03/11/19

Misery, de Stephen King

MiseryAmbiance oppressante mais obsédante !
Après un accident de voiture, un écrivain est recueilli chez une groupie qui le séquestre dans sa maison isolée avec pour obligation d'écrire un nouveau roman. Il doit remettre en scène son héroïne fétiche qu'il vient de tuer dans son précédent livre.
Paul Sheldon n'a plus trop le choix, face à une Annie Wilkes déterminée et radicale. Leurs échanges sont aussi d'une grande violence et parfois confus. Car ça zigzague pas mal dans la tête de Sheldon, complètement shooté aux médocs. Mais Wilkes est une femme redoutable - « Elle était réellement la Fidèle Lectrice type, mais Fidèle Lectrice n'était pas synonyme de Lectrice Gobe-Tout. Elle ne lui permettait pas de tuer Misery... mais elle n'admettait pas non plus son retour à la vie par un tour de passe-passe. »
La frontière est mince entre l'amour et la haine, la domination et la dépendance, la créativité et l'abrutissement. On s'y perd souvent - des longueurs, toujours ! - et ça devient écœurant à suivre. Par contre, cette ambiance en vase-clos est bluffante. Ce rapport de force entre l'écrivain et la psychopathe est scotchant. On ne sait plus qui croire, que croire. En tout cas, cette histoire n'est pas devenue un Classique par hasard.

Malheureusement, je déconseille fortement la version audio des éditions Thélème car le lecteur est pénible avec ses bruits de salive, sa respiration, ses hésitations... On entend jusqu'aux feuilles qu'il tourne ! Une réalisation moyenne pour une exécution vraiment pas au top. 

©1989 Albin Michel (P)2010 Éditions Thélème

Chef d'œuvre du roman fantastique et policier. Un classique du roman noir.

 


22/10/19

Ne t'enfuis plus, par Harlan Coben

Ne t'enfuis plus lizzieSimon Green n'en croit pas ses yeux lorsqu'il croise dans Central Park une jeune SDF ressemblant trait pour trait à sa fille Paige. Celle-ci a déserté le foyer familial pour suivre son copain Aaron et sombrer dans la drogue. Simon tente le tout pour le tout mais se heurte au garçon. La foire d'empoigne est alors filmée puis diffusée sur internet.
Peu de temps après, Simon reçoit la visite de la police car le dénommé Aaron a été assassiné tandis que Paige a de nouveau disparu. L'homme devient aussi un suspect idéal. Pourtant, en comprenant que leur fille est en danger, le couple part aussitôt à sa recherche, dans un repaire pour junkies dans le Bronx. Là encore, la situation va déraper et entraîner ce père (aux abois) dans une descente en Enfer.

Dans ce scénario sans surprise et néanmoins efficace, on comprend à peu près où nous mène Harlan Coben (il ne se renouvelle pas beaucoup). Par contre, on ne décroche pas non plus et on suit par alternance les parcours de Simon, de son avocate, des enquêteurs de police, d'une faction sectaire et ses deux soldats de plomb. J'ai noté une petite perte de vitesse à mi-parcours, sinon la lecture a été globalement attrayante : lue avec curiosité et insatiabilité.
Guère inoubliable, cette intrigue se mélange donc aux précédentes mais assure le show. On a un bon thriller dont les nombreuses complexités se dénouent dans les toutes dernières pages.

©2019 Belfond, traduction de Roxane Azimi (P)2019 Lizzie

Excellente lecture par Damien Ferrette. Aucune frustration dans le choix des voix, la palette des personnages étant large, on se repère facilement dans les variations proposées.

 

 

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En poche : Par accident, de Harlan Coben

Par accidentHanté par la disparition tragique de son frère Léo, survenue quinze ans plus tôt, Napoléon Dumas n'a jamais abandonné l'espoir de résoudre ce mystère. Son frère et sa petite copine ont été fauchés par un train. Maura, son amoureuse, a disparu de la circulation, emportant avec elle ses secrets. Les autres membres de leur Club des Conspirateurs ne sont pas sortis indemnes de cet épisode. Nap a d'ailleurs choisi de devenir policier avec pour vocation de débroussailler le passé.

