16/04/21

Le Jardin des âmes (Les Brumes de Cendrelune #1), de Georgia Caldera

Mes émotions à chaud : waouh. Cette lecture m'a complètement envoûtée.

Le Jardin des âmes

Je suis encore toute chamboulée. L'histoire et l'atmosphère m'ont conquise. Les personnages ont touché mon petit cœur. Et l'ambiance qui se dévoile gothique et romantique. Tout ça, tout ça. J'étais foutue.

Mais quelle bonne surprise. J'ai franchement adoré. 😍

Sinon, l'histoire était pour moi une grande inconnue. Je voulais juste du fantastique. Le résultat n'a pas déçu mes attentes. Petite présentation. Cendrelune est un royaume dirigé par un Dieu : Orion. Celui-ci détient le pouvoir de sentir les pensées du peuple et d'anticiper la moindre dissidence. Il confie donc à son Ombre la charge d'exécuter les récalcitrants afin de préserver la paix et l'harmonie.

Or, les gens d'en bas n'en peuvent plus de subir pareille oppression. Certains grondent (discrètement) ou cherchent la provocation (en affichant des dessins controversés) tout en se méfiant de la répression (chaque dimanche soir, la liste tombe). Et ça fait mal. Céphise en a déjà fait l'amère expérience. Toute sa famille a été torturée sous ses yeux. Son propre corps est aujourd'hui rapiécé (elle porte des prothèses au bras et à la jambe). Elle a malgré tout juré de venger la mort de ses proches et attend son heure sans faillir.

Toutefois, lorsque l'occasion se présente, la situation lui échappe. Un vrai cauchemar. Et l'alternative offerte lui donne des sueurs froides. Quelle que soit sa décision, elle aurait préféré ne jamais faire face à un tel choix.

Et ce n'est qu'un aperçu ! Car d'autres personnages s'immiscent dans l'intrigue. Les fils se tissent subtilement. Des enjeux majeurs se manifestent. On en parle de la tension dramatique qui va crescendo ? À tel point que j'étais hyper frustrée au moment de tourner la dernière page. Tss. Enfin voilà, on peut dire que l'expérience a été ensorcelante pour moi. Est-ce que je suis tombée amoureuse de Verlaine ? Hmm, un peu (mais chut).
M'en vais lire la suite. 😘

Dernière remarque : y'en a marre de l'adverbe DERECHEF !
On le trouve un million de fois dans le livre. J'avais envie de hurler dès qu'il bondissait hors de la boîte. ARGH. 😤😤😤

©2019 Les éditions J'ai lu (P)2021 Audible Studios

  • Lu par : Bénédicte ChartonBenoît Berthon
  • Durée : 8 h 34
  • J'ai été conquise par l'histoire, les personnages, l'ambiance etc. C'était parfait.
    Par contre, la performance audio est moyenne. J'ai trop entendu Bénédicte Charton dans d'autres séries (The Mortal Instruments & Les Els) et j'en ai un peu soupé. J'aime bien le comédien (Benoit Berthon) mais j'imaginais autrement la voix de Verlaine ou Héphaïstos.
    En somme, l'expérience est perfectible - même si elle est plutôt convaincante - car son pouvoir d'ensorcellement est bien réel. La preuve, j'étais hyper frustrée à la fin. C'est pour quand la suite ?

⭐⭐⭐⭐


Traquée (Rebecca Kean #1), de Cassandra O'Donnell

TraquéeEn voilà une bonne surprise (qui rejoint mon envie du moment de lire plus de fantastique ou d'urban fantasy).

J'ai longtemps vu tourner la série, ces dix dernières années, avant de me décider aujourd'hui à rencontrer cette chère Rebecca Kean : une héroïne indépendante et au caractère assez fort, un passé obscur, un entourage solide (j'adore Bruce) et des amants sur catalogue (ce bourrin de Mark).

Tout. Est. Là.

Rebecca et sa fille ont l'habitude de déménager de ville en ville car elles recherchent une petite vie tranquille (en vrai, elles fuient leur famille). En s'installant à Burlington, en Nouvelle-Angleterre, la jeune maman ne s'attend pas à attirer l'attention du chef des vampires locaux (Raphael) ni à devenir l'enquêtrice principale dans la disparition de monstres. Car Rebecca est une puissante sorcière qui cherche à masquer ses pouvoirs. Du moins, c'était avant d'être impliquée dans cette intrigue. Elle qui roulait en solo depuis dix ans doit désormais s'associer à des individus qui veulent sa peau ou abuser d'elle ! Pas très cool, non. Heureusement Rebecca est une psychopathe patentée qui mord avant d'avoir mal et impose ainsi le respect. Brutale et efficace.

