22/11/09

Au Bord de la Tombe ~ Jeaniene Frost

Série : Chasseuse de la Nuit - Tome 1
Milady, label des éditions Bragelonne, 2009 - 505 pages - 8€
traduit de l'anglais (USA) par Frédéric Grut

# I Can Feel A Hot One - Manchester Orchestra

Une chanson tout à fait appropriée à cette lecture ... Hot, hot, hot. Et terriblement grisante. Hmm.

au_bord_de_la_tombeCat est une nana très jolie, étudiante le jour, elle traîne le soir dans les bars minables de l'Ohio. Elle allume les types, pas n'importe lesquels, juste les vampires, qu'elle déteste cordialement. Elle les attire dans un piège avant de les tuer de sang froid. Elle est très douée pour ça, son physique de rousse plantureuse lui vaut bien des égards, mais sa mission lui vient d'une vengeance personnelle (sa mère a été violée une vingtaine d'années plus tôt par un vampire). Et aussi étrange que cela puisse paraître, Cat est née de cette union ! Elle est mi-humaine, mi-vampire. Sa vie n'est pas facile, elle est détestée par ses grand-parents chez qui sa mère et elle ont trouvé refuge, celle-ci d'ailleurs la pousse à tuer plus, toujours plus, et ne la lâche pas une minute, elle craint tellement que sa fille succombe à la partie vampire de son sang, bref elle fait tout pour lui faire détester les créatures de la nuit, elle est même hyper agaçante pour ça, mais bon... Cat est formatée pour la haine et la vengeance, jusqu'à présent son palmarès est impressionnant, elle a aligné les macchabées sans se faire repérer. Cela n'empêche pas la jeune femme de se sentir seule et frustrée parce qu'elle a été abusée par son ancien petit ami, Cat est une héroïne forte en apparence mais vulnérable en fouillant de plus près.

Et puis, elle rencontre Bones. Un vampire qui est aussi chasseur de primes. Elle a prévu de l'envoyer en enfer, mais le type lui a tendu un piège. Le tête-à-tête est explosif ! Une trêve est pourtant conclue lorsque Bones comprend que Cat devient un atout inestimable. Il lui promet de l'aider à retrouver son père en échange elle l'aide à arrêter un vampire qui appartient à l'équivalent de la pègre. Une mission corsée, ardue et pimentée s'annonce. Beaucoup de sensualité, de baston, de provocation gratuite, de scènes olélé sont à prévoir. Et c'est terriblement aguichant ! Mygod, je n'ai pas vu le temps passer.

C'est de la bit-lit convenue et sexy, rien de neuf sous le soleil, mais c'est tout ce qu'on demande à ce genre de lecture ! L'héroïne est au départ une nénette inhibée, qui se révèle finalement une vamp irrésistible et qui n'a pas froid aux yeux, pfiou, quel contraste ! D'un autre côté, Bones est l'archétype du héros impitoyable mais pas méchant, car il oeuvre pour la bonne cause, lui aussi tue des vampires, c'est un monde à part, ni tout blanc, ni tout noir, on le découvre petit à petit, et comme Cat, nos préjugés tombent comme les feuilles des arbres durant l'automne ! L'histoire entre ces deux-là vaut son pesant de cacahuètes, il y a de l'amour, c'est fatal, en même temps je n'ai jamais trouvé que c'était mielleux (ni vulgaire) et la fin échappe même à l'idée que tout conte de fées est possible ! Ouf. Vivement le prochain, j'ai hâte !

En vo, le tome 2 s'intitule One Foot in the Grave.
4 tomes sont actuellement déjà sortis.
Un spin-off sort en 2010 avec le personnage de Spade, le meilleur ami de Bones. ^-^

 

