02/10/14

Silo, de Hugh Howey

Silo

Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l'abri d'une atmosphère devenue toxique. Seul un immense écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l'un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ?

Tout débute par le désistement du shérif Holston, qui ne se remet pas de la perte de sa femme. Lui aussi veut connaître le monde extérieur, s'échapper du silo. Son départ incitera le maire Jahns à débaucher un autre prétendant au poste, son adjoint pense aussitôt à la jeune mécanicienne, Juliette, qui fait des merveilles dans les tréfonds de leur refuge. Ils décident de la rencontrer en personne et profiteront de leur descente pour faire campagne pour la prochaine élection. Puis, tout dérape. Tout se précipite. Juliette se retrouve au niveau supérieur, à un sort peu enviable. Sa présence dérange. Et les forces dirigeantes ne vont pas tarder à resserrer les boulons pour éviter tout risque d'insurrection...

Je n'avais lu que des avis très enthousiastes au sujet de ce roman, aussi ai-je entamé ma lecture en toute confiance. Mais alors, quelle déception ! Tout n'est qu'action lente. La mise en place est longue, l'ambiance déprimante à souhait, même les personnages sont résignés à leur triste sort, rompus et anéantis... J'ai failli me noyer parmi ces détails assommants, et pourtant l'histoire a su cultiver un fond de mystère qui a toujours su me repêcher lors de mes moments de doute. Si elle avait pu s'alléger de quelques passages longuets, je pense que le rendu aurait été plus percutant. Pour l'heure, je me sens d'humeur morose. Je ne lirai pas la suite non plus.

Actes Sud, octobre 2013 ♦ traduit par Yoann Gentric et Laure Manceau

  • Le silo, vu par l'auteur 


23/07/14

La Planète des singes, de Pierre Boulle

La Planète des singes

Un jeune couple, en croisière dans l'espace, trouve une bouteille contenant un manuscrit. L'histoire qu'il renferme raconte comment deux scientifiques et un journaliste ont atterri sur une planète inconnue, peuplée par des singes civilisés et des hommes réduits à l'état sauvage.
Le narrateur, Ulysse Mérou, livre alors un témoignage stupéfiant, rendant compte de l'intelligence exponentielle des primates, au détriment de la race humaine. Ses compagnons d'infortune sont, au mieux, des animaux de compagnie ou de foire, sinon des cobayes en laboratoire ou du simple gibier de chasse.
Quel cauchemar ! Ulysse est horrifié, mais ne trouve aucune explication à une telle dégénérescence de ses semblables. Pris au piège, il doit lui aussi se livrer à des simagrées et calquer son comportement à celui de son espèce (entièrement nu, il doit gesticuler et pousser des cris comme une bête). Car, pour sa survie, il doit absolument préserver ses capacités intellectuelles et en dévoiler le moins possible.
Le roman de Pierre Boulle est un grand classique, qui date de 1963, rendu célèbre au cinéma par Franklin J. Schaffner (1968) puis, plus récemment, par Tim Burton (2001), Rupert Wyatt (2011) et Matt Reeves (2014). J'ai vu toutes les adaptations en question, mais n'avais jamais lu le livre jusqu'à présent. Une lacune enfin réparée ! Et force a été de reconnaître que l'œuvre n'est nullement vieillissante, poussiéreuse ou datée... Bien au contraire. Elle apparaît résolument moderne, surprenante et prodigieuse.
Même si l'intrigue n'avait pour moi aucun secret, j'étais tout de même captivée par la lecture proposée par Bernard Gabay, habitué à doubler des acteurs au cinéma (Robert Downey Jr, Andy Garcia, Viggo Mortensen ou Daniel Day-Lewis), il a su insuffler puissance, angoisse et oppression à ce récit bluffant, “où les hommes sont confrontés à la barbarie de ces primates qui les ont pris pour modèles”.
Bref, c'est un texte court, mais de grande qualité, avec une intensité dramatique poignante... Et naturellement c'est à lire ou relire, destiné à tous les âges, son propos saisissant est aussi sujet à une réflexion pertinente et (éventuellement) une étude en classe pour les nombreuses interprétations qu'il recèle. INDISPENSABLE !!

Audiolib, juillet 2014 ♦ texte intégral lu par Bernard Gabay (durée d'écoute : 6h 01)

À noter : « La Planète des singes –L’Affrontement » sortira dans les salles de cinéma en France, le 30 Juillet ! Il s’agit de la suite de « La Planète des singes – Les origines », réalisée par Matt Reeves. Bien que le personnage de James Franco ne soit pas repris dans ce volet, c’est toujours Andy Serkis (Gollum) qui interprète le rôle de César.  

