30/04/13

“You were the one who saved my life.”

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Dans le sous-sol d'une ferme, vivent cinq garçons placés sous l'œil scrutateur d'un chercheur et sa fille (Anna), pour le compte d'une Agence secrète. Les garçons ont perdu la mémoire, ils sont étudiés pour servir à une prochaine mission. Lorsque les dirigeants se présentent enfin pour passer à la prochaine étape du projet, les choses s'accélèrent, avec la fuite des cobayes qui ont embarqué Anna en monnaie d'échange.

C'est une histoire survoltée, qui se lit rapidement et nous fait vivre un train d'enfer. Chaque ligne de l'intrigue est pensée pour titiller le lecteur, exacerber ses doutes, le tenir en haleine et exciter son intérêt pour absolument connaître la réponse à toutes les questions. On ne s'ennuie pas une seconde ! Les garçons, Cas, Trev, Nick et Sam, sont des machines redoutables, programmées pour zigouiller tout élément dérangeant, sans état d'âme, seule la présence d'Anna semble les maintenir sur la corde raide, toujours à l'affût de ses ordres ou autres souhaits.

Alors, oui c'est assez violent, ça sent la baston, la castagne, la poudre du flingue, le sang qui éclabousse les visages et les tshirts, ça roule à vive allure car l'histoire se transforme en course-poursuite éperdue dans le fin fond de l'Amérique. Il y a un soupçon de romance, très pudique, assez décoratif, mais c'est plutôt tendre et adorable. Ce qui compte, essentiellement, c'est d'avancer à l'aveugle dans cette mascarade mise en scène par des truands, des traîtres, des dupes. On va de surprise en surprise, et c'est plutôt pas mal comme programme. Une suite est donc attendue, car tout n'est que partiellement résolu à la fin du livre !

Amnesia, par Jennifer Rush
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Cécile Chartres

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25/04/13

Soon We'll Be Found

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Reprenant exactement là où elle s'était terminée, l'histoire enchaîne donc sur les états d'âme et le moral en compote d'Anaïa, complètement dévastée depuis le départ de vous-savez-qui, surtout qu'elle vient de comprendre qu'il ferait partie intégrante de ses souvenirs. Ce deuxième tome va donc mettre en lumière le passé de la jeune fille, révéler ce qui a provoqué son amnésie et cerner ce qu'elle représente pour Eidan et Enry, qui la courtisent ardemment.

Pour être franche, j'ai préféré quand l'un d'eux rentre enfin dans la course, parce que c'est un garçon sensible et adorable, parce qu'il manquait cruellement dans le paysage aussi. Tout de suite sa relation avec Anaïa prend des couleurs chatoyantes, c'est merveilleusement romantique, flamboyant, j'ai beaucoup aimé. On retrouve aussi l'importance de la musique au sein de leur histoire, qui exprime la vie et ses émotions avec une telle harmonie que j'ai sincèrement regretté ne pas avoir de smartphone à portée de main pour écouter la playlist des chansons en flashant les liens indiqués en début du roman.

Inutile de répéter tout le bien que j'avais pensé du premier tome, cette suite confirme mon enthousiasme, avec un final magnifique et palpitant. J'ai beaucoup aimé retrouver les personnages, ce petit cocon dans lequel ils semblent vivre, ce qui peut paraître banal et routinier, mais davantage réconfortant et accueillant. L'histoire aussi est très belle, cela raconte la puissance du grand amour, basé sur la complémentarité de deux âmes que seule la mort peut séparer. Voilà, c'est enchanteur, fabuleusement romantique, avec de belles scènes sensuelles et ensorcelantes. Seulement deux livres pour cette série aux effets envoûtants, je conseille !

Phaenix, tome 2 : Le Brasier des Souvenirs, par Carina Rozenfeld
Robert Laffont, coll. R (2013)

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23/04/13

Small Change Girl

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Comme j'avais beaucoup moins d'attentes concernant ce deuxième tome, je l'ai donc davantage apprécié, ne cherchant plus à anticiper ce qu'il n'y avait pas raison d'être, et l'acceptant pour ce qu'il avait à me proposer : une intrigue habile, enrobée dans du beau papier, avec un zest de suspense et de stress. Forcément, je suis cliente !

