22/08/09

mangamaniac #6

Five ~ shiori furukawa

five_4La fête de l'école touche à sa fin, le groupe des garçons et de la princesse a atteint son objectif, c'est donc quartier libre pendant toute une matinée. Hina, comme à son habitude, est bernée par la faute de sa naïveté et, encore une fois, Toshi vient à sa rescousse. Et c'est une partie de tennis, les opposant au président Yamachika et miss Nakagome, leurs ennemis, qui va nous tenir en haleine, pendant plusieurs chapitres, donnant lieu à des scènes fantasques et fantaisistes, où l'humour souvent sauve la mise. Néanmoins c'est un peu long aussi.
La fin du tome 4 apporte une révélation intéressante sur Nao, retenu en otage par une fiancée trop gourmande, mais en attendant on savoure, on s'ébaubit devant Toshi, toujours très classe, très gentleman, très séducteur. Sa relation avec Hina - la princesse - reste pour l'instant toujours (trop) chaste, en souhaitant de prochains balbutiements romantiques... j'espère !

kana, 6,25€

un petit extrait en anglais (en cliquant dessus, vous les verrez en plus grand format) le sens de la lecture est ici de gauche à droite, pour la sélection des pages (mais pas des bulles, car sens de lecture japonais !).

five_23five_24_25five_26

en sélectionnant les tags, vous suivrez mes lectures de cette série, toujours en cours de parution (nous en sommes au tome 4 tandis qu'au japon, le tome 11 vient de sortir). gné !

 

Posté par clarabel76 à 10:45:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


21/08/09

Journal d'un dégonflé ~ Jeff Kinney

Seuil, 2008 & 2009 - 224 pages - 9,95€
Traduit de l'anglais (USA) par Nathalie Zimmermann
titre vo : Diary of a Wimpy kid

journal_dun_degonfle_1Greg Heffley est un collégien de douze ans, ni beau ni moche, pas intello mais pas cancre non plus, pas du tout sportif, ni très drôle, donc pas populaire pour deux sous, mais il y travaille. Cette année scolaire sera placée sous le signe de la réussite, quitte à abuser de la crédulité de son meilleur ami Robert, gentil et naïf, mais franchement pas futé.
Les mois défilent à une bonne cadence et sont racontés dans ce carnet de bord, qu'il ne faut surtout pas appeler journal intime (c'est pour les nazes !). On y découvre sa vie de famille, entre un grand frère musicos et le petit dernier chouchouté par les parents, sa vie au collège qui n'est qu'une irrésistible série de coup bas mis en oeuvre par ce dégonflé qui s'ignore, ou qui ne s'assume pas.
Greg n'a qu'une idée en tête : devenir célèbre, s'afficher sur la page des favoris dans l'annuaire du collège. C'est ça ou rien.
L'histoire est ponctuée par des croquis d'une fausse placidité qui accentuent le comique de situation et soulignent l'absurdité et le cocasse des anecdotes. C'est la touche en plus, qui rend cette histoire drôle et très divertissante.
Journal d'un dégonflé est un roman en bd, comme il est écrit en couverture, le premier d'une longue série, qui m'a fait beaucoup rire.

 

*-*-*-*-*-*

Et déjà le deuxième volume est disponible !

journal_dun_degonfle_2bisGreg est soulagé de reprendre le chemin du collège, après avoir passé des vacances épouvantables. La cause : son grand frère, Rodrick. Il est dur et impitoyable avec lui, le fait chanter sans vergogne, et pourquoi ? Parce qu'il s'est passé un événement que Greg aimerait oublier, mais Rodrick sait tout et se fait un devoir de le lui rappeler.
Si l'humour du premier tome avait été une réelle surprise, accueilli avec une sensation de fraîcheur et de distraction plus qu'appréciable, ce tome 2 ne déroge pas à la règle et se veut également désopilant. Ce sont strictement les mêmes ingrédients qu'on retrouve : un pauvre type qui se débat avec lui-même pour ne pas finir crétin, et son meilleur ami pas mauvais pour deux sous, hélas mou du genou, mais c'est un brave garçon, je l'aime bien, surtout parce qu'il supporte son copain Greg sans réaliser combien il est malhonnête.
Et comble de tout, Robert a de plus en plus la côte auprès des filles, ce qui devrait servir d'exemple à Greg, le forcer à réfléchir pour changer d'attitude, mais un garçon de treize ans, ça reste un garçon de treize ans... ça réfléchira plus tard.
C'est probablement pour toutes ces raisons que les lecteurs plébiscitent les romans de Jeff Kinney, parce que le personnage de Greg Heddley n'est pas un héro conventionnel, et leur ressemble davantage. Il a ses qualités, ses défauts et ses failles. Et comme ce n'est pas un type extraordinaire, sinon qu'il est quelconque, limite odieux (mais la morale est sauve !), ses aventures ne peuvent que concerner la cible idéale des 10-12 ans (et plus).

