07/11/06

Romy Schneider - Sophie Guillou

romy_schneiderC'est très court, seulement 136 pages, mais Sophie Guillou (journaliste et passionnée de cinéma) réussit l'exploit de dresser un portrait simple et très juste de l'actrice Romy Schneider. Elle se base sur le tournage éprouvant de La Passante du Sans-Souci à Berlin en 1981 pour suivre son artiste fatiguée et à bout de forces... On remonte le fil de sa vie, les moments forts, les mises en abîme et le parcours cinématographique de la Divine. Vite fait, bien fait. Chaque chapitre s'ouvre sur le tournage du film de Jacques Rouffio, qui sera en fait le dernier film de Romy Schneider, retrouvée morte chez elle le 29 mai 1982, les scènes à Berlin soulignent l'épuisement extrême de Romy, encore trop bouleversée par la perte de son fils David.

Ce qui est bien dans ce livre, c'est le refus du "drame" et de la "romance", deux tendances trop souvents présentes dans les biographies des stars du cinéma. Il y a ici beaucoup de pudeur et de naturel, rien de fastidieux. Le portrait qu'offre Sophie Guillou donne une image très claire de l'actrice, une femme sublime, une enfance saccagée, des traumas à longue échéance, et une vie consommée à l'excès, à en brûler les deux bouts de la chandelle. Pour un aperçu, voici le livre idéal, agrémenté de quelques photographies. Pour une biographie plus poussée et une étude fouillée de sa filmographie, il faut se pencher sur un livre plus consistant... Personnellement j'ai déjà trouvé en celui-ci un très beau portrait, et remarquablement écrit.

Maren Sell éditeurs

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06/11/06

Seize ans ou presque, torture absolue - Sue Limb

seize_ans_ou_presqueVous pensiez avoir passé l'âge ? Détrompez-vous, car lire ce roman désopilant de Sue Limb est l'équivalent d'un bain dans la fontaine de jouvence. C'est revigorant et frais comme un bonbon à la menthe. Miam, j'en redemande ! "Seize ans ou presque, torture absolue" est en fait le tome 2, la suite de "Quinze ans, charmante mais cinglée", où une jeune adolescente, Jess, fille unique de parents divorcés, traverse avec humour et cynisme sa crise de l'âge bête.

Dans ce tome 2, Jess apprend par sa mère qu'elles vont passer l'été chez son père à St-Ives, en bord de mer. Pour Jess, ce projet (en apparence idyllique) se révèle un dilemme : la jeune fille est amoureuse, elle comptait profiter de ses vacances pour passer chaque seconde avec ce soupirant. Impossible d'en toucher mot à sa mère, bibliothécaire de 40 ans, farouchement opposée à ce qu'un représentant de sexe masculin franchisse le seuil de la maison, n'ayant jamais digéré sa séparation ni expliqué les raisons de son divorce à sa progéniture.

Jess, sa mère et la grand-mère Gertrude partent donc toutes les trois pour une tournée des châteaux d'Angleterre avant de débarquer en Cornouailles. S'ensuivent des situations irrésistibles entre l'exaltation de la mère, la moue boudeuse de la fille et les pensées rêveuses de la grand-mère... Cependant Jess est rongée par la jalousie en pensant à son petit copain, seul, livré aux ongles longs et acérés de belles blondes prêtes à lui sauter dessus (pense-t-elle).

Jess envoie des sms, des lettres, fait des rêves qui virent aux cauchemars, traîne les pieds, soupire profondément... ah, c'est dur la jeunesse ! Cruelle est la vie de passer des vacances (culturelles) en famille ! Jess donnerait tout l'or d'un empire pour rentrer chez elle et retrouver son chéri.

