07/09/18

Pas facile d'être une fille facile, d'Anna Premoli

Pas facile d'etre une fille facileFraîchement débarquée à New York, Jordan Walsh décroche exprès un job de serveuse à la cafétaria qui fait face à l'hôpital. La jeune femme est ravissante, elle possède un physique avantageux dont elle n'hésite pas à jouer, elle a aussi un caractère optimiste et enjoué. Un vrai rayon de soleil. Oui, franchement, on craque pour elle ! Pourtant, Jordan est loin d'être une blonde vaporeuse et idiote. Si ses intentions affichées sont de rencontrer et épouser un riche médecin, c'est aussi pour soigner sa maman malade. Mais le premier jour de son boulot, elle s'effondre aux pieds de Rory Pittman, médecin des urgences, et est opérée de l'appendicite. Rory est très beau, charmant et n'ignore rien du plan de carrière de Jordan... car Rory est un électron libre : il est trop jeune et déjà fiancé. S'installe donc une connivence délicieuse entre le docteur et sa patiente, pleine de taquineries, de virées romantiques, de tendresse et d'humour. C'est adorable. Il n'y a aucune ambiguïté entre eux - caramba - et c'est ce qui rend leur relation formidable. C'est seulement lorsque Jordan va enfin dégoter la perle rare que l'attitude de Rory va vaciller. Notre docteur glamour va se montrer distant, capricieux et blessant. Jaloux ? À ce stade, inutile de préciser que la lectrice a des yeux de merlan frit et sent son petit cœur tout mou battre la chamade. Cette lectrice, c'est moi. Totalement conquise et gâteuse. Savourant avec gourmandise cette comédie débordante de peps et de légèreté. Les personnages sont justes et très attachants. Jordan est une héroïne extraordinaire : audacieuse, fantasque et généreuse. J'ai adoré la complicité entre Rory et elle, naturelle et directe. Tous deux ont beaucoup à partager et vont améliorer leur vision de la vie, ce qu'ils attendent et espèrent. Pas besoin de vous faire un dessin. La lecture est entraînante, elle inspire joie et bonheur. J'ai pleinement succombé à son sortilège et j'espère que d'autres romans d'Anna Premoli seront traduits et publiés en VF ! ♥ Gros big-up pour Mme Eliza et Casey (la bibliothécaire). 

Lj (16 mai 2018) * Traduction d'Alexandra Teissier

 

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


06/09/18

La dernière confidence d'Hugo Mendoza, de Joaquín Camps

LA DERNIÈRE CONFIDENCE D'HUGO MENDOZAVictor Vega, professeur de littérature à l'université, est en pleine galère : lourdement endetté auprès de la mafia russe, il doit également répondre des accusations de viol lancées par une étudiante. La proposition de son amie Ana Cifuentes est donc pour lui une formidable aubaine : contre une forte rémunération, il doit certifier l'authenticité des manuscrits de son mari décédé.
Hugo Mendoza a en effet écrit un premier roman au succès retentissant, mais peu de temps après l'homme a disparu en mer. Depuis deux ans, chaque 3 décembre, sa veuve reçoit une boîte à chaussures contenant un roman inédit qu'elle publie à titre posthume. Mais Ana est saisie d'un doute car elle s'imagine que Hugo est toujours en vie, planqué quelque part, et demande à Victor de tracer l'origine des manuscrits.
Notre homme accepte de relever le défi, passionné par la vie de l'écrivain et par ses romans, et s'installe dans le studio de Hugo Mendoza, dans un petit quartier de Madrid. Très vite, pourtant, il comprend que son enquête dérange mais ne se laisse nullement intimidé. Au contraire. Victor persiste et entraîne dans sa course sa fidèle amie Paloma, une belle plante obèse qui ne porte que des survêtements moulants, mais aussi une jeune nonne férue d'informatique, surnommée sœur Clavier, et Bea, la frangine sexy et rebelle d'Ana Cifuentes.
Quand on a entre les mains ce gros roman de 650 pages, on frémit d'impatience à l'idée de monter à bord, espérant un embarquement immédiat pour une aventure ébouriffante. Le ton est immédiatement donné : on a du suspense, de la dérision et de l'humour, ainsi que de folles péripéties, un rythme endiablé, des personnages cocasses, d'autres plus pernicieux, des chausse-trappes à foison et moults rebondissements en tous genres.
En gros, on ne s'ennuie pas une seconde et on dévore ce bouquin à la façon d'un Harry Quebert picaresque et flamboyant. Et ça roule sur la langue, ça croque sous la dent, ça vous tient en haleine du début à la fin. Je n'avais rien anticipé, j'avais élaboré mille théories, j'ai coulé à pic. Que dire ? Cette lecture est captivante ! J'ai beaucoup aimé. Et je recommande.