Une récente affaire va finalement lui offrir l'occasion de relancer l'enquête : Maura vient de réapparaître sur le devant de la scène. Elle est de retour en ville, même si elle semble toujours fuir toute intrusion policière. Mais Nap n'a pas dit son dernier mot et est résolu à démêler tous les nœuds de ce terrible cold case. Et là je dis bingo pour ce nouveau Harlan Coben ! Franchement top. J'y ai retrouvé son humour, sa maîtrise du suspense, ses combines faussement éculées, ses pistes nombreuses pour nous embrouiller. Le boss est rusé comme un sioux, on sent qu'il se fait plaisir dans cette histoire et ça fonctionne très, très bien : lue d'une traite, sans réel soupçon et grosse surprise au compteur.

Redoutable, donc... et terriblement efficace. On adore aussi le clin d'œil à Myron Bolitar. On sent toute la tendresse de l'auteur envers son personnage fétiche et c'est tellement bon. En bref, on ne s'ennuie pas une seconde. Il y a du rythme, des rebondissements, des meurtres, des révélations jusqu'au point final. On pourrait accuser Coben d'être (trop) productif, de ne pas se renouveler, il n'empêche, c'est aussi un auteur attentif au monde qui l'entoure, qui pique et épingle avec l'air de ne pas y toucher, et puis ses histoires restent captivantes. On dit amen à chacun de ses rendez-vous, donc on adhère complètement à son savoir-faire.

Pocket (2019) - Traduction de Roxane Azimi

 

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18/10/19

Sac d'os, de Stephen King

Sac d'osSuite au décès de son épouse, un écrivain à succès peine à trouver l'inspiration. Il décide donc de s'isoler dans leur maison de campagne mais n'y trouve pas la tranquillité espérée. Chaque nuit il fait des cauchemars et commence à voir des fantômes.
Il découvre finalement que Sara Laughs est une maison hantée - son épouse aurait mené sa propre enquête - et veut en comprendre les raisons.
Sa récente rencontre avec une jeune maman célibataire le place aussi au cœur d'un délicat conflit entre le grand-père qui veut à tout prix obtenir la garde de l'enfant et la mère qui s'y oppose farouchement.

Les ennuis s'enchaînent pour Mike Noonan, faisant vaciller l'ambiance du roman entre thriller et fantastique. Il y a du bon et du moins bon dans tout ça - je pense surtout que le format audio est peu adapté car trop long. J'ai mis dix jours pour en venir à bout. Pfiou.
J'aime bien François Montagut en tant que lecteur... élégance, dandysme, compassion. Malheureusement les voix féminines sont loupées... Mattie et Kyra sont trop pleurnichardes : ça saoule !

Question roman, on sent pleinement le malaise grossir et on barbote dans des eaux fangeuses dont on déteste l'odeur de soufre. On devine que ce qu'on nous cache n'est vraiment pas beau. Aussi, lorsque la vérité éclate, on est complètement abattu. C'est pire qu'affreux. C'est franchement sinistre.
Par contre, d'entrée de jeu, j'avais aimé cette figure de l'écrivain qui raconte son travail et son mode de vie. Rien que l'introduction donnait envie de s'engager... Par la suite, l'histoire nous en fait voir de toutes les couleurs mais je ne regrette pas non plus d'avoir été déstabilisée. L'effet global est saisissant. Un peu dérangeant, parfois longuet, carrément angoissant.

Stephen King s'y entend pour créer ce type d'atmosphère hors du commun. C'est souvent foisonnant - description, digression, prétention - c'est aussi sa façon de faire, productive et efficace. Croisons les doigts pour que la prochaine pêche soit bonne !

©1998 / 1999 Stephen King / Albin Michel. Traduit de l'américain par William Olivier Desmond (P)2019 Audible Studios

Les personnes que l'on aime ne meurent jamais.

Depuis qu'elle n'est plus là, Mike n'écrit plus. Reclus dans sa maison, près du lac, son souvenir l'obsède, ses nuits sont des cauchemars. Entre deux mondes, égaré dans une zone incertaine, Mike la cherche. Mais elle n'est plus qu'une ombre... Une ombre parmi celles qui hantent le domaine de Sara Laughs, avides de vengeance, prêtes à faire payer des crimes que l'on croit oubliés. 

Le roman le plus ambitieux et le plus fort de Stephen King. Fascinante histoire d'amour perdu et ressuscité.

