25/05/20

Minuit dans le jardin du manoir, de Jean-Christophe Portes

Minuit dans le jardin du manoirScandale au manoir de Caudebec : la tête tranchée d'un inconnu a été plantée sur un pieu en bois au beau milieu du parc ! Denis Florin est aussitôt interpellé par la police et suspecté d'avoir également éliminé sa grand-mère Colette qui a mystérieusement disparu.

Notre ami notaire jure pourtant ses grands dieux qu'il est innocent et choisit de s'enfuir dans une cabane au fond des bois pour éviter la folie des hommes. Une journaliste plus finaude que les autres va alors lui proposer de bosser en équipe en échange d'une interview exclusive.

Seulement leur aventure va prendre des tours et des détours improbables - avec d'étonnantes révélations à la clef. Mais que c'est drôle ! J'ai franchement passé un très bon moment à suivre cette aventure farfelue et riche en rebondissements.

Dans le genre comédie policière, c'est tout bon, très bien écrit et hyper distrayant. 

Le Masque (2019)

Posté par clarabel76 à 11:30:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,


22/05/20

Mensonges au Paradis, de Lucy Clarke

Mensonges au ParadisAprès Les Sœurs de l'océan - lecture magique et bouleversante - je n'ai pas hésité pour découvrir ce deuxième roman de Lucy Clarke. Une fois encore, le dépaysement est au rendez-vous : cadre paradisiaque et esprit bohème. C'est du petit lait à boire.
Deux amies décident de partir à l'autre bout du monde pour un long voyage. Elles font la connaissance d'un équipage qui parcourt l'océan austral à bord d'un voilier et acceptent de les accompagner pour la suite de leur périple. L'ambiance est insouciante, festive et sans attache. L'entente au sein du groupe est au beau fixe. Tout est beau dans le meilleur des mondes.
Et puis tout dérape lors d'une soirée trop arrosée en cocktails. Gueule de bois au réveil bientôt précédée par la découverte de la disparition de l'un d'entre eux. 
Les questions se bousculent, le doute s'installe et la tension est exacerbée.
Face au capitaine tyrannique, aux non-dits de la bande et à la volte-face de son amie, Lana choisit finalement de retourner sur la terre ferme. Mais au bout de quelques mois, elle apprend que le voilier a fait naufrage et que les secouristes luttent pour repêcher ses anciens camarades.


Le roman joue donc sur deux temps - le présent nous fait vivre l'attente avec ses questions (que s'est-il passé, combien de survivants, que raconter aux enquêteurs...), tandis que le passé remonte les événements et raconte le rêve devenu cauchemardesque. Sur tous les plans, le suspense est entier et savamment distillé ! J'ai tourné les pages, comme une folle. J'étais aussi totalement subjuguée par l'exotisme de l'histoire : non seulement le décor est idyllique et invite à l'évasion, mais chaque élément est palpable. On sent les rafales qui fouettent le visage, les vagues qui se déchaînent sous les pieds, la chaleur du soleil qui brûle la peau... C'est tout simplement grandiose.
Cette lecture renferme beaucoup de potentiel - secrets et mensonges sous les tropiques. L'affiche fait rêver et on passe un très bon moment !

City éditions, 2016 - Traduit par Jocelyne Barsse

 

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

04/05/20

Les Fleurs de l'ombre, de Tatiana de Rosnay

Les Fleurs de l'ombreÉtrange, très étrange... mais fascinant aussi ! Ce roman distille un délicat parfum qui donne le vertige tout en inspirant attrait et curiosité.

Clarissa Katsef vient de s'installer dans une résidence pour artistes après avoir quitté son mari. Sa décision a été prise sur un coup de tête. Trahie, blessée, pleine d'amertume, Clarissa préfère se calfeutrer. Par chance, la résidence Casa lui offre le confort espéré avec un assistant virtuel aux paramètres soigneusement personnalisés. Clarissa cohabite donc une Mrs Dalloway attentive à sa santé, ses fréquentations, ses allers et venues. Rien ne lui échappe. Engluée dans son chagrin, Clarissa s'y conforme sans résister. Et pourtant... un doute s'installe. Pernicieux. Pesant. Inquiétant.

De là, moi j'ai complètement adhéré à cette ambiance brumeuse et qui laisse place à l'imagination (j'ai tout supposé mais j'étais à côté de la plaque). Par conséquent, le dénouement ne m'a pas fait chavirer. Tout simplement parce qu'après de longues heures d'une lecture qui a habilement joué avec mes fantasmes, la fin m'est apparue déstabilisante. J'étais encore ancrée dans la sensation d'être au cœur d'un épisode de la Quatrième Dimension entre cette Mrs Dalloway hyper flippante et Clarissa assez borderline. Mais la réalité est autre - plus intime et émotionnelle. Pourquoi pas ?