Presses de la Cité, 2018 - Traduit par Claire-Marie Clévy

 

Posté par clarabel76 à 17:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Les proies du lac, de Kate Watterson

Les proies du lacBryce Grantham pensait se ressourcer dans le calme du chalet familial, à Loon Lake, dans le Wisconsin, pour terminer l'écriture de son roman, profiter de la fraîcheur de l'arrière-saison, prendre quelques verres au bar...
Un soir, il rencontre une étudiante qu'il accepte de dépanner en la raccompagnant chez elle. Le lendemain, voulant lui rendre son téléphone qu'elle aurait oublié dans sa voiture, il comprend que quelque chose de grave est arrivé à Melissa : traces de sang, meubles renversés, la jeune femme est introuvable.
Il alerte la police sans se douter que les enquêteurs sont déjà à cran : cette disparition s'ajoute à une série de plus en plus inquiétante. À leurs yeux, Bryce Grantham cumule les détails troublants et devient le suspect idéal. Soit l'homme est victime d'un engrenage infernal, soit c'est un manipulateur redoutable.
Seule Ellie MacIntosh refuse de tirer des conclusions hâtives. Par contre, elle n'ose pas encore l'admettre, mais elle est en train de tomber sous le charme de cet homme très séduisant...
Bien que de facture classique, le roman est assez saisissant à lire et offre même quelques frissons tant l'intrigue tient en haleine, avec son rythme soutenu, qui donne envie de tourner les pages vite, très vite, pour connaître le dénouement.
J'ai également beaucoup aimé l'ambiance automnale de cette campagne isolée, en bord de lac, avec des personnages dont on ignore encore s'il faut donner du crédit ou pas à ce qu'ils prétendent être (chasseur et proie se livrent un cache-cache angoissant).
En somme, c'est classique et efficace. L'auteur a depuis continué sa série, cf. Parmi les cendres & Secrets enterrés, je ne vous cache pas que cela me réjouit particulièrement ! Une bonne pioche, sans surprise.

Traduit par Valérie Malfoy pour les éditions Presses de la Cité - repris en poche chez 10 x 18 (Domaine Policier), 2015

Résultat de recherche d'images pour "les proies du lac presses de la cité"

 

Les huit montagnes, de Paolo Cognetti

les huit montagnes

Pietro et Bruno ont onze ans quand ils se rencontrent à Grana, dans la vallée d'Aoste. Bruno est berger, Pietro en vacances avec ses parents. Tout les sépare mais les garçons ont beaucoup à partager : l'un la lecture, l'autre la nature. Entre eux aussi, viennent s'immiscer les longues randonnées dans les montagnes animées par le père de Pietro. Mais les années passant, le garçon va se lasser des virées alpines, s'éloigner de Grana et rompre le lien filial. Après la mort du père, Pietro a 31 ans et retourne sur les terres de son enfance pour la première fois depuis longtemps. Héritier d'un lopin de terre, il retrouve Bruno, devenu maçon, pour construire ensemble une petite maison. Leur amitié est sans faille, entretenue par ses parents en toute discrétion. Pietro se rend compte également du chemin parcouru, du père qu'il connaissait à peine, de la complicité établie entre Bruno et lui. La réalité est douce-amère et pourtant vivifiante, car à aucun moment on ne ressent d'animosité au sein de cette histoire. Elle s'écoule paisiblement, décrit la vie avec ses hauts et ses bas, révèle ce qu'on chuchote et met à plat les relations de famille, d'amitié et d'amour. C'est pur. Simple et poétique. J'ai découvert un roman, savouré une ambiance, apprécié chaque intonation d'Emmanuel Dekoninck, voyagé et rêvé. La fin est poignante, mais inéluctable. Une belle rencontre, vraiment.

