30/01/07

Monsieur Dick ou le Dixième livre - Jean Pierre Ohl

edwin_drood_2Une fois n'est pas coutume, je reprends la présentation de l'éditeur :

Le narrateur, François Daumal, nourrit une passion exclusive pour Dickens. Il est hanté par le désir de connaître la fin que prévoyait de donner le grand écrivain à son ultime roman, Le Mystère d'Edwin Drood, dont l'inachèvement a suscité jusqu'à nos jours un déluge d'hypothèses parfois délirantes. Mais Daumal a un rival, en la personne de Michel Maugematin, qui poursuit la même chimère... Sous le regard d'un vieux libraire mystérieux, M. Krook, le deux jeunes gens se livrent à un duel acharné, qui se prolonge sur le terrain amoureux. Les énigmes se multiplient, les rebondissements emportent le récit d'une époque à l'autre sur un rythme effréné, en compagnie de personnages extravagants dignes de Miss Havisham ou de Mr Pickwick. Lequel des deux jeunes hommes découvrira le secret d'Edwin Drood ?

Ce livre est particulièrement réjouissant, surtout pour quelques passages savoureux, qui concernent la passion dévorante du narrateur pour un certain Dickens, sa rencontre avec le libraire Krook et un autre maniaque de l'écrivain anglais, Michel Mangematin. Ces trois-là nous ouvrent une voie royale sur la folie qu'engendre les livres, la littérature et le pouvoir des mots sur un lecteur exalté. Il met au pas la conviction absolue, l'exigence littéraire et permet ainsi de batifoler sur la confusion passionnante entre la fiction et la réalité. Pas de gros discours, la présentation de l'éditeur place le décor. Sachez, toutefois, que vous allez buter sur les premières pages, concernant l'enfance du narrateur, mais elles permettent d'expliquer comment le narrateur a rencontré Dickens. Tout un programme, franchement fascinant, qui invite à explorer davantage Copperfield, Bleak House, Pickwick Club, et un mystérieux Edwin Drood !... Amateurs ou avertis, tout confondus, trouveront leur bonheur !

Gallimard

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29/01/07

En poche ! #2

"Elle nous nourrit de galettes. C'est sa façon à elle de donner de l'amour." C'était la devise de Karine Fougeray, bretonne d'une quarantaine d'années, dont le 1er livre va enfin paraître en poche :

les_galettes_rectoles_galettes_verso De l'amour, elle en donne  au cours de ces 14 nouvelles, toutes plus touchantes, drôles, attendrissantes, pitoyables ou cyniques. Karine Fougeray évoque sa Bretagne natale de long en large et en travers, par les portraits truculents des mémés et leurs coiffes blanches, des marins, des pêcheurs, des bonnes, des crustacés etc... J'adore ! Envie de fraîcheur, de truculence, d'espiéglerie ... adoptez vite ces héroïnes qui délirent car elles ont perdu leurs petites sur la plage, ce garçon qui ne peut décemment pas sortir avec une fille incapable de regarder un bulot dans les yeux, ou ce couple de vieux sur la plage, ce type pas du coin qui demande l'heure des marées, avec tout le côté : week-end en mer, appel des sirènes, les vieux amants de la Saint-Jean, etc... Ce livre, c'est une bonne bouffée d'air salin et marin, de cet air unique qu'on ne trouve qu'en Bretagne ! Là, l'auteur aime son pays et le lui rend sacrément bien ! C'est du bon produit, ce livre-là !!!

 

  • Vous connaissez Karine Fougeray sous sa Plume Salée  (un blog qui ne chipote pas et vous donne des couleurs ! miam !!!)

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Le corps de Liane - Cypora Petitjean-Cerf