Quoi qu'il en soit, j'ai longtemps apprécié naviguer en eaux troubles et j'ai aimé tout ce mystère enveloppant l'histoire, la résidence, les personnages, le vrai du faux... oui, c'était vraiment bien de se projeter vers l'inconnu. La mémoire des murs, l'ombre d'écrivains torturés, des sujets forts et obsédants, encore et toujours, qui viennent eux aussi imprégner ce roman. Ma foi, cette lecture a filé en toute subtilité... Le format audio est divin : texte lu par Tatiana elle-même ! Quel chic.

©2020 Éditions Robert Laffont / Héloïse d'Ormesson (P)2020 Lizzie

 

Posté par clarabel76 à 14:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

30/04/20

Rendez-vous avec le mal (Les détectives du Yorkshire #2), de Julia Chapman

Rendez-vous avec le malEncore une fois, conquise par le deuxième volet de cette série !
Alors que Samson doute des jérémiades d'une vieille dame se sentant en danger de mort, il accepte d'enquêter sur la disparition d'un mouton pour un fermier au bord de la ruine. Pendant ce temps, Delilah louvoie auprès de sa famille pour redorer le blason de son locataire. Les Metcalfe ont la dent dure. Au fond de lui, O'Brien aussi a ses raisons d'être mais se contente d'encaisser sans moufter. J'en profite pour glisser une réclamation personnelle car pas envie que le couple croque la pomme. J'apprécie leur bonne camaraderie actuelle et je trouve dommage de faire allusion aux troubles naissants et aux regrets du passé. Bof bof.
Pour moi, cette série est suffisamment haute en couleur et livrée dans son jus pour induire d'hypothétiques rapprochements amoureux. Je crains hélas que je prêche dans le vide et advienne que pourra ! Pour l'heure, le rythme de ce deuxième tome est tout en légèreté et avec vivacité. On se focalise sur d'étranges agissements survenant dans une maison de retraite... ce qui permettra de réunir Samson et son père. Le caractère joyeux des personnages de Fellside Court souffle un vent de fraîcheur à l'ambiance mystérieuse du roman. C'était un bon cru - très distrayant !

©2017 / 2018 Julia Chapman. Titre original : Date with Malice / Traduction française : Éditions Robert Laffont (P)2020 Lizzie

  • Lu par : Odile Cohen
  • Durée : 12 h 24
  • Une lecture audio très agréable par l'intonation, l'entrain et la vigueur d'ensemble ! Le format audio prouve de nouveau son efficacité. ☺

 

15/04/20

Trouble-fête (Agatha Raisin enquête #21), de M.C. Beaton

Trouble-fêteCertes, ce roman a été lu dans une bulle de brouillard.

Mais j'ai pu saisir quelques bribes de l'histoire... après tout on y retrouve les mécanismes habituels avec une Agatha qui râle, se plaint et se mêle à une enquête (policière) qu'on lui refuse. Encore des meurtres, encore des suspicions et encore des pièges.

Encore du James Lacey aussi... mais également du Charles Fraith ! Le petit monde d'Agatha est désormais ancré dans ses rituels même si les dossiers de notre détective prennent de plus en plus un tour burlesque (perdent parfois beaucoup de sens).

Techniquement ce n'est pas grave car la lecture est purement récréative. La série approche de la fin (30 tomes) donc chaque aventure avalée est un onguent pour un moral en berne. Merci Françoise Carrière pour la version Audible Studios très à la pointe et complètement déjantée.

©2020 Albin Michel (P)2020 Audible Studios

Le village de Carsely s'apprête à fêter Noël. Sauf que John Sunday, membre de la Commission de santé et de sécurité, menace de mettre fin aux traditions si chères aux habitants. L'arbre de Noël sur le toit de l'église ? Un danger public. Les décorations accrochées aux réverbères ? Inutiles. Les jouets réalisés par une villageoise ? Nocifs pour les enfants. Foutaises ! protestent les membres de la Société des dames du village : il faut mettre ce trouble-fête hors d'état de nuire ! Qu'à cela ne tienne : son corps est retrouvé, lardé, tel un gigot, à coups de couteau de cuisine.

 

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


13/04/20

Un couple irréprochable, par Alafair Burke

Un couple irréprochable lizzieLe couple Powell forme un bloc soudé envers et contre tout. Jason est accusé d'avoir harcelé une jeune stagiaire ? Que nenni. Angela soutient à la police que son mari est blanc comme neige. La plainte est balayée d'un revers de la main. Tout va rentrer dans l'ordre. Et pourtant les premières fissures sont mises à jour. Parce que le couple Powell... comment dire ? C'est un couple trop beau pour être honnête. Alors quand surgit une nouvelle accusation contre le charmant Jason, c'est Angela qui voit rouge.

