31/07/19

Qui prend la mouche (Hamish Macbeth 1), de M. C. Beaton

Qui prend la moucheOK l'intrigue policière est pauvrette mais ce n'est clairement pas ce qu'on attend des livres de M.C. Beaton. J'ai vite pris mon parti de découvrir ses romans pour leur ambiance et la brochette de personnages insolites qu'ils ont tendance à proposer. Rien que pour ça, le voyage vaut le coup d'œil !

Après une Agatha Raisin pittoresque, nous rencontrons un Hamish Macbeth particulièrement affable et a priori benêt. Mais qu'on ne se trompe pas sur l'énergumène dont la patience et la logique sont hautement plus ciselées que les apparences laisseraient supposer... Quiconque croise ce policier débonnaire au détour d'un loch ou dans la verte campagne écossaise aurait tout lieu de conclure qu'il serait vain de lui confier une enquête. L'homme n'est pas antipathique mais assez intrusif dans la vie des gens. Les stagiaires du séjour de pêche organisé par les Cartwright en font d'ailleurs l'expérience et anticipent souvent la petite collation dès qu'il s'approche nonchalamment de leur groupe. Eux aussi ont tendance à sous-estimer ses talents de fin limier, et pourtant... Quand le crime est commis, tous ont néanmoins le profil idéal pour être le coupable et ne perçoivent plus alors l'ingérence de Macbeth dans leurs petites affaires de manière aussi complaisante.

Le dénouement se déroule en clin d'œil à Agatha Christie même si la démonstration est moins grandiloquente et beaucoup plus expéditive car l'auteure n'a vraiment pas pris le temps de peaufiner son intrigue. Hop hop hop les faits sont exposés, les indices dévoilés, les dés lancés, les masques envolés. Et le rideau tombe aussi. 
Fin de la représentation.

Une petite lecture sympathique... certes pas révolutionnaire et moins piquante que la série Agatha Raisin. Toutefois je suis séduite par l'esprit vintage et pantouflard de cette échappée écossaise. Affaire à suivre dans Qui va à la chasse !

©2019 Albin Michel. Traduit de l’anglais par Karine Guerre (P)2019 Audible Studios

Policier du petit village de Lochdubh situé au beau milieu des Highlands en Écosse, Hamish Macbeth manque totalement d'ambition professionnelle mais il peut cependant compter sur son intuition naturelle pour mener à bien ses enquêtes. Ses qualités lui seront bien utiles quand le corps sans vie de Lady Jane Winters, langue de vipère notoire et participante au stage de pêche à la mouche du village, est retrouvé dans la rivière. Secondé par la délicieuse Priscilla Halburton-Smythe, Hamish s'immerge en eaux troubles pour démasquer l'assassin.

Vous aimez Agatha Raisin ? Vous allez adorer Hamish Macbeth ! Comme sa grande sœur Agatha, cet Hercule Poirot à la sauce écossaise entraîne le lecteur dans des aventures totalement déjantées sorties tout droit de l'imagination de M.C Beaton. Avec, en prime, le charme des lochs, des highlanders mystérieux et des châteaux hantés. Attention, fantômes !

 

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10/07/19

L'oubli, par Emma Healey

L'oubli, d'Emma HealeyRemarquable ! Ce roman nous glisse dans la peau de Maud, une vieille dame atteinte de la maladie d'Alzheimer. Avec elle, on perd aussi ses repères, on radote, on confond le présent et le passé, on tourne en rond. C'est bluffant.
Vivant seule dans sa maison, assistée de sa fille et de sa petite-fille, Maud a pour obsession son amie Elizabeth. Sans nouvelles de sa part, elle est persuadée qu'elle a disparu. Elle harcèle son fils de coups de fil, se rend au commissariat de police, se faufile dans son jardin. Elle rassemble ainsi les preuves mais demeure impuissante à alerter ses proches.
En creusant bien, on réalise aussi qu'une autre tragédie se mêle à ses souvenirs avec la disparition de sa sœur Sukey, près de soixante-dix ans plus tôt, laissant sa famille dans la plus grande incertitude, les doutes planant toujours sur son mari Franck.
Commence alors le véritable challenge du roman, à savoir comment démêler la vérité dans ce magma de pensées embrouillées ? C'est toute la prouesse de l'histoire qui nous confine dans l'esprit de Maud - narration à la 1ère personne - et qui nous fait avancer à tâtons dans la lecture. Aucune action, une analyse pertinente et une tension psychologique au taquet.
On embarque à bord avec une totale confiance, curieux de connaître la suite et soucieux du personnage de Maud dont la maladie est décrite très justement. Un premier roman réussi !