BANDE-ANNONCE  ici

 

La Planète des singes L’Affrontement

 

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12/06/14

Vamp in love, de Kimberly Raye

En poche ! 

Vamp in love

Lilliana Marchette, mais ses amis l'appellent Lil, est une vampirette célibataire, sexy, branchée et dotée d'un indéniable flair en matière d'accessoires (les chaussures griffées, plus particulièrement). Elle vient de créer en plein Manhattan la première agence de rencontres pour vampires. Or, en dépit de ses talents d'entremetteuse, l'agence Vamp'n Love a du mal à décoller. Lil vient aussi de faire la connaissance d'un séduisant chasseur de primes, Ty Bonner, qui est - hélas pour elle - un récent mordu. La demoiselle appartient à la branche des vampires héréditaires, “les snobs”, et elle ne peut décemment guère envisager de s'abaisser à une caste inférieure.  C'est interdit.  Pourtant, le type a toute la panoplie du cow-boy éclatant de virilité (stetson noir, manteau en cuir qui frotte le sol, jean noir et bottes noires patinées). Il est taciturne, sexy, intouchable, graou ! Il est en ville sur les traces d'un serial-killer, mais très franchement, on s'en contrefiche un peu de l'enquête (qui se révèlera cocasse et sympathique), car tout ce qui compte ne se raconte pas, ça se vit, ça se lit, entre le cow-boy et la belle, tout est dit ! « Il est supersexy. D'une façon sauvage, primitive. Il avait les cheveux bruns mi-longs, une mâchoire carrée ombrée d'une barbe naissante, et des yeux bleus. Mais pas n'importe quel bleu : un bleu fluo, si vif et si intense que, lorsque nos regards se sont croisés, j'aurais pu jurer entendre bourdonner un néon. Certes, le bourdonnement pouvait provenir de mes hormones de vampirette frustrée, qui tendent à s'emballer à la vue de trop de testotérone. » Mouhaha. Véritable petite bulle de fraîcheur, cette lecture se croque avec délice, garantie sans prise de tête. Lil est une vampirette insatiable, bavarde et irrésistiblement drôle, qui aime porter du rose et qui sent la barbe à papa. Entre son boulot, sa vie de famille (sa mère cherche à la caser à tout bout de champ) ou son attirance fatale pour Ty Bonner, qui est beau, qui sent bon le sable chaud, oups, n'en jetez plus, la coupe est pleine. C'est simple, facile, complètement délirant. Et j'aime ça. 

Pocket, juin 2014 ♦ traduit par Christine Barbaste pour les éditions Fleuve Noir

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11/06/14

Felicity Atcock, Tome 2 : Les anges ont la dent dure, par Sophie Jomain

Felicity Atcock 2

Greg le Bulldozer, l'ex de Felicity Atcock, traverse une mauvaise passe mais refuse de lui ouvrir sa porte pour lui expliquer la raison de son passage à vide (il s'est amouraché d'une sorcière aux pulsions destructrices). La jeune femme fait contre mauvaise fortune bon cœur, rentre chez elle et découvre un poulet épinglé sur la porte de sa maison ! Gloups. Elle fait aussitôt appel aux deux hommes de sa vie - Stan, son amant d'une seule nuit et Terrence, son petit casse-croûte du moment. Et quel micmac ! Tout ce petit monde possède en effet des ressources cachées et cela réserve une histoire déjantée. L'intrigue dans ce deuxième tome m'est apparue plus élaborée, plus croustillante, plus intense et plus addictive. Le temps où Felicity m'épuisait à courir dans tous les sens est révolu, ici j'ai trouvé l'héroïne drôle et sarcastique, même ses histoires de fesses prennent enfin un sens, particulièrement sa relation avec Stan, piquante et savoureuse, j'en demande encore. En clair, me voilà mordue ! J'ai carrémment pris goût au rythme de cette série, dotée d'une bonne dose de dérision et d'un sérieux penchant pour l'art du rebondissement. J'ai été baladée comme une novice, je n'ai rien vu venir, la fin est un festival d'action et de révélations, jusqu'à la toute dernière ligne... vite, la suite !! 

