26/02/18

On la trouvait plutôt jolie, de Michel Bussi

On la trouvait plutot jolie

Dans son petit HLM à Port-de-Bouc, près de Marseille, Leyli Maal élève seule ses trois gosses - Bamby, Alpha et Tidiane - et tient à une cohésion familiale envers et contre tout. Comme l'obligation de prendre ensemble le repas du soir, à heure fixe. Mais les aléas du quotidien rendent parfois les promesses difficiles à tenir, car l'une part en quête de ses origines, l'autre se lance dans le business et le petit dernier de dix ans défend son rituel de la lecture avant le coucher. La belle Leyli mène plusieurs combats de front et rêve du jour où elle pourra enfin poser les armes (trouver un grand appartement, un job sous CDI, de la confiance, de l'amour, du bonheur). C'est auprès de son voisin, Guy, qui affiche sans honte son aversion pour “l'exotisme”, ou Ruben, son nouveau patron déjanté, qu'elle confie son histoire, depuis son enfance à Segou, un petit village près de Bamako, sa brusque cécité, son choix de l'exil et sa rencontre avec une association chargée de venir en aide aux migrants...

Se dresse ainsi un long parcours chaotique, interrompu à plusieurs reprises par l'avancée d'une enquête policière (un type est assassiné dans une chambre d'hôtel, puis un deuxième et ainsi de suite). L'histoire frise parfois la profession de foi, avec une Leyli qui évoque son itinéraire douloureux et son espoir en une vie meilleure. On passe facilement en revue toutes les vicissitudes du système, les flux migratoires, les dérapages politiques, les dénonciations voilées et la misère humaine comme bouc émissaire. J'entends tout ça, mais je ne suis pas emballée, c'est trop lisse et bien-pensant, ancré dans un registre trop d'actualité. L'histoire de Leyli est touchante, les personnages aussi sont attachants, mais disons que la sauce ne prend pas. La lecture est loin d'être aussi captivante que les autres romans de Michel Bussi déjà lus. J'ai été moins tenue en haleine, et même si je n'ai pas vu venir le fameux “twist”, je n'ai pas non plus été abasourdie !

Un rendez-vous de routine, pas mal en attendant mieux la prochaine fois. ☺

 

©2017 Michel Bussi / Presses de la Cité (P)2017 Audiolib

Texte lu par Marie Bouvier. Durée : env. 14 h.

==================================

 

 

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


24/02/18

À perdre haleine, par Aga Lesiewicz

À PERDRE HALEINEVous allez détester cette héroïne ! 

Anna a trente-cinq ans, célibataire, elle vit seule avec son chien dans un quartier cossu près du parc de Hampstead Heath. Elle travaille dans une société de production, dans un service en pleine restructuration, mais ne craint pas pour son poste de manager. Après une relation de trois ans, elle vient également de rompre avec le charmant James. Parce que, trop charmant.

Anna recherche davantage, elle veut des frissons, de l'interdit, du tabou. Et bingo, un jour en faisant son footing dans le parc, elle croise un très bel homme - du type “Mannequin Dior” - et lui saute dessus pour palper le contenu de son short. No comment. La fois d'après, c'est elle qui se fait prendre contre un arbre. Une partie de jambes en l'air fougueuse et sous l'effet d'une pulsion incontrôlable. Eh ouais. Cela va se reproduire deux, trois fois. Le truc sordide et brutal, qui devient presque un besoin obsessionnel.

Le plus choquant, finalement, c'est qu'en parallèle une série de viols survient dans ce même parc. Puis des crimes. La police enquête, Anna doute mais refuse de lier son Mannequin Dior à cette réalité barbare. Sérieux, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai cru halluciner, les yeux ronds comme des billes, en lisant tout ça. Heureusement on a une histoire qui tient la route et qui se ponctue de rebondissements inattendus. Du coup j'ai tourné les pages à toute vitesse, comme sous hypnose, tant je voulais découvrir le pot aux roses.