 

le blog : http://journaldundegonfle.wordpress.com/

le site américain : http://www.wimpykid.com/

 

Posté par clarabel76 à 17:30:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

Brûlés par le désir ~ Johanna Lindsey

Editions J'ai Lu 1997 - 314 pages - 6,50€
Traduit de l'anglais (USA) par Nathalie Dallain
Titre vo : Love me forever

brules_par_le_desir_1L'Ecosse, le clan des MacGregor, un maraudeur prêt à tout pour sauver un château en ruines, bref j'en salivais d'avance. Et puis, plouf. Adieu l'Ecosse. Toute la clique rejoint la saison londonienne pour la chasse à l'épouse (riche, de préférence) car le chef du clan doit absolument renflouer les caisses désespérément vides (la belle-mère, devenue veuve, a pris la poudre d'escampette avec l'héritage de la famille).

Yan MacGregor est un type très, très grand, au charme dévastateur... mais c'est aussi un épouvantable coeur d'artichaut ! On le découvre au début amoureux éperdu d'une dénommée Megan, dont la beauté lui a fait perdre la tête, il y a un an elle était en chemin avec son fiancé lorsque l'Ecossais a commis la folie de la kidnapper pour la faire sienne. La belle a été sauvée, sa vertu restée intacte, elle est désormais l'épouse du duc de Wrothston, et c'est dans le manoir de Sherring Cross que Yan va déposer ses valises (car, ne le sait-il pas encore, mais il est un cousin éloigné du mari de Megan !).

Les retrouvailles s'annoncent chaudes, chaudes, chaudes.
Que nenni. Megan est une épouse fidèle, elle est insensible aux déclarations enflammées de l'Ecossais, en fait elle a pour projet de lui faire épouser la jeune Lady Kimberly Richards, priée par son horrible père de trouver au plus vite chaussure à son pied. Or voilà, d'après la description faite de la jeune fille, ce n'est pas une beauté ravageuse, elle a un beau sourire, elle est mince, presque trop grande, ses cheveux blonds couronnent de boucles un visage qu'elle juge plutôt fade, malgré d'immenses prunelles en amande d'un vert aussi pur que l'émeraude.

La première rencontre entre Yan et Kimberly est donc un Grand Moment. Lui fait son entrée comme un bourrin, et elle a la morve au nez (oui, oui) et s'essuie avec la manche de sa robe (erk) tandis qu'elle bave d'envie devant l'apollon qui s'offre à elle. Le laird est passablement dégoûté, d'ailleurs il n'a d'yeux que pour la très belle Megan, auprès de laquelle il conte fleurette sans tarder. La relation entre les promis n'en restera bien évidemment pas là, il y aura enfin du rapprochement, avec une nuit d'amour, la première, assez particulière (la demoiselle est tellement imbibée, trop de champagne bue durant une soirée, qu'elle croit rêver qu'un type se glisse dans son lit et la déflore sans le réaliser concrètement !). Eeek.

Yan MacGregor a maintenant opéré un virage à 180° puisqu'il est fou de lady Kimberly (coeur d'artichaut, vous dis-je) mais il tente une dernière entreprise auprès de Megan, en ignorant que sa promise est témoin de la scène. Dé-goû-tée ! Kimberly rompt toutes idées d'alliance avec l'Ecossais, elle s'étourdit dans les bras d'autres prétendants, ce qui exacerbe la jalousie du laird ! J'ai d'ailleurs trouvé toute cette partie excellente. C'est d'un classique, tu me tiens, je te tiens, par la barbichette, etc. mais c'est un roman de Johanna Lindsey (la même qui a écrit la Viking insoumise, rrrrh !) et donc on a droit à beaucoup d'humour, de passion et d'aventures.