J'ai Lu, coll. Darklight ♦ Juin 2014

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23/10/13

“Looking for Narnia ? You’re in the wrong universe.”

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A North Hampton, petite bourgade cossue, nichée au bord de l'océan, vivent trois sorcières, Joanna, la mère, et ses deux filles, Freya et Ingrid. [Oui, il s'agit de la même Freya qui a guéri Oliver de son addiction !] Elles ont toutefois l'interdiction de pratiquer leur magie et doivent se fondre dans la masse, vivre comme des humaines, sans attirer l'attention sur leurs particularités.

La tentation est pourtant grande, nos sorcières vont ainsi glisser des touches de magie dans leur existence ordinaire : Freya en concoctant des filtres d'amour au bar où elle bosse, Ingrid en tressant des nœuds pour permettre aux femmes de démêler leurs soucis intimes, comme tomber enceinte, et Joanna en distrayant un petit garçon, en volant sur son balai, en mijotant de bons gâteaux, etc.

La vie semble leur sourire, Freya vient de se fiancer à Bran Gardiner, le célibataire le plus convoité de la côte, et est convaincue d'avoir trouvé son élu. Pourtant, le soir de ses fiançailles, la jeune femme rencontre le frère cadet, Killian, et succombe à ses charmes. Les jours suivants, impossible pour elle d'oublier ou de résister, elle court se jeter dans ses bras, tout en ressentant de l'amertume et de la culpabilité, tout de même !

C'est une relation qui semble un peu tirée par les cheveux, et puis finalement qui trouvera son explication dans les derniers chapitres. Sinon, globalement le roman se lit vite et bien, il est superficiel, léger, assez prenant, truffé de clichés et de facilités. C'est du Melissa de la Cruz, donc c'est très distrayant et sans prise de tête. Par contre, ce n'est pas une série pour ados, malgré les apparitions de Mimi Force, les personnages sont adultes, font des allusions sexuelles, et pas que (mais ce n'est pas graveleux, ni vulgaire non plus).

C'est un bon début de série, qui se déclinera en trois tomes, la suite est déjà disponible : Le Doux baiser du serpent. A noter aussi qu'une série tv, Witches of the East End, inspirée de la série, est actuellement diffusée sur Lifetime aux USA.

Les Sorcières de North Hampton, par Melissa de la Cruz (Orbit, janvier 2013 - traduit par Hélène Bury)



22/04/13

"I'm your worst nightmare come to life."

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Un matin, Jessica se réveille tordue par les douleurs de la transformation : elle est en train de devenir un loup garou ! Voilà qui n'était pas prévu. Ce phénomène extraordinaire doit aussitôt être tenu au secret, puisqu'une vieille légende court sur les femelles garou qui n'ont pas droit de vie car elles pourraient provoquer chaos et destruction. Heureusement, le père de Jessica est l'Alpha de la Meute et entend protéger sa fille coûte que coûte. Il lui astreint une garde rapprochée, protégeant ses moindres faits et gestes, à l'affût de l'ennemi qui opère plus vite que son ombre. Plus un doute n'est permis : un traître se cache parmi eux !

Nouvelle série, premier tome et une mythologie qui fait peau neuve : Amanda Carlson a su se retrousser les manches pour nous embarquer dans son univers particulièrement brut de décoffrage. L'héroïne n'est pas une mijaurée, elle est loup-garou, la seule et unique femelle à l'horizon, elle possède une force phénoménale et ne cesse d'appréhender des dons et talents cachés. C'est aussi une décidée, qui n'hésite pas à ruer dans les brancards, elle a pour boulet un flic teigneux qui ne la quitte pas d'une semelle et cherche à percer son secret. En même temps, Jessica veut prouver sa loyauté au clan, cerner sa louve, sans trop la brider non plus, et découvrir qui cherche à l'éliminer.

Résultat, l'ensemble est foisonnant, très cash mais un peu lourdaud aussi. Il n'y a pas une once de sensualité dans l'histoire, c'est de l'urban fantasy sans romance, et oui ça m'a manqué ! Même sa rencontre avec Rourke, l'inconnu à la voix sexy, ne vaut pas tripette. En un battement de cils, Jessica et lui réalisent que ... Mais franchement, c'est trop court, trop soudain, sans glamour. C'est du flan tout flasque, allégé en sucre. Par contre, l'histoire est menée à un train d'enfer, on a du rebondissement sur rebondissement, et énormément de bla-bla pour bien nous expliquer où l'on se trouve et comment cela fonctionne. La découverte est donc intéressante, mais pas aussi excitante que je l'avais supposé.