Pocket (2015) - Traduit par Corinne Daniellot pour les éditions Sonatine

Titre VO : Elizabeth is Missing

 

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06/07/19

Une proie si facile, par Laura Marshall

UNE PROIE SI FACILEAttention, attention : narratrice passablement mollassonne et passive droit devant !
Cela fait vingt-cinq ans que Louise a quitté le lycée mais elle vit toujours dans le souvenir de ses années brouillonnes, à vouloir suivre le mouvement et faire partie du groupe des populaires. Pour y parvenir elle était prête à se moquer d'une copine et de la pousser au suicide.
Oui, c'est flippant.
Aujourd'hui Louise est divorcée (de son béguin du lycée) et maman d'un garçon de quatre ans. Elle aurait lancé sa propre boîte de décoration intérieure sauf qu'on la voit beaucoup tâtonner et se rappeler de boucler ses dossiers. 
Un autre sujet la turlupine car elle vient de recevoir une invitation sur Facebook d'une camarade qu'elle croyait morte. Louise est donc persuadée d'être la cible d'une abominable vengeance et cherche à recontacter ses amis de l'époque pour la prochaine réunion de leur ancienne promotion.
On a surtout le sentiment que le temps s'est figé pour tous - les pestes sont toujours aussi garces et les moutons encore plus dociles et veules. Mais on s'interroge aussi sur leurs petits coups bas et les conséquences de leurs actes.
D'où une lecture aux impressions mitigées - ça se lit vite parce qu'il y a du suspense mais le dénouement est plat et les personnages pas brillants. Ça illustre cependant cette tendance à afficher sur internet un semblant de vie artificielle pour masquer la cruelle réalité.
Un constat qui me hérisse le poil !

Fleuve Editions, Collection Fleuve noir (2018)

Traduit par Silke ZIMMERMANN - Titre VO : Friend Request

 

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03/07/19

Au cœur de l'été (Meurtres à Sandhamn #5), de Viveca Sten

Au cœur de l'étéDes adolescents profitent du weekend de la Saint-Jean pour s'éclater en buvant et consommant de la drogue dans le dos des parents. Seulement, au petit matin, une fille a disparu et un garçon est retrouvé mort sur la plage. La bande de potes est convoquée par la police pour dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Un jeu dangereux avec des acteurs pas très dignes de confiance.

En fait, cette enquête se lit avec grand plaisir car elle bouscule les habitudes des derniers épisodes (devenus trop tièdes). Thomas ou Nora ne sont plus forcément les têtes d'affiche même s'ils demeurent présents et continuent de vivre leur vie sous nos yeux de bête curieuse. Nora est plus particulièrement assez discrète - moins de jérémiades et d'étonnantes surprises dans son paysage amoureux. Toutefois, on se doute que cela ne va pas durer car une nouvelle tourmente est en approche... et ça craint !

Pour le côté familier et intimiste, je trouve cette série vraiment extra. Hyper confortable et absolument idyllique avec Sandhamn en paradis perdu. Ensuite l'histoire est prenante car vécue par plusieurs personnages - des policiers, des adolescents, des parents. On sent le ras-le-bol général à l'égard des fêtards et de leurs excès en tous genres. Viveca Sten raconte d'ailleurs une anecdote personnelle à la fin du livre et explique pourquoi ce sujet lui tient à cœur. Bref. On boucle notre lecture avec l'envie d'y retourner - la sensation d'être en vacances ou de voyager est très forte. Cela faisait plusieurs tomes que j'avais perdu cette étincelle, du coup je pense craquer pour Retour sur l'île très bientôt ! Me voilà réconciliée.