le_corps_de_lianeCe n'est pas parce qu'on grandit parmi des femmes qu'on se sent forcément plus femme ! C'est le cas pour la petite Liane, âgée d'à peine 10 ans, qui vit seule auprès de sa mère Christine, sans rien savoir de son père. La même situation s'était produite pour la grand-mère Huguette, qui coule ses beaux jours à jardiner en Bretagne, où toute la troupe s'y retrouve chaque été. Dans la famille, on n'aime pas trop les hommes, on ne leur concède pas une place de choix. Pourtant, on n'en parle pas des heures non plus, on n'étale aucun souvenir, juste quelques vagues, et on s'interroge sur cet étrange enfant qu'est Liane, à poser trop de questions, à rédiger des listes dans ses carnets et à craindre de vomir en classe.
Un jour, elle rencontre Roselyne qui deviendra sa meilleure amie. Roselyne n'a pas une mère idéale, pourtant la jeune fille resplendit de douceur et de gentillesse. Très vite, elle trouve sa place chez Liane, où vient se greffer Eva, une jeune femme de ménage, un peu étourdie mais belle comme c'est pas permis. Elle aussi vit seule avec sa fillette, Armelle. Pas loin de cette tribu de femmes, il y a en marge l'épicier algérien dont le fils va en classe avec Liane et Roselyne.
Bref, que dire sans trop en dévoiler ?
"Le corps de Liane" figure, à mon goût, parmi ces lectures "sucre d'orge" où le plaisir ressenti s'étend en longueur, pas systématiquement à la première phrase, car c'est sur la durée qu'il dégaine une petite musique qui s'accroche à l'oreille. C'est une lecture bienfaisante, une lecture qui donne du bonheur (comme "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda ou "Mangez-moi" d'Agnès Desarthe). cypora_petitjean_cerf_4
Après un conte enchanteur et enchanté, Cypora Petitjean-Cerf continue d'émerveiller avec cette histoire sur la féminité et l'amour, où elle démontre avec élégance et sans maniérisme l'étendue de ces deux pôles qu'on cherche toutes à atteindre. Ce n'est pas rien si ce livre est dédié "aux mères et à leurs filles", car Huguette, Christine et Liane rassemblent en trois générations les affres de leurs conditions dues à leur sexe. Les personnages de Roselyne, Eva, Armelle et Lamia viennent apporter à leur façon une bouffée de fraîcheur qui perpétue le ravissement. C'est beau, c'est attachant. Au départ, elles sont toutes paumées, songeuses et s'isolent sans trop en dire, puis la richesse du roman viendra les confronter à s'ouvrir et se dire "des beautés". Il y a un superbe message dans ce roman, sur l'espoir, sur l'envie et ça vous donne un sourire jusqu'aux oreilles.
De belles lectures comme ça, personnellement je trouve que ça fait du bien et qu'on en a bien besoin de nos jours ! A recommander, chaudement !!!

Stock

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28/01/07

Instant de grâce

Si vous ne l'avez pas encore vu, il est temps de vous rattraper !

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27/01/07

Portrait d'une absente ~ Stéphane Jougla

Marie arrive dans l'appartement de Madeleine Evora pour le compte de son agence immobilière. Elle doit évaluer les lieux, pièce par pièce, malgré l'absence inexpliquée de la propriétaire. Et progressivement, Marie va se glisser dans la peau de cette femme, se fondre dans les lieux, passer une première nuit dans cet appartement vide, revêtir les habits de Madeleine, se parfumer, se coiffer, se maquiller comme cette femme... Imposture ou envie de changer de vie ? On hésite car lorsque Marie rencontre les amis de Madeleine, le couple d'Herbert et de Rita, ils vont eux-même la considérer en tant que Madeleine, jouant le jeu également ou ne faisant jamais montre d'être dupes. La comédie devient perplexe, accentuée par le retour de Théo, le compagnon de Madeleine, qui lui aussi fait mine d'aucune incrédulité. Alors, Marie est désormais Madeleine. Il y a juste Julien, le fiancé de Marie, qui téléphone et traite de folle la jeune femme. Il faut qu'elle rentre, qu'elle cesse ce jeu ridicule... Jusqu'où Marie / Madeleine va pousser l'imposture ? Y'a-t-il réellement substitution d'identité ? Qui est vraiment Marie, ou Madeleine ? Frise-t-on la folie ? Mais qui est réellement fou ? Marie, d'être une autre, ou Théo, Herbert et Rita, de la voir telle qu'elle est ?..

Dans "Portrait d'une absente", deuxième roman de Stéphane Jougla, il y a un étrange jeu de substitution, d'omission et de perversion qui se tisse au fil des pages. Le lecteur gagne en perplexité, fronce des sourcils et referme le roman avec effarement. C'est d'ailleurs assez ambivalent car l'héroïne semble lucide sur ce qu'elle fait, même si cette métamorphose gagne en puissance et fait grandir la jeune femme. Elle deviendra très vite prisonnière de son propre piège, déboussolée et perdant pied. "Portrait d'une absence" c'est donc tout l'art de la perplexité, de l'errance et d'un esprit fantôme qui semble flotter dans cet appartement. Irrévocablement.

lu en janvier 2005

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Rien que du bonheur - Laurie Colwin

rien_que_du_bonheurJetons-nous à l'eau, dans ce recueil qui comporte 8 nouvelles, la 1ère est drôle, la 2ème plutôt vague, la 3ème a fait l'objet d'un roman ("Une vie merveilleuse"), la 4ème est morbide, la 5ème invite à l'évasion, la 6ème est caustique, la 7ème fait quelques pas de danse et la dernière réclame tendresse et attention. Prudence ! Il faut se méfier de ce titre minable traduit de "Passion and affect", l'ensemble de ce dernier recueil de Laurie Colwin laisse un peu penser qu'on a raclé tous les fonds de tiroir de cet écrivain décédé. Le style de Laurie Colwin est fin et élégant, très intelligent. Il met en lumière la subtilité des sentiments des femmes, du couple et se moque avec tendresse et beaucoup d'humour des hommes et de leurs penchants paternalistes et professoraux. J'avoue apprécier davantage les romans de l'auteur, car son univers demande de s'installer dans la durée, pas simplement sur le pouce. Mais étant une inconditionnelle de cette grande dame, je lui voue une admiration sans bornes, et je pense que ceux et celles qui ont les mêmes prédispositions seront tout autant charmés !