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21/11/09

Monsieur Schnock l'infâme escroc ~ Andy Stanton

Bayard jeunesse, 2009 - 190 pages - 4,90€
traduction de l'anglais par Vanessa Rubio
illustrations : David Tazzyman

monsieur_schnock_2Monsieur Schnock est un Grinch : il est sale, il est méchant, il est laid, il pète, il rote. Il vit à Lipton-les-Baveux et a pour but dans son existence d'être vilain, hypocrite, mesquin et foncièrement méprisable. Dans ce livre, il mijote un sale coup avec son seul ami, Billy William III, le boucher le plus répugnant du pays, qui cultive d'ailleurs sa réputation avec un soin immonde et dégoûtant. Bref, ces deux sales compères ont décidé de s'emparer de la boîte à biscuits du dénommé Alan Taylor. Il s'agit d'un petit bonhomme en pain d'épices, avec des raisins secs en guise d'yeux, qui se promène avec une boîte à biscuits pleine à ras bord de billets. Alan Taylor est très, très riche. Il habite une maison aussi tape-à-l'oeil mais il est seul. Pour s'offrir des amis, il a choisi d'organiser une fête, chez lui, et convie tous les habitants à se joindre à la party en distribuant son argent. Une jeune fille de neuf ans, Polly, et son copain Vendredi Ousamedi s'y rendent par curiosité et surprennent le vol des deux lascars du haut de la grande roue. L'aventure commence, Monsieur Schnock et Billy William troisième du nom ont prévu de traverser les mers pour se réfugier à Paris, en tant que milliardaires, et mener une vie de pacha (en commençant par acheter la Tour Eiffel pour la détruire et la remplacer par une statue de cafard géant).
A décrire, le livre est aussi horrible que ses abominables personnages (et dire que la galerie des protagonistes est encore plus chargée en phénomènes de foire serait un doux euphémisme). C'est un livre spécialement concocté pour les jeunes lecteurs (dès 8-9 ans) qui aiment les histoires drôles, rapides, folles et qui n'ont pas peur d'un humour un peu cracra (juste par petites touches, il ne faut pas abuser). L'effet est immédiat, éclats de rire en cascade, cris de stupeur et mines offensées (feintes, bien sûr !).
Et un mot d'ordre, récurrent : La vérité est une meringue au citron.

Comme le dit la quatrième de couverture, c'est une histoire pleine d'actes de bravoure, de mouettes bizarres, avec aussi des orties, de l'amitié, et des listes, où vous apprendrez tout ce qu'il y a à savoir sur les habitants de Lipton-les-Baveux !
Par contre, à l'heure où une conscience écologique s'impose, il est dommage d'avoir entre les mains un livre capable d'imprimer jusqu'à 8 lignes de texte par page !

existe aussi : Chroniques de Lipton-les-baveux, Tome 1 : L'abominable monsieur Schnock

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20/11/09

La sauce était presque parfaite (80 recettes d'après Alfred Hitchcock)

par Anne Martinetti & François Rivière
Photographies : Philippe Asset

Editions Cahiers du Cinéma, 2008

(présentation de l'éditeur)

Alfred Hitchcock était le fils d'un épicier en gros de l'Est londonien, et lui-même un bon vivant amateur de bonne chère, ce dont témoignent autant les photographies de ce légendaire metteur en scène que le contenu de ses films. De ses premières œuvres anglaises aux grands chefs-d'œuvre de la période américaine : Marnie, Les Oiseaux, Complot de famille, Hitchcock n'a cessé de faire référence à la gastronomie. Le rituel même des repas est souvent associé à l'action du récit : ainsi le fameux dîner chez la romancière Sedbusk dans Soupçons, le repas de famille dans Jeune et innocent, le pique-nique face à la Principauté de Monaco dans La Main au collet, l'acharnement du policier de Frenzy sur une volaille trop cuite.
Les biographes du très gourmand Alfred ont relaté avec abondance son appétit pour la cuisine bourgeoise française comme pour les rituels anglais (les soles de Douvres, les " pies ", etc.) puis son assiduité aux bonnes tables de Hollywood : Chasen's et Romanoff notamment. Cet ouvrage mêle le récit, par François Rivière, de la vie et de l'œuvre d'Alfred Hitchcock du point de vue des nourritures terrestres, et les recettes retrouvées par Anne Martinetti au fil de scènes mémorables des films, recomposées pour réaliser soi-même les bons petits plats du maître du suspense. Il est organisé géographiquement de Londres à la Côte Ouest des Etats-Unis, en passant par New York, avec quelques voyages dans le monde. De gourmandes soirées Hitchcock entre amis en perspective !

la_sauce

C'est Lily qui m'avait donné envie de lire ce livre. J'ai donc profité de l'offre ^partenariat Livres Alapage^ pour me faire plaisir !

