15/07/14

Saint Michel, priez pour eux de Jean-Pierre Alaux

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Printemps 1978. Séraphin Cantarel, conservateur des monuments français, doit s'assurer que la baie du Mont Saint-Michel demeure pure et intacte pour son futur classement au patrimoine de l'Unesco (l'Amoco Cadiz vient de déverser son liquide noirâtre sur les côtes ouest de la France). Il doit aussi mettre au point la prochaine opération de restauration de la flèche du sanctuaire. Séraphin est ainsi malgré lui témoin d'une scène macabre - le corps d'un moine retrouvé mort sur la plage. 
Pourtant, à aucun moment, Séraphin ne s'improvise détective. Un inspecteur de police est déjà en place et ne noue aucune affinité avec notre homme. La lecture se veut donc placide et enlevée, puisqu'on suit les personnages (le conservateur, son épouse égyptologue et son jeune assistant Théo) au gré de leurs pérégrinations conviviales. 
C'est de bon goût. On apprécie le charme ambiant, c'est gourmand, gourmet, intellectuel et littéraire. Certes, on est loin du cadre policier avec ses modes et ses recettes, c'est plutôt une plongée pleine d'esprit et débordante de culture, plantée dans un décor - encore une fois - fabuleux et enchanteur ! Pas de lecture échevelée, mais un rendez-vous apaisant et agréable.

10/18 ♦ coll. Grands Détectives ♦ décembre 2013

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Un été à Pont-Aven, de Jean-Luc Bannalec

Un été à Pont-Aven

Branle-bas de combat à Pont-Aven, “la cité des peintres”, lorsqu'on retrouve le corps assassiné du propriétaire du Central, l'un des hôtels les plus prisés de la ville. Le commissaire Dupin, parisien déraciné, exilé en Bretagne, désormais sa région de cœur, se voit convoqué sur le champ pour démêler les fils de cette intrigue aux apparences lisses et sans faille. Chacun y va de son commentaire, perclus de chagrin, l'incompréhension est totale, les proches sous le choc. Et c'est en grattant toute cette couche de vernis qu'on apercevra enfin les non-dits et autres secrets de famille !
L'enquête, toutefois, est très longue, très lente à se mettre en place. L'auteur se livre la plupart du temps à un exercice de courbettes en rendant hommage à la région, son caractère, ses habitants, son patrimoine. Bannalec est lui-même un auteur allemand, qui revendique avoir trouvé sa seconde patrie en Finistère. Aussi s'exprime-t-il à travers son personnage de commissaire pour raconter cette sensation proche de l'étourdissement lorsqu'on tente de se fondre dans un lieu farouche.
La Bretagne y apparaît splendide, telle une diva hors d'atteinte, drapée dans ses mystères, plus séduisante que jamais et follement excitante. Mais l'enquête policière est terriblement frustrante, livrée sans faux pli, sans sursaut. Une déception.
 Je préfère la série d'Yves Josso, Été meurtrier à Pont-Aven.

Presses de la Cité, avril 2014 ♦ traduit par Amélie de Maupeou

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07/07/14

Profanation, de Jussi Adler Olsen

Profanation

Un peu frustrant d'avoir attendu deux ans la version audio de la deuxième enquête du département V (le livre est d'ailleurs déjà disponible en format poche)... Toutefois, c'était très agréable d'écouter Julien Chatelet, qui a pris la relève d'Éric Herson-Macarel, pour une lecture à la fois glaçante et captivante. On suit une sombre histoire de démence et de sadisme, à la Orange Mécanique, au cœur de laquelle des jeunes gens de bonne famille ont choisi la violence comme acte de rébellion, sans jamais être inquiétés. Vingt ans que cela dure. Aujourd'hui ils règnent sur des empires et se fichent complètement des familles endeuillées, meurtries et éplorées qui n'ont jamais obtenu gain de cause. Mais notre Carl “Zorro” Morck a mis le nez dans leurs affaires et entend les traquer jusqu'au bout de la nuit pour les mettre k-o. Dans sa ligne de mire : une jeune femme du nom de Kimmie (ancienne complice de ce groupe infâme). Elle a disparu de la circulation, en emportant tous leurs secrets. Fragile et animée d'une haine farouche et vengeresse, elle est parfaitement incontrôlable et fait donc l'objet de toutes les convoitises. Finalement, le suspense du roman repose sur cette attente, pas de connaître l'identité des coupables, mais de savoir comment ils vont tomber. Le rendu est assez bien maîtrisé, explosif et oppressant. On ne nous épargne aucun détail glauque non plus. Du coup, on se détache complètement du récit, sauf pour s'intéresser aux petits extras impliquant Assad, Rose (la nouvelle venue), Mona la psy et Hardy le flic dépressif... Une ambiance riche et excitante, qui pallie les faiblesses d'une intrigue policière trop rompue aux actes d'une rare barbarie.