Il y a une certaine rouerie dans cette histoire qui tricote et détricote des nœuds jusqu'à nous faire perdre la boule ! Ça commence comme un thriller domestique (genre populaire depuis Gone Girl) avec des éléments qui viennent se greffer pour encore brouiller les pistes. Oui c'est sympa MAIS j'ai vraiment peu adhéré au personnage de « la femme ». Pour moi, des détails clochent... la nana est très bizarre, son passé pèse lourd et ses discours sonnent creux. Dans le fond je comprends toute sa logique, sauf que je n'ai pas accroché à son histoire. Vraiment pas. Par contre je salue la mécanique sournoise de l'intrigue. D'ailleurs je dis au diable les défauts, car cette lecture a réussi à me hanter plusieurs soirs ! 🤨

©2018 / 2019 Titre original : The Wife. Presses de la Cité, un département Place des éditeurs pour la traduction française. Traduit par Isabelle Maillet (P)2020 Lizzie, un département d'Univers Poche

Très bonne performance des deux comédiennes : une lecture qui se laisse écouter sans souci !

 

La Forêt des ombres, de Franck Thilliez

La Forêt des ombres... Suis déçue par ce roman sombre et désolant que ce cher Franck Thilliez proposait en 2006.
Au départ ça s'annonçait pas mal : un individu fortuné propose à un écrivain en manque de succès de s'enfermer un mois dans un chalet pour ressusciter le mythe d'un tueur en série. L'homme accepte et débarque avec femme et enfant dans un trou paumé au cœur de la Forêt Noire.
D'office l'atmosphère austère du lieu met mal à l'aise les occupants. Ça sent le traquenard à plein nez. D'ailleurs le commanditaire vit sur place avec sa gouvernante et sa jeune compagne. On devine qu'un drame se prépare mais on assiste impuissant à son orchestration. Dès lors, une chape de plomb s'abat sur l'intrigue et diffuse un parfum infect.
Tout y est effectivement étrange, sordide, dérangeant. Les personnages sont aux aguets et marchent sur une corde raide. On sait qu'elle va lâcher et qu'un carnage est à l'œuvre... et on attend avec horreur le point de non-retour. Mais c'était trop pour moi ! J'ai écouté ce roman en format audio au cours duquel le comédien a accentué les voix hystériques. Rien que ce contexte m'a mis les nerfs en pelote. C'était rude.
Au fil des pages, le roman nous met dans une condition fébrile que je n'arrivais plus à canaliser. Tout est dingue dans cette histoire ! Lentement mais sûrement, elle se met à dériver vers un dénouement funèbre et douloureux... encore que l'enchaînement de l'horreur est un monument du genre aussi.
Brrr ! Amis des lectures apaisantes, passez votre chemin. Ce roman abuse des effets de style (méandres de la folie et de la perversion) et du décorum pour finalement servir une conclusion affligeante ET plate. Quelle déception. Ça me coûte de le dire car j'aime beaucoup Thilliez mais là c'est loupé.

©2006 Le Passage Éditions (P)2019 Audiolib

La presse en parle :

On pense bien sûr au Shining de Stephen King, passé à l'équarrissage du Silence des agneaux de Thomas Harris. 
Le Figaro

 

Posté par clarabel76 à 17:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Regarde-moi, par Aga Lesiewicz

Regarde moiKristin est photographe et mène une existence confortable au cœur de Londres. Son petit ami est également un artiste qui gambade à travers le monde. Libre et sans attache, leur vie se veut bohème et branchée. Mais cette belle façade se craquelle le jour où Kristin reçoit un premier mail anonyme, suivi par d'autres messages troublants, lesquels vont peu à peu mettre à sac son univers doré. Tous révèlent une photo de son intimité qui lui font réaliser qu'elle est traquée, chez elle, dans la rue, au boulot, partout. Après une tournée à l'étranger, son petit ami peine à lui apporter le réconfort souhaité. Cela semble d'ailleurs trop tard car les événements s'enchaînent et taillent en pièces toutes les certitudes.

Comme j'avais déjà lu son roman précédent (À perdre haleine) je savais à quoi m'attendre en matière de bon et moins bon dans celui-ci. Côté intrigue, ça tient la route. On nous promet un thriller urbain, claustrophobe et dérangeant, se jouant de nos terreurs les plus intimes. C'est effectivement le cas. Par contre, la lecture pêche au niveau des personnages, principalement l'héroïne qui agit de façon illogique (encore une fois). J'ai relevé plusieurs détails aberrants, comme reluquer le laveur de vitres et fantasmer sur le mari de sa copine... « Ça doit être hormonal, je ne me conduis jamais comme ça. » Ou disons que la nana est à cran mais elle saoule aussi.