  • (Lu sur Lire.fr)  Est-il bien raisonnable de s'empiffrer de gâteaux surgelés devant son petit écran quand on a une épouse très bio et anti-télé? Comment devient-on la femme la plus intelligente d'Amérique? La rue du Paradis est-elle l'endroit idéal pour se suicider? La phobie des ragondins est-elle une maladie incurable? Un secrétaire un peu trop stressé a-t-il le droit de faire des fautes de frappe pour se calmer les nerfs? A quoi ressemble une femme «aussi adaptable qu'un thermostat»? Les chansons de Rad McClosky sont-elles un bon remède contre l'ennui conjugal? Réponses dans les huit nouvelles de ce recueil insolite, doux-amer et souvent grinçant, de la New-Yorkaise Laurie Colwin, morte d'un accident cardiaque en 1992, à 48 ans.

Autrement

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26/01/07

Du nouveau, pour bientôt !

elle_s_appelait_sarah_ehoMais qu'est-ce que c'est que ce nouveau roman, Clarabel ?

- Le tout dernier de Tatiana de Rosnay !  Il s'intitule Elle s'appelait Sarah et va paraître le 1er mars aux éditions Héloïse d'Ormesson. *

Il s'agit du 9ème roman de l'auteur, en précisant cependant qu'il avait été écrit depuis quelques années, et en anglais directement ! (oui, n'oubliez pas, Tatiana est franglaise). Ce roman a été traduit en français par Agnès Michaux.

Pourquoi tout ce temps avant sa parution ? pourquoi ce manuscrit est-il resté coincé dans un tiroir ?

- Aucune réponse, sinon que le sujet du roman est fort, poignant et très bouleversant.

Cela parle d'une femme qui vit à Paris et s'apprête à emménager dans un nouvel appartement, pourtant elle pressent que ces murs lui murmurent une histoire d'un passé lointain.

En écho, on assiste au destin d'une petite fille, Sarah, âgée de dix ans, qui bascule dans la tourmente de la guerre après la rafle du Vel d'Hiv' le 16 juillet 1942.

Passé et présent résonnent en choeur, avec quelques 60 ans qui creusent cet écart mais forcent la mémoire à se souvenir, à ne pas oublier. Ce roman nous emporte ainsi vers un terrible chapitre de l'histoire française, qui chamboule une américaine de 45 ans mariée à un français, qui cherche des réponses, qui veut comprendre l'inexplicable.

tatiana_2C'est subjuguant combien ce roman marque son lecteur, l'emporte aux côtés de ces héroïnes secouées par des drames en cascade. C'est toute la force d'une Histoire à laquelle Tatiana de Rosnay  a su imposer son style de l'obsession sur la mémoire des murs, pour l'enquête jusqu'au boutisme et avec une réelle authenticité dans l'hommage sur les événements au Vélodrome d'Hiver.

Pour ces multiples raisons, je vous invite à ne pas louper sa prochaine sortie pour prendre dans vos bras cette Sarah qu'on ne peut décemment pas oublier !   (à suivre ...)

  • Le blog de Sarah est  ICI !

* Les droits du roman ont été vendus dans 15 pays (USA, Grande Bretagne, Italie, Allemagne, Grece, Pays Bas, Finlande, Danemark, Suède, Tchequie, Norvège, Pologne, Ukraine, Portugal et Israel ! ).  :-)

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25/01/07

Mentir vrai ~ Gisèle Fournier

Jeanne rencontre dans la rue la perfide Anne, une amie qui ne lui veut pas du bien en lui racontant certaines choses sur Simon, son ancien compagnon. Cet homme, Jeanne l'avait rencontré chez Anne et avait été à la fois séduite par lui tout en se sentant menacée. Effectivement, sa relation avec lui, même si elle a su lui apporter quelques bases reposantes, a vite viré vers de vieilles angoisses et des cauchemars de l'enfance qui se sont réveillés.
Le mensonge dans le roman de Gisèle Fournier est édulcoré, malaxé et amadoué. Mentir pour polir, poncer, arrondir les angles. C'est ainsi que conçoit les choses, Simon. Mais Jeanne, trop meurtrie d'avoir gardé le silence pour arranger la vérité, accepte difficilement de partager sa vie avec lui. De la sorte. Alors, au prix de gros efforts, malgré l'amour, elle apprend à le quitter, en dépit du passé qui reflue. Sur un ton grave, presque dans l'urgence, au bord de la folie, Jeanne sauve sa peau. Beau roman, dans la lignée des histoires imaginées par son auteur, même si les passages sur l'oncle auraient mérité d'être plus creusés.

lu en janvier 2006

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Les murs et autres histoires (d'amour) - Vaikom Muhammad Basheer

les_mursCathe et ses lectures préparent actuellement un dossier sur la littérature indienne, en l'honneur du salon du livre à Paris dont le pays vedette et invité n'est autre que ... l'Inde ! Avec ce livre, j'apporte donc ma petite pierre à son édifice.