Parce que ce livre est un pur régal, LA bible pour tous les amateurs du grand Hitch. Ce sont des anecdotes, en plus de 80 recettes recopiées d'après la cinématographie du Maître, qu'on découvre, j'ai peine à trouver les mots tant cet ouvrage est excellent, il a su combler ma curiosité et ma gourmandise, j'avais les yeux qui roulaient partout, à chaque page, j'étais friande des détails, admirative des suggestions culinaires (parfois basiques !) et je ne perdais pas une miette des scènes reprises pour illustrer chaque recette, replaçant ainsi dans le contexte les spaghettis au Chutney (Le crime était presque parfait), la truite Chicago Express (La mort aux trousses), l'Hamburger à la cubaine (L'étau) ou la célèbre Pecan Pie (Pas de printemps pour Marnie).

La Sauce Etait Presque Parfaite signe le mariage réussi entre le cinéma et la gastronomie, grâce à Anne Martinetti et François Rivière.

Sur le site de l'éditeur, il est possible de consulter quelques pages.

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19/11/09

Love ~ Hélène Bruller

Drugstore, 2009 - 65 pages - 13,90€

«Love» est le nouvel album d'Hélène Bruller, à la couverture aussi colorée et pétillante qu'un disque de Mika. (copyright : lematin.ch)

LOVE_BRULLER

Grande première, Hélène Bruller a cessé de parler d'elle dans ses albums (Je veux le prince charmant  ; Je veux toujours le prince charmant ; Hélène Bruller est une vraie salope ; Les autres filles... et leurs mecs ; etc.). Du moins, c'est ce qu'elle nous annonce en préface où elle annonce qu'elle a de l'amour à revendre et souhaite attirer notre attention vers cette espèce rare et précieuse que représentent ses amis ! Mais à travers le portrait des uns et des autres, c'est aussi (et toujours!) un peu d'elle dont il est question. Et ça tombe bien, car j'aime beaucoup son humour.

Hélène Bruller a plutôt du souci à se faire après la publication de son album : ses amis, elle les aime beaucoup... surtout quand ils sont nuls (dixit la 4ème de couverture). Et ça balance pas mal, les petites vannes, les plaisanteries bien vaches, les tacles par derrière, les pointes d'ironie, l'humour gras, bienvenue à la soirée Petits Meurtres entre Amis. C'est autour d'un dîner que les présentations sont faites, du meilleur ami hype-gay, à la copine hyperactive ou karma-girl, qui a besoin de prier avant chaque bouchée de nourriture avalée... Je ne vais pas faire le tour de la galerie, car tous les personnages ont à tour de rôle leurs grands moments (mention spéciale pour testostérone man, l'homme qui dit non et l'homam).

En fait, le ton du livre se retrouve dans l'extrait avec la Wonder Woman, la femme trop parfaite qui, même en retard, arrive avec des bougies de votre parfum fétiche, souriante et pleine d'excuses, bref impossible de lui en vouloir d'être ce qu'elle est (juste parfaite !). Donc, il est dit ceci : On reconnaît bien le style d'Hélène : même ses compliments sont des saloperies.

J'ai déjà lu les autres albums d'Hélène Bruller, j'ai toujours pris grand plaisir à les découvrir (surtout celui du Prince charmant). Ce sont des retrouvailles sympathiques, pour qui n'a pas peur de la garce-attitude de la maîtresse de maison, et le ton délicieusement barré et graveleux lui donne juste ce qu'il faut de piquant. C'est bon de se détendre, puis de faire son propre tour de table et ricaner en pensant, welcome back mauvaise foi girl ou sors de ce corps, mère teresa ...

chez_les_filles_logo

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Le Souffle des Marquises ~ Muriel Bloch & Marie-Pierre Farkas