Sang nouveau (Jessica McClain #1), par Amanda Carlson
Livre de Poche, coll. Orbit, 2013 - traduit par Isabelle Pernot

29/08/12

I need an easy friend. I do, with an ear to lend.

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J'ai été très agréablement surprise par cette lecture - encore des vampires ? une romance bidon avec des scènes d'acrobaties sexuelles toutes plus insensées les unes que les autres ? des personnages au glamour dévastateur, parfaitement risible que c'en est inquiétant ? Eh bien, non ! Ce livre ne ressemble pas à ses cousins ou frères éloignés, il est drôle, décalé, ne se prend pas au sérieux, propose une intrigue différente, avec une héroïne qui a grandi aux côtés de parents qui s'enrichissaient sur le compte des pauvres gens, une nana pas idiote non plus car elle n'est pas du genre à craquer pour un vampire... (Un vampire, c'est le Mal !)

C'est aussi un livre riche en références musicales, l'histoire tourne autour de WVMP Radio, la radio des vampires, où Ciara, l'héroïne, effectue un stage en marketing et craint un peu pour sa peau. Elle n'est pas folle, et même si le très séduisant Shane craque pour elle et fait tout pour la séduire, elle n'a pas envie de perdre la tête  pour si peu ! J'avoue, j'ai adoré leur romance. Il faut dire que Shane est un personnage canon et irrésistible (pour le coup, je suis folle !). L'intrigue n'est pas trop mal, une fois qu'on a adhéré au ton et au style du roman, on est quitte pour dévorer le reste. Je suis plus que tentée pour poursuivre la série, en espérant que la suite tienne aussi bien la route.

Le Sang du Rock, tome 1 : Wicked Game par Jeri Smith-Ready
Milady, coll. Bit lit, 2012 - traduit par Sébastien Baert

02/05/12

"Freaking males, I thought, they couldn't be more obvious about their territorial dispute if they'd both peed on me."

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Sabina Kane est à moitié vampire, à moitié mage. Ses parents décédés, elle a été élevée par sa grand-mère Lavinia, chef des Dominae, l'institution qui commande les vampires, et pour laquelle Sabina travaille en tant qu'exécutrice. Sa dernière mission consistait à éliminer son meilleur ami. Pas de problème pour Sabina, elle est programmée pour ne pas décevoir les attentes de sa grand-mère, pour qu'on lui pardonne aussi d'être une métisse. Elle accepte aussitôt un nouveau contrat plus dangereux, qui consiste à infiltrer les camps de l'ennemi, dont le chef de fil est Clovis, de trouver le traître qui sévit parmi leurs troupes et d'éliminer les éléments en trop.

En chemin, Sabina rencontre Adam, directement débarqué de New York. Il officie pour les Mages et doit convaincre la jeune femme d'accepter une entrevue avec l'autre moitié de ses origines. Petit à petit, il cherche à lui faire comprendre certaines choses, mais Sabina est trop butée pour l'écouter. Dans le genre, c'est une parfaite héroïne au caractère belliqueux, sauf que sa rage de vivre ne masque en rien son mal-être. Blindée derrière sa carapace, la jeune femme se veut froide et sans état d'âme dans un premier temps, puis elle change un tout petit peu, notamment au contact de Vinca (sa colocataire fey), de Giguhl (le démon qui se transforme en chat) et même d'Adam, qu'elle n'aime pas trop côtoyer à cause des sensations qu'il fait naître chez elle.

Il n'y a pas de grande originalité au programme, et certains dénouements nous apparaissent aussi vite évidents, mais pour une première approche, cela n'a pas été désagréable. Cela manque peut-être de glamour, mais ce n'est pas rédhibitoire non plus, j'ai tout simplement bien aimé, cela ne s'explique pas et c'est comme ça. J'ai apprécié la personnalité des personnages, leurs complexités surtout, et les pointes d'humour et de séduction (infime, il faut bien le reconnaître). Et puis l'univers aussi est intéressant, on croise des vampires, des démons, des feys et des mages, cela ouvre de multiples possibilités. En gros, ce n'est pas la découverte phénoménale non plus mais ça se lit vite et bien. C'est déjà pas mal pour un début.

Red-Headed Stepchild (Sabina Kane #1) - Jaye Wells
Published April 2009 by Orbit / édition française 2011, traduction de Michelle Charrier

“Floote, what is going on? Do they think I am contagious? Should I assure them I was born with a nose this size?”