Par contre, grosse déception, dès la page 200, les carottes sont cuites ! Tsss. A mon goût, le roman va remplir les 120 pages restantes avec du n'importe quoi, de façon trop académique aussi, chaque dossier est traité un par un, chaque solution apportée avec une facilité absolument pas crédible, c'est énervant. J'ai donc fini mon petit bouquin rouge passion en poussant d'énormes soupirs (de frustration, d'ennui, de rage, de désespoir) et en pensant déjà au prochain Aventures & Passions que j'allais dévorer. Pour me consoler, cela s'entend.

Et j'en profite pour signaler qu'il existe deux autres romans jamais traduits en français de la série des Highlanders, par notre chère Johanna Lindsey (après deux livres lus, j'estime que nous sommes intimes), en premier Man of my dreams, qui raconte les folles aventures passionnantes entre Megan et Devlin, incluant le kidnapping insensé de l'Ecossais ^-^, et The pursuit, la suite, qui n'a pas remporté un gros succès auprès des lectrices, et qui raconte les amours de la prochaine génération.

Avant de conclure, voici notre petit comparatif des couvertures ! ^-^

la première édition française de 1997 (contre celle de 2009 ci-dessus) /  la couverture de l'édition américaine, trèèès trèèès fade à côté !

brules_par_le_desir_2  brules_par_le_desir_vo

no comment, dirons-nous.

version courte :

Mon commentaire va être plus modéré que celui des autres internautes, car j'ai trouvé cette lecture agréable, mais décevante également. Le personnage masculin est un épouvantable coeur d'artichaut, il papillonne de fille en fille sans ciller, et la demoiselle ne cesse de rougir du début à la fin, elle semble aussi très souvent subir ses actes et ceux de son séducteur sans réelle opposition (la première nuit d'amour dépasse l'entendement, l'abus d'alcool a tout de même ses limites !).

J'ai cependant beaucoup apprécié la partie durant laquelle Kimberly, ayant réalisé que Yan était amoureux d'une autre, rompt toutes idées d'alliance avec lui et s'étourdit dans les bras d'autres prétendants, ce qui exacerbe la jalousie du laird. C'est d'un classique, tu me tiens, je te tiens, par la barbichette, etc. mais c'est un roman de Johanna Lindsey (la même qui a écrit
La viking insoumise, rrrrh !) et donc on a effectivement droit à beaucoup d'humour, de passion et d'aventures.

Par contre, grosse déception, dès la page 200, les carottes sont cuites ! Tsss. A mon goût, le roman va remplir les 120 pages restantes avec du n'importe quoi, de façon trop académique aussi, chaque dossier est traité un par un, chaque solution apportée avec une facilité absolument pas crédible, c'est énervant. J'ai donc fini mon petit bouquin rouge passion en poussant d'énormes soupirs (de frustration, d'ennui, de rage, de désespoir) et en pensant déjà au prochain Aventures & Passions que j'allais dévorer. Pour me consoler, cela s'entend. 

 

Posté par clarabel76 à 08:30:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

20/08/09

Cinq jours par mois dans la peau d'un garçon ~ Lauren McLaughlin

Pocket jeunesse, 2009 - 320 pages - 13,50€
Traduit de l'anglais (USA) par Sidonie Mezaize
Titre vo : Cycler