Audiolib, mai 2014 ♦ texte intégral lu par Julien Chatelet (durée d'écoute : 13h 50) ♦ traduit par Caroline Berg pour les éditions Albin Michel

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Ceux qui tombent, par Michael Connelly

Ceux qui tombent

Dix-septième enquête de l'inspecteur Harry Bosch !! Pour moi, c'est seulement la deuxième fois que je le croise, après une modeste apparition auprès de Mickey Haller (dans Volte-face). Voilà qui expliquerait pourquoi je me suis sentie en marge du récit, qui délivre ses petites allusions aux initiés, en laissant de marbre la néophyte que je suis. Bref, j'ai tenté par curiosité... mais force est de reconnaître que j'apprécierais davantage ses enquêtes si je les suivais par ordre chronologique. Je ne vais pas mentir en criant au génie, car j'ai trouvé l'ensemble assez convenu et peinard, peut-être parce que j'avais imaginé une lecture beaucoup plus palpitante ! Par contre, le personnage de Harry Bosch m'a plu tout de suite, sans demi-mesure, autant dans son travail, têtu, appliqué, instinctif et appartenant à la vieille école (son cahier des morts !), mais aussi dans sa vie personnelle, avec sa fille, tendre et complice, ou son collègue, paternaliste et susceptible. Sa vie sentimentale le voit incertain et vacillant, mais il tente... le rendez-vous d'un soir, une promesse d'un lendemain meilleur ou la cruelle désillusion. Finalement, ce livre se lit, et s'estime, dans un ensemble, et non comme un simple épisode, sous peine de frustration ! Me voilà prévenue. Jacques Chaussepied nous réserve une brillante interprétation de cette intrigue où Bosch travaille sur deux dossiers distincts, l'un pour déterminer la cause de la mort du fils d'un conseiller avec qui il ne s'est jamais entendu, et l'autre pour expliquer comment un pédophile a pu se rendre coupable d'un crime à seulement l'âge de huit ans ! Deux enquêtes précautionneuses, qui n'affolent ni les personnages ni le lecteur.

Audiolib, juin 2014 ♦ texte intrégral lu par Jacques Chaussepied (durée d'écoute : 11h 38) ♦ traduit par Robert Pépin pour les éditions Calmann-Lévy

23/06/14

Faux Rebond, par Harlan Coben

FAUX REBOND

Myron Bolitar est recruté en tant que remplaçant dans l'équipe de basket des Dragons, l'occasion pour lui de revivre son rêve brisé trop tôt (carrière fichue à cause d'une blessure). Son entourage fait grise mine, mais lui se défend... On a fait appel à ses services de “détective”, puisqu'il doit enquêter sur l'étrange disparition du joueur vedette, Greg Downing, sans alerter la presse ni la police. Quelques indices troublants viennent chiffonner notre agent reconverti, lorsqu'en fouillant la maison du disparu, il découvre des traces de sang au sous-sol. À l'instar de ses aînés, “Faux rebond”, troisième titre de la série, se lit sur la même fréquence : distraction, plaisir, détente. Non l'intrigue ne brille pas par son originalité. Oui l'auteur se fiche de nous à pérorer des sornettes (The Cranberries n'est pas un groupe de filles, pardi !). Mais c'est de bonne guerre, l'auteur et ses petites manies me font généralement sourire. Ainsi, cet extrait : « L'entrée de Myron passa inaperçue. Personne ne leva le nez. Dans les westerns, tout le monde se tait lorsque le shérif franchit la porte du saloon, étoile sur la poitrine et colt sur la hanche. C'était peut-être ça, le problème. Myron n'avait ni étoile ni flingue, et la porte à simple battant ne grinçait pas sur ses gonds. » Mouarf ! L'idée globale de confronter le héros à ses vieux démons était judicieuse, mais mal exploitée (l'excuse du braquage et puis tout ça... pff !). J'ai senti mon esprit flotter dans le flou... avant de se ressaisir à la lecture d'un dénouement qui m'a prise au dépourvu. Je signe pour la suite, en compagnie de Myron, Win et Esperanza (et une nouvelle venue : Big Cindy). 