 

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15/10/19

Hollywood Monsters, par Fabrice Bourland

HOLLYWOOD MONSTERS

« Souviens-toi des minutes qui ont précédé l'instant où cette créature est apparue sur Mulholland Highway, au beau milieu de la nuit : un épais brouillard s'était mis à envahir les montagnes, on s'était trompés de route, on avait choisi un autre itinéraire que celui initialement prévu, un silence funèbre régnait partout autour de nous.
- Ah ça ! Une ambiance angoissante, digne d'un film avec Boris Karloff !
- Tu viens de le dire toi-même : une ambiance angoissante. C'est comme si on avait eu sur l'écran une succession de plans rapprochés d'une même force suggestive : un coin de paysage abandonné, un manteau de brume au-dessus de la route, la lune dans un ciel d'encre... Et soudain, au milieu de ce décor sinistre, une créature fantastique jaillie de nulle part court à perdre haleine dans notre direction. Cet être a l'aspect physique d'un homme-loup, et un air terrifié...
- Tu ne crois pas que tu renverses un peu les choses, là ?
- Pas du tout. C'est lui qui avait l'air terrorisé, mais les autres éléments de la séquence ont influencé notre cerveau et nous avons donné à cette scène une interprétation contraire à ce qu'elle était. Toute la charge négative que l'imaginaire collectif confère à la figure du loup-garou, nous l'avons spontanément affectée à cet inconnu. Pour nous, ce n'était plus lui qui était terrifié : il était devenu terrifiant ! »

Andrew Singleton et James Trelawney sont en vacances sur la côte californienne et profitent des petits plaisirs de la vie mondaine sous la houlette de leur ami journaliste et critique du cinéma. Un soir, au retour d'une soirée, ils se trompent de route et tombent nez-à-nez avec un loup-garou ! Le lendemain, ils apprennent qu'une femme a été assassinée au même endroit et décident d'en informer la police.
N'attendez pas une enquête oppressante avec un écheveau impossible à démêler. C'est assez cosy & vintage comme lecture. Par contre, c'est aussi un texte extrêmement érudit et truffé de références à la gloire du cinéma hollywoodien, pendant son Âge d'Or des années 30. C'est super distrayant pour qui s'en soucie et c'est du petit lait à boire !
C'était également la dernière enquête des Détectives de l'Étrange car à ce jour ils n'ont pas réapparu pour hanter mes nuits avec leurs sombres histoires teintées de fantastique. Dommage.

Éditions 10-18 Grands Détective - 2015

Série : Le Fantôme de Baker Street - Les Portes du sommeil - Le Diable du Crystal Palace - Le Serpent de feu

#ChallengeHalloween #MonstresCréatures #AmericanHalloween

 


10/10/19

Le Retour d'Arsène Lupin, par Frédéric Lenormand

Un retour d'Arsène Lupin qui colle davantage à l'original !
Le Retour d'Arsène Lupin

Après mon incursion chez les Héritiers, je retrouve notre fringant gentleman sur les traces d'un Delacroix disparu (pour le compte d'une baronne assez roublarde).

Lupin vient de suivre une thérapie et a résolu de soigner son addiction au vol en créant sa propre agence de détectives privés (sous couvert d'anonymat bien sûr). Ceci n'est pas une blague. Or, Jim Barnett a plus d'un tour dans son sac et traite ses affaires avec une redoutable célérité. Cette fois, son enquête le pousse à croiser artistes fauchés, beautés exotiques et fieffés coquins... non sans un certain goût pour l'emphase et l'ironie.

L'auteur est très en verve avec son infatigable trublion qui conduit cette intrigue tambour battant. C'est truculent à souhait, dans un Paris d'un autre temps et mettant en scène des créatures légendaires (comme la fascinante Mata Hari). L'exubérance de notre héros n'est point "un concours de vanité, d'apparences et d'égoïsme" mais accuse "la beauté sans la morale, l'élégance sans la générosité, la verve sans la culture, l'esprit sans la profondeur".

Lupin n'a pas fini de s'allonger sur le divan pour explorer la part sombre de ses tourments ! ... Mais que d'humour et d'espièglerie. C'est charmant.

Le Masque (2018)

Dans les fastes de la Belle Époque, à travers une intrigue riche en rebondissements, Frédéric Lenormand nous offre un Arsène Lupin ivre d’astuce et de rouerie.