cinq_jours_par_moisLe titre et la couverture vous inspirent une certaine répulsion, du genre, pouah un livre pour jeunes adultes très cucul la praline, non merci ! Vous vous trompez !!! Ce roman est absolument hallucinant. Dès le départ, la première scène s'ouvre sur une métamorphose qui défie le lecteur, c'est un grand moment d'incompréhension et de stupéfaction mélangées, un peu dégoûtant aussi, je ne vous cache pas. Jill est une lycéenne de 17 ans qui mène une existence tout ce qu'il y a de plus ordinaire.  Elle a pourtant un gros souci, tous les mois, avant chaque cycle menstruel, et ce durant cinq jours, elle devient un garçon ! Aucune explication scientifique ou médicale existe, c'est à prendre ou à laisser.
Vous prenez ? C'est très bien.
Le double de Jill s'appelle Jack. C'est un type charmant, qui n'a pourtant pas le droit de se mêler à la vie de famille et doit rester dans la chambre, à manger et tuer le temps du mieux qu'il peut, car Jack exaspère, on le traite comme une vilaine verrue sur la jolie joue de Jill, et comble de tout, il s'avère un véritable obsédé sexuel, en pleine crise de libido.
A la place de Jill, nous n'en mènerions pas large. Aussi, la jeune fille s'adonne tous les mois à son plan B pour se remettre dans sa peau et chasser les pensées de Jack. Un bon décrassage mental et physique s'impose. Jusqu'à présent, elle gère bien sa barque.
Les choses se compliquent quand elle tombe amoureuse de Tommy, puis lorsque Jack s'amourache de Ramie, la meilleure amie de Jill. Tout va se mélanger, se confondre dans un monstrueux désordre sentimental et sexuel. De pleines, pleines pages de sensualité sont d'ailleurs à noter ! (page 240, notamment, avis aux curieux)

Je ne m'attendais vraiment pas à un roman qui aborde avec autant de franchise et de culot la question de l'identité sexuelle chez les adolescents. C'est une histoire hors du commun, pas du tout le genre de comédie américaine pour teenagers aux dents blanches, non, non. C'est comique, parfois absurde, souvent tiré par les cheveux, et ça frise le grand n'importe quoi à la toute fin du livre.
Malgré tout, j'ai trouvé que c'était une réussite. Ce roman se lit d'une traite, il parvient à séduire de suite, tant il déborde de fraîcheur et d'humour. Les deux personnages partagent le même corps, mais pas les mêmes pensées, si bien qu'elles ont tendance à polluer l'esprit de l'autre contre son gré. Jack, pour ne pas le dénoncer, est d'ailleurs trèèèès porté sur le dessous de la ceinture, je vous laisse juger, tandis que Jill se débat avec ses pulsions, ses envies, ses questions. Cela donne un équilibre intéressant, et matière à des malentendus et  autres situations compromettantes.
Voilà donc un roman qui possède de nombreux atouts pour attirer le lecteur, et qui ose ou tente de proposer quelque chose de nouveau, de façon divertissante.

la suite (re)cycler (titre vo) est déjà disponible en anglais ! 

le blog de l'auteur : http://www.laurenmclaughlin.net/wordpress/

en librairie le 20 août.

 

Posté par clarabel76 à 08:15:00 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19/08/09

Le Voyage vers l'enfant ~ Vonne van der Meer

Editions Héloïse d'Ormesson, 2009 - 172 pages - 17€
Traduit du néerlandais par Daniel Cunin

le_voyage_vers_lenfant"Jamais encore depuis le début de cette longue période de réflexion, de papiers à remplir et d'entretiens, Julia n'avait été aussi convaincue que ça allait réussir. De même qu'elle avait été convaincue de vouloir un enfant après avoir vu une bicyclette au guidon de laquelle était fixé un petit siège, de même la réponse sans équivoque de Ronald fit naître en elle des séries d'images. Elle se vit à toutes sortes de moments différents - elle et son enfant. Chaque image renforçait sa conviction. Comme si elle avait eu devant elle des clichés restituant des instants déjà vécus et que plus rien ni personne ne pouvait les lui retirer."

Voici toute l'histoire d'un roman qui aura été pour moi une déception. Vonne van der Meer avait su m'enthousiasmer avec ses deux premiers romans (pour rappel : La maison dans les dunes, devenu : Les invités de l'île ; et Le bateau du soir). Les couvertures françaises sont toujours d'une élégance précieuse et raffinée. Et l'auteur n'a pas manqué de faire un clin d'oeil à la maison de Vlieland, puisque l'histoire s'ouvre sur cette partie isolée du monde.
Un couple, Julia et Max, désire un enfant plus que tout. La machine est en panne, le couple se tourne vers la procédure de l'adoption, longue et laborieuse. Julia est désespérée. Elle rencontre un type qui lui offre un voyage vers l'enfant, au Pérou, avec l'assurance pour elle de repartir avec un bébé rien qu'à elle. Le sien. Max n'est pas d'accord, mais suit son épouse.
Sur place, les démarches ne sont plus si simples et la déconvenue sera encore une fois au rendez-vous. Imaginez cette femme, prête à tout, rendue folle d'envie et de désespoir... C'est alors qu'elle va rencontrer Pablo.
Je n'en dis pas davantage, mais la tournure du roman ne m'a pas plu du tout. De même, j'ai trouvé l'histoire sordide et plate. Je n'ai pas su retrouver ce qui avait su me plaire et me toucher dans ses précédents livres. Et je suis déçue d'être déçue. Très triste, aussi.
A noter que Heddy Honigmann, réalisatrice née au Pérou, a acquis les droits cinématographiques de ce roman et vient d'en commencer l'adaptation.

