19/04/17

Les Sept Sœurs #1: Maia, de Lucinda Riley

Maia_Les_Sept_SoeursÀ la mort de leur père, un énigmatique milliardaire qui a adopté six filles aux quatre coins du monde, Maia et ses sœurs reçoivent chacune une lettre les invitant à percer le secret de leurs origines. C'est ainsi que Maia s'envole pour le Brésil, à Rio de Janeiro, où vit sa grand-mère, Senhora Beatriz, laquelle refuse pourtant de lui parler. C'est grâce à la complicité de la vieille gouvernante Yara et l'aide de l'écrivain Floriano que ses recherches vont avancer, notamment à la lecture de la correspondance de son ancêtre, Izabela Rosa Bonifacio, une belle et riche jeune femme, promise à Gustavo Aires Cabral, issu d'une lignée titrée mais désargentée. De fil en aiguille, Maia va découvrir la folle passion de son ancêtre pour un sculpteur parisien, Laurent Brouilly, lors de son voyage en Europe quelques mois avant de sceller son alliance. Éblouie par cette vie d'artiste bohème, la jeune fille de bonne famille, un brin naïve et romantique, devra choisir entre rentrer au pays et se plier à la voix de la raison, ou s'enfuir avec son amoureux en n'écoutant que son cœur. Maia va ainsi retracer le parcours de sa famille, vivant chaque instant avec une réelle communion, quitte à réveiller ses propres souvenirs et fragiliser son jardin secret qu'elle préserve jalousement.

En me lançant dans cette lecture, je n'attendais clairement qu'une chose : être embarquée dans une flamboyante fresque romanesque, afin d'occuper quelques heures de route, le temps d'un weekend printanier. Au final, la pioche a été plutôt bonne. Le roman de Lucinda Riley réunit tous les ingrédients du genre : secrets de famille, amours interdites, drames intimes et passions maudites. Je n'ai eu aucune difficulté à entrer dans l'histoire, à me familiariser avec les lieux ou les personnages et à deviner la suite des festivités. La forme est classique, mais captivante. Après, je ne dis pas, c'est passablement de nature sentimentale, les héroïnes sont cruches, les clichés coulent à la pelle, la trame de l'intrigue est exécutée de façon conventionnelle, sans réel suspense, il y a pas mal de cucuterie, de liaisons romantiques, de situations téléphonées, de confessions lisses et émouvantes. Bref, tout ça est assez fleur bleue, mais j'étais d'humeur réceptive donc je n'ai pas trop grincé des dents. De plus, l'histoire a pour toile de fond le Montmartre des années 20 et, de manière anecdotique, la réalisation du Christ Rédempteur par le français Paul Landowski, avant son acheminement jusqu'au sommet du Corcovado. Cette lecture a donc pleinement rempli son office en sachant autant divertir, détendre ou faire rêver. L'évasion est totale, l'écoute agréable et distrayante, l'histoire romanesque et perfectible, mais au bout du compte j'en suis sortie séduite et conquise ! Dans quelques jours, je pense télécharger la suite de la saga - La sœur de la tempête (Les sept sœurs 2) est déjà disponible !

>> Texte lu par Caroline Breton (durée : 16h 51) pour Audible Studios 

/ uniquement disponible en téléchargement sur le site.

©2015 Charleston éditions - Trad. de l'anglais (Irlande) par Fabienne Duvigneau (P)2016 Audible FR

Maia (Les sept sœurs 1) | Livre audio

 

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08/09/14

Tombée du ciel, par Cecelia Ahern

tombée du ciel

Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha’penny Bridge à Dublin. Il se tient sur le pont, prêt à sauter, désespéré d'avoir été largué. Apprenant que son trente-cinquième anniversaire approche, Christine se lance un défi incroyable : lui prouver en deux semaines que la vie vaut la peine d’être vécue. Certes, elle aussi traverse une période de chamboulement, elle est en pleine reconstruction de sa vie (échec conjugal, séparation douloureuse, une vie de famille envahissante et aucune perspective d'avenir...). C'est donc autant pour elle, que pour Adam, qu'elle doit improviser un programme de choc.

Christine pioche des idées dans un manuel de coaching (dont elle est particulièrement accro), même si les solutions proposées sont du genre médiocre. Mais qu'importe, le couple devient inséparable, parcourt la ville à perdre haleine, apprend à se connaître, cherche à cerner la source du problème, lance une campagne de séduction pour reconquérir la fiancée perdue (en se déguisant comme Charlie, un must !).

C'est assez drôle, mais surtout tendre et très attachant. On craque complètement pour les personnages (la famille frappadingue, la copine libraire au bord du désespoir, son assistante excentrique, qui connaît tous les bons plans pour draguer...),  J'ai beaucoup aimé ce roman, qui s'apprécie sur la durée, lentement et doucement. C'est de la littérature sans prétention, mais généreuse et qui fait un bien fou. On se surprend à quitter le livre avec un pincement de cœur, en regrettant cette belle aventure, simple et romantique.
Une très jolie surprise.

Flammarion, juin 2014 ♦ traduit par Florence Bellot (How to fall in love)

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26/09/07

La liaison ~ Anna Dillon

laliaison

Au départ on pense que "La liaison" est un roman qui traite de l'amour à trois, sous la forme de l'infidélité dans le couple, du mari menteur, de la femme trompée et de la maîtresse pétillante et naïve. Mais dans le roman d'Anna Dillon, l'histoire se passe sur un compte à rebours : du 19 décembre à la veille de Noël, les trois protagonistes de cet imbroglio amoureux, vont raconter l'histoire de cette adultère. On suit premièrement les doutes de Kathy qui piste son mari et qui cherche à comprendre pourquoi son mari la trompe, pourquoi elle n'a rien vu. On poursuit avec Robert qui se débat pour sauver sa petite société, se sentant affreusement seul et incompris dans son foyer, le temps et la lassitude ont conduit l'homme à chercher un réconfort ailleurs. Et ainsi Stéphanie, célibataire indépendante et femme brillante, a cru ce mari délaissé, lui a donné son soutien et surtout un amour fou et passionnel.
Voilà, c'est flippant ! Quand on lit ce roman, on s'aperçoit qu'à tout bout de champ, on peut se sentir concerné et il devient difficile de prendre position pour l'un ou l'autre. Ils ont tous trois des arguments défendables et c'est agaçant à la longue. Pourquoi l'épouse est aveugle, pourquoi l'homme est lâche et pourquoi cette pétillante célibataire est si disponible ?! Il est impossible de prendre parti et le lecteur se laisse prendre au jeu, dévorant page après page le constat de cette liaison si réaliste. C'est pour cela que ce roman ressemble à une fine analyse de la vie actuelle chez les couples ordinaires, tous concernés par une aventure de passage, ou plus. La plaidoirie des trois concernés est tout autant affligeante, excusable ou regrettable. Mais ça sonne vrai, brrrr.


Anna Dillon est en fait le nom de plume d'un auteur irlandais, Michael Scott.

Posté par clarabel76 à 13:50:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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