©2017 Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (P)2018 Audible Studios

 

02/07/19

221b Baker Street, par Graham Moore

221b Baker StreetCet habile roman à suspense mêle deux enquêtes à près d'un siècle d'écart. Mais les spectres qu'on y croise n'en sont pas moins imposants.

En 1893, Conan Doyle décide de tuer sciemment son personnage fétiche mais rencontre une grogne populaire sans précédent... sa jalousie et sa haine envers Sherlock Holmes ne font que se renforcer. L'ironie voudra qu'il va finalement jouer au détective avec son ami Bram Stoker et ainsi se rapprocher du héros honni. 
Janvier 2010. Un membre d'une société holmésienne annonce crânement avoir enfin mis la main sur le journal perdu de l'écrivain. Mais on retrouve le type assassiné dans sa chambre d'hôtel... étranglé par le lacet de sa chaussure. Pour Harold White, la dernière recrue des Baker Street Irregulars, commence aussi une enquête palpitante en compagnie d'une charmante journaliste.

Quelle lecture fort sympathique et étonnante ! On ne nous demande pas de connaître par cœur tout Sherlock Holmes ou Conan Doyle pour savourer toutes les subtilités de l'intrigue. On se dit juste que c'est comme un roman policier entre deux époques (contemporaine et victorienne) avec des personnages passionnants. Il y a du vrai et du faux dans l'histoire - les notes finales viendront mettre leur grain de sel - pour le reste, ça se découvre, ça se discute, ça soulève des interrogations, ça fuse et ça use. Tout ça pour dire que le rythme, l'ambiance et l'histoire tiennent la dragée haute. Et c'est pas mal du tout.

J'ai aimé ce personnage d'un Conan Doyle qui bouillonne contre sa création et qui réalise aussi n'avoir rien compris à son influence dans les foyers populaires. J'ai aimé plonger dans les rues de Londres pour faire semblant de vivre une enquête à la Sherlock. J'ai aimé enfin le passage au présent, toujours sur les traces du mythe, à fouiller dans les archives et élaborer toutes folles théories. C'est franchement très distrayant à lire. J'ai vraiment passé un bon moment.

Pocket (2013) - Traduit par Françoise Smith pour Le Cherche Midi

Titre VO : The Sherlockian

 


29/06/19

L'Héritier de Moriarty, par Annelie Wendeberg

L'héritier de Moriarty

Quelle angoisse, ce roman...
J'avais été fascinée et horrifiée par La dernière expérience - roman dans lequel Anna Kronberg était kidnappée par Moriarty, pour être séduite et abusée avant de reprendre le contrôle de la situation.
Anna a donc réussi à fuir avec Sherlock mais un tueur est toujours à ses trousses. Il s'agit du bras droit de Moriarty - Sebastian Moran - qui a juré de lui faire la peau après son accouchement. Eh oui, Anna est enceinte mais n'éprouve aucun attachement pour l'enfant à naître.
En fait, Anna est toujours meurtrie par son enlèvement et sa relation avec son tortionnaire. On se souvient de ce chapitre très sulfureux et du trouble encore présent dans son esprit. Pour l'heure, elle doit d'abord penser à sa survie et passe en mode médecin imperturbable. Elle a aussi pour mission de récupérer l'argent de « son mari », avec la complicité de Sherlock et son frère Mycroft, et ainsi freiner les agissements de la bande de Moriarty.
Il sera étonnamment question d'espionnage avec l'Allemagne, de vaccins détournés et de contaminations en masse. Les projets délirants de Moriarty s'étendent comme une toile d'araignée sur la planisphère et défient notre grand détective tiraillé entre son dévouement pour LA femme et son orgueil notoire.

