17/09/07

Ce que je sais d'elle ~ Béatrice Hammer

Une femme a disparu, laissant derrière elle un mari et deux enfants. "Un enquêteur" interroge la famille, les amis, les collègues et les gens du quartier, ceux qui ont côtoyé cette mystérieuse femme. Car à la lecture des différents témoignages, on s'aperçoit que celle-ci n'était pas tout à fait la même : secrète, certes, mais pour certains, destructice et croqueuse d'hommes, pour d'autres, artiste utopiste, excellente professeur de maths, introvertie mais rancunière, une mère, une femme, une épouse lassée par son quotidien, qui a pris les voiles. On pense qu'elle est morte, qu'elle a été enlevée, qu'elle s'est enfuie avec un amant, qu'elle a changé de vie... Chacun tente d'apporter une solution, ou sa propre explication pour rejeter le sentiment de culpabilité, pour refuser de voir et de comprendre pourquoi cette femme s'en est allée sans mot dire. A la fin du livre, il n'est vraiment pas possible d'apporter un portrait défini de cette femme : elle est tout et rien à la fois. Ses traits sont flous, son caractère fuyant... peut-être n'a-t-elle jamais existé ? Il est possible de créer l'image fantasmée d'une personne, il est plus difficile de cerner la vérité. Ce livre de Béatrice Hammer démontre que toute personnalité est nuancée, qu'elle est le fruit de l'imagination des gens qui nous entoure. D'un autre côté, ce livre m'a rappelé celui d'Emilie Frèche, "Une femme normale". "Ce que je sais d'elle" de Béatrice Hammer a l'infime avantage d'avoir une conclusion délirante et ouverte aux plus folles spéculations !

septembre 2006

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Avec ses moustaches ~ Thomas Paris

Marc et Jeanfrançois fêtent leurs retrouvailles dans un café. Ils se sont connus sur les bancs de l'université, Jeanfrançois (volonté absolue de sa mère de ne pas donner de prénom composé!) a séduit son camarade avec ses idées de jeune révolutionnaire, en lutte contre l'oppression de la société capitaliste. Quinze ans ont passé et les deux amis débordent à nouveau de projets contre les Morlocks, une souche d'opportunistes bien définie, les privilégiés, et qui horripile Jeanfrançois. Son chef de file, à ses yeux, est le pdg de Canal France : Hubert Lefur. Il faut l'anéantir, le kidnapper... lui raser sa moustache !

Car cet Hubert Lefur, finalement modeste et bonasse, est pourvu de belles moustaches à l'ancienne, "qui se déployaient avec discipline sous son nez fort, décollaient dans un début de looping et se désintégraient pour éviter une collision fracassante". Sa marque de fabrique, sa signature. Et quoi de plus vengeur que de s'en emparer, couic, d'un coup de ciseaux ?! Ainsi s'en vont trois compères (un certain Erwan va s'allier à cette vendetta contre l'oppresseur) dans une aventure ubuesque. On les prendrait pour des hussards, et Thomas Paris lui-même se porte en héritier de cette fougue intempestive. Il manie la plume avec panache, il envoie dans les roses tout semblant de gravité et sérieux. Comme il a su le prouver dans son premier roman ("Pissenlits et petits oignons"), Thomas Paris passe le cap du deuxième roman avec brio. Il tord le cou aux amourettes, aux révolutionnaires, aux dirigeants, aux bourgeoises, aux amants, aux étudiants, aux lympathiques, etc... Mais par contre, il rend hommage à LA figure de la Chrétienne, "au seul sens du terme", c'est-à-dire la grand-mère (d'Erwan), qui mérite sa place dans ce roman, et dans tous les romans d'ailleurs. C'est là toute la fantaisie de l'écrivain, son hommage, son adoration. Pour vous convaincre d'ouvrir son roman, n'attendez plus de le lire !

septembre 2006

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Quelque chose à cacher - Dominique Barbéris

quelque_chose_a_cacherJ'ai été déçue par ma lecture, m'attendant à retrouver cette incroyable force psycho-dramatique aperçue dans un livre précédent « Les kangourous ». Dominique Barbéris ne renouvelle pas l'exploit, pourtant l'histoire avait de quoi séduire : une femme a été retrouvée morte dans l'ancienne propriété de sa famille où elle était revenue pour la nuit.
Le narrateur est le gardien du musée, chasseur et peintre à ses heures perdues, fils du docteur de la petite ville de N., il a passé son adolescence à admirer cette Marie-Hélène qui changeait d'amoureux comme de chemise et allait danser au Black and White.
Cela faisait des années qu'elle n'était pas revenue au pays, mais personne ne semblait l'avoir oubliée. Sa mort, aujourd'hui, délie les langues. Le gendarme Massonneau partage avec le narrateur le récit de cette nuit remplie de drames et de mystères.
« Quelque chose à cacher » a un petit quelque chose des Âmes Grises de Philippe Claudel : une mort peu commune, des notables visés, une localité renfermée et un esprit très morne, très mélancolique dans le texte. La comparaison s'arrête là, le livre de Claudel est plus grisant. Dominique Barbéris a une écriture très pointilleuse, mais peut-être cela endort-il son histoire qui m'est apparue indolente et morose.
A voir.