Naïve, 2008 - 250 pages - 14€

le_souffle_des_marquisesEleonore, jeune lilloise qui ne vit que pour la musique, se heurte au refus obstiné de son père, pourtant premier piston de l'orphéon, qui prétend que ce n'est pas la place d'une fille d'être musicienne. Nous sommes en 1862. Pour la punir de jouer en cachette, il l'envoie à Paris travailler dans la blanchisserie de la tante Angèle. C'est un nouveau monde pour l'enfant, un monde bruyant, coloré, vivant et opportuniste. Car sur son chemin des livraisons, Eléonore découvre l'atelier d'Adolphe Sax, le génial inventeur du saxophone. Elle se fait passer pour un garçon afin de travailler chez lui, son rêve se réalise, même si elle ne peut plus jouer, elle vit auprès des instruments de musique. Son oncle et sa tante la soutiennent, jusqu'au jour où son identité est révélée. 
D'autres aubaines vont se présenter à elle, comme de faire partie d'une fanfare de femmes (avec tous les déboires à venir, puisqu'elles n'avaient jamais le droit de jouer en public. Les filles aux aiguilles, dit-on.). Elle rencontre aussi un garçon, Joseph, lui aussi cleftier aux ateliers Sax, il deviendra son premier amour.
L'époque n'est pas uniquement à la fête, la France de Napoléon III va basculer dans la guerre, les quartiers populaires vont se révolter, la Commune s'installer. Eléonore va choisir son camp, elle fera aussi la connaissance de Louise Michel, son coeur battra toujours plus fort, ses certitudes vont s'envoler mais la demoiselle va comprendre que son existence est vouée à un destin extraordinaire.
La musique est toujours associée à ses pas, et ce sera sur un air entraînant et sur le swing de Mississippi qu'elle n'hésitera pas à faire le grand saut !
Le Souffle des Marquises est un titre prometteur et qui affiche bien son ambition : en plus du souffle romanesque, c'est un hymne à l'amour, à la liberté, à la vie, à la passion pour la musique. C'est aussi un roman historique, la deuxième moitié du livre - avec le soulèvement populaire sur les buttes de Montmartre - rend l'histoire plus authentique, plus soucieuse des détails, avec parfois le risque de s'éloigner des personnages, mais la palette des figures est vraiment belle, intéressante, la fiction se mêle à la réalité avec une aisance qui ne donne pas à rougir.
On suit le personnage d'Eléonore avec bonheur, ses choix et son caractère affirmé font d'elle une héroïne admirable, en avance sur son temps. Le vocabulaire, aussi, donne une tonalité joviale et enlevée à l'histoire, nous sommes vite transportés à une autre époque, nous suivons les tourmentes et c'est un formidable tourbillon qui emporte le lecteur.
La suite s'annonce d'ailleurs totalement dépaysante, mais tout aussi ^chantante^.

-) a été lu sur le conseil de gaëlle.

Le deuxième tome est déjà publié : Le Swing des Marquises.
Le troisième est prévu pour mars 2010 : La Samba des Marquises.

Autre idée de lecture, Toni Mannaro (Jazz Band) dans "Ballade Nocture" - un récit de Manuela Salvi, illustré par Maurizio A.C. Quarello (lu ICI)

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18/11/09

Kimonos ~ Annelore Parot

Milan jeunesse, 2009 - 32 pages - 14,50€

Une nouveauté en amenant une autre, voici encore un magnifique album sur la thématique japonaise.
Enjoy !

kimonos

Trouvé sur le blog de l'éditeur :

La kokeshi est une poupée de bois japonaise, qui est apparue il y a plusieurs siècles au Japon. Composée de deux parties, une tête et un corps, son graphisme privilégie des formes rondes (elle n’a ni jambes ni bras). Elles sont offertes à de multiples occasions : naissance, anniversaire…
Il existe deux sortes de kokeshi : les kokeshi traditionnelles et les kokeshi modernes (dont les tenues, formes, fonctions sont plus libres). Toutes symbolisent la beauté et l’art par la simplicité et la pureté des formes. Chaque kokeshi est unique.

Les kokeshi vivent entre deux mondes dits « opposés » : la ville et la nature. Elles sont le lien entre ces deux environnements. En effet, leurs tenues, leurs motifs sont inspirés de visuels graphiques très « nature ». Mais une nature maîtrisée, raffinée, bref « idéalisée ». Les kokeshi adorent les fleurs, les arbres et particulièrement les cerisiers en fleurs. Elles aiment regarder les fleurs de ces arbres s’envoler.