Ne nous leurrons pas non plus.
... Ça se lit avant tout comme une course-poursuite effrénée, moins comme un roman à suspense avec une enquête à mener. Ce n'est pas inintéressant, seulement trop réducteur. On s'attache à grand-peine aux personnages - toute idylle possible entre Anna et Sherlock est franchement risible. J'étais d'ailleurs heureuse de retrouver Garrett (l'amant des quartiers populaires) et j'ai regretté fort, fort, fort Moriarty... Sans doute une autre fin aurait été meilleure. Au lieu de ça, la série en VO poursuit son chemin mais je pense que l'éditeur français n'ira pas plus loin.

Presses de la Cité (2018) - Traduit par Florence Hertz

 

27/06/19

ADN, par Yrsa Sigurðardóttir

ADN Yrsa SigurðardóttirUn premier chapitre bluffant et une ambiance glaçante tout au long de la lecture... voilà qui annonce la couleur.
Car j'ai flippé comme une malade !

L'enquête met pourtant mal à l'aise avec ses crimes sadiques et malsains mais elle vous prend dans ses filets en brouillant les pistes et les idées. C'est sombre et amer - parfois trop long - avec un dénouement tout aussi perturbant.

Cette nouvelle série islandaise met en scène l'inspecteur Huldar et la psychologue pour enfants Freyja. Deux personnages ordinaires et qui se coltinent les mêmes clichés habituels ou autres soucis personnels. Par contre, je n'avais pas envie de les connaître ou de sympathiser plus que de raison. Le climat est beaucoup trop lourd pour relâcher la pression... ça vous éreinte !

Actes Sud coll. Actes Noirs (2018) - Traduit par Catherine Mercy

 

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR

Elísa Bjarnadóttir méritait d’être punie. Elle devait payer. Mais quelle faute pouvait justifier une telle violence ? On vient de retrouver la jeune femme à son domicile, la tête en­tourée de gros scotch, exécutée de la façon la plus sordide. L’agonie a dû être atroce. Sa fille de sept ans a tout vu, cachée sous le lit de sa mère, mais la petite se mure dans le silence.
Es­pérant l’en faire sortir, l’officier chargé de l’enquête se tourne alors vers une psychologue pour enfants. C’est sa seule chance de remonter jusqu’au meurtrier. Ce dernier n’a pas laissé de trace, juste une incompréhensible suite de nombres griffon­née sur les lieux du crime.
Alors que les experts de la police tentent de la déchiffrer, un étudiant asocial passionné de cibi reçoit à son tour d’étranges messages sur son poste à ondes courtes. Que cherche-t-on à lui dire ? Sans le savoir, il va se retrouver mêlé à l’une des séries de meurtres les plus terrifiantes qu’ait connues l’Islande.

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Treize jours, par Arni Thorarinsson

Treize joursParce que ça change un peu de lire une enquête menée par un journaliste (en marge de la police) !

Après ADN, on ne défait pas ses bagages pour rester en Islande et on s'intéresse au meurtre d'une adolescente dont le père alcoolique avait signalé la disparition. Très vite, tout se noue et se dénoue en fouillant ses fréquentations sur les réseaux sociaux.

Pour le coup c'est la fille du journaliste Einar qui va se révéler plus habile et perspicace. Étudiante et photographe, Gunssa est aussi intrépide et déterminée que son modèle. La lecture en est grandement influencée car il y a du rythme, de la fraîcheur et de la spontanéité. On s'attache naturellement à ce duo père-fille assez drôle et décalé.

Reste une ambiance typiquement polar islandais - sensation chape de plomb. C'est froid, triste et amer. On ne s'éclate pas à tous les étages même si l'auteur cherche à être mordant dans sa narration. Une bonne rencontre sans sortir des clous.

Métailié (2018) - Traduit par Eric Boury

 

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR

13 jours, c'est le délai que sa dernière petite amie, banquière recherchée par la police, a donné à Einar pour la rejoindre à l'étranger.

