04/10/18

Les Puissants #2: Égaux, de Vic James

égaux les puissants 2L'histoire reprend immédiatement après le chaos survenu en fin de tome 1 (Esclaves) : Luke, accusé de crimes, est envoyé dans un château paumé en Écosse, chez un individu cruel et pervers. Sa famille est également expédiée à l'autre bout du pays, mais on n'en entendra plus beaucoup parler, à l'exception de sa sœur Abi qui veut le délivrer au péril de sa vie. Par contre, les Jardine occupent le devant de la scène, entre tractations et entourloupes politiques, la frontière est floue ! Chez les Puissants, tous les coups sont permis, même en famille. Et j'avoue m'être fait avoir à plusieurs reprises. Nul n'est digne de confiance... on se demande qui sont les bons parmi tous ces méchants. On se croirait dans du Game of Thrones à petite échelle. Car au final, cette série m'inspire des sentiments partagés. L'ambiance, la trame romanesque, les personnages et leurs sombres desseins sont tous parfaitement combinés et font de cette lecture une promesse excitante. Par contre, le rythme n'y est pas. C'est sans flamme, sans élan, sans passion. C'est noir de chez noir (il n'y a plus d'espoir). Et si généralement je suis friande des récits morbides, loin de toute sensiblerie, je ne ressens pas d'enthousiasme débordant pour cette série. C'est pas mal, on a envie de connaître la fin, mais il se dégage aussi un truc froid et éteint, pas très émoustillant. Difficile à expliquer, mais c'est aussi du ressenti personnel. La lecture audio, une exclusivité des studios Audible, est assurée par Julien Allouf, par ailleurs excellent narrateur, qui prodigue pour l'occasion une interprétation proche de la torpeur et du désenchantement. Un parti pris assumé, mais qui ne favorise pas non plus le souffle attendu. Parution du tome 3 courant octobre 2018 pour la VO : Nathan devrait suivre rapidement pour la traduction. Attendons donc le gong fatal pour émettre un verdict définitif.

©2018 Nathan. Traduit par Julie Lopez (P)2018 Audible Studios

À venir :  Marquer les ombres 2 de Veronica Roth
Lu par Marine Royer
Série : Marquer les Ombres, livre audio 2
Date de publication : 11/10/2018

Couverture de Marquer les ombres 2

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27/09/18

Toute la vérité sur Ella Black, d'Emily Barr

Toute la vérité sur Ella BlackElla Black n'est pas toute seule dans sa tête : son double démoniaque (Bad Ella) lui empoisonne l'esprit et la pousse souvent à débrider toute sa rage contenue. Jusqu'alors, la jeune fille avait réussi à sauver les apparences. Ni ses parents ni ses amis proches n'ont conscience de ses troubles de la personnalité. 
Mais la situation lui échappe le jour où elle est arrachée brutalement du lycée, mise dans le premier avion pour Rio de Janeiro. Ce projet fou ne masque pas la fébrilité de sa famille. Et les réponses hasardeuses à ses nombreuses interrogations ne dissipent pas non plus le doute qui s'immisce en elle : Ella court un grand danger. Elle le sent, elle le sait. Même communiquer avec ses parents relève de l'impossible.
À l'hôtel, elle croise « le plus beau garçon du monde » et parvient à s'échapper de sa chambre pour filer en cachette à leur rendez-vous. Plage et caïpirinhas étourdissent de bonheur l'adolescente qui en oublie tous ses soucis. Le lendemain matin la rappelle, toutefois, à une cruelle réalité.
Et là, on s'accroche aux pages du livre. Car ce roman va vous étonner, vous balader, vous dérouter : mensonges, non-dits, secrets et révélations coulent en cascade. Il y a une vraie concentration des genres (suspense et crise d'ado, thriller et quête initiatique, romance et espionnage). C'est très excitant.
Comme Flora Banks, Ella Black est une héroïne complexe. Elle est fragile, sensible, difficile à cerner. Elle agit de manière irresponsable, se montre égoïste et vit des aventures assez peu crédibles (ou comment explorer les favelas au mépris des clichés). C'est un peu fort de café, mais on se retient de pester car ça reste une bonne lecture, rythmée et entraînante, riche en émotions et pleine d'exotisme. 
Résultat, on applaudit frénétiquement ! Autre lecture, autre ambiance... Le roman d'Emily Barr est franchement confondant et inattendu. 

