02/03/07

Dix Mille : Autobiographie d'un livre ~ Andrea Kerbaker

N'avez-vous jamais imaginé un livre avec une âme, des pensées et des réflexions ?.. Lisez "Dix mille" d'Andrea Kerbaker et vous regarderez vos livres différemment ! Dans ce livre trop court, un livre prend la parole, sur une étagère d'un bouquiniste, frissonnant à l'idée d'être en sursis car la libraire envoie les invendus "au pilon" ! Terrorisé de finir recyclé, emballage d'un médicament au pire, il prie ardemment qu'un Numéro Quatre ouvre la porte, glisse le doigt sur son étagère et s'empare de lui. Le Numéro Quatre, c'est l'éventuel propriétaire qui le sauvera de l'incinérateur ou de la décharge. Il aimerait bien une femme, ça le changerait... et de se souvenir des trois précédents propriétaires. Non sans quelque émotion, colère ou incompréhension.

"Dix mille" nous ouvre les portes vers un imaginaire jusque là encore vierge : la vie des livres, leur intimité, la connivence entre eux, les amitié avec Steinbeck ou Hemingway, le destin du livre qui sort de presse et atterrit dans la vitrine d'une librairie. Confiné dans un carton, prenant la poussière au fin fond de la boutique, ses pages jaunissant sur une étagère pour "acquisitions de seconde main", le livre raconte un parcours que le lecteur n'a pas conscience. En fermant donc ce petit livre, on lui caresse la couverture, un sourire aux lèvres et on le dépose dans un écrin de velours. Votre livre a des yeux, des oreilles ! votre livre est télépathe !

lu en mars 2005

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Vieilles peaux - Anna Rozen

vieilles_peauxCressida Bloom est écrivain. Au bord de la soixantaine, forte de ses succès, elle commence à songer à la postérité. Il lui faut trouver dès à présent un passeur de mémoire, un archiviste pour classer tous ses carnets, un dépositaire de ses écrits, une personne de confiance. Le casting est lancé. Cressida est exigeante, sélectionne avec ardeur les candidats (que des hommes, jeunes, plutôt intelligents, au physique agréable) mais n'est pourtant pas récompensée de ses tris. Elle biffe, triture, marmonne, fait trois pas en arrière, se fourvoie. Les candidats ne lui apportent qu'une nouvelle source d'angoisse et de remise en question. Que diable !... On se gausse de cette "vieille peau" excentrique (vous avez dit "vieille peau" ?) en pensant très fort aux auteurs britanniques à l'humour pincé et poilant (cf. PG Wodehouse, Saki, etc.).

Changement de registre avec l'histoire intitulée "Marthe et Fernand" qui décrit le quotidien d'un couple marié depuis une quarantaine d'années, acteur de leur propre mise en scène réglée au millimètre près. C'est un portrait qui donne le frisson. Moi j'y ai reconnu mes parents et, quelque part, cela m'a fait de la peine. D'ailleurs, l'auteur a certainement pressenti "le flip du pathos" car elle termine avec prestidigitation son histoire sur un numéro pour rire jaune. Un cercle invisible est en place, le couple tue l'amour, dit-on. Et si toute jeune épouse est vouée à la destinée de "veille peau", vous en pensez quoi ? Sauve qui peut ! ?

Pour boucler ce livre hors normes, Anna Rozen décide de s'atteler à un exercice de style un peu déconcertant... "C'est à vous que j'écris, oui, vous. Voilà ce qui ne va pas : je ne suis pas moi. Je ne suis jamais moi. Je vous écris, je me démène, mais ça n'est pas moi." Qui est-elle donc, alors ? Une fille qui pleure dans le métro, un chat perdu sur les affiches placardées aux arbres, une employée de bureau, une postière, une fille grosse, une gravure de mode, une sandale neuve, un paréo rose, une baguette tradition, une fan perdue, un auteur reconnu, l'odeur de Colette, Françoise Sagan ou A.L. Kennedy brisant du sucre dans sa cuisine... Il y a une succession de chapitres courts sur les pérégrinations de l'auteur, "mais au bout de cinquante pages de folle envolée, les histoires que j'écris m'embêtent". Oui, un peu. Cette dernière partie est à lire à petites doses, en picorant ci ou là toutes ces peaux mortes. Parce que, finalement, on en revient toujours là, à cette histoire de "peau", celle qui nous couvre, qui nous camoufle, les peaux neuves, les vieilles peaux... nous sommes toutes à la même enseigne : que des toquées ! :)

Le Dilettante,  2007 - 224 pages.