©2016 / 2017 Paolo Cognetti / Éditions Giulio Einaudi, Turin / Éditions Stock, tous droits réservés. Traduit par Anita Rochdy (P)2018 Audiolib

Posté par clarabel76 à 09:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

05/09/18

Lumière noire (D. D. Warren 8), de Lisa Gardner

Lumière noireUne jeune femme entre dans un bar et commence à boire plusieurs verres en séduisant les hommes de passage. Grisée par l'alcool, elle accepte de suivre un inconnu mais tombe dans un traquenard... dont elle échappe en brûlant le corps de son kidnappeur. La police réalise alors qu'elle fait face à Flora Dane - une survivante ayant passé 472 jours de séquestration auprès de son tortionnaire. Depuis, celle-ci suit une thérapie et traque les prédateurs en faisant sa propre justice. Le commandant D.D. Warren est perplexe et rencontre le docteur Samuel Keynes, victimologue de son état, pour cerner sa personnalité. Peu de temps après, la mère de Flora avertit la police que sa fille a de nouveau disparu. Son appartement est pourtant verrouillé, mais nulle trace de la jeune femme. Le suspense monte d'un cran et l'enquête s'intensifie. Même si elle est en restriction d'activité en raison de sa blessure (cf. À même la peau), D.D. Warren est dopée à l'action et ne se résoud pas à demeurer dans son bureau, encore moins à déléguer. Et pendant que l'enquêtrice se débat avec ses soucis, le lecteur est dans la confidence du calvaire que vit Flora Dane... et pire encore, on replonge dans son passé pour découvrir sa relation ambivalente sous l'emprise de son agresseur. Tout ça est très, très perturbant. Non seulement on avance dans l'histoire avec la chair de poule, mais on est assailli par le doute, l'horreur et l'angoisse. Je n'ai pas suivi la série donc je découvre au pif un épisode avec une héroïne récurrente, pas facile pour se familiariser, mais cela reste une bonne pioche et une invitation à fouiller davantage dans les romans de Lisa Gardner. C'est noir, c'est prenant (un peu facile dans la dernière ligne droite) mais ça tient en haleine de bout en bout.

©2016 / 2018 Lisa Gardner, Inc. / Éditions Albin Michel. Traduit par Cécile Deniard (P)2018 Audiolib

 

Posté par clarabel76 à 16:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


La Reine du bal (Laurie Moran 4) de Mary Higgins Clark & Alafair Burke

La reine du bal

Au cours du prestigieux gala du Metropolitan Museum of Art de New York, une riche donatrice fait une chute mortelle du toit de l'immeuble. Ses héritiers soupçonnent son amant - un jeune coach sportif dévoré d'ambition - mais l'enquête tombe à plat. Trois ans plus tard, l'équipe de Laurie Moran, la célèbre productrice de l'émission Suspicion, met les projecteurs sur ce mystère pour leur prochain prime-time. Moralement, la jeune femme est au plus bas : ses déboires sentimentaux submergent ses pensées. Déjà éprouvée par la perte tragique de son mari, Laurie avait trouvé du réconfort auprès d'Alex... mais leur relation est dans l'impasse depuis qu'il a quitté les studios et dédié son temps à sa carrière en s'installant à Washington. J'avoue que j'ai écouté cette histoire sans grande passion, mais sans désintérêt non plus. Je savais dans quoi je m'embarquais, donc je n'étais pas déçue. La lecture est classique, prenante sans être stressante. Une mise en scène sans surprise, mais efficace. Par contre, les atermoiements amoureux de Laurie sont naïfs et risibles. Cela n'apporte rien, je n'ai pas trouvé qu'ils rendaient les personnages plus attachants ou concrets. Sans ces détails, la série est distrayante à écouter. Elle n'enflamme sans doute pas l'imagination mais offre un passe-temps agréable de quelques heures...