Casterman, 2018 - traduit par Nathalie Bru

 

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Kaplan, de Sébastien Gendron

Kaplan

Sous la gouverne du général Dramek, le duché de Cushinberg a toujours marché à la baguette. Seul un quartier de la ville a résisté et, au terme d'une longue guerre civile, acquis son indépendance en devenant la République de Leeton. Depuis, les deux parties se regardent en chiens de faïence et multiplient les coups bas.
Responsable de la Force contre-insurrectionnelle, dans le Cushinberg, Kaplan reçoit l'ordre de s'introduire chez l'ennemi pour y implanter une petite graine virale. Il fait donc une entrée fracassante, au volant de son Oxian Dard rouge vif, et explose les barricades. Blessé, Kaplan est secouru par un môme du quartier.
Rimbold a seize ans et vit à Leeton dans une famille déjà marquée par la disparition du frère aîné. Le garçon va planquer l'inconnu en attendant sa guérison. Il lui explique alors les bombardements, les enlèvements, les familles sous pression... Kaplan est chamboulé par ce qu'il découvre. Il a le sentiment de ne plus être un étranger car il se sent également connecté avec cette ville. Peu à peu, sa conscience est mise à mal et sa mission compromise.
Et bim... Ne croyez rien de tout ça ! Car ce roman est malicieux. Son histoire n'est qu'imposture et faux-semblants. Mensonges et jeux de dupes. Vous allez vite découvrir que nul ne dit toute la vérité, que les personnages sont des manipulateurs patentés et que les apparences sont vaines. C'est donc une grosse arnaque qu'on nous raconte (et c'est tellement bien ficelé).
On y trouve aussi une pointe d'amertume dans cette vision d'une démocratie qui a viré en dictature. C'est retors. C'est ingénieux. C'est culotté. Ça se lit en une goulée tant c'est captivant. Un vrai tour de force, bravo.

Syros (2018)

 

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26/09/18

La cité des âmes perdues (The Mortal Instruments 5), de Cassandra Clare

La cité des âmes perdues

Clary et Jace savourent à peine leurs retrouvailles que le sort s'acharne encore sur eux. Jace a finalement cédé à ses pulsions démoniaques pour suivre Sebastian dans sa folie vengeresse. Il est désormais considéré comme un traître aux yeux de l'Enclave mais Clary s'imagine qu'il est possédé et ne répond plus de ses actes. Résultat, elle fonce bille en tête et va remettre son destin entre les mains de son frère et de son amoureux. 

En fait, quand on élimine tous les passages sur les prises de tête, les confusions amoureuses, les interrogations, les doutes, les quêtes impossibles et interminables, bref que du creux, on se retrouve avec une intrigue bien pauvre ! C'est triste de penser que la série est en train de s'épuiser de la sorte. Peu d'action et absence de renouveau. On tourne autour des mêmes problématiques (amour impossible, âmes tourmentées et non perdues). Je suis un peu déçue du constat, même si je trouve l'univers des Shadowhunters formidable et la puissance narrative de Cassandra Clare toujours conséquente, cela ne suffit plus pour épater la galerie.

Il me reste un dernier épisode, que j'espère riche en intensité et plus surprenant, avant de regarder la saison 3 sur Netflix (là aussi, une production hyper décevante mais passons). Côté technique, la voix de Bénédicte Charton est agréable à écouter, mais je trouve qu'elle module trop certaines intonations pour incarner les personnages (un Jace viril ou un Magnus snob), du coup ça paraît ridicule car trop caricatural. C'est ennuyeux.

©2012 Cassandra Clare / Univers Poche. Traduit par Julie Lafon (P)2018 Audible Studios

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13/08/18

Connexion immédiate, de Mary H. K. Choi

Connexion immédiatePenny a hâte d'entrer à l'université pour commencer une nouvelle vie, loin de sa mère au look de bimbo et au comportement trop volage à son goût. Sous ses airs revêches et ses vêtements noirs, la jeune fille veut tenir le monde à distance et tirer un trait sur les nombreuses remarques perfides de ses camarades du lycée. Et puis elle rencontre Sam qui bosse dans un café et qui a mis ses études entre parenthèse pour subvenir à ses besoins. Fragilisé par une rupture amoureuse, le garçon n'est plus que l'ombre de lui-même. Pourtant, entre Penny et lui, un petit déclic a lieu. Des regards complices et des affinités culturelles font que ces deux-là sont peut-être sur la même longueur d'onde... Mais ne nous emballons pas car l'histoire est loin d'être une promesse d'idylle légère et enchanteresse. Au lieu de ça, la lecture mettrait plutôt du plomb au moral avec ces deux personnalités peu attachantes et l'ambiance teintée d'amertume ! On se noie dans une succession de détails sordides, d'échanges SMS d'une platitude affligeante et dans un imbroglio sentimental d'où ne surgit aucune étincelle. En gros, j'ai été déçue car je n'ai pas accroché au jeune couple, je n'ai pas aimé leur histoire, je n'ai pas été sensible à leurs tourments, au contraire, j'ai fini par me morfondre dans mon coin en trouvant le temps long. Ce roman a, par ailleurs, été encensé par Rainbow Rowell, l'auteur de Eleanor & Park. Cela aurait pu me mettre la puce à l'oreille car j'avais déjà été douchée dans mes attentes avec son livre, pourtant gros succès en librairie. Soupir.