On en parle aussi : chez Cuné et sur le Buzz Littéraire

  • Autre livre de l'auteur : Méfie-toi des fruits

La narratrice, sans nom, a un mari, un amant et un ex. Drame : elle souhaite avoir un enfant avec l'amant, au grand mefie_toi_des_fruitsdam de l'ex et dans le dos du mari. Mais elle rêve d'une osmose idyllique entre son amant, son homme et tous ceux qui comptent dans sa vie. Hum, hum...! Et s'ajoute sans oublier un électron libre, Louis, le correspondant sans visage, mais qu'elle refuse de rencontrer. Car elle se dit "esclave" de ses désirs, fulgurants, omniprésents et envahissants !

Bref, cela donne un joyeux melting-pot et un mélange savoureux et très original sur la théorie du Prince Charmant. Oui, tout ça pour ça - en conclusion. La fin est plus qu'hâtive, c'est franchement décevant. Jusqu'alors le roman était pétillant, donnait un ton fantasque et neuf. L'idée autour de prince charmant inexistant n'est pas nouvelle, mais Anna Rozen avait réussi à la présenter de manière différente, un rien excentrique. J'étais étonnament charmée par son bric-à-brac d'histoire, de romance, de nota bene de l'auteur herself, et des gens autour. C'était nouveau et pourtant la fin a un goût de va-que-je-te-pousse-vers-la-sortie. Dommage. (Le dilettante, 2002)

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23/02/07

La vie voyageuse - Maylis de Kerangal

la_vie_voyageuseAriane travaille pour la revue L'Archiviste, spécialisée dans la recherche généalogique ("La généalogie est un vice que j'ai dans le sang depuis l'enfance..."). Elle enquête sur le puzzle des origines d'autrui, jusqu'au jour où sa tante Jeanne la charge de retrouver l'éphémère et secret amour de sa jeunesse guindée. Ariane s'embarque dans "une vie voyageuse" qui la conduira à Barcelone, à Vals-les-Bains et au Havre... en route, elle voit remonter à la surface un autre mirage sentimental, la figure de Marc, son amour perdu, évadé, son fantôme parti en mer, dont elle espère secrètement le retour, malgré la rupture.

Ce livre est une quête intime et familiale. Avec son goût des archives et des registres poussiéreux, Ariane semble préférer la vie fantasmée à la quête du terrain. C'est extraordinaire de sa part d'accepter la mission de sa tante, peut-être y voit-elle sans l'admettre la possibilité d'affronter ses chimères.
J'aime beaucoup ce qu'en dit la note d'éditeur : "Maylis de Kerangal a écrit un livre d'aventures de l'intime. Elle nous fait partager une errance identitaire qui évoque la géographie sentimentale de certains films d'Antonioni"... Cela correspond à la virgule près aux émotions ressenties de cette lecture. C'est profond, avec une touche personnelle, aux trousses d'une personnalité fragile et délicate.
Je suis définitivement conquise par le style de Maylis de Kerangal, déjà apprécié dans des récentes parutions ("Ni fleurs ni couronnes", "Dans les rapides"). C'est une écriture qui mêle le secret aux souvenirs, dans son histoire de "la vie voyageuse" elle unie le présent au passé, elle enclave les moments d'aujourd'hui et d'hier, les spectres d'Ignacio Torres, de Marc et de la tante Jeanne... Ariane roule vers l'inconnu, fait des rencontres, frissonne, s'évanouit, se perd mais, paradoxalement, elle prend pied dans la réalité. Enfin, pourrait-on conclure.
Bref, c'est très bon, une valeur de plus en plus sûre !