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Sous la pression sociale, Alexia quitte l'Angleterre en compagnie de son fidèle Floote et de Madame Lefoux. Toujours en colère contre son époux, elle décide de rejoindre l'Italie pour y comprendre l'étrange indisposition qui la frappe, souhaitant ainsi trouver une explication plausible auprès des Templiers. Mais son voyage est un calvaire de chaque instant, Alexia est notamment pourchassée par des vampires, mais aussi par des coccinelles meurtrières. Bref, sa vie ne tient plus qu'à un fil.

De son côté, son volcanique époux écume sa rage et sa frustration dans le formol ! Au grand dam du professeur Lyall. Je dois avouer que l'attitude du lord m'a profondément ennuyée pendant une majeure partie du roman, d'ailleurs c'est un peu le constat général, le rythme du roman peut se vouloir entraînant, il n'en demeure pas moins que la séparation du couple pèse sur l'ensemble. C'est nettement moins excitant, même si Alexia fait toujours preuve d'esprit, son aventure en solo n'offre pas non plus l'occasion de s'extasier.

Soit, de nouvelles théories sont exploitées et l'univers de Gail Carriger est une source inépuisable de découvertes et d'ingéniosité. Mais la débandade du couple vedette montre que la série tient énormément à leur alchimie, sans cela c'est plus terne, limite poussif. Même certains personnages, comme lord Akeldama ou la truculente Ivy Hisselpenny, manquent à l'appel. Soit leur apparition tarde à venir, soit elle est trop fugace... Encore un sujet de frustration ! Non, vraiment, ce troisième tome pêche un peu dans l'excellente appréciation que j'avais pour la série jusqu'à présent, je ne suis pas affligée ou déçue à un point irrémédiable, j'estime juste que cette lecture sera vite oubliée pour renouer avec une intrigue nettement plus digne de son flegme légendaire.

Blameless (Parasol Protectorate #3) - Gail Carriger
Published September 2010 by Orbit / édition française, 2012 (traduction de Sylvie Denis)

14/01/12

“Let’s just remember, Sullivan, that I want you for your smoked meats and your smoked meats only.”

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Ce troisième tome se consacre au coeur du problème : la relation tumultueuse entre Merit et Ethan. Ces deux-là se tournent autour depuis le début, ils s'attirent et se repoussent, vont-ils enfin passer à l'action ? 
Oui. 
Amen. 
Sauf que la messe n'est pas dite, et de nouveau la passion tourmentée de notre couple vedette va revenir sur le devant de la scène. Comme c'est frustrant ! 
D'un autre côté, c'est ce qui alimente la série, et ici, pas de doute possible, l'intensité sexuelle est à son apogée. Merit est une héroïne admirable, elle aura besoin de toute sa force pour affronter ce que Sullivan va lui infliger. Ethan est odieux, oui, mais il est sexy et irrésistible dans son genre. Ce vampire est toxique, que voulez-vous, c'est ce que les filles veulent. 
Il serait, toutefois, difficile de résister à ses déclarations. Lorsqu'il abat ses cartes et annonce enfin qu'il est totalement démuni face à sa Sentinelle, ou lorsqu'il reconnaît qu'il a besoin d'elle plus qu'il n'en a jamais eu conscience dans sa longue existence, la lectrice pousse de grooos soupirs extatiques. 
Avec toutes ses hormones en ébullition, on en oublierait presque qu'une intrigue politique se dresse à côté. Les métamorphes se réunissent à Chicago pour décider s'ils veulent affronter le climat haineux de la population ou s'ils préfèrent rentrer chez eux à l'abri, en laissant tomber les vampires, leurs pires ennemis. Fait exceptionnel, l'Alpha Gabriel a sollicité l'aide de Sullivan et de Merit pour sa protection. Un contrat sur sa tête a été ordonné. Cela sent le grabuge et la trahison. Nos représentants de Cadogan ont de sérieux soucis à se faire. 
Et justement, la problématique politique frappera de plein fouet leur relation si compliquée... 
Ce tome 3 signe pour moi mon addiction totale et incompressible envers cette série. La lecture a juste été parfaite, j'en veux encore.

Twice Bitten (Chicagoland Vampires #3) - Chloe Neill
Published October 2010 by Gollancz 

- disponible en VF chez Milady : chloeneill3 



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