Philomène a été transformée en ogresse ! C'est le maléfice de la Forêt Noire, pour en guérir il faut toucher un autre enfant mais Philo est enchaînée, désespérée, elle veut sa maman... (Oui, oui, la punition pour avoir désobéi est rude !) Heureusement, dans le village de Philomène, il y a un homme qui trouve toujours une solution à tous les problèmes. Les enfants aussi vont avoir de la peine pour Philomène, surtout que les ogres ne sont finalement pas si méchants. Et blablabla, le beau message sur "aimez-vous les uns les autres" est récité avec sincérité et émotion. En effet, qui a envie d'être un village qui vit dans la peur et dans la méfiance ?! L'histoire se termine autour d'un grand banquet, les soucis sont oubliés, on gomme le souvenir de la mystérieuse sorcière d'autrefois et on en fait de la ratatouille.

Philomène et les ogres (1CD audio)

texte d'Arnaud Delalande, illustrations de Charles Dutertre, musique de David Chaillou
lu par Jean-Pierre Marielle & Agathe Natanson.
Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011. 

Gardez-vous de la jalousie, seigneur !

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Cléo a grandi dans un monde dévasté suite au Cataclysme qui a ravagé la planète et sa population. Ses ennemis jurés sont les Ashes, qu'elle juge responsables de la mort de ses parents. Elle est aujourd'hui la fille adoptive du chef des Norms, elle est forte et veut gagner ses galons de battante au cours des raids, mais sa rencontre avec une Emplumée la déstabilise du fait de leur ressemblance troublante. 
A partir de là, elle cherche à comprendre la signification de son tatouage au poignet. Elle fait des cauchemars aussi. Elle a besoin de comprendre l'histoire de ses origines, de ses parents, de cette jumelle qui appartient au clan rival, mais tout le monde lui tourne le dos. Une tension se crée, ses rapports avec Tybalt, son petit copain, deviennent brutaux, le garçon est jaloux et a proclamé devant tous son droit sur elle. Cléo est donc dans une impasse - un monde sans arbitraire, à moins d'encourir le risque d'être mise au ban de son clan. 
Nuit Tatouée est un roman à l'univers violent, sombre, oppressant et sinistre. J'ai été séduite par les prémices de l'intrigue, avant de ressentir lassitude et malaise. Cléo est à un tournant de sa vie, elle a dix-sept ans, elle veut comprendre qui elle est et d'où elle vient, mais elle se heurte à un mur. L'histoire ne lui fait pas de cadeau, elle est brutalisée et réduite au silence, isolée pour qu'elle soit encore plus vulnérable. C'est une démonstration affligeante de l'abus de pouvoir, c'est réaliste mais ça fait froid dans le dos. 
J'ai ensuite trouvé que l'ensemble piétinait, en tournant autour des atermoiements de la jeune fille, peut-être à juste titre, mais l'action est devenue plus faible, révélant pleinement une atmosphère écoeurante et pathétique. La séduction a donc fini d'opérer. De plus, je n'ai pas compris l'obsession de Cléo pour ce garçon entraperçu lors d'un raid, avant de tomber dans un trou noir. Ce type ne réapparait pas avant les dernières pages, c'est pour dire, il n'a pas une importance considérable dans ce premier tome, si ce n'est d'être un leitmotiv pour tourner le dos à sa vie passable et insatisfaisante.
En bref, j'ai trouvé à cette lecture de belles idées, mal exploitées, plongées dans un monde déconcertant et glauque, envers lequel je n'ai hélas ressenti aucun effet d'excitation.

Nuit Tatouée, 1. La peau des rêves par Charlotte Bousquet.
L'Archipel, coll. Galapagos, 2011. Couverture : Adrien Aymard, ill. Mélanie Delon.