Cette suite prend lieu après les évènements tragiques du tome précédent, Allie est de retour à Cimmeria, qu'il faut remettre sur pied. Isabelle vient également de lui offrir un passe-droit pour les Nocturnes, car il est temps pour elle de se préparer aux attaques de l'ennemi, qui cherche à la kidnapper. L'entraînement va se révéler intensif et sans pitié, Allie va perdre confiance en elle, confier sa détresse à son ex, au grand dam de son petit copain.

Ouiiiiiii, il y a du mélodrame romantique à l'horizon ! Etrangement cela ne m'a pas du tout dérangée, j'avais pourtant cru le contraire, finalement il faut croire que j'étais disposée à me balader dans cette Night School avec une bonhommie exemplaire ! Très sincèrement, j'ai beaucoup aimé ce deuxième tome, je l'ai même préféré car je ne me suis pas sentie flouée. Et comme il s'inscrit dans une série à cinq tomes, il prend aussi son temps pour placer ses pions, pour distiller le doute et pour faire naître des tas de théories.

Je suis franchement curieuse, curieuse de connaître l'identité de la taupe, curieuse de savoir si les nouvelles amours d'Allie trouveront enfin leur sens, je suis toujours aussi séduite par l'ambiance de l'école, charmée par son aura, je m'interroge sur les uns et les autres, je suspecte un peu tout le monde, en bref je suis parée pour connaître la suite des événements avec impatience ! Sûre de son rythme, faussement nonchalante, un poil fripouille, cette saga reprend du grade dans mon estime.

Night School, tome 2 : Héritage, par C.J. Daugherty
Robert Laffont, coll. R. (2012)  -  traduit par Francine Deroyan

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19/04/13

Retrouver quelque chose d'essentiel, mais quoi ?

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Anaïa et ses parents viennent d'emménager dans le mas provençal, qui appartenait à son grand-père, et s'installent avec bonheur dans une nouvelle vie au pays des oliviers et de la lavande. Dès son premier jour de fac, Anaïa retrouve une amie d'enfance, Garance. Elles font route ensemble tous les matins, suivent à peu près les mêmes cours. Les premiers chapitres défilent ainsi, sur un train de vie routinier et très ordinaire. Seule ombre au tableau : toutes les nuits, Anaïa rêve qu'elle rencontre quelqu'un dans une tour. De plus, les grains de beauté sur sa main gauche commencent à se multiplier et forment un dessin étrange.

La vie amoureuse de la jeune fille est également plate, même si deux beaux garçons gravitent autour d'elle : Eidan, le musicien taciturne et aux humeurs changeantes, et Enry, le viking sûr de son charme. Mais toujours pas de cœur qui palpite ! A bientôt 18 ans, Anaïa ignore tout des élans passionnés. Même elle commence à trouver ça pénible. C'est d'autant plus bizarre que ni Eidan ou Enry ne lui font du rentre-dedans, tous deux demeurent évasifs avec leurs propos sibyllins, selon lesquels Anaïa doit plonger dans ses souvenirs pour découvrir qui elle est vraiment.

J'ai passé un moment très sympathique à parcourir ce livre, en compagnie d'une héroïne tantôt cruche, tantôt soupe-au-lait, mais jamais agaçante. Son cadre de vie est tout aussi ordinaire, on s'y sent comme un poisson dans l'eau, et sincèrement j'ai énormément apprécié l'ambiance générale. L'intrigue est plutôt simple, mais ponctuée de petites scènes attachantes, ou drôles, ou mystérieuses. C'est globalement bien fichu, j'ai été moi-même surprise du plaisir ressenti chaque fois que je reprenais ma lecture, c'est plutôt bon signe ! De plus, l'auteur saupoudre son histoire de petits détails pertinents, avec beaucoup de références musicales et un bon gros clin d'œil à Autant en emporte le vent (film fétiche). Donc, je suis séduite, conquise, curieuse de connaître la suite ... qui justement vient de paraître ! Cf. Le brasier des souvenirs.

Phaenix, tome 1 : Les Cendres de l'oubli, par Carina Rozenfeld
Robert Laffont, coll. R (2012)

... il y a une scène dans ce livre qui est bouleversante (merci la musica !)