©2017 "Every Breath You Take" / Éditions Albin Michel. Traduit par Anne Damour (P)2018 Audiolib

Selfies (Les enquêtes du département V #7) de Jussi Adler-Olsen

selfiesL'ambiance n'est plus à la fête au Département V qui est menacé de fermeture ! Carl ne décolère pas et reproche à Rose de délaisser son travail en multipliant ses frasques et caprices. Assad cherche à intervenir et veut amadouer le caractère renfrogné de son chef... mais trop tard. Rose claque la porte du service et disparaît de la circulation. En vrai, on la sait au plus mal. Son moral est sur la tangente, ses démons du passé la saisissent à la gorge. La jeune femme est internée de toute urgence et parle de mettre fin à ses jours. Assad et Gordon sont effondrés, tandis que Carl comprend qu'il a dépassé les bornes. Cherchant à faire bonne figure, il fouille dans ses dossiers et relève l'enquête d'un ancien collègue qui n'aurait jamais abouti à une conclusion... sans se douter que l'actualité criminelle viendrait y faire écho. Un chauffard est en train de semer la zizanie dans les rues de Copenhague, visant des jolies jeunes femmes fauchées dans la rue. En fait, le lecteur connaît déjà  le coupable : une fonctionnaire des services sociaux, devenue aigrie et amère par son travail, qui se lance dans une vendetta en apprenant qu'elle est gravement malade. Ses cibles sont toutes indiquées : trois nanas sans cervelle, vivant du système et rêvant de gloire et d'argent facile. Elles font aussi des plans insensés mais vont se confronter à leur conseillère détestée. L'histoire est poignante, glauque, pathétique mais captivante. L'auteur impose son rythme et embarque son lecteur dans un enchaînement de circonstances fort sinistres. Certaines révélations sont explosives (concernant Rose) et doivent impérativement être réutilisées dans la suite de la série ! À savoir pour quand... ? Le prochain roman de Jussi Adler-Olsen - L'unité Alphabet - n'a strictement rien à voir avec l'équipe du Département V. Mais il me tarde... il me tarde.

©2014 / 2017 Jussi Adler-Olsen / Éditions Albin Michel. Traduit par Caroline Berg (P)2018 Audiolib

Posté par clarabel76 à 14:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Promesse (Les enquêtes du département V #6), de Jussi Adler-Olsen

promesse jussi adler olsenJ'avais négligé injustement la série de Jussi Adler Olsen, non par désamour, mais simplement parce que je trouvais la qualité des épisodes inégale. Au temps pour moi ! J'ai apprécié mes retrouvailles car ce tome 6 est très, très bon : prenant, captivant, admirablement ficelé. Je l'ai quasiment écouté d'une traite ! On replonge dans un univers qu'on croirait avoir quitté la veille - on ne s'éparpille pas et on ne prend pas des heures à replacer le contexte - donc c'est parfait.

Petit coup d'œil dans les sous-sols du département V : l'ambiance est tendue, les dossiers s'accumulent, Carl est d'humeur bougonne quand il reçoit le coup de fil d'un flic à la retraite lui demandant d'éclaicir une vieille enquête (la mort d'une jeune fille abandonnée en pleine nature). L'homme lui raccroche au nez puis se suicide mais Carl est désormais harponné et réalise combien cette affaire avait viré à l'obsession (le type avait sacrifié sa carrière et sa vie de famille pour la résoudre, aujourd'hui les rancœurs sont tenaces). En parlant famille, Carl aussi est dans la panade : le récent décès de son cousin, exilé en Thaïlande, réveille la rumeur de sa complicité dans la mort de son père. Le chef du département V redoute ses funérailles et les regards suspicieux de ses proches. Bref. Occuper ses esprits sur un nouveau cold-case tombe donc à pic. Toute l'équipe s'envole pour l'île de Bornholm, ignorant encore que leurs pas vont les conduire vers une secte où sévit une femme maladivement jalouse qui n'hésite pas à éliminer toutes ses rivales potentielles.