Certes, on pense à d'autres héroïnes ou d'autres lectures dont l'influence est marquante au fil des pages. Mais ça ne m'a pas dérangée car j'ai trouvé ce tome introductif très bon. Le roman se lit facilement, il est distrayant et promet de belles choses encore. Cela m'a convaincue pour poursuivre l'aventure. (Roman lu en format audio : la comédienne est vraiment très performante.) Seul bémol : la description des personnages, leurs fringues, leurs coiffures etc. So cliché. Tellement has-been. Du cuir et de la soie ? No way, José. Les années 90, on oublie.

En attendant la suite est déjà téléchargée dans mes écouteurs.

©2011 Les éditions J'ai lu (P)2016 Audible Studios

⭐⭐⭐⭐

14/04/21

Destiny #1, de Cecelia Ahern

Destiny 1Série dystopique en deux tomes. Le premier fait une entrée fracassante : c'était une lecture géniale !

La vie de Célestine North a toujours été parfaite : une famille aimante, un petit copain exemplaire, des amis fidèles et un avenir sans nuage. Et pourtant, son monde s'effondre le jour où elle autorise un vieil homme malade à s'asseoir dans un bus. Car cet homme est en réalité un Imparfait qui ne dispose pas du droit de s'asseoir dans un lieu public. Aux yeux de la Guilde, Célestine est coupable d'avoir prêté assistance à un indésirable. Elle est à son tour arrêtée sans autre forme de procès. Qu'importe si le père de son petit copain est le chef de la Guilde, l'homme se doit d'appliquer des règles strictes. Et son cas servira d'exemple.

Waouh ! Vraiment, quelle chouette lecture. L'histoire peut paraître à première vue banale mais elle ne cesse de gagner en intensité et en horreur. Et c'est fichtrement captivant. Au départ, j'étais simplement curieuse de lire Cecelia Ahern dans un nouveau registre. Mais plus j'avançais dans le roman, plus je retenais mon souffle en trouvant ça incroyable. Tout le mérite revient à Célestine, l'extraordinaire Célestine. Elle parvient à susciter de l'émotion sans avoir rien demandé : elle n'a pas un soupçon de désobéissance en elle, elle est juste abasourdie et choquée par le déchaînement de violence et de haine dont elle est victime. Au nom de quoi ? de qui ? de simples faux pas d'ordre moral ou éthique ? Gosh. Et Célestine n'en veut même pas de cette gloire, elle refuse d'être un symbole. C'est limite si elle ne souhaite pas rétablir la vérité pour retrouver sa petite vie tranquille. Par contre, un gros potentiel se cache dans le casting. On le voit très, très peu. Mais quel charisme ! Youhou.

Enfin voilà. J'ai beaucoup aimé ce roman. Et si l'ensemble n'est pas 100% renversant (ou innovant), ça reste tout de même redoutable en matière de lecture en apnée. Célestine est tellement vraie, avec ses forces et ses faiblesses. On s'identifie facilement. Elle vit une histoire terrible, riche en rebondissements. On sent aussi la colère gronder, partout ça bout et ça menace d'exploser. Ça promet pour la suite !

Hachette romans, 2017 - Traduit par Christophe Rosson

Titre VO : Flawed

 ⭐⭐⭐⭐

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Le Sceau de la reine (Intemporia #1), de Claire-Lise Marguier

Le sceau de la reine Intemporia

Yoran a toujours vécu dans son petit village, situé au cœur de la plaine. Il mène une existence sans histoire, faite de chasse et de pêche. Et rêve d'épouser son amour d'enfance. C'est un garçon plein de fougue et de romantisme.

Mais un jour, un mal étrange vient frapper la population. Autour de lui, les gens tombent gravement malades et succombent au virus meurtrier. Les anciens sont dépassés par la situation et vont alors lui confier un secret qui va provoquer son départ.

Si Yoran tient à son bonheur, il n'a pas d'autre choix que de se mettre en route pour déjouer les plans d'une reine tyrannique et sanguinaire. En chemin, il croise également un groupe de rebelles auquel il se joint pour servir sa mission.