Le roman ne manque pas d'humour, de rebondissements et d'ingénuité. C'est vivifiant, très peu niais (quand on a trente ans, c'est plutôt drôle de lire les chichis d'une ado qui se torture les méninges par jalousie...). J'ai foncièrement adoré, un peu regretté la fin trop lisse et prévisible, dommage, mais j'ai plongé les deux mains en avant d'entrée de jeu. Un régal, à conseiller si vous avez des enfants de cet âge et même si avez atteint l'âge "canonique" de trente ans (et plus, n'hésitez pas) !... Croyez-moi, Sue Limb et son héroïne Jess Jordan vont devenir vos nouvelles copines !

Gallimard jeunesse

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De toutes les couleurs - Angela Huth

de_toutes_les_couleurs"De toutes les couleurs" pourrait être un vaudeville au sein de la classe bourgeoise anglaise, un rien guindée. Angela Huth affectionne de croquer ces personnages en y mettant une surcouche d'artifices compassés et ampoulés. Ambiance feutrée et nunuche à souhait ! Il faut aimer (c'est mon cas !). Angela Huth a aussi cette indécrottable touche pour décrire ses personnages : en premier lieu Isabel, femme secrète ou égoïste qui s'isole dans son atelier pour travailler ses masques. Elle est l'antagonisme de son amie Carlotta, femme qui use de manoeuvres pour séduire (Dan ?... why not ?). Elle jalouse son amie, de la chance qu'elle a (une vie maritale réussie et épanouie), mais dans le fond elle sait très bien qu'elle ne pourrait jamais s'y contenter ! J'aime moyennement les personnages masculins (Dan, le mari d'Isabel, & Bert, l'ami de toujours), ils sont moins drôles. Autre chose, je ne comprends pas le rôle joué par Gwen, la femme de ménage. Est-ce par malice qu'Angela Huth a décrit ce caractère désoeuvré, poursuivi par un malade mental (comme dans "tendres silences" et surtout "folle passion")? A voir. Personnellement j'ai trouvé que c'était un personnage plutôt bouche-trou. Qu'importe... "De toutes les couleurs" est un très bon roman de cet auteur qu'on ne présente plus (au cas où, cliquez ici). C'est une lecture idéale pour qui cherche un instant plaisant, douillet et délicieusement décalé ! Et comme dit la présentation : Des êtres fragiles et ambigus, les troubles du désir, une valse des sentiments, des épilogues amoureux inattendus...  A lire.

Folio

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Le tango des Agapanthes ~ David Francis

Un roman assez troublant et curieusement envoûtant : "Le tango des Agapanthes" vous entraîne vers les déserts et paysages arides de l'Australie des années 50. On y suit Day, jeune garçon témoin de la mort de sa mère, ligotée à son lit par son mari, et enterrée sans cercueil dans la poussière. Horrifié, le garçon s'enfuit vers l'Amérique où il rencontre son alter ego féminin, Callie, jeune fille atypique et écorchée vive, qui souhaite devenir la première femme jockey. Entre eux deux, une étrange et tumultueuse relation s'établit. Guidés par leur commune passion des chevaux, ils vont parcourir le pays, voir du monde mais ne jamais s'avouer leurs véritables sentiments. Day, jamais guéri des blessures de son enfance, retournera vers ces lieux maudits et haïs, rencontrera à nouveau son père, Darwin, pour dénouer les liens du passé.
Un roman écrit à la sueur du front du jeune narrateur, il m'a semblé. "Le tango des Agapanthes" est déconcertant : attachant, difficile ou ambivalent. On y plonge les deux mains jointes, pataugeant directement dans l'horreur et le drame de l'enfance. Puis au fil des parties qui composent le récit, les voiles vont se lever, s'alléger et soulager le poids du début. Résultat, le récit est agréable à lire. On y ressent toute l'âpreté des personnages et des décors. Violent, terrassant, captivant et suffocant.
Un peu lourd avec ses passages sur le monde des chevaux (surtout en première partie), ce roman est finalement judicieux et efficace dans sa peinture du tragique. Sobre et singulier, "Le tango des Agapanthes" mérite le détour...