13 jours, c'est le temps qu'il va lui falloir pour décider s'il veut accepter la direction du grand journal dans lequel il a toujours travaillé.

13 jours, c'est le temps qui sera nécessaire pour trouver qui a tué la lycéenne dont le corps profané a été retrouvé dans le parc. Quelque chose dans son visage rappelle à Einar sa propre fille, Gunnsa, quand elle était un peu plus jeune et encore innocente. Mais aujourd'hui Gunnsa est devenue photographe et travaille dans le même journal que son père ; elle s'intéresse de près à ces adolescents paumés et ultra connectés qui fuguent ou disparaissent, elle a plus de ressources et d'audace pour faire avancer l'enquête – et moins de désillusions.

Arni Thorarinsson a écrit un thriller haletant situé dans l'Islande actuelle qui décrit avec sensibilité le monde troublant et troublé des adolescents, et la corruption qui affleure à la surface de cette société.

 

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Luca, de Franck Thilliez

luca thilliez lizzie

Une mère porteuse disparaît après son accouchement en avertissant les parents que le bébé est spécial et attire les ombres. Peu de temps après, l'équipe de Sharko reçoit une étrange lettre dénonçant les dérives des réseaux sociaux et la politique fallacieuse de la protection des données personnelles. Une enquête s'ouvre car les crimes s'enchaînent. Tous plus sordides et ignobles les uns que les autres. Ils surviennent là où on ne s'attend pas - à travers un pacemaker ou en direct sur le net. Sharko est dépassé. Lassé de cette surenchère de violence et du crime sans cesse réinventé.

L'ambiance dans les nouveaux locaux du 36 est donc électrique. La Seine est en crue. Les journées sont interminables mais le rythme est infernal. Toute l'équipe est mobilisée - ni Lucie ni Nicolas ne partent en roue libre. Reste la nouvelle recrue - Audra Spick - qui fait un peu de zèle et déjà on fabule sur son personnage, son passé, ses secrets, etc. 

Encore une intrigue retorse et perturbante, qui exploite toujours plus loin la manipulation génétique, les dérives du net et la perversité du mal absolu... On en bave sacrément, mais on a aussi un esprit d'équipe qui fait plaisir à voir. Enfin le personnage de Sharko ne tire plus la vedette à lui tout seul, cette enquête est gérée par tous, dans une parfaite cohésion. Et c'est juste parfait.

Reste maintenant le souci du narrateur... Avec tout le respect que j'ai pour Michel Raimbault, je ne comprends plus son interprétation, hélas, vieillissante pour incarner notre flic attitré. Sharko a certes 30 ans de métier - il le répète souvent - mais ce n'est pas un arthritique non plus. Ça casse tout, c'est dommage.

©2019 Luca : Fleuve Éditions, département d'Univers Poche / Origines : 12-21 éditions (P)2019 Lizzie

Origines est une nouvelle inédite en exclusivité. Au cours de la nuit du 31 décembre 1999, alors que d'autres fêtent l'arrivée du Nouvel An, la doyenne de l'humanité, Marie Pasteur, s'éteint doucement dans sa chambre d'hôpital. À son chevet, Claire, infirmière à la maternité située deux étages plus bas, assiste aux derniers instants de son arrière-grand-mère. Soudain, elle est témoin d'un phénomène inexplicable : Marie, dont le cœur avait pourtant cessé de battre, revient à la vie. Au même moment, dans cette clinique, les bébés meurent les uns après les autres, sans explication plausible... À la fois conte philosophique et récit fantastique, Origines aborde des problématiques liées à la survie de la planète. Glaçant.

 

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Luca Thilliez ban audible

RDV du #ClubAudible Mercredi 26 Juin.

1 - Qu’avez-vous pensé de ce titre ? Et de la prestation de Michel Raimbault ?