en librairie le 20 août.

cf. le billet de cathulu qui a beaucoup aimé (naturellement) ! ;o)

 

Posté par clarabel76 à 06:00:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,


18/08/09

Violette : L'amour basta ! ~ Cécile Roumiguière

Collection : Blue Cerises
Milan, coll. Macadam, 2009 - 57 pages - 4€

violette_lamour_bastaPremière saison, quatrième livre.
Violette, la deuxième fille de la bande des Cerises, est verte de frustration de savoir qu'elle ne sera pas de la partie pour la fête de Satya ni qu'elle passera ses dix jours de vacances avec ses amis très proches puisqu'elle part dans les Corbières chez son grand-oncle Ernesto.
Sensation de partir loin de tout. L'envie est pourtant là, car elle aime beaucoup son tio Ernesto, et ce goût de l'enfance retrouvée, au coeur de ce village perdu, au fin fond du pays.
Cependant, Violette a la trouille. Elle a aperçu un type en noir la pister dans les rues de Paris. Cela aurait un lien avec le fameux secret des Cerises... va-t-on lever le voile ? !
Dans les Corbières, Violette va aussi rencontrer un charmant jeune homme qui campe dans les environs. Il dégage à lui seul le séduisant sex-appeal de Louis Garrel et Anthony Perkins réunis. Le regard, le grain de beauté, la fossette.
La terre tangue, Violette, le bateau secoue. C'est la tempête.
Et dire que la demoiselle avait fait une croix sur l'amour... basta ! C'est rien que des emmerdes, comme elle déclare.
Dernier volet des aventures d'un quatuor fort attachant, avec une personnalité qui se distingue, au fil des livres, et des histoires uniques et propres à chacun. Il règne malgré tout une connivence exemplaire, touchante. Et pas simplement parce qu'ils ont juré sur le sceau du secret. C'est bien plus que ça, et c'est ce qui rend cette série belle et juste.
Cécile Roumiguière boucle la boucle. Et je ne crois pas me tromper en affirmant que c'est elle l'instigatrice de ce projet, réunir quatre auteurs autour d'une même histoire, se raconter sans se la péter ni jamais se répéter. Ecrire donc quatre histoires, avec quatre amis et un seul secret.
Le résultat est une réussite sur toute la ligne, tant sur le plan de la qualité littéraire que sur l'intérêt des histoires, le format, quatre romans courts à des petits prix, et des personnages charismatiques, des histoires qui se croisent et se tissent délicatement, sans oublier le fil rouge autour du secret des Cerises.
Je n'avais pas espéré autant de bonnes surprises dans d'aussi petits livres ! C'est une vraie, belle découverte.

La deuxième saison paraîtra en octobre 2009 !

le blog créé par / pour Violette : http://violetteorlach.blogspot.com/

 

 

  phare

une photo empruntée sur le site de Cécile Roumiguière

avec cette belle phrase :

Les lecteurs sont de grands aventuriers. De phare en phare, de livre en livre, ils découvrent leurs continents intérieurs.