août 2004

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05/11/06

Perspectives de paradis - Bénédicte Martin

perspectives_de_paradisTrois ans après son sulfureux "Warm Up", Bénédicte Martin revient sur la scène littéraire avec des "Perspectives de paradis" beaucoup plus raisonnables, remisant au placard l'érotisme débridé du précédent recueil. Dommage ? Oui, un peu. J'ai personnellement trouvé qu'il manquait un peu de cette fraîcheur et légèreté, si caractéristique au ton de miss Martin, bien loin de labourer son champ dans le lexique porno-chic refoulé, non c'était écrit avec la saveur et la gourmandise d'une amoureuse des mots et de la langue onctueuse, oui c'est vrai, qui rappelle le style de Colette.

Bref, dans "Perspectives de paradis", livret bien maigrichon de 135 pages, on y découvre avec stupeur et tremblements qu'il y a tout de même 25 nouvelles au compteur ! Alors, quoi ? Elles ne sont pas bien consistantes, à peine deux ou quatre pages (au plus), elles s'enfilent comme des perles pour en faire un collier, l'écrin n'est pas de velours, mais pourrait-on reprocher à Bénédicte Martin de varier son registre ? Non, reconnaissons-le.

Cette fois-ci, Eros se porte pâle, à peine quelques (rares) fois est-il sonné pour pondre quelques éclats de lecture, du style : "on lui a parlé de crème anglaise qui perlerait sur le bout du sexe des hommes" ou "il commence à la lécher comme le beurre d'une tartine". Rien de folichon, j'en conviens. La coquette n'est-elle donc plus frivole ? Elle a rangé au placard ses talons aiguille et ses mini-jupes sexy, elle est décidément plus sombre et sobre (elle évoque la folie, la mort, le meurtre), elle ose aussi l'humour, le cocasse et la roublardise ("j'en ai marre de tes caresses en spirales et de ta tête d'obsédé. Tu t'éparpilles sous les oreillers et sur moi. Ras-le-bol. Chaque fois, c'est pareil, sous la blancheur du drap, une stalagmite apparaît et tu rêves que je la suce. Pour ton plaisir, je fais des oh et des ah, mais qu'est-ce que tu m'agaces").

Il y a de la mutinerie dans l'air ! Les héroïnes de Bénédicte Martin ne sont désormais plus (que) des dévergondées, elles sont modérées, avides, exigeantes, parfois impudiques. Il y a un panel beaucoup plus large, on s'expatrie à leurs côtés, on passe de Shangai, du Palais Royal, de Londres, de Baden-Baden, de Hongrie, du Bosphore, de Dunkerque et de Paris 44 en moins de deux.

Mais il reste cette grâce dans l'écriture, ronde et douce, poétique en diable. Bénédicte Martin n'a pas changé d'un gramme, elle n'est pas qu'un minois ravissant qui griffonne des contes coquins en montrant sa culotte, c'est (ainsi le prouve ce deuxième livre) une jeune femme toujours charmante et qui se dévoile autrement... A suivre !

Flammarion

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Echappées de lecture

" J'ai comme tout le monde des fragilités. Quelques araignées poilues dans ma tête tricotent des envies absurdes. Des bourdonnements sourds d'insectes s'agitent entre chacune de mes pensées. Mon cerveau est lui aussi quelquefois picoré de toutes parts, comme des moineaux gourmands sur une grappe de raisins mûrs. Une impression d'âme en fuite lorsque je suis fatiguée.