 

 

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07/10/19

Les nouvelles aventures de Arsène Lupin - Les héritiers, par Benoît Abtey & Pierre Deschodt

LES NOUVELLES AVENTURES DE ARSÈNE LUPIN LES HÉRITIERSParfait pour commencer, et puis ça se disperse !
Disons que l'idée de retrouver Arsène Lupin était émoustillante : notre gentleman, qui aime emprunter les identités et évoluer dans la bonne société à l'insu de tous, souhaite remettre à sa place un jeune député aux dents longues (et pourri jusqu'au trognon). Qu'il ait jeté son dévolu sur l'amoureuse de Lupin, la vaporeuse Athéna del Sarto, n'est pas anodin non plus... Celle-ci a pourtant repoussé ses avances car elle a percé le secret de Lupin. Mais la nouvelle va exacerber la colère du politicard et sceller leur destin.
Un rendez-vous est donc donné au Bazar de la Charité, le 4 mai 1897. Survient le drame. Après quoi, Arsène disparaît... le cœur brisé. Sa vengeance ne se fera pas attendre. Par contre il faudra un détour par le Maroc - une incroyable parenthèse dans le désert avec un sauvetage grandiloquent d'une jeune artiste britannique... ce passage est digne des meilleurs J'ai Lu Aventures & Passion - pour avoir un aperçu de notre aigrefin !
Glamour, passion & divertimento : les héritiers de Lupin osent et bousculent les traditions. Ils évoquent également un conflit européen avec des secrets d'état divulgués et instrumentalisés par Arsène Lupin. La presse crie au scandale et contraint notre héros à sortir de sa réserve. C'est aussi à partir de ce moment que j'ai moins accroché.
En nous entraînant dans un roman d'espionnage et de politique, l'histoire perd en fanfaronnade et en superbe (n'est pas Lupin qui veut). Les péripéties s'enchaînent mais deviennent de plus en plus improbables. Et s'il est vrai que ça reste du pastiche, il n'empêche... On attend de Lupin son arrogance et sa désinvolture, son panache et son esbroufe. Non du grand-guignol.
Ce n'est pas un mauvais roman - juste une déception après y avoir cru en dégustant l'apéritif. C'est nettement moins inspiré dans la dernière partie. Dommage.

10-18 / Grands Détectives / 2017

Incendies, complots internationaux, trahisons, secrets d’état, et une histoire d’amour... De Paris au Maroc, Arsène Lupin, ressuscité par Abtey & Deschodt, nous revient en grande forme !

 

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04/10/19

La cage dorée, de Camilla Läckberg

La cage doréeCamilla Läckberg est très perturbante dans ce changement de registre.
Certes, son héroïne fait froid dans le dos : après des années de mariage, Faye est larguée comme une vieille chaussette par un mari cavaleur et tyrannique. Des années à bafouer son estime de soi et son ambition. On se dit, déchire-tout. Venge-toi. Ne lâche rien.
Ça tombe bien car Faye choisit de prendre sa revanche. Elle met au point un plan redoutable et sans scrupule. Elle ne laisse rien au hasard et rend le lecteur complice malgré lui.
Sauf que c'est difficile de compatir à sa situation. En plus de l'amertume ambiante, l'histoire est truffée de sexe... toutes les cinq minutes. C'est vulgaire et gratuit. Franchement indigeste.
De toute façon, dans ce roman, tout le monde en prend pour son grade : les hommes qui veulent des maîtresses au bureau et des potiches en cuisine, les femmes qui renoncent trop vite, qui sont condamnées par le temps, l'âge et les kilos en trop, sans oublier les clichés suédois devenus un fantasme (et un business).
Bref. Camilla Läckberg avait la rage au ventre quand elle a commencé à écrire ce roman ! C'est pas possible autrement. Il faut avertir les aficionados du couple Erica Falck / Patrik Hedström, ceux qui préfèrent les paysages idylliques de Fjällbacka. Le choc risque d'être insoutenable.
Cette fois, on quitte ce cocon douillet pour une vision plus sombre et écœurante de la vie de famille, de la vie de couple et des relations amoureuses. C'est déstabilisant... Et pourtant, cela a réussi à me tenir en haleine. Comme une plongée en apnée dans cette histoire sordide et dérangeante.
Comme quoi, cette Camilla, elle assure !

Un tombereau d'applaudissements pour la lecture faite par Odile Cohen... la classe jusqu'au bout. Chapeau.

©2019 Titre original : "En bur av guld" / ACTES SUD, pour la traduction française par Rémi Cassaigne (P)2019 Actes Sud

La vengeance sera douce et impitoyable : il lui a tout pris, elle ne lui laissera rien. 