Verticales - 159 pages - 2003

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22/02/07

Un bras dedans, un bras dehors - Emmanuelle Peslerbe

un_bras_dedansDans l'appartement d'Elisa Pratte, sévit un dégât des eaux. Elle attend la visite d'un expert en assurances, qui se présente sous le nom de Philippe Dumont. Or, la personne en face d'Elisa a les traits d'une femme, porte une jupe, bref la confusion n'est pas possible et éveille le trouble chez Elisa.
Elle décide d'adresser un courrier à ce Monsieur Dumont pour partager son émotion et sa solidarité vers l'envie de transformation, mais ce dernier lui répond qu'elle est cinglée, qu'elle se trompe haut et fort.
Toutefois l'idée a fait son chemin, dans la tête et l'imagination des deux personnages. La suite du roman prend la tournure d'une campagne de conquête de l'autre et de soi, "réfléchir, se réfléchir tel qu'on se voit dans son miroir intérieur, être au plus près possible d'une réalité ressentie, voilà ce qui me semble être la quête de tous ceux qui ne se ressemblent pas, de tous ceux qui pensent qu'il est une évidence : le miroir ment".

"Un bras dedans, un bras dehors" est le 1er roman d'Emmanuelle Peslerbe, un roman déconcertant. Je n'ai pas foncièrement adhéré à l'histoire en général, mais l'idée d'un mirage acoquinée à une situation de quiproquo était séduisante.
Le thème de l'androgynie rappelle le roman de Virginia Woolf, "Orlando", même si Emmanuelle Peslerbe adopte d'emblée un ton et un univers bien à elle. On suit à la fois son héroïne, Elisa Pratte, jeune femme insaisissable, peintre à ses heures et à l'imagination débordante, et d'un autre côté Philippe Dumont, employé modèle, marié, des activités à la pelle pour remplir ses journées... Or, il faut croire que l'ennui pointe son nez car le courrier d'Elisa lui donne la clé des champs, l'invite à déborder de ses sentiers battus et emprunte la voie du fantasme.
Emmanuelle Peslerbe a une très jolie écriture qui laisse planer le doute. Son choix d'être concise et de laisser la porte ouverte aux pointillés renforce le sentiment de polir les angles, de ne donner aucune solution, d'introduire le doute... L'imagination mérite son appellation de "folle du logis" dans cette histoire pour adultes qui s'ennuient.
Ce 1er roman en appelle d'autres, car même si j'ai trouvé l'histoire nébuleuse, avec des passages abscons, le style et l'univers de l'auteur gagnent à être retrouvés, redécouverts. A suivre...

Editions du Rouergue

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19/02/07

L'appartement témoin ~ Tatiana de Rosnay

Premier roman de Tatiana de Rosnay: L'appartement témoin annonce ce qui sera un grand succès dans "la mémoire des murs". Le sujet parle d'un lieu imprégné du passé et qui obsède la personne qui y vit.
Ici, le personnage central est un homme qui a raté son mariage, il vient de divorcer, son travail ne l'a pas comblé non plus.. toute sa vie a été une suite de tromperies et de leurres. Et c'est à 55 ans qu'il s'en rend compte et décide de faire le bilan de son existence.
Installé dans son nouvel appartement, il ressent très vite des ondes mystérieuses, perçoit un piano, une voix mélodieuse, et entrevoit une jeune femme blonde jouant du piano avec une petite fille qui joue à ses pieds...
Obsédé par cette vision, il décide de partir sur les traces de cette énigmatique jeune femme. Paris, New York, Londres, Venise.. on suit cet homme débonnaire dans son périple. On est pris en haleine, on soutient sa quête.. et puis la passion s'essouffle, dommage. A dépeindre un personnage trop bancal, l'auteur nous a coupé l'envie d'avoir de la sympathie pour lui. Du coup on souhaiterait hâter la fin..
Aaaahhh !! la fin : déroutante, invraisemblable, sans queue ni tête !!! La signature de Madame de Rosnay, en somme.

février 2004

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Les candidats ~ Yun Sun Limet