(...) Je garde mon propre temps, le désir d'être souvent seule et des étoiles voletantes au-dessus de moi. La folie est un possible pour chacun. "

" Depuis notre premier baiser, j'ai une méduse à la place du coeur qui me pique, m'irrite et me réveille la nuit. Rien ne sert de soigner mes vertiges voyageant en pierres précieuses, émeraudes et turquoises, tourmalines. Etre sourde me convient très bien. Ma vie tourbillonne tellement plus depuis. "

Perspectives de paradis, Bénédicte Martin

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Corps de ballet - Michel Quint

corps_de_balletMaria est une ancienne danseuse, au corps déglingué et usé par le temps qui a passé, elle est aujourd'hui femme de ménage chez Paul, un prof d'histoire, et les Gamelin, un couple d'avocats, parents de deux jeunes enfants, Astrid et Vincent. Maria passe son temps libre au Comtesse à écouter son ancien amant Armand, ou s'éblouit les yeux devant la vitrine de Diva, la boutique de fripes vintage d'Adèle. Maria est d'ailleurs une femme extraordinaire, elle lit chez les autres les romans comme Giono, Steinbeck ou Dos Passos. Elle n'a jamais été mariée, a rompu avec ses amants car elle refusait tout engagement, ne voulait pas non plus d'enfants. Elle se rattrape chez les autres, comme les petits Astrid et Vincent, avec lesquels elle prépare en cachette un ballet pour la surprise du matin de Noël. Au coeur de ce fantastique remue-ménage, Maria est également fâchée après Paul, fâchée d'avoir répondu à des questions sur sa vie, sur son père et son passé dans l'armée Rouge, durant la bataille de Stalingrad. Maria est chamboulée d'avoir commencé à "déboutonner la mémoire", des vieux démons semblent s'échapper de sa boîte de Pandore...

En un mot comme en cent, "Corps de ballet" est un livre éblouissant et remarquable, il met en scène cette femme, Maria Voronina, dont le parler ne s'enrobe d'aucun maniérisme, qui fait fi des ronds-de-jambe, "mes mots je les vois d'en dehors, je les juge à la carcasse, m'en fous un peu de leur sens, pourvu qu'ils se tiennent correctement et soient sages, et qu'ils dansent bien, évidemment". C'est un exercice ensorcellant, impossible de ne pas s'attacher à cette ancienne ballerine, désormais âgée de soixante ans, qui vit dans le Vieux Lille, dans ses petits quartiers qui constituent à eux seuls un village dans la ville. Son histoire est touchante, à la fois entraînante et élégante, comme un "corps de ballet", mais elle cache en fond de tiroir un passé plus troublant, plus opaque et qui est sincèrement bouleversant. Michel Quint est un prodige qui entend ce que lui chuchotent "les murs, les rues, les pavés" de ce Vieux Lille qu'a su attraper Cyrille Derouineau du fond de son objectif, "un attrapeur d'âmes". Emparez-vous de ce livre, il est étourdissant, poétique et émouvant, il montre également qu'on peut faire de la littérature avec d'autres matériaux que 900 pages d'un vocabulaire ronflant ! Pssst, suivez cette ombre qui porte un ocelot et qui se balade dans les rues de Lille, c'est sans doute Maria Voronina...

Texte de Michel Quint, Photos de Cyrille Derouineau - Estuaire

  • échappée de lecture : "Voilà tout mon royaume de Cendrillon qu'a passé l'âge des citrouilles. La paix y régnait, jusqu'aux curiosités de Paul. De vouloir à tout prix me grimper à l'arbre généalogique, remonter à mes origines, il a tout chamboulé mes amnésies tranquilles. Et moi, bécasse, qui suis entrée dans son manicrac ! Faut croire que j'avais besoin de vider mes poches... Ce que je finis de faire aujourd'hui, dimanche de Noël, maintenant que les plaies de maintenant sont à vif, celles du passé rouvertes comme une tombe profanée, et qu'on s'écarquille la bouche sur un grand cri sans fin... Mais faut revenir sur nos vieilles danses, retrouver là où on a fait des faux pas et qu'on a dansé un monde inhumain. Peut-être que le dire ça va le remettre d'aplomb, allez savoir. "

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La petite musique du dimanche

La petite musique du jour se passe ICI ...