 

Posté par clarabel76 à 20:15:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,

Zik : L'ange des toits ~ Maryvonne Rippert

Collection : Blue Cerises
Milan, coll. Macadam, 2009 - 55 pages - 4€

 

zik_lange_des_toitsPremière saison, troisième livre.
Zik est une ravissante gazelle qui ignore son potentiel glamour. Elle vit seule avec son père sous les toits de Paris, tandis que sa mère a refait sa vie en Ardèche, et elle aime se faufiler par le vasistas pour se réfugier sur les toits. Loin du bruit, loin du monde, loin des flics qui l'humilient dans le métro en lui demandant ses papiers.
Zik, comme ses amis de la bande des Cerises, aborde les vacances de la Toussaint avec un sentiment de blues qui ne va pas s'éteindre. Un soir, petit signe de tendresse réconfortante, elle trouve une fraise Tagada dans une enveloppe, le cadeau d'une main invisible.
Peu de temps après, c'est une silhouette vêtue de noir qui se faufile à ses côtés, lui prête ses écouteurs pour partager un ipod et plonger dans un univers musical explosif.
Zik a trouvé son ange des toits, mais découvrir qui il est vraiment n'est pas une mince affaire. La suite s'annonce mystérieuse, intriguante, pleine de poésie et de musique. C'est très beau.
Le secret des Cerises n'est toujours pas dévoilé, malgré les maigres indices éparpillés. L'écriture, assurée cette fois par Maryvonne Rippert, remplit toutes les lignes du contrat. On lit ce petit roman de 50 pages avec passion et gourmandise, on savoure ces instants d'une amitié unique avec un sens de la préciosité rarement atteint. Bref, j'aime beaucoup. Mais à chaque fois, après la sacro sainte séance à la Cinémathèque, lorsqu'il est temps de quitter les Blue Cerises, j'éprouve la sensation d'une frustration galopante. Quoi, c'est déjà fini ?
Encore un dernier livre, avant la deuxième saison qui paraîtra en octobre !

Quelques pépites : Parfois on ne veut pas savoir, parfois, il n'y a pas de mots. Juste l'amitié.

Et cet extrait, que j'aime beaucoup, et qui me rappelle que moi aussi j'avais ma bande-son durant ma grossesse... (pour information, il s'agissait de all that you can't leave behind de u2, c'est tout, fin de la parenthèse) 

« Maman m'a pris des mains la cassette, comme un objet infiniment précieux. Elle avait ce sourire des mères qui vont faire une confidence.
- Tu sais, cocotte, quand je t'attendais, ce disque des Doors, je l'ai écouté tout au long de ma grossesse. Je me disais qu'il fallait associer un enfant à une musique, que plus tard, cela pouvait lui servir de consolation, en cas de chagrin...
Une gestation au son de la musique des Doors ! Y a pire. »

Maryvonne Rippert est également l'auteur de L'amour en cage (un autre très beau roman à lire !).

A découvrir, comme pour les autres livres, le blog créé exprès pour / par Zik : http://zik-hoareau.blogspot.com/

 

 

Posté par clarabel76 à 20:00:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

Le prisonnier ~ Anne Plantagenet

Stock, 2009 - 140 pages - 14,50€

le_prisonnier« Elle est l'institutrice. Elle a dix-neuf ans. C'est un sale coup, une affreuse plaisanterie. Elle était faite pour la beauté, la musique de Beethoven, la cuisine du terroir, les promenades dans les champs, pas dans les forêts, qui l'oppressent, Julia, il lui faut du vaste, du large, de l'étendu. Elle aimait la danse et les fleurs blanches, l'amour à la hâte, l'amour urgent, impératif et pressé, ça ne l'a jamais gênée qu'Abel la prenne debout ou sur un coin de table, à l'animal, les manières Julia les laisse aux dames des grandes villes. Et Abel n'avait rien contre. C'était un homme précieux dans ses manières, sa bonne éducation, le soin qu'il mettait à plaire le trahissaient à chaque mot. Maître de son langage. Son corps, en revanche, démasquait sa vraie nature de jouisseur, de possédé des sens. Son corps faisait de lui ce qu'il voulait. Et en Julia avait déniché son jouet. Julia était son instrument, accordé, prêt à l'emploi. Abel lui apprend l'abandon total, le maniement des cordes et la frappe des touches. Abel l'aimait, Julia était sa chérie, il l'appelait mon ange, disait je suis ivre de toi, tu me rends fou, malade, ma douce, ma diablesse, mon démon. Et rien ne pouvait les séparer. Julia n'a pas compris le mal qu'il lui a fait, irréparable. Des mois plus tard, elle n'a toujours pas compris. »