Il y a certes de nombreuses pistes envisagées, toutes empruntées en songeant que c'était plié, et puis... et puis... Franchement, c'est bien ficelé et assez redoutable comme lecture, même si l'héroïne n'agit pas toujours de façon cohérente et est assez imbue d'elle-même. J'avoue avoir été prise dans l'engrenage et embobinée royalement. J'ai également beaucoup aimé la totale immersion dans la vie londonienne à travers le quotidien d'une trentenaire au confort matériel indiscutable.

Au final, le roman inspire un certain malaise, qui s'oublie vite par son suspense efficace.

Belfond Noir, 2017 - Traduit de l'anglais par Claire-Marie Clévy

==================================================

Posté par clarabel76 à 15:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23/02/18

Solomon Creed : La route de Redemption, de Simon Toyne

SOLOMON CREEDEn plein désert de l'Arizona, un avion se crashe, provoquant un incendie, lequel se propage jusqu'à la ville de Redemption, dont les habitants sont tous réunis autour du cercueil de James Coronado.

De cet enfer, surgit la silhouette de Solomon Creed, du moins le suppose-t-on, car l'individu est amnésique. Un nom apparaît à l'intérieur de son costume, puis des bribes de souvenirs lui font penser qu'il doit sauver un type déjà mort. La police locale est perplexe, par contre les narcotrafiquants ruent dans les brancards. Et blablabla. 

J'admets avoir été attirée par les promesses d'une ambiance western, d'où mon étonnement de trouver un roman d'action impliquant un ersatz de Jack Reacher et Jason Bourne réunis dans une course contre-la-montre assez explosive !

Je n'ai toutefois pas été médusée par ce qui découle des 500 pages de ce gros roman. On ressent tout de même une forte inspiration cinématographique, car plus je tournais les pages et plus je voyais les images d'un film défiler sous mes yeux. C'est, ma foi, distrayant mais également prévisible et banal comme ligne conductrice. À réserver sur un transat ou pour caler des heures creuses d'un trajet quelconque.

Presses de la Cité, 2017 - Traduit de l'anglais par Jacques Martinache

 

Roma, de Mirko Zilahy

RomaCe thriller glaçant et implacable de Mirko Zilahy ne fait pas dans la dentelle et appuie bien là où ça fait mal pour chahuter son lecteur. Avant tout ordinaire, l'histoire déploie son arsenal de détails immondes pour impliquer son auditoire avide de sensations.

Rincées par une météo déplorable, les rues de Rome sont aussi le théâtre de crimes atroces, où surgissent des corps mutilés, sans lien apparent. Le commissaire Enrico Mancini n'y prête guère une oreille attentive, n'étant pas au mieux de sa forme depuis le décès de son épouse, emportée par un cancer foudroyant. Il cherche avant tout à se consacrer à l'affaire d'un oncologue disparu, le même ayant traité sa femme. Mais les victimes s'accumulant, notre inspecteur n'a plus trop le choix de diriger son équipe sur les traces d'un vraisemblable serial killer.

Si on recherche à tout prix du glauque et de l'innommable, le roman procure quelques séquences choc pour marquer le coup. À part ça, le fond demeure assez simple et convenu. Donato Carrisi y apporte certes son parrainage, mais la lecture n'en reste pas moins classique, au suspense frelaté et où la recherche excessive du sensationnel prend trop le pas sur une construction plus subtile et aboutie. 

On referme le livre en ressentant néanmoins un profond malaise, suite aux indices sournois distillés au fil des pages.

 

Presses de la Cité, coll. Sang d'Encre, 2017 - Traduit de l'italien par Marianne Faurobert

====================================================================

Trop de morts au pays des merveilles, de Morgan Audic

Trop de morts au pays des merveilles360 pages lues en apnée ! On a là une histoire bluffante, qui maintient un savant suspense sur toute la ligne. J'ai été baladée du début à la fin, les nerfs en pelote.

L'épouse d'un avocat disparaît sans le moindre indice pendant trois ans, l'homme est rendu amnésique suite à un accident, en même temps on retrouve les dépouilles d'autres femmes au physique approchant et on associe ces crimes à un serial killer mis sous écrou. Le père de la jeune femme a également fait place nette et vidé sa maison cossue en vidant tous ses comptes. Voilà, voilà. En piste, on trouve une ancienne flic, virée de la police pour comportement impulsif et violent, un lieutenant sorti de la BRI pour se consacrer à son rôle de père, et un détective privé qui retrace tous les jolies blondes en ville.