Ce qui est fascinant dans l'univers de Basheer, c'est qu'on y entre tout de suite, avec une familiarité et un enthousiasme qu'on a tout de suite envie de faire partager. Composé de 5 courtes histoires, ce recueil de Basheer décline avec humour et causticité les clivages entre l'homme et la femme, la supercherie de l'un contre le bon esprit de l'autre, l'emprisonnement, la rencontre d'un parfum fleuri typiquement féminin, l'effroi glacial et même une petite bulle de fantastique ! L'auteur est doué pour créer son atmosphère : au coeur d'une prison, entre quatre murs, au pied de l'enceinte qui sépare le pénitencier des femmes, l'homme fait la rencontre d'une femme autour d'un pied de roses. C'est la 1ère des histoires qui ouvre ce recueil, le ton est donné : de la magie, de la poésie, du doute et de la perplexité, beaucoup de fantaisie et une pointe d'ironie. Voilà qui régale le lecteur !

On pourrait presque croire à des petits contes philosophiques, chacune des nouvelles ne manque pas de verve pour pointer le doigt sur le souci du groupe social, sur la dot féminine et le chagrin d'une femme privée de mariage. Il est moqueur, mais gentil et particulièrement charmeur, son regard sur les femmes dépasse l'image de la damoiselle qui se poudre le visage et court les boutiques avec un "flap-flap" sur l'épaule. D'ailleurs, celles-ci ne manquent jamais de réparties, elles ne sont pas de celles dont "la tête ne contient que des rayons de lune" (à voir dans les textes de L'anneau d'or & La lettre d'amour). Privilégiant beaucoup la séduction et la romance cajoleuse, faite d'humour parfois involontaire et facétieux, Basheer n'hésite pas à dénoncer (lui-même a tâté de la prison dans sa lutte pour l'indépendance de l'Inde), rapporte ses contes hérités au cours de ses longs et innombrables voyages, et boucle ce livre sur une touche surréaliste, "un des événements extraordinaires" qui lui sont arrivés. Quel autre nom donné à cette étrange "lumière bleue", une très belle histoire de fantôme et d'amour (toujours !). Le pouvoir de l'Inde a agi, j'ai été charmée. D'autres font danser les serpents, par la seule musique d'une prose simple et naturelle. A découvrir !

Zulma

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24/01/07

Tournants dangereux - Maïtena

tournants_dangereux_maitenaMaïtena revient avec une nouvelle série : après Les Déjantées, voici donc Tournants Dangereux, un mélange acidulé de drôlerie et de vérité sur le monde dans lequel nous baignons avec allégresse et perfidie. Dans cet album (souple et non pas cartonné, comme les BD habituelles), on dévore très vite les saynètes qui épinglent les jeunes femmes actuelles et ce qui caractérise notre terrifiante (et affligeante) société : la mode, la plaie du fumeur, les questionnaires type, ce qui dérange dans le foot, les cadeaux difficiles, la lingerie, le bronzage, le sport, les péchés capitalistes, le jeunisme, la quête du grand amour, la fidélité, la routine...

Maïtena porte également un regard très corrosif sur le couple, sur l'enfant et les névroses dont font bien souvent leur beurre moults magazines féminins, cela sonne comme ces rubriques futiles et insensées, mais c'est dix fois plus mordant et volontairement moqueur. Aucune complaisance, le trait dans les dessins de Maïtena prouve cette énergie découlée de l'agacement et du désir de dire Stop aux classiques complexes féminins (certains jugeront que ces dessins ne sont pas très beaux, c'est vrai !). Dans l'ensemble, la pilule n'est pas amère, on rigole beaucoup, se reconnaissant ici ou là, les thèmes étant évidemment universels !

Je trouve, toutefois, que cette lecture s'adresse davantage à un public féminin. A noter, en indice d'humour, on pense à notre petite française, Hélène Bruller, auteur de "Je veux le prince charmant" (chez Albin Michel). Le but recherché étant de divertir, je pense que c'est honnêtement atteint, même si c'est un style déjà vu, il faudra penser à se renouveller pour la suite !

Métailié

 

  • Quelques feuilles :

 

 

 

 

 

 

 

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