C'est la nuit. Julia est tirée de son lit par une bande de gamins du village, excités d'avoir mis la main sur celui que l'on surnomme Papa. Cet homme est traqué depuis des mois, il vient d'être arrêté, salement amoché, il attend dans une salle de classe. Julia s'en moque, de Papa ou des gamins. Au fond d'elle, c'est une jeune femme qui souffre, qui hurle et qui boit du cognac pour chasser ses démons. La faute à la douleur causée par une séparation, qu'elle porte en elle et qui la rend folle. Folle de rage.
Face au dénommé Papa, elle est dégoûtée. Malgré elle, elle lui sert à boire et à manger, entame une discussion, découvre quel genre d'homme il est. Papa aussi avait une femme, qu'il a quittée. Et ceci ne gagne pas son indulgence, elle se répète qu'il est un monstre à l'apparence humaine, et à travers lui c'est son mal d'Abel qu'elle ressent et qu'elle reçoit en pleine face.
« La colère la tire de l'enfouissement où la plonge la tristesse, c'est son mérite. Pour le reste, Julia en a une trouille bleue. Elle a découvert chez elle une zone insoumise et impossible à contrôler, qui la métamorphose en une créature déchaînée, délirante, rongée par la souffrance et l'effarement. »
Entre Julia et Papa, ce sont finalement deux bêtes traquées et affolées qui se rencontrent. De cette nuit insensée, survivra le plus fort. Celui qui aura sauvé sa peau. Que ce soit par la rédemption, la mort et une autre vie possible.

Un roman terriblement oppressant, qui dégage urgence et sursis, et crée un sentiment d'inconfort et de tension. On ne sait pas où et quand se passe l'histoire, mais peut-être les dernières pages dénoncent le genre de régime politique d'absolutisme qui sévit dans les pays sud-américains. Toutefois le propre de l'histoire dénonce essentiellement la folie d'une femme, affligée par une rupture amoureuse.
Je ne vous cache pas que ce roman m'a laissée bien perplexe.

du même auteur : Seule au rendez-vous (robert laffont, 2005), un très beau roman mettant en scène Marceline Desbordes-Valmore.

en librairie le 19 août.

 

Posté par clarabel76 à 08:45:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

17/08/09

La femme blessée ~ Caroline Pascal

Plon, 2009 - 256 pages - 19€

la_femme_blesseeVictoire de Clervie, épouse Mornas, découvre la liaison de son mari, Henry. Celui-ci est l'objet de tractations mielleuses faites dans les coulisses du milieu politique. Sa tête est jeté sur le billard, le bonhomme est soudain promu nouveau chouchou et valeur montante, avec poste à l'Elysée à la clef, surtout s'il se débrouille bien. On mise gros, on le jette dans les bras d'une très belle femme qui travaille dans la communication, on a tous les dés en main. La victoire est assurée. Or, ladite Victoire, de son prénom, épouse malheureuse car délaissée, a découvert le pot-aux-roses et ne digère pas la trahison de son Henry Mornas. Il lui faut cependant se taire, ranger son amertume dans un placard fermé à double tour, et faire profil bas, au nom de son appartenance à cette petite noblesse qui serre les fesses et les dents, qui accepte sans sourciller la tromperie en pensant au devoir, aux enfants et au sacrifice. Point barre. Néanmoins, il semblerait qu'un souffle de révolte agite les pensées de Victoire de Clervie, épouse Mornas. Va-t-elle réellement faire preuve de dissidence ? refuser de porter la médaille de la famille, devenue trop lourde et pesante ?
Il s'agit du troisième roman de Caroline Pascal, après Fixés sous verre et Derrière le paravent (lus et appréciés). Un retour attendu depuis 2005 ! Aussi, j'ai été très heureuse de recevoir ce nouveau livre, signé et dédicacé par l'auteur. Avec un clin d'oeil de sa part, chut je n'en dis pas davantage. J'aurais aimé lui rendre un avis amical, hélas je n'ai pas été totalement emballée par La femme blessée. Et j'en suis désolée.
Ce n'est pas que j'ai détesté non  plus, j'ai lu le roman d'une traite et j'y ai retrouvé cette ambiance à la Chabrol, pincée en apparence, tout à fait grinçante une fois le couvert débarrassé. J'ai simplement trouvé l'ensemble très lisse, attendu, pas franchement désagréable, mais trop sage et sans réel cynisme. Je ne sais pas dire... un roman sans grande surprise, qui se lit sans déplaisir.