Je me répète, mais la lecture a été palpitante à écouter, en plus de proposer une intrigue riche en suspense et rebondissements ! Cela m'a motivée pour poursuivre la série. Franchement top. 

©2014 / 2016 Jussi Adler-Olsen / Éditions Albin Michel. Traduit par Caroline Berg (P)2017 Audiolib

 

Posté par clarabel76 à 14:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Les Nuits de la Saint-Jean (Meurtres à Sandhamn 3), de Viveca Sten

Les Nuits de la Saint-JeanDans ce troisième épisode, on plonge dans une ambiance où l'on retient son souffle sous le coup de l'émotion : une adolescente a disparu en pleine nuit et, malgré tous leurs efforts, les policiers n'ont jamais retrouvé sa trace et n'ont pas l'ombre d'une piste. Quelques mois plus tard, des restes humains vont finalement être déterrés dans la forêt et plomber le moral des troupes. 

Nora Linde, de retour sur l'île de Sandhamn, tente de faire le point sur son couple (oubliez la jeune femme opiniâtre de la série TV, la Nora des romans est à fleur de peau...). On se prend en pleine face sa détresse et on compatit, même si on a envie de la secouer en hurlant contre Henrik. De son côté, Thomas Andreasson a revu son ex-femme pour évoquer leur passé et, enfin, évacuer leurs vieux démons. 

L'enquête criminelle est donc conduite en marge de ces considérations domestiques, familiales ou sentimentales mais n'est jamais totalement oubliée. Cette fois, Viveca Sten s'inspire des romans de sa compatriote (Camilla Lackberg) et glisse en flashback des chapitres du passé racontant l'enfance d'un garçon opprimé par un père violent. On se doute que cette information va entrer en collision avec le présent, en attendant on savoure les retrouvailles (les personnages nous sont familiers mais gagnent en épaisseur). Le cadre de Sandhamn grouille de charme et d'exotisme.

En bref, ce n'est pas le meilleur épisode de la série - la lecture est moins captivante et davantage touchante. En tout cas, rien de rédhibitoire pour poursuivre sa découverte ! Juste la narration faite par Raphaël Mathon d'une tristesse proche de la déprime...

©2010 / 2015 Viveca Sten / Éditions Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (P)2018 Audible Studios

La femme secrète, d'Anna Ekberg

La femme secrèteLouise mène une vie tranquille sur une petite île danoise, auprès de son amant, Joachim, un écrivain de dix ans son aîné, quand débarque un bel homme, dans un costume élégant, qui prétend être son mari. Serait-elle Helene Söderberg, cette épouse disparue sans crier gare, laissant derrière elle deux enfants et une entreprise familiale prospère ? Petit à petit, Louise se raisonne et consulte des médecins pour recouvrer la mémoire. Parallèlement, Joachim refuse d'être quitté par la femme qu'il aime et mène sa propre enquête pour découvrir la vérité sur l'énigmatique Louise Andersen.
Les premiers pas de l'histoire sont simples mais efficaces. Sont convoqués suspense, non-dits, rebondissements, meurtre... On a donc du lourd, du bon, du poignant. J'étais tout de suite intriguée et curieuse d'avancer plus loin. Et puis, patratas...
Les révélations deviennent sordides - limite nébuleuses et choquantes. L'histoire part dans tous les sens et vire au glauque. L'auteur emprunte des chemins biscornus et brandit de sa sacoche des éléments nouveaux qui ne ressemblent plus à rien. Les personnages sont... bizarres. C'était comme être spectatrice d'un drame en plusieurs actes, sans la moindre émotion. Juste du détachement. C'est froid, distant. Je m'attendais à mieux, d'où ma déception.
Lecture correcte de Juliette Croizat pour Lizzie.

10/18 - Traduit par Hélène Guillemard

©2018 Lizzie - Lu par Juliette Croizat (durée : 14 h 30 env.)