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The Ant Colony

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J'étais tellement dans l'attente de cette lecture, croyant naïvement y croiser une famille improvisée à partir de petites vies brisées ou bancales, comme d'autres histoires à la Anna Gavalda ou Maud Lethielleux, bref j'avais imaginé un rendez-vous très différent, et résultat je me trouve un peu déçue. 
Pourtant, la maison du 33 Georgiana Street, à Camden Town, à Londres, me semblait le rendez-vous improvisé de pauvres âmes en peine : on y croise Sam, un gamin de dix-sept ans en fugue, et Bohemia, dix ans, une maman alcoolique. Hmm, le tableau s'annonçait tristounet. Le propriétaire, Steve, a la tronche de travers, mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il y a aussi Isabel et son chien Paillasson, toujours aux aguets, concierge à ses heures perdues, essentiellement pour grapiller des informations sur les autres locataires. Trop curieuse, ou soucieuse des enfants perdus ? Peut-être, ou peut-être pas. 
De fil en aiguille, il apparaît que Sam cache un lourd secret et a besoin d'être oublié. Mais la petite Bohemia le colle sans cesse, babille pendant des heures, l'use de questions... A force, la patience du garçon atteint ses limites ! Il va donc craquer et s'en vouloir. Cela va réveiller ses vieux démons, mais en même temps permettre de l'aider et d'avancer. 
Moralité : Il n'est jamais trop tard pour rattraper ses erreurs. Pour demander pardon. 
J'ai donc terminé mon livre sur une note de tristesse et d'agacement (surtout envers le personnage de la mère de Bohemia, pff), avec le constat d'être passée à côté de quelque chose (cette notion d'entraide, d'amitié et d'espoir entre ceux qui n'en peuvent plus d'y croire) car je n'ai nullement été touchée par l'histoire ou les personnages. C'est passé comme ça, zou, et puis plus rien !? 
Etrange...

La Fourmilière, par Jenny Valentine
Ecole des Loisirs, coll. Médium, 2011. Illustration de couverture : Sereg. 

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16/11/11

Pêle-mêle Clarabel #46

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Très chouette et rigolo, cet album raconte l'histoire d'un monsieur qui s'habille en gris, dont le plaisir est de revêtir chaque mercredi son costume du gros canard jaune, et qui voit son monde s'effronder parce qu'il serait la risée de sa banque ! C'est une histoire toute simple et très drôle qui revendique le goût du bonheur et le droit de faire ce qu'il nous plaît. Et puis le jaune, c'est tellement plus gai que le gris ! Avec des illustrations qui me plaisent ENORMEMENT. 

La vraie folle histoire du gros canard jaune, par Nathalie Meynet et Guillaume Plantevin. 
Océan jeunesse, 2011. 

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Une mamie qui vieillit, c'est une mamie qui perd un peu la notion des choses, qui a la mémoire qui flanche, qui se perd en chemin, qui a le regard dans le vide... Pour éviter qu'elle se sente seule, ou qu'elle se mette en danger, mamie vient donc vivre à la maison avec ses petites-filles qui ont un peu de mal à comprendre le fait que mamie est atteinte d'une maladie qui ne se guérit pas avec des médicaments. Mais elles vont lui en trouver, des remèdes ! Avec des dessins, des photos, des contes à lire à voix haute et des bisous, forcément. C'est un petit album mignon et craquant, pétri de tendresse.

Mamie a besoin de bisous, par Ana Bergua et Carme Sala.
Traduit de l'espagnol par Claudine Serre. Océan jeunesse, 2011. 

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Alba est une pie qui babille à longueur de journée. Son voisin, lui, est discret, timide, il a perdu sa bouche, ne sait plus s'exprimer, il dévore des yeux, il fait des gestes mais ce n'est pas assez. Alba veut qu'on lui réponde ! Alors il faut que le garçon retrouve sa bouche, il lui écrit donc une longue lettre... C'est un très beau texte qui évoque la difficulté d'exprimer ce qu'on ressent, parce qu'on manque de confiance en soi ou parce que la langue bégaie de maladresse. Ne pas avoir de bouche, ça simplifie la vie... mais ça ne remplace pas l'envie d'avaler des myrtilles, de sourire, de rire ou de siffler. Parfois, il faut savoir se surpasser pour attraper des sourires dans la tête et les coller sur son visage. L'histoire fait vraiment preuve de subtilité, c'est très beau et poétique, les illustrations sont également superbes ! 

Alba Blabla et moi, par Alex Cousseau et Anne-Lise Boutin.
Rouergue jeunesse, 2011. 

(...) un smoothie à la fraise est ce qui ressemble le plus au paradis.

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J'ignorais tout de ce roman, mais la couverture me plaisait. J'ai donc entamé ma lecture en toute confiance, avant de craindre le pire, une trentaine de pages plus tard. Amy, treize ans, championne de natation, et sa meilleure amie Sophie font du shopping, mais au moment de traverser le passage protégé, un camion les fauche et brise deux vies. Sophie décède, Amy a une jambe amputée. 
Là j'ai sincèrement eu peur que l'histoire verse dans le mélodrame et copie le scénario d'un téléfilm de l'après-midi, mais heureusement l'auteur a su contourner les pièges en proposant un roman simple, souvent gai et très drôle, c'est inattendu, parfois un peu triste, ce qui semblerait légitime, mais en règle générale on s'en sort bien !
En fait, Amy va faire une rencontre essentielle au cours de son hospitalisation. Il s'agit de Harry Higgins, un adolescent pas verni sur le plan de la santé, et malgré cela il a une force incroyable, fait preuve d'un humour corrosif et moqueur, ce qui oblige Amy à sortir de sa carapace et à vouloir se battre à son tour. De nombreuses épreuves l'attendent, il lui faudra notamment accepter son nouveau corps, apprendre à vivre sans sa meilleure amie, accepter d'être en vie et faire une croix sur le sport. Les problèmes ne vont pas se régler en un claquement de doigts, ce qui est très appréciable.
Parce qu'on va en voir de toutes les couleurs au cours de cette lecture, on va parfois ressentir un petit pincement au coeur alors qu'on ne s'y attendait pas ou alors s'esclaffer de rire à d'autres moments. Parce que c'est vrai que le roman prône la résistance, mais il a aussi la décence d'évoquer le deuil, la dépression et le désoeuvrement. C'est poignant, et sans complaisance. Optimiste, donc, l'histoire pousse à aller de l'avant. Elle ne veut pas s'enfermer (ni nous enfermer) dans une bulle fragile et délicate. Et j'ai aimé cette démarche !
Comme j'ai aimé le personnage de Harry. Il est très attachant. Avec son tempérament et sa force de caractère, il rend l'univers de l'hôpital moins sordide. Il a une tendresse en lui, qui donne véritablement foi en la vie. Et au moment de refermer la dernière page, toujours avec la petite boule au ventre, j'étais heureuse et tellement touchée par le parcours de toutes ces vies mises à mal par la faute d'un accident. Ce roman va m'accompagner pendant un petit bout de temps, je le sens. Il donne aussi une belle leçon de vie et nous rappelle qu'il faut profiter pleinement du moment présent. 

L'année où tout a changé, par Jill Hucklesby smileyc002
Bayard jeunesse, coll. MilléZime, 2011. Traduit de l'anglais par Maïca Sanconie. 

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15/11/11

« Parfois j’ai l’impression d’être Shrek qui a épousé la princesse Fiona. »

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Je ne remercie pas Anne Percin d'avoir sorti de son imagination un personnage comme Maxime Mainard, cela me fait prendre conscience que j'ai envie d'avoir de nouveau 18 ans pour rencontrer un énergumène de la même trempe. Terrible désillusion. 
Ceci étant dit, les retrouvailles avec Maxime ont été placées sous le signe de la réjouissance. Notre enfant du rock veut user les cordes de sa Fender mais désespère de trouver un endroit adéquat pour répéter. Ses parents demeurent sourds à ses protestations, qu'importe. Le chapitre des vacances insouciantes est déjà remisé au placard, même si Maxime a grappillé un Smartphone en bonus. 
Sa vie sentimentale est également au beau fixe, sa douce et tendre Pikachu est une rebelle à sa façon, douée en psychologie, elle gratine son chéri de répliques mordantes, mais le bougre a de la répartie. Et il peut s'attendre à des joutes corsées, puisque la belle est obstinée, jalouse et fonce tête baissée. Voilà un couple qui crée des étincelles ! Au moins, leur love story n'est pas fleur bleue, mais décapante. 
Et quel humour ! Maxime en use dans toutes les situations, régalant le lecteur de vannes parfois débiles, parfaitement efficaces. J'étais bidonnée dans mon coin en lisant tout ça. Ça et le fait que Maxime est drôlement calé en musique. Sa culture est étendue, pointue. Monsieur se défend d'être snob, il a pourtant des raisons de l'être. En tout cas, je suis en totale admiration. Complètement fan. 
Et je veux, s'il vous plaît, une nouvelle saison aux aventures de Max. C'est qu'on s'attache à ces bêtes-là...

Comment (bien) gérer sa love story, par Anne Percinsmileyc002
Rouergue, 2011. Photographie de couverture : Dorothy-Shoes.

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You make me feel like a natural woman.

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Lottie Biggs va mieux, merci ! Elle voit un psy néo-zéalandais, le sosie de Johnny Depp, qui l'aide à absorber les hauts et les bas de son existence, sans que ça vire à la débandade, et jusqu'à présent ça fonctionne plutôt bien pour elle. Sa vie sentimentale est au beau fixe : Gareth Stingecombe est le petit ami parfait, Lottie est toujours folle de ses cuisses ! 
A l'approche de la rentrée, Lottie et sa meilleure amie Goose vont pourtant rencontrer quelques difficultés de communication. Et paf c'est le clash. Elles sont fâchées et n'arrivent plus du tout à se comprendre. Lottie refuse de se morfondre, même si ça la ronge de plus en plus, elle préfère se confier à son ami Winnie, un chinchilla très âgé, que sa mère a récupéré pour une bouchée de pain. 
Le samedi, Lottie se rend également au salon de coiffure de Mrs Stingecombe, la maman de Gareth, où la musique de Carole King passe en boucle, où un parfum de délicieuse ringardise flotte dans l'air, où tout le monde ne cesse de clamer des mamours, avec des sourires à la pelle. C'est le salon du bonheur ! Mais Lottie frôle la crise de nerfs, à essuyer les coups de peigne et de ciseaux de sa belle-mère, sans broncher, même si ça la fait ressembler à Elizabeth II. Argh ! 
Autre moment fort du livre, c'est la soudaine révélation de Lottie : elle veut croquer la pomme ! Depuis que la demoiselle a aperçu le caleçon de Britney Spears de son petit ami (!), elle ne pense plus qu'à ça. Elle est totalement obsédée par LA CHOSE. 
Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Pour mieux comprendre ce qui lui arrive, Lottie gribouille donc son nouveau cahier à émotions et nous livre ainsi de grands moments de drôlerie. Le ton est plus léger que le premier tome, souvent je me suis surprise à éclater de rire face aux illustrations ou aux propos de la jeune auteur. Absolument désopilant ! Je recommande fortement la lecture !

Lottie Biggs n'est presque pas désespérée, par Hayley Longsmileyc002
Albin Michel jeunesse, coll. Bliss, 2010. Traduit de l'anglais par Dorothée Zumstein. 
illustration de couverture : Pénélope Bagieu 

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Teaser Tuesday #31

Devenez un Greg grâce au journal du (parfait) dégonflé. A écrire toi-même.

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Alors, on trouve : des tests de personnalité pour savoir si tu es un VRAI dégonflé ; des pense-bêtes pour n'oublier aucune bêtise ; des conseils pour être moins sage en classe ; des BDs à terminer ; des tas de jeux, de trucs et d'astuces rigolos pour être enfin à la hauteur de notre héro préféré !
En attendant la parution du prochain tome prévue pour février 2012.

Journal d'un dégonflé à écrire toi-même, par Jeff Kinney
Seuil jeunesse, 2011. 

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