Faisons court, mais bien. C'est scotchant, inattendu et captivant. Du très très bon !

Rouergue Noir, 2016

> Voir la présentation de "Trop de morts au pays des merveilles" par l'auteur (© Mollat) https://vimeo.com/166035449

> Chronique de Gérard Collard
https://www.youtube.com/watch?v=Zi9pYQVvYC0

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,


19/02/18

Origine, de Dan Brown & lu par François d'Aubigny

origine dan brownInvité à participer à la grande conférence donnée par Edmond Kirsch, son ancien élève devenu un éminent futurologue, le professeur Robert Langdon débarque au musée Guggenheim de Bilbao, où règne une véritable effervescence, chacun débattant avec excitation sur les révélations promises. Ce soir-là, pourtant, la cérémonie tourne en eau de boudin. Kirsch est assassiné sur scène. Langdon est aux premières loges. C'est la panique générale. Comme toujours, notre ami Robert prend la situation en charge et s'isole avec Ambra Vidal, la directrice du musée, proche amie d'Edmond et récemment fiancée au prince héritier. Tous deux vont alors partir en croisade et mener le projet d'Edmond Kirsch jusqu'au bout, même si cette initiative n'est pas au goût de tous, entre l'église, le palais royal, les adeptes du complot et un ancien amiral recruté pour la sale besogne... Bref, Robert et Ambra sont lancés sur une piste parsemée d'embûches et suivent à l'aveugle les conseils avisés de Winston, une intelligence artificielle créée par Kirsch et dédiée à le suppléer.

Quand je pense à Dan Brown, j'imagine toujours une histoire pleine de péripéties et de rebondissements extraordinaires, une lecture vouée à la distraction et puis basta. Avec “Origine”, étonnamment, le rythme est plus mou et l'intrigue diluée. Il faut dire aussi que l'action se concentre sur 24 heures et se déroule intra-muros, d'où cette sensation de calme plat. Même les révélations finales, qu'on se languissait de découvrir, ont un effet de gaz éventé. Tout est vu, revu et convenu. On a pourtant les mêmes schémas narratifs, les sempiternels spectres complotistes, le super Robert en charmante compagnie, l'Église déterminée à préserver ses mystères, sans oublier les concepts arbitraires et les idées exubérantes sur l'humanité... Tout paraît si familier, sans doute trop, car la lecture m'a semblé ordinaire.

Aucune déception quant au format audio et ce, grâce au lecteur. Non mais quelle classe, ce François d'Aubigny ! Dès les premières notes, j'ai eu un instant de flottement car j'ai aussitôt pensé à Nicolas Le Floch (série de Jean-François Parot) dont il est aussi le lecteur récurrent. J'aime beaucoup sa voix grave, aux intonations nobles, avec beaucoup de caractère et de prestance. Cela me donne envie de replonger dans un JF Parot ! ☺

©2017 Éditions Jean-Claude Lattès. Traduction française par Dominique Defert et Carole Delporte.

(P)2017 Audiolib. Texte lu par François d'Aubigny. Durée : 15h env.

 

16/02/18

Quand sort la recluse, de Fred Vargas

Quand sort la recluseExilé sur les terres volcaniques islandaises, Adamsberg est pourtant rappelé en catastrophe à Paris où ses lumières sont attendues pour une énième affaire insoluble - une femme écrasée par un 4x4 et un amant qui clame son innocence malgré les invectives du mari. Jean-Baptiste soupire de dépit, mais a conscience que le mal-être au sein de son équipe est plus insidieux et va se confirmer autour d'une autre affaire, celle de la recluse, une araignée vengeresse qui assassinerait à tour de bras sans inquiéter police ou justice. Danglard proteste et entre en sécession. Le 36 retient son souffle. Fidèle à lui-même, Adamsberg trace sa route... Direction Nîmes où une petite bonne femme devient sa complice pour le guider dans cet embrouillamini de drames surgis du passé, sur fond de femmes emmurées vivantes et de passion arachnéenne. Tout un programme. 