Beaucoup aimé la première partie, la suite est plus complexe et revient aux sempiternelles obsessions sur les dérives technologiques et médicales. Rien de neuf quand on suit cette série sur Sharko et Lucie depuis ses débuts. Je trouve la voix de Michel Raimbault trop vieillissante pour les personnages. Oui, Sharko a 30 ans de métier mais ça lui fait... quoi... la cinquantaine ? Faudrait pas pousser mémé dans les orties non plus.

2 - Aviez-vous déjà lu des titres de Franck Thilliez ? (cf #ClubAudibleManuscrit Inachevé) Si vous êtes un(e) fan, quel titre nous conseilleriez-vous afin de découvrir cet auteur, et quel est votre titre préféré ?

Ai TOUT lu de Thilliez ! J'ai une petite préférence pour les livres avec Lucie - avant sa rencontre avec Sharko. Quel parcours ! Me souviens du Syndrome E et de Gataca comme étant des lectures fort, fort bouleversantes. Par contre, je suis moins fan de Nicolas. Et l'arrivée d'Audra est pataude.

3 - Quel est l’aspect ou le thème abordé dans ce roman que vous ayez préféré ? Et celui qui vous a le plus dérangé(e) ou mis(e) mal à l’aise ?

J'aime l'esprit d'équipe, très présent dans cet épisode. Sharko se calme, Lucie reste dans son ombre. Le service entier est mobilisé autour de l'enquête. C'est mieux. Un peu comme les romans de Vargas où l'on retrouve une deuxième famille. S'il fallait émettre un bémol, c'est peut-être sur l'intrigue alambiquée qui se déploie dans la deuxième partie. En plus j'ai l'impression que c'est toujours le même refrain. Mais j'y retourne sans cesse donc il faut croire que cela ne me dérange pas.

4 - Avez-vous écouté « Origines », la nouvelle qui suivait « Luca » ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je comptais l'écouter dans la foulée, puis mettre pause pour y revenir avant ce soir... et puis j'ai loupé mon coup. Je vais m'y remettre plus tard. Trop de chaleur. Ça use, non ?

→ RDV sur la Page FB AudibleFR

13/06/19

En attendant le jour, de Michael Connelly

En attendant le jourLieutenant de police dans la brigade de nuit, quartier Hollywood, Renée Ballard a coutume de transférer ses dossiers à la fin de son service car l'enquête ne lui appartient plus. Cette fois, elle ne se résout pas à abandonner aussi facilement sa double affaire de fusillade et d'agression mais obtient un sursis pour approfondir le dossier.
Cette partie de l'histoire n'est pas très originale dès lors qu'on lit souvent du Connelly car on retrouve grosso modo ses bonnes vieilles ficelles usées.

Par contre, LA nouvelle héroïne de l'auteur n'est franchement pas sympathique. Elle vit seule avec son chien. Elle a grandi à Hawaï sur une planche de surf jusqu'au jour où son père a disparu en mer. Elle n'a plus que sa grand-mère pour se soucier d'elle. Elle a d'abord été journaliste avant de s'engager dans la police. Ses rapports avec ses collègues sont également problématiques (son poste serait d'ailleurs une punition).
Par contre, Ballard est un produit 100% Connelly - un personnage de flic entier et sans concession, buté et farouche, défiant sa hiérarchie et les conclusions hâtives. Mais elle demeure trop inaccessible et froide. Juste un nom, même pas un prénom. Car l'auteur insiste sur du Ballard tout du long... jamais Renée. C'est saoulant et l'écart se creuse.
Non vraiment j'ai été moyennement conquise par cette lecture. L'enquête criminelle est plate et factuelle. Bien sûr l'auteur adresse un clin d'œil à son personnage iconique et sous-entend qu'il va faire une apparition dans le prochain roman. En attendant, cette nouvelle série n'a pas été à la hauteur de mes espérances.

©2017 / 2019 Titre original (États-Unis) : The Late Show / Traduction de Robert Pépin pour Calmann-Lévy (P)2019 Audiolib

Très bonne écoute grâce à une interprétation pondérée de la lectrice. Du rythme, de la tenue, de l'intrigue. Un format audio tout à fait convaincant !

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