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Simon Baril

 

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09/08/18

Stony Bay Beach, de Huntley Fitzpatrick

stony bay beach

C'est LA lecture de l'été : légère, craquante et adorable.

Samantha a 17 ans et scrute depuis des années la vie de ses voisins. Car les Garrett forment une famille nombreuse et unie, où tout semble désordonné mais chaleureux. Tout l'opposé de son existence. La mère de Samantha est sénatrice, en pleine campagne électorale. Elle ne laisse aucune place au hasard et gère sa maison à la baguette. Totalement sous l'emprise de son nouveau conseiller, Grace Reed a également émis un jugement sans retour sur son voisinage : infréquentable, forcément. C'est sans se douter que sa fille est tombée amoureuse de Jase. Un garçon charmant, qui se glisse sous les fenêtres de Samantha pour roucouler en cachette.

La lecture prend beaucoup de temps pour installer son cadre, ses personnages, ses enjeux, ce qui facilite au mieux l'acclimatation et le sentiment de familiarité. On se sent parfaitement à son aise et on participe activement à la vie de famille des Garrett - bruyante et foisonnante. On prend pied également dans le quotidien de Samantha, plus gris, plus triste, plus froid, mais ce contraste a du bon car on saisit chaque occasion pour s'échapper : son petit boulot à la piscine, ses virées avec sa copine Nan, les déboires de son frère Tim, ses escapades romantiques avec Jase. Je crois que ce roman se dispense de tout commentaire : ce sont 500 pages qui collent aux doigts et qui font se sentir heureux. Une simple petite bulle de douceur. 

On retrouve la même intention dans le deuxième tome - Stony Bay Beach - qui braque ses projecteurs sur Tim Mason : un garçon rebelle, exclu du lycée, viré de son boulot, en marge du système. Ses parents le menacent, le garçon s'en balance. Finalement, il trouve refuge chez les Garrett et s'émoustille au contact d'Alice. Celle-ci a du caractère, désapprouve ses caprices et veut garder le contrôle de sa vie sans dérailler. Elle a déjà un petit copain, lui reçoit une bombe sur la tête (paternité précoce)... Bim bam boum, l'histoire explose dans tous les sens et nous surprend à maintes reprises. J'ai été séduite mais j'ai éprouvé une certaine distance car je ne me sentais plus le cœur de la cible (trop YA). J'aime beaucoup l'ambiance cocooning de cette série, j'aime aussi que l'auteur traîne à raconter les petits riens du quotidien (on se croirait dans du Sarah Dessen). C'est dégoulinant de tendresse, sans craindre d'aborder des sujets plus délicats (toutes les premières fois chez les adolescents) et c'est raconté avec beaucoup de subtilité. Bon point pour cette bienveillance globale. Une lecture idéale pour lecteurs dès 14 ans.

Nathan (2017 / 2018) - Traduit par Julie Lopez

stony bay beach tim alice

En poche ! La magnifique, d'Anne-Laure Bondoux

Roman préalablement publié sous le titre Pépites (2005)

la magnifique anne laure bondouxBella Rossa a vingt ans et possède une beauté sauvage (une chevelure rousse, des formes généreuses et une poitrine plantureuse qui lui attire bien des ennuis).
Elle s'occupe seule de la ferme familiale à Maussad-Vallée. Son père est devenu paralytique suite à une mauvaise chute et passe son temps à boire. Sa mère a fichu le camp des années plus tôt en suivant des pélerins vers l'Ouest.
Avec la guerre, Bella Rossa sent le vent tourner et décide de quitter la ferme après une altercation un peu chaude avec des soldats. Elle charge fissa son barda à bord d'une vieille carriole et décide de tenter sa chance en ruant elle aussi vers l'or.
En chemin, elle croise un séduisant sergent, Jaroslaw Modrzejewski... une rencontre pour le meilleur et pour le pire.