J'ai retrouvé dans ce roman les dispositifs habituels de Fred Vargas, à savoir sa petite musique, ses personnages qu'elle affectionne tant, ses lubies, sa poésie, sa maîtrise du sujet et son air de ne-pas-y-toucher. D'où le sentiment d'être en territoire conquis et familier. Et j'aime ça. Qu'importe si j'ai flairé la manœuvre et deviné le dénouement avant l'heure... Cela se lit et s'écoute avec grand plaisir ! Thierry Janssen est une valeur sûre. Il endosse le rôle d'un Adamsberg plus capricieux et décidé que jamais, lancé sur ses sentiers perdus sans cavalerie autour. Le temps passe et notre Jean-Baptiste s'assagit auprès des femmes, est attentif aux siens mais reste pataud à déployer tout ça. 

C'était un rendez-vous incontournable, peu surprenant, mais inévitable. Je ne m'en lasse pas. Et rien que pour la rencontre entre le mutique Évangéliste et la Déesse Rétancourt, cela valait clairement le détour. ☺

©2017 Fred Vargas et Flammarion / Audiolib (P)2017 Audiolib

Texte lu par Thierry Janssen ; durée : env. 12 h

Figure parmi les dix titres sélectionnés pour le Prix Audiolib 2018 !

 

 

Posté par clarabel76 à 14:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

05/02/18

Heather Mallender a disparu, de Robert Goddard

Heather Mallender a disparu

Harry Barnett vit depuis de nombreuses années sur l'île de Rhodes, où il s'occupe de la villa d'un de ses amis, un homme politique anglais. Arrive un jour Heather Mallender, en convalescence après une longue dépression et un drame personnel. Or, au cours d'une balade en montagne, celle-ci disparaît sans laisser de traces. Harry est aussitôt soupçonné par la police grecque de l'avoir assassinée. 

L'ambiance générale m'a vite rappelé l'histoire de Harry Quebert (de J. Dicker) pour son long cheminement dans le dédale des souvenirs et pour l'enquête à rebondissements multiples. Une femme disparaît et le narrateur, Harry Barnett, cherche à en comprendre les raisons. D'abord, pour se disculper. Puis, pour assouvir sa curiosité débordante. Par contre, l'île de Rhodes n'est qu'une toile de fond car l'histoire se déroule essentiellement en Angleterre, entre Londres et Oxford. Pour l'évasion, donc, on repassera.

Globalement, j'ai trouvé la lecture prenante et surprenante. Le seul point négatif, pour moi, c'est le personnage de Harry B. Un type poussif, décrit en des termes peu reluisants (le quinquagénaire sans carrière, qui préfère se la couler douce au soleil, avec de bonnes bières au frigo). Bref. C'est lassant dans le sens où on va accompagner cet individu pendant 18 heures d'écoute, par contre l'intrigue est suffisamment machiavélique pour tenir notre intérêt en éveil. Soit, il y a du bon et du moins bon... mais au final je n'en sors pas totalement mécontente. J'ai bien aimé la lecture faite par Jean-Christophe Freche, alors que le rythme est lent, long et sinueux. D'où la prouesse ! ☺



>> Ce livre audio en version intégrale est proposé en exclusivité par Audible et uniquement disponible en téléchargement.
©2012 ILA. Traduit de l'anglais par Catherine Orsot Cochard (P)2017 Audible Studios

26/01/18

La Femme de l'ombre (Trilogie des ombres 2), par Arnaldur Indridason

La femme de l'ombreAlors qu'elle est sans nouvelles de son compagnon, une jeune femme quitte à regret le Danemark en guerre en montant à bord de l'Esja pour rentrer en Islande. Elle croise par hasard son ancien amant et apprend avec horreur que son fiancé est entre les mains des allemands. Au cours de ce voyage mouvementé, elle découvre aussi qu'un homme a fait une chute mortelle... peu après avoir prétendu être en mesure d'apporter des informations utiles sur la résistance et l'origine de l'arrestation du fiancé. Dès leur arrivée au pays, le frère du disparu va s'entêter à démasquer ce qui semble, à ses yeux, un crime crapuleux.