"Les candidats" est un roman à remettre entre toutes les mains ! Cela parle d'une chose tellement tragique mais concrète: un couple meurt brutalement dans un accident de voiture, laissant deux jeunes enfants orphelins, et dans une lettre testament ce couple demande à leurs amis de recueillir les deux enfants, de les prendre en charge, de les élever et les éduquer à leur place, à leur tour... Une liste d'amis est dressée et chacun a un mois pour réfléchir et donner sa réponse. Au départ, pour tous ces couples, la réponse semble couler de source: ce sera inévitablement oui, voyons... Mais les choses ne sont pas aussi simples et l'auteur pose des questions sérieuses à travers le regard de chacun de ces couples. Un couple à la dérive, une situation financière précaire, la 'vraie famille de sang' qui se sent bafouer et rejeter... bref rien n'est épargné, tout est traité de façon terriblement délicate, lucide et vraisemblable. On accompagne ces couples, ces enfants, cette grand-mère, ce grand-père et cette tante et on se pose aussi la question: et si ça nous arrivait à nous?.. que ferions-nous? comment réagirions-nous?.. Nous, lecteur, nous sentons proches de tous ces protagonistes, coeur serré, et nous refermons ce livre dans un gros soupir.
Ce livre est un très bon moment de lecture, très poignant, sans prétention, mais d'une écriture si vivante pour un sujet si grave.

février 2004

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Corpus Christine - Max Monnehay

corpus_christineUn homme séquestré par son épouse à la peau douce, mais devenue obèse, tandis qu'elle affame le mari incapable de se tenir debout..., vous n'y croyez pas ? Pourtant c'est l'idée foncièrement sadique qu'a imaginée Max Monnehay pour son 1er roman "Corpus Christine", fatalement inspiré d'une autre redoutable Kathy Bates, interprète d'Annie Wilkes, héroïne de Misery de Stephen King.
J'étais curieuse de lire ce livre, les critiques ne tarissaient pas d'éloges à son sujet, et c'est vrai que l'intrigue semblait attirante et effrayante à la fois. Bah, j'aurais préféré continuer sur cette lancée, vanter son mérite et ses promesses, mais non.
J'avoue m'être ennuyée, ne pas avoir accrocher, avoir ressenti une fascination glaciale, c'est vrai, mais pas suffisante pour adhérer jusqu'au bout. Ou juste pour le souci de connaître la fin de ce calvaire.
L'auteur cultive un certain humour (noir, implacable et irréductible) doublé d'un cynisme en béton ("la calamité du siècle", comme l'écrit le personnage). Il y a un sincère détachement chez elle, un besoin de mettre le feu aux poudres et se frotter les mains du carnage. Un peu comme Amélie Nothomb, il faut l'admettre. Or, je ne suis pas non plus "fan" de cette dernière... L'expérience de ce genre d'univers ne me convient définitivement pas !
Désolée.

Albin Michel / Prix du Premier Roman 2006 !

  • L'avis de Laure ... Parmi tant d'autres ! J'ai pu constater, en fouinant dans Google Blog, que vous étiez nombreux à avoir lu ce roman où la même impression de flottement, d'incompréhension et de manque se dégageait... Par contre, j'ai pu remarquer le clivage entre les avis des lecteurs et ceux des "pros" - ça vous étonne encore ??? 

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18/02/07

La noce d'Anna ~ Nathacha Appanah

Ce roman me parle d'un bout à l'autre, c'est tout moi ! Sonia, quarante-deux ans, marie sa fille Anna. Au cours de cette journée, Sonia va vivre de souvenirs autour de sa relation avec sa fille, comprenant la rencontre avec le père d'Anna, la vie en France, loin de son île natale qu'est l'Ile Maurice, son travail d'écrivain, mais surtout les antagonismes émergeant entre une maman fantasque et insouciante contre une fille plus rangée, studieuse et consciencieuse. Anna et Sonia sont deux opposées, elles ont grandi à deux et aujourd'hui le noyau s'ouvre pour un autre, un lendemain et un ailleurs qui donne le frisson.