Gallimard - 160 pages  / Août 2007.

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15/09/07

Celui d'en face ~ Gabrielle Ciam

Je suis une femme seule, j'ai quarante ans, je vis confortablement dans un appartement au coeur de Paris. Et j'en ai fini avec le sexe, pour de bon. C'est la parole de la narratrice, qui s'adresse à un homme, inconnu du lecteur. Elle lui raconte son expérience excitante d'avoir flirté avec son voisin d'en face, cet inconnu qui a introduit son intimité, sans jamais se dévoiler. Un jour, elle est apparue nue dans le salon et elle a bien senti qu'on l'observait, en face. Troublée, elle a eu le besoin de "se donner" à cet anonyme qui a su émoustiller son désir. Elle croyait en avoir fini, c'est tout autre chose qui commence : l'apprentissage du désir, les sens en éveil, l'attente du regard, le besoin de se livrer à l'inconnu. Il est "celui d'en face", celui qui compte pour elle, "ce que je voulais, c'est qu'il me regarde, qu'il pose les yeux sur moi, de loin, à l'affût, et qu'il me voie m'offrir".

Le jeu qu'elle joue est celui du chat et de la souris. Un homme et une femme se guettent, s'épient et se contemplent. Les préliminaires ont été absous, il y a une volonté explicite dans l'art d'être désiré, c'est cru dans les gestes, mais élégant dans les paroles. Car Gabrielle Ciam a renoué avec l'érotisme, comme dans son premier roman "Le train de 5h50", où il était question aussi d'observation et de fantasmes fous. "Celui d'en face" n'est pas obscène, et la narratrice parvient à attiser sa flamme par sa confession à son interlocuteur inconnu. La fin est charmante, on attend quelle suite l'affaire a donnée !... Ce 3ème roman de Gabrielle Ciam est capiteux, impudique, affriolant... enfin bref, ce sont les femmes qui en parlent le mieux ! Lisez-le !

septembre 2006

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14/09/07

Tombent les avions ~ Caroline Sers

"En famille, on ne dit pas ce qu'on pense." C'est le credo de cette famille qui vient chaque année passer un mois de vacances dans la maison de l'aïeule, Mounette. Des vacances qui n'en ont que le nom, car on distingue parfaitement que chacun s'y plie, telle une immuable habitude et exigence auxquelles personne ne semble y déroger. Donc les frères et soeurs, flanqués de leur conjoint et progéniture, s'y rendent et font comme si. Heureux d'être à nouveau réunis, de retrouver les mêmes choses inchangées, les bonnes vieilles habitudes cultivées avec obsession par Mounette. Cette grand-mère dont les commissures des lèvres se pincent à la moindre contrariété, au moindre déraillement et à la moindre entorse aux habitudes. Car sur cette famille plane le fantôme de Corinne, la disparue. Progressivement on en apprend sur cette cousine, cette fille ou soeur que chacun n'ose plus nommer ou évoquer. A peine sur les photographies. Silence, maître mot de cette colonie !
Bien entendu, tous sont au bord du précipice. La menace gronde. La colère couve sous la soupape de sécurité. Prête à exploser comme une cocote-minute. Et comme les avions, à trop les fixer, ils peuvent tomber !...
Bref, un premier roman écrit avec soin, d'une plume acérée, qui blesse sans heurter et qui se pare d'un air de vertu outragée et vengée. Un petit délice !