Mais d'autres questions se posent, d'autres alternatives viendront s'offrir à lui et notre valeureux gaillard devra rester droit dans ses bottes (ou pas), pour savoir s'il souhaite suivre son instinct ou rester fidèle à ses promesses.

J'ai beaucoup aimé le démarrage du livre. La mise en place est impeccable et l'ambiance fascinante. Mais j'ai également apprécié le changement d'horizon et d'univers, après l'insouciance de la plaine, son charme bucolique, son climat protecteur et bienveillant, on se frotte à l'inconnu et au monde extérieur. Le danger, l'angoisse et la perte des repères. C'est pas mal du tout. 

En somme, l'imaginaire est grandiose et promet du mystère, des drames, des sacrifices. Un vrai plaisir de lecture, simple et entraînant, avec ambiance médiévale et fantastique. Quête ultime. Bravoure et amitié. Tout bien comme il faut. Seul reproche : les 530 pages. Surtout que deux autres livres viennent compléter la série.

En attendant, c'était une bonne découverte. Ah oui, en 2014 ! Déjà.

éditions du Rouergue, coll. Epik, 2014

 

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12/04/21

Le Colis, de Sebastian Fitzek

Le ColisSi vous aimez les romans qui brouillent les pistes avec une narratrice peu digne de confiance, alors optez pour ce scénario torturé et très perturbant.

On y rencontre une femme brisée suite à une agression sexuelle dans un hôtel mais dont le témoignage a été discrédité car jugé trop flou. Depuis, Emma vit cloîtrée chez elle et s'enfonce dans un délire paranoïaque qui inquiète son entourage. Un jour, elle reçoit bel et bien un colis pour un voisin qu'elle ne connaît pas. Cet événement provoque un nouveau stress qui va la conduire à une série d'actes déraisonnés (et dramatiques).

Enfin, il ne faut surtout pas s'imaginer que ce sera l'élément déclencheur puisqu'il s'inscrit dans une longue suite de détails troublants. Niveau ambiance, c'est super flippant. On se triture les méninges pour déterminer si l'on doit soutenir, compatir ou soupçonner Emma. Victime ou pas ? Pourquoi le serial killer aurait décidé de ne pas l'éliminer ? Même si elle porte la signature de son modus operandi (ses cheveux ont été rasés), son profil n'a rien en commun avec les précédentes cibles.

Le récit va donc alterner le passé et le présent pour retracer laborieusement les errances de l'héroïne. La sensation n'est pas très confortable. J'avais longtemps cru avoir deviné le fin mot de sa démence, avant de noter que le dénouement est un perpétuel festival de rebondissements. Ah ouais, rien que ça ?

C'est vraiment, vraiment tordu !

L'Archipel, 2016 - Traduit par Jean-Marie Argelès

 

 

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Sauf, de Hervé Commère

SaufLe début du roman est palpitant.

En moins de vingt-quatre heures, la vie de Mathieu bascule dans une spirale effroyable : une femme vient de déposer un album de photos lié à son enfance, son hangar de dépôt-vente est visité par des intrus, sa maison prend feu et l'un des cambrioleurs a été tué en prenant la fuite.

Tout semble lié au drame survenu quand il avait six ans : un incendie a ruiné le manoir familial et emporté ses parents. L'enfant a été recueilli par son oncle et sa tante, non sans nourrir une profonde mélancolie ou la certitude que rien n'est réel. La réapparition de cet album ravive donc ses souvenirs et le transporte en Bretagne pour vérifier que le passé est mort et enterré.

Qu'est-ce que j'aime les romans sur les histoires de famille qui tiennent en haleine !

Celui-ci n'a pas failli à sa promesse et réserve une atmosphère pas piquée des hannetons. Direction la campagne bretonne, les vieilles baraques, les parquets qui grincent, la poussière qui s'incruste, le souffle du passé, le silence des alcôves, les non-dits en héritage et tout ça.

C'était plutôt pas mal (mais plus faiblard dans le dernier quart de l'intrigue).

Fleuve éditions, 2018

 

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La Maison, de Vanessa Savage

La MaisonCette histoire de maison maudite est plutôt intéressante. Située face à la mer, cette villa fanée par le temps qui passe a hélas été le théâtre d'un drame survenu quinze ans plus tôt. Depuis, elle figure parmi les mythiques faits divers car aucune famille n'a remis les pieds entre ses murs.