Caramba ! Voilà une histoire passionnante, qui nous fait vivre des émotions fortes et bouleversantes. Il y a certes une histoire d'amour orageuse, avec ses hauts et ses bas.
Mais elle ne doit pas nous faire oublier le beau
 portrait de femme dans toute sa complexité : sa conquête de la liberté et son lot de déconfitures.
Loin des clichés, le
 Far-West révèle aussi son univers cru et sans pitié. Notre Bella Rossa est farouche, elle ne manque pas de courage et va traverser des petites villes paumées, avec ses communautés inquiétantes, ou d'autres plus chaleureuses, sans masquer les drames humains toujours plus touchants.
C'est parfois dur, mais la fascination n'en est que plus intacte. Dès les premières lignes, on plonge aussitôt dans l'ambiance. On ressent un total dépaysement et un réel envoûtement. 
Les personnages sont attachants, le style de l'auteur est tour à tour poétique et captivant. Impossible de lâcher prise.
En somme, ce voyage au pays des cowboys et des prospecteurs, en plein Gold Rush, est juste parfait ! J'ai adoré.

Bayard coll. Je Bouquine (2018 pour la présente édition)

couverture illustrée par Frédéric Rébéna

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23/07/18

La Cité des anges déchus (The Mortal Instruments 4), de Cassandra Clare

La cité des anges déchusOn débute un nouveau cycle avec ce 4ème tome, avec l'assurance de replonger dans l'univers des Shadowhunters (qui se remet douloureusement de ses peines) et retrouver ses héros face à leurs nombreuses turpitudes (parfois à tort).
Ainsi, Jace et Clary sont de nouveau dans le creux de la vague : leur idylle prend du plomb dans l'aile car le garçon la fuit sans aucune explication et refuse toute discussion. Entre ses entraînements pour devenir une Chasseuse d'ombres et les préparatifs du mariage de sa mère, Clary refuse de s'apesantir mais sent la frustration mugir du fond de ses entrailles. De son côté, Jace n'ose pas évoquer ses cauchemars : chaque nuit il s'imagine poignarder son amoureuse et pense la protéger en se tenant à distance. En attendant, il ne quitte plus Simon ! Notre jeune vampire a pourtant d'autres chats à fouetter : entre Isabelle et Maia, son cœur balance. De plus, la reine Camille est de retour en ville et le convoque pour signer une alliance. Sa mère aussi devient insistante à poser des questions sur ses absences. L'esprit de Simon s'embrouille. L'appel du sang se fait tenace... Et une nouvelle série de meurtres se répand chez les Nephilim. Angoisse, suspense et révélations se bousculent. La crise n'est pas loin.
En gros, on a une lecture toujours excitante, drôle et pleine d'intensité, terriblement addictive et entraînante, comme d'habitude. L'histoire ne cesse de nous surprendre et rebondit vers de nouvelles pistes intriguantes... mais nous contraint, au passage, à endurer les atermoiements de tous ces jeunes gens, au hasard Jace, dont la nature tourmentée prend hélas trop de place. A contrario, Simon se révèle épatant. Son humour, son flegme, ses doutes, ses maladresses... tout passe. J'adore son évolution, son rôle prend de la profondeur, c'est encourageant.
L'écoute est également agréable et distrayante, même si je ne suis pas fan des voix masculines, dont Jace ou Magnus notamment, on ne s'en sort pas trop mal non plus. Il est vrai que Bénédicte Charton est une lectrice familière, déjà découverte dans La communauté du Sud, habile et charmeuse dans cet exercice. Bon point aussi pour Audible Studios qui proposent une parution rapprochée des tomes et permettent de rassasier l'appétit vorace des lecteurs. C'est devenu un rendez-vous fidèle & réjouissant ! À suivre... 

©2011 / 2012 Cassandra Clare / Pocket Jeunesse. Traduit de l'anglais par Julie Lafon (P)2018 Audible Studios. Lu par Bénédicte Charton