lu en septembre 2004

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13/09/07

Kamikaze Mozart - Daniel de Roulet

« On ne choisit pas ses Wolfgang. Ils vous tombent dessus l'un après l'autre, comme une guerre mondiale. Ou plutôt, comme une étoile filante. Personne n'est préparé aux météorites en plein jour. »
Fumika est japonaise, musicienne et étudiante au conservatoire de Berkeley avec son amie Shizuko. Attachée à sa passion pour Mozart, elle espère bousculer son destin qui l'a déjà fiancée à Tetsuo Tsutsui, soldat au service de Sa Majesté l'Empereur, suite aux habiles tractations des deux familles. Mais Fumika ne connaît son prétendant qu'à travers une photographie et quelques lettres, très conventionnelles.
Nous sommes en Avril 1942. Fumika et d'autres ressortissants japonais doivent rejoindre les camps de rassemblement, après l'attaque à Pearl Harbor. La jeune fille s'éloigne le coeur lourd en pensant à un jeune allemand qu'elle vient de rencontrer à Berkeley. Il s'appelle Wolfgang Steinamhirsch, c'est un fou de chimie que le gouvernement va recruter pour un projet confidentiel basé dans le désert de Los Alamos.
Déplacée de camps en camps, Fumika va croire en sa bonne étoile lorsqu'elle emprunte l'identité d'une indienne navajo pour faire le ménage à  « la fabrique des nuages », un site secret où bossent des scientifiques pour le compte du ministère de la Guerre. Elle y retrouve Wolfgang, devenu un ambitieux savant, et espère qu'il aidera Shizuko et elle dans leur projet d'évasion du camp de Santa Fe.
Hélas ! Le lecteur n'est pas dupe. Le projet de Los Alamos va frapper le Japon en Août 1945, avec deux bombes atomiques. Sur ce plan, l'issue du roman est toute tracée. Il devient alors intéressant de suivre quel triste sort vont connaître Fumika, son fiancé kamikaze et Wolfgang le fou de l'atome, tous estampillés par le sceau de la tragédie.
Entre fiction et réalité, le roman parle de la guerre et de destins brisés autour du fil rouge que constitue la construction de la Bombe atomique. Daniel de Roulet, dans un style très froid, presque sans âme et donc difficilement attachant, a peut-être souhaité cette sécheresse pour planter une distance raisonnable entre l'auteur et son histoire où se mélangent les faits réels et l'imaginaire.
Une petite accoutumance s'impose, puis l'histoire apparaît franchement émouvante et très prenante ! C'est surtout au travers du personnage de Fumika que la dimension humaine et émotionnelle s'exprime le mieux. Son parcours enchaîne l'injustice, l'incompréhension, la bêtise et la perfidie humaines. Longtemps elle trouvera dans la musique de Mozart une échappée pour survivre et affronter son destin. Mais la musique adoucit-elle les moeurs ? Est-elle capable d'achever une guerre, de sauver les âmes ? L'auteur offre une réflexion douce-amère à ce sujet, je ne suis pas sûre d'apporter la réponse qui semble évidente et triste dans ce roman. Mais la lecture de ce livre, pourtant pas emballante au début, résonnera longtemps en moi. Je le pense...

Buchet Chastel - 290 pages - Août 2007

** Rentrée Littéraire 2007 **

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12/09/07

Les autres ~ Alice Ferney

"Personnes susceptibles s'abstenir" était la règle préconisée par ce nouveau jeu de société qu'a offert Niels à son frère Théo, lors de sa soirée d'anniversaire. Sont réunis leur mère, les amis et fiancées. Tous s'engagent dans ce jeu brûlant qui a pour but de délier les langues et mettre à jour les vérités cachées. Que pensent les uns et les autres, les uns sur les autres, les uns des autres ?
Ce roman délie la parole, ouvre la boîte de Pandore. Il est décomposé en trois parties, d'abord on lit les pensées des protagonistes, puis on assiste à la joute verbale, puis on prend le pas du narrateur, de l'auteur qui décrit ce repas suicidaire avec toute l'élégance et la subtilité qui caractérise l'écriture d'Alice Ferney. C'est d'une poésie inqualifiable, tant sur la valeur des sentiments, sur le poids de la maternité et la féminité (thèmes abordés dans le roman).
Au cours de cette soirée, certaines paroles auront été lâchées et ne pourront plus être rattrapées. Les personnages ont tous bien conscience de cet enjeu mais ils foncent tête baissée. Un peu abasourdis, écoeurés, révoltés mais exaltés "d'être avec les mots comme des poissons dans l'eau". Ce roman donne enfin le pouvoir au langage, aux mots et à la langue éclatante et qui s'exprime, se libère. Il ne met pas en péril le sentiment de l'amitié car, après tout, un personnage le souligne : "Sans amitié, pas de confidences ni d'aveux ou de révélations, pas de critique profonde et transparente. En ce sens les amis, pour le bien qu'ils essaient de nous faire, sont aussi cruels que les ennemis qui nous souhaiteraient quelque mal.".
En un mot comme en cent, ce roman est magnifique, tout en grâce et dénuement, et dont le point final sera : "Qui peut croire que les mots servent la vérité ? Qui sait ce qu'ils tranforment vraiment en nous ? Quel est ce pouvoir qu'on leur prête ?". (La réponse est cachée dans ce livre !)