À Reykjavik, le tandem Flovent & Thorson fait face à plusieurs casse-tête - identifier la dépouille d'un jeune garçon battu à mort et jeté non loin d'un bar fréquenté par les soldats des troupes alliées, mais aussi rechercher une cliente mystérieusement disparue... Le souci majeur pour les enquêteurs revient surtout à marcher sur les plates-bandes des militaires, car l'entreprise va s'avérer délicate et houleuse. Ceci met toutefois en exergue la douloureuse cohabitation vécue comme une intrusion pour les locaux, même si certains en tirent profit pour s'enrichir ou s'évader en attendant des jours meilleurs.

Au final, on a une lecture structurée et hyper conformiste - c'est bien, mais peu surprenant. J'ai surtout eu le sentiment de me retrouver dans le prolongement du premier (Dans l'ombre). La conduite des intrigues criminelles est correcte, l'ambiance est toujours aussi dépouillée, le contexte de la guerre évoqué de loin en loin, les relations politiques sont tendues, et on tourne toujours autour du thème de la disparition (rappel à Erlendur). Par contre, calme plat sur les personnages. Il n'y a strictement aucune évolution, aucune épaisseur.  Rien, du vent. Je m'attendais à ce qu'ils tombent le masque, qu'ils sortent des clous, qu'ils entrouvent une petite porte... Que nenni. On stagne.

Suite aux promesses vendues, je trouve qu'on bute sur la marche avec ce deuxième tome. La série apparaît un peu fade, même si elle n'est pas déplaisante à lire. Je regrette aussi que Philippe Résimont donne à certains personnages des voix ridicules et caricaturales (Thorson, en premier). Et comme d'habitude, les personnages féminins sont loupés. Je prends néanmoins rendez-vous avec le prochain et dernier tome (Passage des ombres) à paraître dans le courant de l'année. 

 

© Éditions Métailié, Paris. Traduit par Eric Boury.  (P)2017 Audiolib.

Lu par Philippe Résimont. Durée : 9 h env.

 

Le Tome 1 est repris en poche chez Points : parution 8 février 2018

Défaillances, de B.A. Paris

défaillances audibleVoulant rentrer au plus vite chez elle, un soir de pluie, Cassandra emprunte une route isolée et croise une voiture sur le bas-côté avec une femme à son bord. Mais Cassandra ne s'arrête pas et poursuit son chemin... n'imaginant pas une seconde qu'elle apprendrait le lendemain l'assassinat de cette inconnue peu de temps après son passage.
Sidérée, Cassandra n'ose pas confier à son mari ce dont elle a été témoin. Elle ne dit rien à sa meilleure amie non plus. Se confond en excuses à l'écoute des appels répétitifs de la police pour obtenir des renseignements. Cassandra est mortifiée, honteuse et culpabilise.
À force de ressasser, la jeune femme multiplie les crises d'angoisse et ressent les premiers symptômes d'une démence précoce - elle est convaincue de souffrir de la même maladie que sa mère. Malgré les protestations de ses proches, Cassandra s'enfonce dans la paranoïa, ne sait plus ce qu'elle fait, pense perdre la tête et être victime d'hallucinations.
Pour le coup, la démonstration de la folie douce est proprement exécutée. La spirale est lancée et ne semble plus s'arrêter. C'est grinçant, agaçant, dérangeant. Le rôle de la narratrice est flou. On suit sa logique, et pourtant on doute. Par contre, j'ai tout vu venir à des kilomètres et j'en ai été fortement incommodée. J'ai pesté tout du long au vu des ficelles trop grosses et du scénario hyper convenu. J'ai néanmoins poursuivi ma lecture jusqu'au bout, toujours dans l'espoir d'être surprise. Et là... 
À vous de juger maintenant ! ☺

Lecture faite par Maud Rudigoz - à qui je dois mon intérêt persistant, car son interprétation est toujours agréable à écouter, mais cela n'occulte pas les défauts du roman. L'auteur se repose sur ses lauriers et surfe sur la mode en cours du «domestic noir». Rien de neuf sous le soleil.



>> Ce livre audio est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement.
©2018 Darley Anderson (P)2018 Audible Studios
Traduction de Vincent Guilluy
Lu par Maud Rudigoz. Durée : 13h env.

Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,