Pocket, Septembre 2011 pour la présente édition ♦ traduit par Martine Leconte pour les éditions Fleuve Noir

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16/06/14

Balle de match, par Harlan Coben

BALLE DE MATCH

L'ancienne joueuse de tennis, Valérie Simpson, s'apprête à signer avec Myron Bolitar son comeback sur les courts. Mais la jeune femme est assassinée à Flushing Meadows, en plein tournoi de l'US Open, alors qu'elle remuait ciel et terre pour parler à Myron. Ce dernier est bouleversé par la nouvelle, il décide donc de mener sa propre enquête (estimant que l'inspecteur principal n'est qu'un incapable obtus et grincheux). Il débusque alors une affaire vieille de six ans, au cours de laquelle le petit copain de Valérie a reçu un coup de couteau mortel lors d'une tentative de cambriolage dans leur club privé. Dépression nerveuse pour la jeune femme, carrière fauchée en plein envol. Mais les investigations de Myron dérangent, il s'attire les foudres des uns et des autres, avec un retour en force des gros bras du milieu mafieux... Ce qui est bien avec Harlan Coben, c'est qu'il se lit sans complexe, le temps de se la couler douce. L'intrigue nous prend dans ses filets, elle n'est pas trop échevelée et sa mécanique est imparable. Par contre, parfois le style pique aux yeux ! « Tu es trop belle ! J'en ai les dents qui transpirent. » Euh... Mais aussi ! « Quelques minutes plus tard, elle dormait comme un bébé. Il la regarda, totalement sous le charme. Il savait ce qui se passerait d'ici quelques heures, quand elle se réveillerait. Elle serait encore sous le choc mais n'en laisserait rien paraître. Toujours courageuse, Jessica. Elle irait bosser comme si rien ne s'était passé, la tête haute, comme d'hab. Sauf que la blessure serait là pour toujours et laisserait une cicatrice indélébile. Jamais plus rien ne serait comme avant. Rien de dramatique. Seulement une perte de confiance en soi. Et la peur. La peur de l'avenir. Jamais plus les tomates et les poivrons n'auraient le même goût. » Ahem ! Heureusement cela prête à sourire... et je continue de lire la série ! 

Pocket, août 2012 pour la présente édition ♦ traduit par Martine Leconte pour les éditions Fleuve Noir

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10/06/14

Thérapie, par Sebastian Fitzek

Thérapie

Viktor Larenz a tout pour lui : bel homme, sûr de son charme, il mène une brillante carrière de psychiatre, reconnu et respecté par ses pairs, il affiche aussi une vie familiale exemplaire, marié et père de famille. Mais ce fantastique portrait est éclaboussé par un drame : la disparition de sa fille Josy, douze ans. Celle-ci souffrait d'un mal étrange depuis plusieurs mois. Le jour de son rendez-vous chez un allergologue, la jeune fille est portée absente. Nulle trace d'elle. Après quoi, Viktor Larenz sombre dans une sévère dépression et sera interné dans un service psychiatrique. Son cas, pourtant, est plus étrange : en tête à tête avec un confrère, il raconte le déroulement des derniers événements tragiques. Son besoin de s'isoler dans sa maison de campagne, sur une île, sa rencontre avec une certaine Anna Spiegel, une romancière qui souffre de schizophrénie et qui prétend donner vie à ses personnages de papier. Sa dernière expérience en date, une jeune Charlotte, atteinte d'une maladie incurable, qui aurait choisi de fuguer pour guérir... Viktor Larenz est troublé, mais accepte d'ouvrir sa maison à l'inconnue pour une « thérapie ». Et là, vous, le lecteur, vous ne savez plus qui croire, que penser, et vous vous enfilez les chapitres d'une traite. Le principe aussi est efficace : très courts, ils se terminent à chaque fois sur des révélations flippantes, qui vous poussent à vouloir poursuivre, connaître la vérité, atteindre le bout de l'histoire et démasquer la supercherie. Franchement, j'ai adoré le climat confiné de l'île de Parkum, la tempête qui s'abat sur les côtes, l'isolement, la peur paranoïaque, le doute... Facile de succomber à la sensation d'angoisse rampante, qui vous saisit à la gorge et menace de vous étouffer. C'est le premier titre de Sebastian Fitzek que je lis, ce ne sera pas le dernier !

Le Livre de Poche - novembre 2009 ♦ traduit par Pascal Rozat pour L'Archipel

09/06/14

Un avion sans elle, par Michel Bussi

Un avion sans elle

Deux familles se disputent le même bébé, seul rescapé d'un crash d'avion, et vont se livrer une bataille acharnée qui continuera de les hanter pendant les dix-huit prochaines années. Le jour de son anniversaire, Lylie prend connaissance du journal du détective privé (Crédule Grand-Duc, quel nom !), engagé par la famille Carville. Après quoi, la jeune fille le confie à son tour à Marc, lui fait une bise et disparaît de la circulation. Le garçon comprend que, pour la sauver, il doit partir sur les traces du privé, qu'on a assassiné chez lui, et remonter la piste de son enquête. 