Mais Patrick n'en a cure et souhaite acquérir la maison lorsque celle-ci est sur le marché. Son épouse Sarah n'est pas du tout emballée avant de céder à la promesse d'un nouveau départ. Elle est en dépression depuis la mort de sa mère et s'imagine que l'enthousiasme de son partenaire va la motiver à se lancer dans de nouveaux projets.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu. Et ses pires craintes semblent se cristalliser. Sarah se retrouve seule dans cette grande maison pleine de courants d'air. Elle se sent épiée par ses voisins, imagine qu'un intrus rôde dans les dunes. Ses enfants sont maussades. Patrick est souvent absent. Ou se montre distant.

En gros, la maison aurait tendance à influencer l'humeur de ses habitants. Comme si elle était hantée. Comme si les fantômes du passé venaient les entraîner dans leurs mauvais rêves. Ou est-ce simplement un effet des psychotropes que Sarah avale à forte dose ? Au fil des chapitres, on est en droit de se poser des tonnes de questions !

En bref, l'ambiance est bonne et source d'angoisses. Les personnages ne sont pas très nets et n'inspirent aucune confiance. On sent la tension dramatique gagner du terrain. Et le final tombe comme un couperet. Surprenant, pas surprenant ? Ça se laisse lire, ça ne révolutionne pas le genre non plus.

La Martinière, Thriller, 2019, traduit de l'anglais par Ombeline Marchon

 

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10/04/21

La Secte d'Abaddon (Les Aventures d'Aliette Renoir #1), de Cécilia Correia

La Secte d'AbaddonImpossible, pour moi, d'être catégorique au sujet de cette lecture : elle n'est ni transcendante ni carrément bof. Plutôt couci-couça. Et c'est tant mieux car j'ai passé un très bon moment, alors que certains détails font lever les yeux au ciel. Ha, ha.

Premièrement, Aliette Renoir est une héroïne à la fois irritante et attachante. Fille d'un célèbre chasseur de vampires, la jeune femme n'est malheureusement pas douée en affaires et s'illustre souvent par ses bourdes. La dernière en date : se blesser mortellement lors d'une traque et se réveiller transformée à son grand dam.
Son créateur est un américain (Lawrence) qui l'introduit rapidement dans la cour vampirique où se jouent des intrigues politiques particulièrement perfides. Pour la jeune Aliette, c'est l'occasion d'approcher le responsable de la mort de sa mère (et lui régler son compte). Mais elle débarque en plein psychodrame lors de bacchanales cauchemardesques (meurtres en série et procès expéditif).
Aliette est aux premières loges, démasquée, menacée, accusée à tort etc. Elle se charge donc de l'enquête pour sauver sa peau et celle du prince (aaah, Sytry ♥).

Le schéma est classique mais fonctionne plutôt bien. C'est léger, distrayant et plein de dérision. Autant de qualités qui deviennent des défauts en raison d'une composition fragile (le dosage est un numéro d'équilibriste casse-gueule). On frôle fréquemment la surenchère, dans l'humour (lourd) ou le comportement des personnages (contradictoires). Aliette a peur de son ombre mais se montre hardie en des circonstances douteuses. Elle tient à sa vertu, et succombe au désir charnel (le couple vendu ne me fait pas rêver). L'action se situe dans un Paris occupé par les allemands, sauf que ce contexte est très peu exploité. OK pour l'argot parisien et le langage fleuri dans la bouche de notre héroïne, mais c'est tout. Même le contexte familial est survolé, alors que... bon, c'était pourtant du lourd !

Enfin voilà, on a autant de bons arguments pour adhérer et soupirer. Disons que ça reste un premier tome maladroit et introductif qui m'incite, malgré tout, à lire le suivant (Dans l'ombre du roi) en croisant les doigts pour que les imperfections se lissent. D'ailleurs, cela me fait penser que je n'avais plus lu de romans du genre depuis des lustres et ça m'a donné envie d'y retourner.

©2012 Rebelle éditions (P)2020 Audible Studios

 

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09/04/21

L'amour est dans le chai, de Tamara Balliana

L'amour est dans le chaiJ'ai trouvé mon bonheur dans cette lecture. C'était simple et sans détour. Je suis même tombée amoureuse de Léonie et Enzo ! Ils se livrent une bataille de mots alors que leur attirance est électrique, du moins ils vont mettre du temps pour s'en rendre compte et c'est ça qui est bon.