J'ai donc été moins convaincue par ce roman comparé au précédent (À perdre haleine). J'avais vite senti le fin mot de l'histoire. Sinon j'ai bien aimé le cadre londonien mais moins accroché à la mécanique mise en place (la photographie, tout ça... bof bof). Les personnages... n'en parlons pas. Il y a aussi de grosses failles dans l'intrigue... toutefois, son climat sulfureux, ajouté au rythme mou, donne le ton et constitue une forme d'attrait. C'est une lecture correcte mais sans plus.

Belfond Noir (2018) - Traduit par Julia Taylor

 

Posté par clarabel76 à 17:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

L'affaire Lord Spenser, de Flynn Berry

Je n'ai malheureusement pas accroché à cette histoire... trop déprimante !
L'affaire lord spencer

L'héroïne a connu dans son enfance un drame qui a bouleversé son existence : sa nounou a été assassinée sous leur toit, pendant que son frère et elle dormaient paisiblement. Pire, c'est leur père qui a été suspecté du crime (son épouse l'aurait formellement identifié). Mais l'homme appartient à la gentry donc possède de nombreux appuis. Les témoignages ont pullulé pour certifier son innocence. L'homme a néanmoins disparu de la circulation.

Des années plus tard, la fille vit toujours dans le spectre de son retour et du procès qui n'a jamais eu lieu. Elle se sent également coupable et complice car elle a la sensation d'avoir été manipulée (précisons qu'elle n'avait que huit ans mais elle porte sa honte comme une croix). Aujourd'hui la police lui signale que son père aurait été repéré et son univers s'ébranle à nouveau. De toute façon il est temps que cette obsession cesse et qu'elle cherche à percer l'abcès une bonne fois pour toute !

Sauf que cette lecture est lente et pesante. Je n'ai pas su embarquer à bord et j'ai vite trouvé le temps long. La solution est d'ailleurs sinistre. Après L'Assassin de ma soeur que j'avais trouvé moyennement convaincant, ce deuxième roman de Flynn Berry me pousse à dire que ce n'est pas ma tasse de thé... :/

©2019 Place des Editeurs (P)2020 Audible Studios

S'inspirant librement d'une célèbre affaire criminelle des années 1970 - ; l'affaire Lord Lucan, le premier lord reconnu coupable de meurtre depuis le XVIIIe siècle - ; ce thriller glaçant met en scène une héroïne marquée au fer, déchirée par les liens du sang. Il offre aussi une réflexion très actuelle sur les ravages de la violence au sein du cocon familial, les privilèges de classe et la loi du silence.

 

Posté par clarabel76 à 17:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

L'île du diable, de Nicolas Beuglet

L'île du diableÀ peine sortie de prison, Sarah est conduite chez son père qui vient d'être assassiné dans son manoir. L'homme a succombé à des tortures et gît sous le regard de sa fille impavide. Son supérieur lui réserve l'affaire en sous-marin car officiellement c'est le jeune officier Adrian Koll qui conduira la marche à suivre. Choquée par le drame qui frappe sa famille, Sarah se montre docile et conciliante. Son père... distant, froid et secret. Comment imaginer un crime d'une telle barbarie ?

Sarah n'est pas au bout de ses peines car elle doit également encaisser le déballage médiatique qui vient effriter son image d'enquêtrice chevronnée. Elle ignore encore que Christopher va en faire une affaire personnelle et chercher à éclairer cette sombre histoire qui lui colle à la peau. Enfin un peu de débroussaillage dans le tableau ! Depuis Le Cri, on a vu se dessiner les failles dans son personnage de bull-terrier : ses traumatismes, ses fantômes, ses secrets... Eh bien le mystère entier sera levé. Youhou. Est-ce pour autant renversant ? que nenni.

Bon point pour ce roman : L'île du Diable compte 200 pages en moins (et ça fait du bien). La lecture est plus rapide, avec moins de niaiseries entre les personnages et une histoire qui va à l'essentiel. Les révélations historiques qui y sont faites sont glaçantes mais l'exploitation au cœur de l'intrigue laisse parfois à désirer. J'avais deviné beaucoup, beaucoup de choses. Oups. Seul un détail me chiffonnait... et bim, réponse dans l'épilogue. Euh. 🙄 Sans surprise, ce troisième rendez-vous avec Sarah Geringën n'a pas permis de me réconcilier car je trouve le scénario cette série beaucoup trop cinématographique et convenu. Mais il en faut pour tous les goûts !

©2019 XO Éditions (P)2020 Lizzie, un département d'Univers Poche

 

Posté par clarabel76 à 17:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,