Il n’existe pas 2 Kokeshi identiques. Chacune a un vêtement, une coiffure, un accessoire unique.

******

L'album d'Annelore Parot est le troisième opus de la série Kokeshi, après Yumi et Amie(s), en savoir plus sur son site. C'est une merveilleuse découverte, qui pourra plaire aux plus jeunes lecteurs. Outre la beauté des illustrations, on y trouve aussi du vocabulaire japonais et des petits jeux amusants. Le livre est constitué de volets, de battants, de pliages, de cache-cache et j'en passe. Le plaisir est au rendez-vous à toutes les pages, même si c'est hélas toujours trop court. A tous les amoureux du Japon et des belles illustrations, je vous le conseille !

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Bienvenue au Japon

illustrations d'Izumi et de Sophie Leblanc
Milan jeunesse, 2009 - 92 pages - 16€

Pour tous les jeunes amoureux du Japon qui veulent comprendre ce qui les attire dans ce pays à la culture si riche et si complexe.

bienvenue_au_japonLe Japon est un pays ancré dans le modernisme mais également retranché dans ses traditions, et c'est ce mélange des cultures qui rend le pays si attirant et si fascinant. Ce précieux album, à considérer comme un carnet de voyage, se compose d'illustrations et de photographies, pour un esthétisme pur et ravissant. Le contenu se révèle très intéressant, riche en enseignements basiques. On y découvre le Japon à travers son histoire, son architecture, sa culture populaire, ses arts de vivre (la cérémonie du thé, les rituels de beauté, du bain), sa nourriture (les sushis, washoku), ses modes (cosplay, uniforme scolaire), son extraordinaire avancée électronique (les robots), ses figures mythiques (les geishas, le sumo, les samouraïs), ses expressions corporelles et artistiques (le butô ou la danse des ténèbres, le théâtre kabuki, le théâtre nô, le Budo ou arts martiaux), ses croyances religieuses, ses fêtes  et traditions (nombreuses)... et plus encore (le kami, les kokeshis, le Chindogu, le manga, le maneki-neko). C'est un ouvrage qui se lit très rapidement, sa brièveté n'empêche pas de traiter son sujet sérieusement et de manière complète. On y trouve également plusieurs mots japonais, et puis les illustrations sont vraiment très belles, en plus des photographies. J'ai vraiment pris plaisir à le parcourir.

feuilleter l'ouvrage (aperçu)

> Pour tous les amateurs de bento : FrenchBento
S'offrir de véritables produits japonais : JaponMania

Dans le même esprit, d'autres idées de lecture :

tonkyo_sanpo Tokyo Sanpo, de Florent Chavouet

JapanAi Japan Ai, par Aimee Major Steinberger (lu ICI)

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17/11/09

"I actually prefer the V word. It sounds awful, but it has a lot of power. Come to think of it, that applies to both V words."