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30/06/18

La Cité de verre (The Mortal Instruments 3) de Cassandra Clare

La cité de verre The Mortal Instruments 3

Changement de décor dans ce troisième tome : direction Idris, le pays des Chasseurs d'Ombres, et sa capitale, Alicante, pour une réunion au sommet. Valentin est aux portes de la ville, avec ses démons. Il est déterminé à assiéger la cité et laminer l'Enclave s'il n'obtient pas gain de cause. Ambiance politique et tension électrique ! Jace et Clary sont toujours dans le creux de la vague. Entre le garçon qui n'en peut plus d'être épinglé “fils de” et la jeune new-yorkaise qui se débat pour être active au combat, les échanges sont particulièrement houleux. J'ai beaucoup apprécié qu'on mette de côté les atermoiements de nos adolescents, déchirés dans leurs amours impossibles. On renoue avec l'action, les duels et les trahisons. C'est parfait. Clary fait également la connaissance d'un ami des Lightwood, Sebastian Verlac et sa cousine Aline Penhallow. Le garçon est charmant, galant et séduisant. Il fait oublier à notre héroïne ses récentes déconfitures, mais on sent également le petit détail chafouin qui nous oblige à rester sur nos gardes. Comme c'est bon de relire tout ça ! Je suis toujours dans ma phase de relecture et je ne boude pas mon plaisir. L'univers des Shadowhunters est infiniment excitant et je me réjouis des perspectives à venir. Seul bémol avec ce volume, l'auteur a quelque peu survolé la lutte finale et n'offre qu'une mise en scène dramatique en demi-mesure. Cela reste toutefois une bonne surprise, même si j'avais déjà lu le roman, j'avais oublié des détails et ai replongé dans un ascenseur émotionnel inattendu ! Je poursuis mon aventure chez les Nephilim avec La cité des anges déchus (The Mortal Instruments 4) - déjà disponible en téléchargement sur Audible FR.

©2009 Cassandra Clare / Univers Poche - Traduit de l'anglais (États-Unis) par Julie Lafon

(P)2018 Audible Studios - Lu par Bénédicte Charton (durée : 15h env.)

Série : The Mortal Instruments, livre audio 3

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21/06/18

La Chanson d’Orphée, de David Almond

La chanson d'Orphée

David Almond est un enchanteur. Il peut me raconter toutes les histoires du monde, je suis bouche bée, yeux écarquillés, incrédule et fascinée. C'est dit. Dans ce roman, nous faisons connaissance avec Claire, 17 ans, son amie Ella et leur bande de potes avides de croquer la vie à pleines dents. « Nous étions libres, sans attaches, sûrs de ne jamais devenir vieux ni ennuyeux. » 
Pendant les vacances de Pâques, le groupe part camper dans le Northumberland et fait la rencontre d'un étrange garçon, très beau, en train de jouer de la lyre. Sa chanson les ensorcelle, si bien que Claire téléphone à son amie Ella, restée à la maison, pour partager cet instant de grâce. À l'autre bout de la ligne, la jeune fille a le coup de foudre. Dès leur retour, Ella est intarissable. Il lui faut Orphée. Elle brûle d'envie de le rencontrer, elle pressent une grande, une belle, une puissante histoire d'amour, un lien fort et inaltérable. Et bim, Orphée débarque en ville. Ella tombe dans ses bras. Spectatrice envieuse et jalouse, Claire raconte cette passion foudroyante.
La lecture nous emporte loin dans un univers lyrique et follement romantique, où les mots fusent et font des claquettes sur la route de brique jaune. C'est magnifique. David Almond m'ensorcelle avec son style, son imaginaire et sa précision d'orfèvre. On plonge dans une histoire fabuleuse, aux inspirations très prononcées, mais qui se déroule dans une Angleterre actuelle. Cette aventure fait aussi la part belle à la jeunesse, à la musique et à la littérature. Les passions sont disproportionnées, les émotions fortes, les chants poignants et les sacrifices bouleversants. Cela peut se lire comme un conte, moderne et poétique, ou comme un formidable hommage à l'amour.
La qualité esthétique est également au rendez-vous : quand Orphée se rend en Enfer, les pages deviennent alors toutes noires et la police de caractères se met à danser et projeter des ombres sur les murs. C'est surprenant, impeccable. Parfait pour une lecture unique en son genre. 

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Diane Ménard 

#moisanglais_2018

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David Almond a d'abord été postier, vendeur de balais, éditeur et enseignant. Un beau jour, il quitte son travail, vend sa maison et rejoint une communauté d'artistes pour se consacrer entièrement à l'écriture. Skellig, son premier roman pour la jeunesse, remporte un grand succès et reçoit la Carnegie Medal. Le style de David Almond consiste à allier réalité et imaginaire, créant un mélange excitant et original, composé de drames humains, d'allégories et d'épisodes surréalistes. Il est l'un des écrivains préférés de J. K. Rowling et a reçu le prix Hans Christian Andersen (surnommé le petit prix Nobel de littérature) à Bologne en 2010.

 

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