Pourquoi j'ai tout personnellement aimé ce roman ? Car je me suis sentie toute concernée par ce portrait de maman, qui regarde sa fille et s'en souvient comme si c'était hier. Se rappelant l'enfant blonde et rieuse devenir plus modérée, Sonia se demande pourquoi sa fille finalement lui ressemble si peu. Il y a au fond d'elle une envie de bousculer son enfant, de vouloir la placer dans un autre cadre, plus semblable à ses idéaux. Se marier en rouge, les cheveux au vent, un hibiscus derrière l'oreille, les pieds nus.. pourquoi pas ? Mais Anna, elle, trouve ça "ridicule". Etre mère et le devenir, ce roman pose toutes les questions délicates. Etre fille, assumer sa propre identité, couper le cordon, c'est une autre problématique. "La noce d'Anna" m'a renvoyé un portrait de maman que je risque de d'être, de devenir... Ma fille n'a que cinq ans, moi à peine trente ans, et pourtant... J'étais dans la peau de Sonia, je me voyais aussi plongée dans cette noce, regardant ma fille poudrée de blanc, les lèvres rouge carmin, la trouvant belle mais si loin de moi... Je me suis plongée dans ce livre avec un vrai bonheur, j'ai purement et simplement aimé. Et l'auteur, Nathacha Appanah, m'a bluffée d'avoir dessiné une femme de quarante ans avec cette sérénité, cette maturité déconcertante car elle-même n'a que trente-deux ans ! La journée apporte à Sonia beaucoup de réponses à toutes ses questions, la berce à force d'introspection et de regards vers un passé libérateur. Je n'ai plus de mots pour évoquer mon enthousiasme, déjà fort éloquent avec Blue Bay Palace & Les Rochers de Poudre d'Or. Tout bonnement, j'ai adoré.

février 2006

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17/02/07

Amours transversales ~ Catherine Cusset

J'ai toujours suivi avec intérêt la parution des livres de Catherine Cusset et je dois reconnaître que j'étais à chaque fois très contente et satisfaite de cette attente...
Pour ce dernier roman, "Amours transversales", je suis un peu désarçonnnée. Si vous avez aimé le côté un peu dérisoire de ses précédents romans, ce dernier est différent. J'ai découvert une écriture plus grave, un style plus abouti et recherché.. C'est assez intéressant mais en fait ça ne m'a pas comblée.
Ne vous fiez pas à la quatrième de couverture, car elle ne retranscrit pas du tout l'histoire de ce livre. C'est vrai que c'est un chassé-croisé entre plusieurs personnes, qui se rencontrent à différentes étapes de leurs vies. On commence avec Myriam, qui se fait larguer par son fiancé, elle part se ressourcer dans les bras d'un ancient amant italien... On va la retrouver mariée à Xavier, qui va rencontrer la jeune Camille qui concluera le roman, mariée à un richissime new-yorkais.. Ce roman parle d' "amours transversales", comment dans notre vie, même mariée, rangée et toute sage, on peut passer par des moments où une rencontre, un regard peut tout chambouler. Les quatre parties de ce roman suivent les mêmes personnages, et ces personnes forment un lien visible aux seuls yeux du lecteur...
C'est assez compliqué à résumer, tout comme cette lecture d' "Amours transversales" est assez déroutante. Pour moi, ce n'est pas le meilleur roman de Catherine Cusset.

février 2004

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Sept garçons ~ Anne Wiazemsky

Sept garçons est une fabuleuse histoire d'enfants: des garçons et seulement une fille se retrouvent un peu forcés de passer leurs vacances ensemble. Drôle d'idée d'adultes...
Roséliane ressent aussitôt de l'importance au sein de cette communauté exclusivement masculine. Eux, les garçons, roulent des mécaniques, font les crâneurs, inventent des jeux de plus en plus hardis... D'abord obligés et méfiants, ils vont tous apprendre à se connaître et s'apprécier véritablement.
Anne Wiazemsky ne se contente pas de raconter des vacances d'enfants (certes, d'une façon admirable!!); elle nous entraîne également dans l'après, dans les années à venir et les aléas de la vie..
C'est une lecture vraiment attachante. Très bien écrite. Avec des personnages touchants et inoubliables.

février 2004

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