Never Bite a Boy on the First Date ~ Tamara Summers
HarperTeen, 2009 - 280 pages

never_bite_a_boyKira est un vampire depuis un an et demi, suite à un accident de voiture. A seize ans, elle tente de mener une existence ordinaire avec sa nouvelle ^famille^ dans le Massachusetts. Elle vit avec ses parents, qui aiment dormir dans des cercueils, une grande soeur mariée avec un génie de la finance, et un frère du même âge, Zach, en fait son ancien petit ami (qui a été mordu par Kira).
Un matin, en se rendant au lycée, la police est déjà sur les lieux car le cadavre de la star locale de football baigne dans son sang. Kira et les siens ont vite remarqué que le macchabée portait des traces de morsure dans le cou. Aucun doute possible, c'est un des leurs qui a enfreint les règles (ne jamais mordre un humain, ne pas se nourrir de son sang) et Kira est aussitôt accusée, du fait de ses précédents.
Pour se défendre, la jeune fille a une semaine pour trouver le véritable criminel. Et parmi sa liste de suspects, on trouve trois types charmants, Milo, Rowan et Daniel. Le premier est un nageur accompli, le deuxième est un poète maudit et le troisième est un nouvel élève. Kira doit détecter le vampire parmi eux, et pour cela elle n'hésite pas à donner de sa personne (rendez-vous romantiques, petits bisous échangés, déclarations enflammées). Notre vampirette a les sens en ébullition, la tête lui tourne - Kira est en train de tomber amoureuse.
Le problème, maintenant, est de savoir si tout ceci est bien raisonnable. Ses déboires sentimentaux ne doivent pas l'éloigner de son enquête, ni occulter son jugement. C'est bien sûr ce qui arrive, car lorsque les révélations tombent, c'est la stupeur générale ! On ne connaît l'identité du coupable qu'à la toute fin du roman, et c'est une vraie surprise !
Le roman est déjà une excellente découverte car cela se lit tout seul, le ton est drôle et la langue anglaise favorise cet humour. L'histoire est racontée à la première personne, Kira est une narratrice exceptionnellement déjantée, proche du lecteur. Bien qu'elle soit vampire, ses réactions sont celles d'une ado ordinaire, elle n'a pas inventé l'eau chaude, il faut qu'elle bosse pour réussir et elle compte bien aller jusqu'au bout de ses études. Vampire, mais pas flemmarde. Son quotidien est vécu avec une certaine originalité (le folklore du vampire est une nouvelle fois bien mixé), mais c'est sincèrement la personnalité de Kira qui rend son histoire attachante et pétillante. C'est une jeune fille qui a un coeur d'artichaut, elle n'a pas toujours les pieds sur terre, or cette histoire de meurtre va finalement la servir pour régler des vieilles histoires (faire le deuil de son ancienne vie, comprendre sa mort) et donc elle va être amenée à prendre des décisions qui vont l'aider à avancer (jusqu'à présent, ses instincts étaient encore assez faibles !).
En bref, c'est un petit roman très agréable, facile à lire et très drôle !

**********

Pretty Dead ~ Francesca Lia Block
HarperTeen, 2009 - 195 pages

pretty_deadLa vie de Charlotte ressemble à un conte de fées. C'est une fille très belle, qui vit dans une villa remplie d'oeuvres d'art, elle possède un dressing à faire pâlir d'envie, son amie Emily est fascinée et rêve de lui ressembler. Car Emily est beaucoup plus discrète, elle se juge banale et inintéressante, en plus sa vie familiale n'est pas rose, elle porte un secret bien lourd pour son âge, d'ailleurs ceci expliquerait peut-être pourquoi elle décide de mettre fin à ses jours. 
Charlotte accuse le coup avec difficulté. Pour la première fois, elle s'était sentie proche d'une amie, elle l'aimait beaucoup et elle estimait que c'était une fille exceptionnelle. De plus, Emily possédait un bien précieux : l'amour de Jared Pierce. Ce garçon était fou de sa petite copine, le voilà effondré et au bord du gouffre. Comme Charlotte est doué de sixième sens, elle perçoit qu'il pourrait tout tenter pour rejoindre sa dulcinée.
Elle décide alors de ne plus le quitter, à deux ils vont se soutenir dans leur chagrin, puis se rapprocher et s'avouer leurs sentiments. Ceci entraînant bien d'autres choses, la véritable nature de Charlotte est mise à jour. 
Car cette jeune fille de dix-sept ans a déjà un siècle derrière elle, c'est un vampire qui a vécu mille vies auprès de son mentor, un certain William Stone Eliot. Charlotte l'ignore encore, mais celui-ci est de retour en ville, il la traque et semble attendre son heure.
Bon, je ne sais pas comment le dire, mais le roman a fini par me déprimer, alors qu'au début c'était plutôt bien parti pour me plaire. Le couac s'explique parce que la narratrice file un mauvais coton, elle est tristoune de la vie qu'elle mène, le glamour n'est plus, elle est de plus en plus amère de ses choix et ne cesse de penser aux êtres aimés qu'elle a perdus. La mort de son amie Emily va précipiter son malaise, car notre beauté fatale rêve d'amour, de bébé et de mortalité, tout ce qu'il ne lui est plus possible d'obtenir. Inversement, Emily rêvait d'avoir la vie de Charlotte... et au milieu, il y a Jared Pierce Adam.
L'intrigue va nous réserver d'étonnantes révélations, avec un retournement de situation plutôt osé, mais pas très logique non plus. Je n'ai pas du tout adhéré à l'idée. Les personnages non plus n'ont pas réussi à m'émouvoir : impossible de m'apitoyer sur le sort de Charlotte, et Jared n'a aucune personnalité, il est creux et n'existe qu'à travers ses élans du coeur.
Non, finalement trop de mélodrame dans ce roman... c'est dommage. La couverture est très belle, le roman évoque un monde opulent et surréaliste, où règnent en maître la beauté et l'horreur. Néanmoins, l'amertume de la narratrice est devenue une litanie glaçante, qui finit par peser sur la lecture. 