Lecture notée  3/5.

 

 

 

extrait : « On oublie. Elle, elle n'a rien oublié. Elle est toujours là, terrée au fond d'elle-même, cette part d'histoire qu'elle a cachée. Ne rien dire, ne rien avouer, le meilleur moyen pour oublier. C'est ce qu'elle avait pensé. Pas donner de réalité, d'existence. Juste un souvenir, parce qu'un souvenir, ça s'efface, ça s'estompe. On finit par se demander si ça a vraiment existé. C'était peut-être qu'un fantasme. Peut-être rien. Des gestes en silence, dans le noir, deux êtres qui savent. Pas l'autre, pas le troisième, celui qui aurait besoin de mots, d'explications, de sens. Qui construirait une histoire, avec des fondations, des origines, des raisons. Qui trouverait la fissure, la lézarde inévitable. Qui voudrait replâtrer, une couche d'enduit, trois de peinture et ça se voit comme le nez au milieu de la figure, définitivement. Le silence, ça se voit pas. Jamais. Et pourtant si ; dans sa paume, il est resté un truc, une impression qui ne s'est pas effacée. Elle la sent tous les jours, plus ou moins. Parfois, une petite chatouille, comme un remords. Parfois, un picotement, comme une envie. Mais rien qui mérite d'ouvrir la main. Elle garde le poing serré sur son secret.  »

en librairie le 20 août.

 

Posté par clarabel76 à 09:30:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

15/08/09

Némésis, tome 1 : Le Dernier message ~ Catherine MacPhail

Pocket jeunesse, 2009 - 376 pages - 13,50€
Traduit de l'anglais (Ecosse) par Aude Carlier

nemesis_le_dernier_messageL'histoire est d'entrée de jeu pleine de mystère et de rebondissements. Un adolescent se réveille dans un immeuble plongé dans la pénombre. Il se trouve dans l'ascenceur avec un agonisant à ses côtés : cet homme, avant de pousser son dernier soupir, murmure quelques mots. Empêche. Gars torse. Chamade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le garçon n'a aucune idée de qui il est, de pourquoi il se trouve à cet endroit ni qui vient de tuer ce pauvre gars. Il est dans de sales draps et, manque de bol, une fille le croise avec son tshirt tâché de sang et hurle à la mort. Ni une ni deux, il s'enfuit. La police est à ses trousses, de même un individu qui se fait appeler le Loup veut lui faire la peau. Pourquoi ?
Ram, puisque c'est ainsi qu'il se fait passer, est totalement amnésique. Son aventure ressemble à un cauchemar éveillé, impossible d'en sortir. Il échappe de peu à un incendie, une noyade et trouve refuge in extremis dans un collège. C'est alors qu'il va renouer contact avec Gaby McGurk, la fille qui se trouvait dans les couloirs de Wellpark Court en pleine nuit et qui a donné son signalement à la police. Il doit la convaincre de son innocence pour qu'à son tour elle se confie à un inspecteur, du genre Lewis Ferguson, un bleu chez les flics de New York, déterminé à prouver sa valeur.
Grâce à des chapitres courts, sans temps mort, l'histoire est vécue à un rythme trépidant. Happé par cette chasse à l'homme qui vire à la traque infernale, le lecteur est attentif aux moindres détails, imagine conspirations et énigmes à tous les coins de rue, d'autant plus que le récit opère un balayage sur tous les acteurs et offre une vue d'ensemble très appréciable. A la fin, toutes les questions n'ont pas trouvé leurs réponses, autant l'avouer sans briser le moindre suspense, mais on obtient une piste intéressante sur l'identité de Ram, et celle de l'Homme en Noir, qui surgit de nulle part. Il reste de nombreuses inconnues, nécessaires pour alimenter les 3 autres ouvrages de la série Némésis (tous déjà disponibles en anglais) et je suis impatiente d'avancer dans cette histoire.
A découvrir, dès 13 - 14 ans.   

Le tome 2 Némésis : l'Heure de la Bête paraîtra début octobre 2009.

 

Posté par clarabel76 à 10:00:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , ,