02/02/07

Quinze jours en juillet - Nicolle Rosen

quinze_jours_en_juilletClaire est la nouvelle petite amie de Marc.
Marc était marié à Blanche, qu'il a quitté pour Irène, l'ancienne femme de Clément, son meilleur ami, qui est devenu le compagnon de Blanche depuis quinze ans.
Marc et Blanche ont eu une fille, Mélanie, aujourd'hui âgée de 20 ans. Elle vient pour la première fois passer quinze jours de vacances en juillet à la Bastide, le point d'ancrage de Blanche, Clément et Marc.
Claire doit faire sa place, elle est scrutée par cette bande d'universitaires aux hautes idées sur la culture et l'intelligence, un peu en froid avec les préceptes bourgeois, etc.
L'observation des uns et des autres est pointue, attentive, couve des ressentiments, des non-dits. De là à penser que ce clan joue une mascarade, on n'en est pas loin !

"Quinze jours en juillet" passe au peigne fin les rapports tendus et complexes d'hommes et de femmes qui reproduisent depuis des années un mimétisme déconcertant, exigeant et menteur. Au centre de ce noyau, il y a le vrai-faux couple de Blanche et Marc. Ils se sont aimés, quittés mais ont continué d'être ensemble, introduisant quelques neutrons pour consolider cette osmose.
Cependant, le principe de Nicolle Rosen en donnant la parole aux trois femmes, Claire, Blanche et Mélanie, sur chaque chapitre et au fil des jours, permet de percer la façade des faux-semblants. Les sentiments sont mis à jour, annonçant un orage, on le souhaite. Il y a autour du personnage de Marc, un pastiche de roi soleil, des émulations émergentes, un avis de tempête qui peut tout bouleverser.
Il n'est honnêtement pas facile de s'attacher à cette bande, pourtant un fil invisible s'est embobiné autour du lecteur, le ligotant pour connaître la fin de l'histoire. On souhaite une issue radicale, on la veut de toutes nos forces. Pourtant il est difficile de détester les acteurs de cette mise en scène. On se surprend même à ressentir une amitié pour l'un ou l'autre. Les femmes ont un beau rôle, encore une fois, contre la fatuité masculine. Ce n'est pas un hasard si Nicolle Rosen a décidé de raconter une histoire par leurs regards.
"Quinze jours en juillet" devient ainsi un roman fascinant, un peu dérangeant, qui convie à pester, rager, rouspéter. Et pourtant l'attachement invisible à cette clique rend cette lecture feutrée et embarrassante d'attachement.

JC Lattès

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01/02/07

CASABLANCA figure parmi ces incontournables que tout être humain se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa courte existence ! Qu'on nous ressasse la scène mythique du couple Humphrey Bogart & Ingrid Bergman se séparant dans un aéroport, le brouillard aidant pour effacer les silhouettes et les larmes... Ce film recèle d'autres moments forts, d'autres scènes capitales et inoubliables ! Un couple immortel, dit-on.. Oui ! Quand Rick et Ilsa se rencontrent la première fois à Paris, ils vivent un amour fort et passionnel, mais les Allemands sont aux portes de la ville, Rick doit partir pour Marseille, Ilsa à ses côtés, mais la belle se défile à la dernière minute, ne lui laissant qu'une petite lettre d'excuse pour séparation. Tous deux vont se retrouver à Casablanca, en 41. Lui est désormais propriétaire du Rick's Café Américain, où l'on vient brûler sa fortune, boire du champagne et écouter jouer Sam au piano. Elle arrive avec son mari, Victor Lazlo (Paul Henreid), un échappé d'un camp de concentration, recherché par les Allemands, & grand chef de la résistance internationale. Rick seul peut les aider à quitter la ville pour Lisbonne, mais son amertume ronge son coeur, le rend cynique et blessé. Ilsa tentera de corrompre cet homme brisé, devenu peu scrupuleux en affaires. Mais le passé encore trop présent ne peut laisser insensible les deux amants.
Un film en noir & blanc, retravaillé par les studios pour une qualité d'images soit-disante meilleure. CASABLANCA est difficilement résumable en quelques lignes, il y a dans le film plusieurs liens qui se nouent, serrent l'intrigue et rendent l'atmosphère de plus en plus palpitante. Le sursaut d'idéalisme de tous les réfugiés qui entonnent "La Marseille" au nez des soldats allemands reflète la volonté hollywoodienne de polir l'acte de résistance contre la barbarie dans cette Amérique de 1943. Sentimental ou pas, Bogart à lui seul attire tous les feux de la rampe. Mais comme est belle, élégante & raffinée Ingrid Bergman ! Vous vous surprendrez à murmurer "You must remember this", la ritournelle du film ...
Un film aux 8 Oscars !

vu en février 2005

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La voix - Arnaldur Indridason

la_voixDans un grand hôtel de Reykjavik, le corps du Père Noël a été retrouvé mort poignardé. Cet homme était en fait le portier et portait accessoirement le costume rouge pour le goûter d'enfants organisé par le directeur. Il logeait depuis des années dans un cagibi dans les sous-sols de l'établissement, ne faisait pas de vagues et pourtant son sort semble ne préoccuper personne. Voilà une chose qui intrigue le commissaire Erlendur, s'installant au coeur de l'hôtel pour mieux enquêter, fuyant également l'esprit des fêtes qui galope autour de lui.
Erlendur cherche, questionne, s'interroge. Il découvre que le mort n'était pas celui qu'on pensait, qu'il était une vénération dans sa jeunesse, et que son passé peut donc figurer parmi l'élément clef de son homicide.
Comme toujours, les fouilles d'un autre temps permettent d'alimenter l'intrigue présente. On croise, cette fois, les ombres des sévices entre un père et un fils, un harcèlement moral et une récente enquête sur laquelle travaillent ses collègues et qui fait étrangement écho à ce meurtre inquiétant.
Arnaldur Indridason a été révélé grâce au succès époustouflant de "La femme en vert" et il confirme avec "La voix" son incroyable potentiel à mener son lecteur dans des chemins troubles, boueux et glauques. Sa maîtrise de la trame policière est impressionnante, jamais ennuyeuse car les rebondissements surgissent très facilement. L'intérêt est maintenu du début à la fin. A cela, s'ajoute le charisme des personnages, Erlendur et ses inspecteurs, plus les silhouettes d'Eva Lind, qui tente de surmonter le trauma de la perte de son bébé, et du frère d'Erlendur (un drame dans l'enfance qui continue de hanter le commissaire). C'est en bref un roman noir et policier très haletant, où l'ambiance oppressante côtoie l'opacité des âmes humaines. En étant à la fois sinistre et émouvant, ce genre de roman vous aggrippe pour ne plus vous lâcher avant la dernière page.

Métailié

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31/01/07

Pour débuter en lecture

Aux demandes des mamans qui ont un enfant de 6/7 ans comme Miss C., je suggère ce petit livre pour les aider à débuter dans la lecture d'un roman tout seul, comme un grand :

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Ok, il s'agit d'une collection plus ciblée "filles", mais il existe dans le même style Les aventures de Téo . C'est donc sous un petit format que se présente cette histoire, assez condensée pour ces lecteurs débutants (oui, 44 pages, ça commence à faire "sérieux" !). Mais c'est richement illustré (et c'est drôle), le texte est simple, au vocabulaire très abordable, et le propos de l'histoire tient la route. Au sujet de La fièvre du mercredi après-midi, la petite Pom débarque pour la première fois dans un cours de danse classique et se sent paralysée par la timidité et le manque de confiance. Heureusement sa poupée Zaza et un dénommé Amédée, ancien rat de l'opéra, vont lui donner le cran de se jeter sur la piste.

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C'est simple, efficace. Cela donne un sentiment de fierté à votre enfant : aaaah ! un livre comme un grand qu'il peut enfin lire tout seul, sans personne ! ... :-)  Je conseille pour les petits lecteurs gourmands et curieux. Chers parents, vous obtiendrez ceci :

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Je peux lire seule ! 

* La fièvre du mercredi après-midi  par Didier Lévy & Thomas Baas *

... avec un clin d'oeil sympa à un certain film des années pattes d'éph' ...

Tourbillon

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Mercredi, jour des enfants

Bon allez, en guise de clin d'oeil facétieux à Laure, Miss C. présente avec malice :

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C'est donc l'histoire d'un couple impossible : une petite fille Rita et son chien Machin qui ne porte pas de nom. Ces deux-là sont inséparables. Les coups pendables, ça les connaît bien. Farceurs, coquins, attachants et taquins ... Rita et Machin sont vraiment une paire indécollable.

Mais pour aller à l'école, Rita doit écouter sa maîtresse : pas de doudou en classe. Cependant, Machin n'est pas un doudou, alors pourquoi ne pas le camoufler dans le cartable, bien au chaud et où ça sent bon le goûter, les chaussons de danse et les bonbons mâchouillés. Oooh, mais on devine que ce sacré Machin ne va pas en rester là. Il faut bien se dégourdir les pattes dans la vie ?!...

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Personnellement j'apprécie beaucoup cette série par Jean-Philippe Arrou-Vignod et Olivier Tallec où les héros sont une petite fille et son chien. Cela permet de dédramatiser l'enfant unique en lui démontrant qu'un compagnon à quatre pattes est aussi un ami trèèès fidèle, un polisson capable de suivre ou d'entreprendre d'étonnantes aventures ! Ok, Machin est un chien particulier, jamais raisonnable, un peu trompeur et magouilleur... mais voyez ceci :

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N'est-il pas irrésistiblement drôle, ce Machin là ?!!!

* Rita et Machin à l'école, par Jean-Philippe Arrou-Vignod & Olivier Tallec *

Une collection particulièrement divertissante et hilarante, destinée pour tous ! !

Gallimard jeunesse

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30/01/07

Monsieur Dick ou le Dixième livre - Jean Pierre Ohl

edwin_drood_2Une fois n'est pas coutume, je reprends la présentation de l'éditeur :

Le narrateur, François Daumal, nourrit une passion exclusive pour Dickens. Il est hanté par le désir de connaître la fin que prévoyait de donner le grand écrivain à son ultime roman, Le Mystère d'Edwin Drood, dont l'inachèvement a suscité jusqu'à nos jours un déluge d'hypothèses parfois délirantes. Mais Daumal a un rival, en la personne de Michel Maugematin, qui poursuit la même chimère... Sous le regard d'un vieux libraire mystérieux, M. Krook, le deux jeunes gens se livrent à un duel acharné, qui se prolonge sur le terrain amoureux. Les énigmes se multiplient, les rebondissements emportent le récit d'une époque à l'autre sur un rythme effréné, en compagnie de personnages extravagants dignes de Miss Havisham ou de Mr Pickwick. Lequel des deux jeunes hommes découvrira le secret d'Edwin Drood ?

Ce livre est particulièrement réjouissant, surtout pour quelques passages savoureux, qui concernent la passion dévorante du narrateur pour un certain Dickens, sa rencontre avec le libraire Krook et un autre maniaque de l'écrivain anglais, Michel Mangematin. Ces trois-là nous ouvrent une voie royale sur la folie qu'engendre les livres, la littérature et le pouvoir des mots sur un lecteur exalté. Il met au pas la conviction absolue, l'exigence littéraire et permet ainsi de batifoler sur la confusion passionnante entre la fiction et la réalité. Pas de gros discours, la présentation de l'éditeur place le décor. Sachez, toutefois, que vous allez buter sur les premières pages, concernant l'enfance du narrateur, mais elles permettent d'expliquer comment le narrateur a rencontré Dickens. Tout un programme, franchement fascinant, qui invite à explorer davantage Copperfield, Bleak House, Pickwick Club, et un mystérieux Edwin Drood !... Amateurs ou avertis, tout confondus, trouveront leur bonheur !

Gallimard

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29/01/07

En poche ! #2

"Elle nous nourrit de galettes. C'est sa façon à elle de donner de l'amour." C'était la devise de Karine Fougeray, bretonne d'une quarantaine d'années, dont le 1er livre va enfin paraître en poche :

les_galettes_rectoles_galettes_verso De l'amour, elle en donne  au cours de ces 14 nouvelles, toutes plus touchantes, drôles, attendrissantes, pitoyables ou cyniques. Karine Fougeray évoque sa Bretagne natale de long en large et en travers, par les portraits truculents des mémés et leurs coiffes blanches, des marins, des pêcheurs, des bonnes, des crustacés etc... J'adore ! Envie de fraîcheur, de truculence, d'espiéglerie ... adoptez vite ces héroïnes qui délirent car elles ont perdu leurs petites sur la plage, ce garçon qui ne peut décemment pas sortir avec une fille incapable de regarder un bulot dans les yeux, ou ce couple de vieux sur la plage, ce type pas du coin qui demande l'heure des marées, avec tout le côté : week-end en mer, appel des sirènes, les vieux amants de la Saint-Jean, etc... Ce livre, c'est une bonne bouffée d'air salin et marin, de cet air unique qu'on ne trouve qu'en Bretagne ! Là, l'auteur aime son pays et le lui rend sacrément bien ! C'est du bon produit, ce livre-là !!!

 

  • Vous connaissez Karine Fougeray sous sa Plume Salée  (un blog qui ne chipote pas et vous donne des couleurs ! miam !!!)

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Le corps de Liane - Cypora Petitjean-Cerf

le_corps_de_lianeCe n'est pas parce qu'on grandit parmi des femmes qu'on se sent forcément plus femme ! C'est le cas pour la petite Liane, âgée d'à peine 10 ans, qui vit seule auprès de sa mère Christine, sans rien savoir de son père. La même situation s'était produite pour la grand-mère Huguette, qui coule ses beaux jours à jardiner en Bretagne, où toute la troupe s'y retrouve chaque été. Dans la famille, on n'aime pas trop les hommes, on ne leur concède pas une place de choix. Pourtant, on n'en parle pas des heures non plus, on n'étale aucun souvenir, juste quelques vagues, et on s'interroge sur cet étrange enfant qu'est Liane, à poser trop de questions, à rédiger des listes dans ses carnets et à craindre de vomir en classe.
Un jour, elle rencontre Roselyne qui deviendra sa meilleure amie. Roselyne n'a pas une mère idéale, pourtant la jeune fille resplendit de douceur et de gentillesse. Très vite, elle trouve sa place chez Liane, où vient se greffer Eva, une jeune femme de ménage, un peu étourdie mais belle comme c'est pas permis. Elle aussi vit seule avec sa fillette, Armelle. Pas loin de cette tribu de femmes, il y a en marge l'épicier algérien dont le fils va en classe avec Liane et Roselyne.
Bref, que dire sans trop en dévoiler ?
"Le corps de Liane" figure, à mon goût, parmi ces lectures "sucre d'orge" où le plaisir ressenti s'étend en longueur, pas systématiquement à la première phrase, car c'est sur la durée qu'il dégaine une petite musique qui s'accroche à l'oreille. C'est une lecture bienfaisante, une lecture qui donne du bonheur (comme "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda ou "Mangez-moi" d'Agnès Desarthe). cypora_petitjean_cerf_4
Après un conte enchanteur et enchanté, Cypora Petitjean-Cerf continue d'émerveiller avec cette histoire sur la féminité et l'amour, où elle démontre avec élégance et sans maniérisme l'étendue de ces deux pôles qu'on cherche toutes à atteindre. Ce n'est pas rien si ce livre est dédié "aux mères et à leurs filles", car Huguette, Christine et Liane rassemblent en trois générations les affres de leurs conditions dues à leur sexe. Les personnages de Roselyne, Eva, Armelle et Lamia viennent apporter à leur façon une bouffée de fraîcheur qui perpétue le ravissement. C'est beau, c'est attachant. Au départ, elles sont toutes paumées, songeuses et s'isolent sans trop en dire, puis la richesse du roman viendra les confronter à s'ouvrir et se dire "des beautés". Il y a un superbe message dans ce roman, sur l'espoir, sur l'envie et ça vous donne un sourire jusqu'aux oreilles.
De belles lectures comme ça, personnellement je trouve que ça fait du bien et qu'on en a bien besoin de nos jours ! A recommander, chaudement !!!

Stock

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28/01/07

Instant de grâce

Si vous ne l'avez pas encore vu, il est temps de vous rattraper !

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27/01/07

Portrait d'une absente ~ Stéphane Jougla

Marie arrive dans l'appartement de Madeleine Evora pour le compte de son agence immobilière. Elle doit évaluer les lieux, pièce par pièce, malgré l'absence inexpliquée de la propriétaire. Et progressivement, Marie va se glisser dans la peau de cette femme, se fondre dans les lieux, passer une première nuit dans cet appartement vide, revêtir les habits de Madeleine, se parfumer, se coiffer, se maquiller comme cette femme... Imposture ou envie de changer de vie ? On hésite car lorsque Marie rencontre les amis de Madeleine, le couple d'Herbert et de Rita, ils vont eux-même la considérer en tant que Madeleine, jouant le jeu également ou ne faisant jamais montre d'être dupes. La comédie devient perplexe, accentuée par le retour de Théo, le compagnon de Madeleine, qui lui aussi fait mine d'aucune incrédulité. Alors, Marie est désormais Madeleine. Il y a juste Julien, le fiancé de Marie, qui téléphone et traite de folle la jeune femme. Il faut qu'elle rentre, qu'elle cesse ce jeu ridicule... Jusqu'où Marie / Madeleine va pousser l'imposture ? Y'a-t-il réellement substitution d'identité ? Qui est vraiment Marie, ou Madeleine ? Frise-t-on la folie ? Mais qui est réellement fou ? Marie, d'être une autre, ou Théo, Herbert et Rita, de la voir telle qu'elle est ?..

Dans "Portrait d'une absente", deuxième roman de Stéphane Jougla, il y a un étrange jeu de substitution, d'omission et de perversion qui se tisse au fil des pages. Le lecteur gagne en perplexité, fronce des sourcils et referme le roman avec effarement. C'est d'ailleurs assez ambivalent car l'héroïne semble lucide sur ce qu'elle fait, même si cette métamorphose gagne en puissance et fait grandir la jeune femme. Elle deviendra très vite prisonnière de son propre piège, déboussolée et perdant pied. "Portrait d'une absence" c'est donc tout l'art de la perplexité, de l'errance et d'un esprit fantôme qui semble flotter dans cet appartement. Irrévocablement.

lu en janvier 2005

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