LireEnVoChallenge Lire en vo - 4

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A la faveur de l'automne, 7 instants... en musique !

Allez, pourquoi pas ? La nouvelle Mrs Duchovny vient de m'en faire cadeau (un questionnaire où l'on parle des 7 occupations qui rythment l'automne... et en musique, s'il vous plaît !).

  • First of all, THE HUNGER GAMES, naturally.
    Ma folie douce. Mon onguent. Ma crème. Mon addiction.
    Le genre de lecture qui me met en transe.
    La musique qui colle à ces livres : Uprising de Muse (forcément) :

    mais aussi Blow me away de Breaking Benjamin / Little bird par Imogen Heap / et Breathe me de Sia :

  • Les blogs anglais.
    Je ne passe pas une journée sans faire ma tournée des blogs anglais.
    On y retrouve souvent les mêmes livres, parce que les blogueuses en reçoivent énormément de la part des maisons d'édition. Donc, pas de grande originalité dans les propositions, mais il est encore possible de dénicher des découvertes.   
    Grâce à eux, j'ai enrichi ma collection de séries, qui sont venues grossir mes piles de livres à lire.
    Mais promis, j'ai décidé de me sevrer. (Ahem)

    # musique : Lisa Mitchell - Coin Laundry

  • Le thé.
    A la base, je suis une grande buveuse de cappucino.
    Et pourtant, cet automne me voit boire des litres de thé. Ma dernière préférence a été pour le rhubarbe-vanille que j'ai hélas liquidé en moins de deux.
    Dammann Frères, j'arrive !

    # musique : Emily Jane White - Victorian America

  • le tout nouveau disque de -M-. Dans son coffret collector, bien évidemment.

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      Euh, j'en ai déjà parlé... mais :

      J'aiMe le Monde de -M- !

      # musique : M - Le Roi des Ombres

  • Chaque année, à la même saison, j'ai la manie de ressortir mes disques de Juliette et je les écoute en boucle (la fille et son père n'en peuvent plus et crient pitié), mais que voulez-vous, une chanson comme A voix basse, c'est un peu moi, un peu vous aussi ...

Je délivre
De leurs livres
Des héros ou des vauriens
Qui surgissent
M'envahissent
Se vautrent sur mes coussins
(...)

Pour mon malheur, je lis beaucoup
Et c'est risqué, je le sais bien,
Mes hôtes peuvent aussi être fous
Ou dangereux, ou assassins
(...)

Je pourrais bien cesser de lire
Pour qu'ils cessent de me hanter
Brûler mes livres pour finir
Dans un glorieux autodafé
Mais j'aime trop comme un opium
Ce rendez-vous de chaque nuit
Ces mots qui deviennent des hommes
Loin de ce monde qui m'ennuie.

  • avoir le coeur gros en pensant à Patrick Swayze et revoir le film Dirty Dancing ... se rappeller combien ce film a été important, le faire découvrir à ma fille et se surprendre à réciter par coeur les répliques (sic) et se refaire la BO parce qu'elle donnait envie de danser, et parce que tout ça vous donne un sentiment que la vie, bah mon vieux, ça file vite et autant en profiter au maximum. :/   

    -) lire les billets de Flannie et rire de s'y retrouver...