L'histoire n'est ainsi constituée que d'informations sans cesse renouvelées, sur des secrets de famille, des mensonges, des trahisons, des complots, mais qui renvoient toujours le dénouement vers une issue improbable. Qui est véritablement Lylie ? Lyse-Rose de Carville ou Émilie Vitral ? Sans mentir, c'est un livre au suspense haletant, au scénario parfaitement ficelé, qui nous fait tenir jusqu'au bout, pantelant et désespéré ! J'ai beaucoup, beaucoup aimé. Les personnages, tous accablés et brisés par cette histoire cauchemardesque, nous semblent tellement proches. On ressent une vive et sincère compassion, n'imaginant pas un seul instant notre réaction face à un tel dilemme.

Et comment grandir sans identité, avec ce flou tenace d'une éventuelle erreur judiciaire ? Le drame remontant à un soir de décembre 1980, il n'était pas envisageable d'avoir recours à des tests ADN, mais cela arrange bien les petites affaires de l'auteur qui cherche à brouiller les pistes, à brasser large et à captiver son lecteur en ne lui offrant aucun temps mort. Il joue aussi sur la corde sensible, mais sans indécence, et j'ai apprécié. Le résultat est absolument bluffant. C'est une lecture épuisante pour les nerfs, mais franchement excitante !

Pocket, mars 2013 ♦ Presses de la Cité, janvier 2012

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02/06/14

Ne t'éloigne pas, par Harlan Coben

Ne t'éloigne pas de Harlan COBEN

Megan Pierce, une mère de famille exemplaire, voit soudainement son passé inavouable de strip-teaseuse lui exploser en pleine figure en apprenant qu'un homme vient de disparaître dans les mêmes circonstances qu'un fait survenu 17 ans plus tôt. Suite à quoi, elle avait à son tour disparu de la circulation, malgré les recherches actives de la police pour l'interroger, et avait changé de vie. L'inspecteur Broome, en charge de l'affaire, est sur les rotules. Témoin de longue date de cette énigme, et des ravages en conséquence, il n'a jamais pu tourner la page et continue de s'y consacrer assidûment. On ne va pas se mentir et prétendre que cette enquête va nous étourdir plus que de raison, mais il n'empêche que cette nouvelle mixture de Harlan Coben se laisse goûter avec délectation. Les dosages sont toujours un peu les mêmes, avec le vieux mystère qui rebondit à la surface pour éclabousser un citoyen rangé des voitures, la brochette de personnages sinistres et inquiétants, palme d'or pour le couple Barbie et Ken, à la plastique parfaite, mais aux esprits affreusement tordus. Ma foi, l'ensemble prend bien, le rythme est soutenu, le dénouement plutôt inattendu, avec un épilogue en trop. C'est une lecture habile, prenante, terriblement efficace, donc très divertissante. Harlan Coben n'est pas au top niveau, mais il s'en tire avec une mention très honorable.

Pocket ♦ mars 2014 ♦ traduit par Roxane Azimi pour les éditions Belfond

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26/05/14

Les anonymes, par R.J. Ellory

Les Anonymes

Dans un quartier propret de Washington, Catherine Sheridan devient la quatrième victime d'un tueur en série. Pour les inspecteurs Miller et Roth, l'enquête se corse lorsqu'ils commencent à se pencher sur le profil trop lisse et parfait de la femme. Ils vont également croiser le chemin d'une mère célibataire, probablement le seul témoin en lice, qui désire obtenir des réponses sur la mort brutale du père de sa fille, survenue quelques années plus tôt, dans des circonstances nébuleuses. Ajoutez aussi la confession d'un type, “John Robey”, qui sait tout, qui voit tout et qui serait la pièce manquante du puzzle. Vous espériez un roman haletant, estampillé thriller comme il se doit ? Eh bien, non. L'intrigue, finalement, prendra un détour déconcertant, en voulant dénoncer le système politique américain, qui intervient dans des zones géographiques à risques pour placer ses pions à l'aide de moyens très convaincants (mais peu reluisants). La révélation n'a toutefois pas fait l'effet d'une bombe. C'était aussi le premier roman de R.J. Ellory que je découvrais, et j'en sors sur une impression mitigée. L'ensemble m'a paru trop long, ambitieux et un rien compassé. J'ai fini par m'ennuyer, frustrée d'avoir anticipé une lecture plus palpitante, avant de m'apercevoir que le résultat n'offre qu'un semblant de polémique. Ce titre aura été pour moi une lecture en demi-teinte, mais je tenterai encore Vendetta et Seul le silence, qui sont en ma possession.

Audiolib, janvier 2011 ♦ traduit par Clément Baude pour les éditions Sonatine ♦ texte intégral lu par Charles Borg ♦ existe en format Livre de Poche (fév. 2012)

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