La Cage dorée est un thriller glaçant qui résonne funestement avec l’ère #MeToo. Pour la première fois, Camilla Läckberg quitte Fjällbacka pour explorer la perversité de l’homme dans les hautes sphères de la société stockholmoise. Et montrer combien il peut être fatal de sous-estimer une femme.

 

 

Cari Mora, de Thomas Harris

Cari Mora... tout simplement, inconsistant !
Un riche malfrat cherche à mettre la main sur le magot de Pablo Escobar et parvient à bidouiller un tournage quelconque pour entrer dans la villa inaccessible au public. Seulement les lieux sont gardés par l'héroïque et redoutable Cari Mora (passé difficile, nouveau départ et études de véto). Qu'à cela ne tienne. Le commanditaire a rassemblé plusieurs margoulins autour du projet, tous sans foi ni loi, dont le protecteur de la jeune femme, et tous prompts à sceller des pactes qu'ils vont fausser sans retenue.
En fait ce roman raconte l'histoire d'un braquage qui vire au casse-tête et qui ressemble à une mascarade avec ses personnages caricaturaux & ses retournements de situation surévalués. C'est assez mal dosé, surtout. On se retrouve avec une histoire qui se voudrait nerveuse et méchante... mais qui ne produit qu'une sensation de platitude désolante.
Au final, tout n'est que légende. Pablo Escobar, Cari Mora, Thomas Harris... oubliez tout. Que de la poudre aux yeux. Sans son illustre signature, ce roman aurait été une simple distraction - passable et quelconque - pas loin de passer inaperçue !
C'est ennuyeux.

©2019 Calmann-Lévy (P)2019 Audiolib

C'est toujours difficile, quand on est une femme, d'écouter Antoine Tomé car il n'arrive pas à ajuster la voix des rôles féminins. Comme il se trompe, cela rend les personnages creux et ridicules. C'est désormais une triste habitude... à laquelle je refuse de plier ! Un effort, svp.

 

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12/09/19

Qui va à la chasse (Hamish Macbeth 2), de M. C. Beaton

On ne risque pas de connaître quelques nuits blanches avec Hamish Macbeth ! C'est le genre de roman policier suranné qu'on lit pour se consoler du retour de la grisaille. On n'est pas loin du cliché en recommandant une théière chaude et un plaid à moumoute pour entamer sa lecture.

Qui va à la chasse

L'histoire nous invite dans le château de la famille Halburton-Smythe (rappelez-vous de Priscilla qui fait battre le cœur de notre grand échalas à la chevelure flamboyante). La demoiselle ramène de Londres le dramaturge en vogue - également son fiancé attitré - que les invités de ses parents sont impatients de rencontrer. Mais la soirée est polluée par les remarques déplaisantes d'un affreux goujat. Comme d'habitude, cet individu est retrouvé mort. Et les suspects ne manquent pas. Même s'il est écarté de l'enquête, Hamish Macbeth continue de fouiller la lande pour apporter la preuve du crime parfait. En effet, la police a d'abord conclu au banal accident de chasse. Que nenni. Notre écossais a de la suite dans les idées et trace son chemin en vagabondant ci et là, en ressassant les discussions entendues, en téléphonant à son cousin journaliste ou en toquant à la porte d'une vieille tante pour cerner la personnalité du défunt.

Il oublie ainsi ses déboires sentimentaux en sachant la jolie Priscilla inaccessible et prisonnière de son rang. Sa relation avec Henry est d'ailleurs un vrai casse-tête (... et je n'étais pas loin de penser à Sidney Chambers et Amanda). En tout cas c'est tout aussi élégant et poudré, baignant hors du temps, conduit sans esbroufe et avec un grand classicisme. Je n'avais pas deviné le dénouement - après tout je considère que cette série se lit surtout pour son emballage, moins pour son suspense qui n'est pas franchement insoutenable ! Ça manque encore de piquant, ceci dit...

©1987 / 2019 M.C. Beaton / Albin Michel. Traduit de l'anglais par Marina Boraso (P)2019 Audible Studios

Par contre, je ne suis pas contente... mais vraiment pas contente... de la lecture faite par François Delaive concernant les voix féminines - c'est à pleurer de rire ! Franchement ridicule. Il me semble avoir sursauté quand j'ai entendu l'une d'elles dans les cinq premières minutes. Je n'en revenais pas. C'est une blague ou quoi ? En tout cas, on se moque du monde. Revoyez votre copie, faites simple - la narration est par ailleurs agréable et fluide - donc quel intérêt de singer les dames du roman.. C'est insupportable !

 

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