En vrai, leur histoire dure depuis toujours. Enzo et Léonie sont voisins et amis d'enfance. Enfin, ils ont grandi ensemble mais n'ont eu de cesse de se chamailler. Puis la vie a conduit l'un et l'autre vers des contrées lointaines. Léonie s'est installée à Paris pour devenir comédienne tandis que Enzo a poursuivi sa formation de maître de chai en partant dans le Bordelais.

Aujourd'hui ils se retrouvent pour l'été car Léonie doit seconder sa sœur (enceinte) au Domaine des Manons où travaille désormais Enzo. La jeune femme ne cache pas sa déconvenue en apprenant cette nouvelle et réserve à son tortionnaire des retrouvailles explosives ! Ah ah. On a beau dire, on a beau faire, ils se tournent autour et se défendent de ressentir autre chose que de l'agacement. Ils sont d'ailleurs les derniers à avoir saisi le truc !

Plus d'une fois, ils vont donc se pousser à bout et traiter l'autre comme une verrue indésirable. Paradoxalement cette tension entre eux est émoustillante car on sent qu'ils sont faits l'un pour l'autre mais ils ne se pressent pas pour poser les armes. Léonie est la plus méfiante, peu habituée à côtoyer un Enzo charmeur et équivoque. La belle va d'ailleurs chanceler plus d'une fois. Mouahaha. C'est drôle, c'est adorable, c'est excitant. Rien de sexy. La romance est douce et romantique en diable. Et j'ai adoré.

Autres atouts de choc et de charme : on retourne au village de Cadenel (véritable cocon coquet et douillet). On retrouve nos copines RomyOriane et Solène (le club des célibataires malgré elles). On savoure l'ambiance et le soleil tout en savourant un verre de rosé. Que demander de plus ?

Montlake Romance, 2019

La couverture est bof, bof. Seule fausse note pour moi.

 

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07/04/21

L'odeur de la colle en pot, d'Adèle Bréau

L'odeur de la colle en potVoilà un roman qui cogne en plein cœur tout ado ayant survécu aux années 90 et qui nous régale d'une bonne grosse couche de nostalgie ! Waouh, le choc.

Au-delà des petits détails qui comptent énormément, on trouve une histoire banale d'une jeune fille de treize ans qui emménage dans un appartement à Paris avec ses parents et sa petite sœur. La rentrée approche avec son lot de considérations (image de soi et relation avec les autres). Ce nouveau départ était censé améliorer le quotidien de la famille, mais c'est loupé, le père est de plus en plus absent et la mère alterne crises de larmes et engueulades. Tout ça sent la séparation. Mais la narratrice a d'autres chats à fouetter car elle aussi traverse une période très floue, très compliquée - cette fichue crise d'adolescence. 

Adèle B. raconte tout ça avec tact, tendresse et mélancolie. Comme si l'on ouvrait un journal intime et qu'on replongeait dans les souvenirs (du temps où il fallait prendre son mal en patience pour appeler ses amis ou son amoureux, bredouiller sa timidité au téléphone sous les oreilles indiscrètes de l'entourage, rêver et pleurer entre les quatre murs de sa chambre en écoutant de la musique avec un casque sur les oreilles). L'effet miroir est franchement étonnant.

J'ai évidemment été enchantée par ce voyage dans le temps, qui exhale l'innocence et l'apprentissage de la vie. Après coup, ça semblait plus facile. Ou ça nous paraît moins sombre et dramatique en vieillissant. Argh ! C'est finalement cet aspect “regard en arrière” qui me touche le plus. Le fond reste ordinaire : l'adolescence ou l'ascenseur émotionnel par excellence. Un sujet ô combien universel. En tout cas, c'était un très joli moment de lecture, fort appréciable.

JC Lattès, 2019

Septembre 1991. Caroline a treize ans et restitue le portrait d’une génération désenchantée, les professeurs, les premiers flirts, les cafés où l’on fume encore, les cabines téléphoniques, les vidéoclubs, la musique triste dans son walkman, les cahiers Clairefontaine, les Guignols de l’Info, le bruit des craies et c’est toute une époque qui ressurgit comme lorsqu’on plonge son nez dans ces petits pots de colle à l’odeur d’amande.

 

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