    # musique : Dirty Dancing Movie Soundtrack - She's like the wind / Hungry Eyes

  • les vampires et autres créatures fantastiques  Pure Imagination
    mes choix de lecture varient, ce n'est pas uniquement l'effet d'une mode, c'est l'envie du moment, je ne lis pas tout le catalogue de la bit-lit ou de l'urban fantasy non plus, je suis curieuse, tout simplement.
    d'ailleurs, le tic-tac a commencé, bientôt l'heure des retrouvailles !
     
  • # musique : Lykke Li - Possibility

    A mon tour, je file le cadeau empoisonné à : 

    mle jteferaidire  - Mirontaine  - Lili Oregane  - Francesca  - Anne Ferrier  - Camille fantasme

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Le Goût des Mots

Les mots nous intimident. Ils sont là, mais semblent dépasser nos pensées, nos émotions, nos sensations. Souvent, nous disons : "Je ne trouve pas les mots." Pourtant, les mots ne seraient rien sans nous. Ils sont déçus de rencontrer notre respect, quand ils voudraient notre amitié. Pour les apprivoiser, il faut les soupeser, les regarder, apprendre leurs histoires, et puis jouer avec eux, sourire avec eux. Les approcher pour mieux les savourer, les saluer, et toujours un peu en retrait se dire je l'ai sur le bout de la langue - le goût du mot qui ne me manque déjà plus.
Philippe Delerm

Le Goût des Mots est une collection chez Points dirigée par Philippe Delerm. Cette présentation indique déjà son orientation. Je ne connaissais pas, peut-être parce que je ne suis pas lectrice de ce genre d'ouvrages. Et puis l'occasion m'a été offerte de feuilleter deux exemplaires, celui de Jean-Loup Chiflet : 99 mots et expressions à foutre à la poubelle, dans lequel oui, nous sommes tous épinglés car nous avons tous des tics de langage et nous employons tous ces vilains mots (et expressions), flous, vagues, creux et inutiles, qui polluent, qui irritent. L'auteur se place entre le donneur de leçons et le pédagogue avisé, j'ai applaudi son exaspération contre l'expression : que du bonheur ! par exemple, j'ai gigoté du popotin, mal à l'aise, de trouver ci ou là des entorses dont je m'avoue coupable, voui... mea culpa, toutefois j'ai aussi trouvé l'ensemble persifleur et un brin cynique, sans compter cet extrait qui m'a fait dresser les poils sur les bras :

[ disjoncter / péter une durite ] Une durite ? C'est tout simplement (j'explique pour les filles) un de ces nombreux tuyaux en caoutchouc qu'on trouve dans un moteur et destiné entre autres à acheminer un liquide de refroidissement.
Quant aux intellectuels, je leur conseille de lancer la mode du péter une dentrite, la dentrite étant au cerveau, comme chacun sait, même les filles, ce que la durite est au moteur.

Vous jugerez comme bon vous semble.

Par contre, je ne lpeux que vous conseiller l'excellent livre de Marianne Tillier : Les expressions de nos grands-mères, dans son édition collector agrémentée de 20 nouvelles expressions. J'ai adoré ! C'est un vrai plaisir de fouiller dans ces pages et d'y retrouver un florilège d'expressions souvent entendues lorsque j'étais petite fille (et encore maintenant !). Mais apprendre leurs origines, parfois comprendre ce que certaines signifient, a donc été un pur régal.

On trouve vraiment des expressions poétiques et pleines d'humour, quelques exemples : Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée  -  La beauté ne se mange pas en salade.  -  On dirait le bon Dieu qui vous descent en culotte de velours dans l'estomac.  -  Quand les andouilles voleront, tu seras chef d'escadrille.  -  Je te demande pas si ta grand-mère fait du vélo.  -   Crotte de bique à roulettes !  -  Ta bouche, bébé, t'auras une frite !  -  Un petit rien bordé de jaune  -  Tu la craches, ta Valda ?  -  Tu deviendras quelqu'un si les petits cochons ne te mangent pas.  -  Baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur !

A également été picoré par Cathulu    

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Ma devise, coûte que coûte :

Les mots sont, les mots font, les mots disent
Les mots coulent, les mots roulent sur un fil
Moi, je laisse ces microbes, ces missiles
Aux bavards, aux poètes si possible
...

Posté par clarabel76 à 13:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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