Je m'étais fait un bonheur
De vous cuisiner la tarte au coeur
C'était coulis de mon sang
C'était crème de ma peau
J'ai saupoudré mes os cassés
Pour ajouter du croustillant

Allez goûtez-moi
Ne me dégoûtez pas de moi
Allez essayez-la
Ne me dégoûtez pas de vous

Vous m'avez mangé un bout
Et puis vous m'avez recraché
Je sais je suis pimentée
C'est l'espagne ça vous fait l'pied
Vous m'avez craché dans le dos
Je vous entends rigoler

Allez allez allez... Allez goûtez-moi ...

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04/11/06

Ma place sur la photo - Amanda Sthers

ma_palce_sur_la_photo"Ma place sur la photo" est le récit d'Amanda Sthers, 24 ans, jeune talent de l'édition, qui raconte ses souvenirs épars sur son enfance, sa vie actuelle et son apprentissage doucereux de la vie... Elle évoque ainsi le divorce de ses parents, ses liens avec son frère et sa soeur, le pedigree de ses géniteurs (un père juif, psychiatre, une mère catholique bretonne), la vie qui reprend ses droits avec d'autres histoires d'amours, les premiers émois, la grossesse non voulue et l'avortement, et pour finir l'homme de ses vieux jours, "celui que j'ai décidé d'aimer pour la vie"... Le résultat est plutôt moyen, assez commun pour résumer. Il y a beaucoup d'étalage de soi, et pour ceux ou celles qui fuient le nombrilisme, c'est un livre à éviter. Pourtant, il y a une certaine tendresse et beaucoup d'honnêteté dans cet auto-portrait, rempli d'états d'âme et avide de trouver les bonnes solutions. Car, on l'aura compris, il lui faut trouver "sa place sur la photo". Personnellement, je n'ai pas su au démarrage qui était son amoureux dont elle fait l'éloge en long, en large et en travers dans son livre, mais je ne pense pas que ce soit le plus important pour s'intéresser à cette romancière en herbe. La plume est jolie et ne demande qu'à s'étoffer...

Grasset

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Ne quittez pas - Marie Magdeleine Lessana

ne_quittez_pasC'est au commencement un homme (Louis), marié à Pauline depuis dix ans, qui entend leur fils dire à celle-ci que Louis est en trop dans cette maison, qu'ils seraient bien heureux sans lui !.. L'homme prend mouche, il décide de "disparaître" et emménage dans un appartement où il reste à sa table en observant par la fenêtre. Il aperçoit un individu au profil marqué et décide de lui écrire sa vie... Le deuxième roman glisse dans le premier, pour le lecteur il y a une façon claire de s'y reconnaître : les chapitres sont soit intitulés "je" ou "vous", selon le narrateur en question. Louis va donc imaginer une existence folle à cet inconnu, qu'il baptise Antoine, qui rencontre une femme russe superbe et avec qui il va vivre une histoire passionnelle, pour laquelle il quitte tout. C'est en quelque sorte un exutoire pour Louis qui va se nourrir de cette frénésie de fantasmes pour remplir le vide de sa propre vie. En somme, ce dérivatif va conduire Louis à une autre quête plus personnelle, plus identitaire. Pour en savoir plus, lisez le livre...

Car si votre curiosité est éveillée, voici le principal dynamisme qui motive la lecture du roman. En ce qui me concerne, je suis venue à bout du livre pour justement connaître les fins de la crise de Louis, dans une deuxième partie beaucoup plus palpitante que le début de l'histoire. J'ai failli mettre de côté ce livre de Marie-Magdeleine Lessana car j'ai pris en grippe les héros masculins de son récit. Question de goût... Puis, en découvrant ce qui "réveille" Louis, j'ai aussitôt été prise dans l'engrenage de son enquête et impossible de lâcher le livre avant d'en savoir le bout. Un peu fangeux pour commencer, puis savamment plus croustillant !

Maren Sell éditeurs

Posté par clarabel76 à 12:18:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]