août 2006

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11/09/07

L'idiot de la Sorbonne - Frédéric Pagès

Idiot_de_la_sorbonneAu volant de son taxi, une DS noire parfaitement entretenue, Max de Kool a la surprise de prendre à son bord Oscar von Balthazar, professeur adulé qui s'était mystérieusement volatilisé quelques années plus tôt. L'homme est de retour pour l'assaut final et somme le taxi de prendre son temps pour mieux faire son entrée fracassante à vingt heures aux portes de la Sorbonne. La journée leur appartient.
L'aventure s'annonce fraîche et étourdissante, surtout aux premières heures (et durant les premières pages), puis les ennuis commencent et le saugrenu va apparaître.
Nos deux héros, embarqués à travers l'Europe en quête de sublime et d'une pompe à haute pression à sept pistons, vont résoudre plusieurs questions ardues (le mystère de l'Immaculée Conception et l'importance du placenta pour penser, notamment). Sous le patronage de Voltaire et de Coluche, et dans la lignée de "Candide", ce road movie métaphysique nous emmène vers des contrées imprévisibles où se répondent le génie et le clown, le penseur et l'idiot, le conte métaphysique et le compteur kilométrique.

Belle idée dans l'ensemble, proposant une approche originale et ludique de la philosophie, le roman a cependant tendance à s'émousser en cours de route et déboute un peu le lecteur, étourdi par la précipitation des événements.
A soutenir, car il s'agit d'un premier roman et qu'il faut bien un commencement à toutes choses !

Libella / Maren Sell - 264 pages - En librairie le 29 Août 2007.

** Rentrée Littéraire 2007 **

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10/09/07

Le lendemain, Gabrielle - Murielle Magellan

le_lendemain_gabrielleGabrielle tente de surmonter son chagrin après la mort de Gilles, son amant depuis 7 ans. Marié et père de famille, l'homme a vécu avec la jeune femme une relation quasi officielle. L'existence de leur couple n'était plus un secret pour leur entourage. Aussi, chacun comprend le deuil que s'impose Gabrielle et veut lui apporter son soutien.
La famille Alban, par exemple, est ravie de l'accueillir chez eux pour un dîner. Il y a David et Eli, leur fils Florian, âgé de 17 ans. Ils sont tous trois l'image du bonheur, de la vie simple et ordinaire. Gabrielle s'y fond sans le vouloir, attrapée par leur gentillesse.
Bientôt un pouvoir de séduction réciproque va s'opérer : Gabrielle et son chagrin fascinent, la jeune femme est elle-même de plus en plus attirée par les Alban. Un soir David l'embrasse, d'autres fois c'est Florian qui l'invite dans des concerts, et Eli lui demande sans cesse de déjeuner, d'être auprès d'elle, etc.
Murielle Magellan est en fait une plume de théâtre et on retrouve dans son premier roman "Le lendemain, Gabrielle" la mise en scène, les dialogues et l'intrigue dramatique empruntée à ce genre. Ici, la comédie est plus aigre-douce, avec des effets de style qui peuvent agacer. J'ai bien aimé le début, Murielle Magellan est très maternelle avec son héroïne et nous la rend attirante malgré sa profonde tristesse. Je crois ensuite avoir été très vite lassée par le procédé d'écriture qui possède un certain charme, mais qui ne me correspondait à l'instant où j'ai lu ce livre.
Tant pis.

Julliard - 186 pages - Août 2007

** Rentrée Littéraire 2007 **

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07/09/07

16, rue d'Avelghem ~ Xavier Houssin

Quel merveilleux écrivain, ce Xavier Houssin ! Déjà j'étais sous le charme avec "La ballade de Lola", premier roman bouleversant sur la disparition d'une fillette sur le chemin d'école. Avec "16 rue d'Avelghem" l'auteur renoue avec la sensibilité. Suite à la destruction du quartier de son enfance, le narrateur fait revivre cette maison d'un quartier de Roubaix, là où ses parents et leurs nombreux enfants ont emménagé jusqu'à la fin. La fin d'une vie, merveilleusement et à juste dose racontée. Beaucoup de pudeur, d'émotion fine. En des phrases courtes, presque lancées à la mitraillette, l'histoire découle son tapis rouge et met en scène un couple de gens ordinaires dans un quartier des corons près des usines de textile. C'est tout un pan de vie, toute une époque qui revoit jour. La vie de cette famille, les Lapierre, est bouleversante par ses petits riens et ses ordinaires qui font un grand tout. On tourne les pages, avide de connaître davantage de leurs vies. Les joies, les peines, les doutes, les peurs.
C'est très beau. C'est hélas très court mais ce livre s'inscrit dans la lignée des beaux petits romans inoubliables.

septembre 2004

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