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15/04/13

"To love light, you have to love dark."

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Mon avis sera beaucoup plus modéré, concernant cette lecture qui m'aura laissé un goût amer. Certes, la couverture est très belle et l'univers que nous réserve l'auteur est très original, aux parfums exotiques et ensorcelants. De même, la traduction met en avant une écriture peaufinée, élégante et aux pouvoirs envoûtants. Pourtant, je n'ai pas été transportée par l'histoire en elle-même.

Que je vous introduise à cet univers étrange : nous sommes dans un pays qui ressemble au Brésil, dans les années futures, qui ont été frappées par la peste, les guerres, les ravages météorologiques, nous sommes à Palmares Três, où sévit un régime matriarcal. Comme tous les cinq ans, un Roi d'Eté est élu. Il s'agit du jeune et fougueux Enki, qui occupera sa fonction durant un an avant d'être sacrifié en public.

Dès sa première sortie officielle, Enki fascine et provoque la foule au cours d'une danse sensuelle avec Gil ... le meilleur ami de June, notre héroïne. Cette dernière appartient à un milieu privilégié, et protégé. Par contre, elle est en guerre perpétuelle avec sa mère, à qui elle reproche la mort de son père. June est aussi passionnée par l'art et l'évènementiel, elle aime attirer l'attention et susciter les oh et les ah du public.

Pour l'instant elle se cherche encore, et trouve un début de piste lors de sa rencontre avec Enki, qui va la brusquer et la booster pour le Prix de la Reine (une épreuve prestigieuse, qui pourrait lui conférer succès, estime et réputation au-delà des frontières, bref une aubaine !). June est troublée par le beau et sensuel Enki qui, comme chacun sait, "baise comme un éphémère", entretient une liaison avec Gil et d'autres.. Ce dieu vivant n'a que faire de la caste supérieure, lui vient du Verde, la souche populaire et pauvre, lui aussi est fasciné par l'expression artistique, via sa version la plus excentrique.

Le roman réunit les ingrédients les plus excitants et provocants qu'on pourrait imaginer : le sexe, la sensualité, la décadence, l'amour et la mort. A travers cette histoire troublante, on suit aussi le combat d'une jeune fille qui devient femme, en conflit avec l'autorité et l'image de sa propre mère, en quête d'une autre vérité, qui se vexe, se blesse et qui aime à perdre la raison. L'ensemble est plutôt dérangeant et suscite un certain malaise, et non je n'ai pas été sensible à cette histoire pleine de promesses, mais tellement confuse. A tenter seulement par curiosité, et la sensation unique de lire quelque chose à part.

Le prince d'été, par Alaya Dawn Johnson
Robert Laffont, coll. R, 2013 - traduit par Paola Appelius

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12/04/13

“Maybe your unspeakable defects give you power too?”

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Quel roman troublant, mais envoûtant ! Pendant quelques heures, j'ai perdu tout sens de la réalité et j'avais le nez plongé dans le livre, avec un léger étourdissement au moment de tourner la dernière page. Pfiou, c'est qu'il s'en passe des choses dans cette histoire !

Pour résumer sommairement, nous sommes sur une île paradisiaque, Demesne, créée spécialement pour les gens aisés, lesquels embauchent des clones pour leur tenir compagnie ou servir de domestiques. Elysia est un modèle unique, une Version BETA, jugée irréprochable et délicieuse, car généralement les adolescents sont des sujets sensibles, aux humeurs changeantes, à manipuler avec prudence. Elysia a seize ans, elle est splendide, a un corps d'athlète, tout porte à croire que son Originale était une nageuse accomplie et une excellente plongeuse. Elle réussit tout ce qu'elle entreprend et séduit la famille Bratton, qui vient d'en faire l'acquisition. Alors qu'elle est censée ne pas avoir d'âme, et donc ne rien ressentir, ni même avoir le moindre souvenir, Elysia découvre qu'elle est capable du contraire ! Mais mieux vaut ne pas l'ébruiter. En effet, sitôt qu'un modèle est perçu comme étant ingérable, il devient un Défaillant, déclaré dangereux pour leur société et aussitôt éliminé. De fil en aiguille, l'histoire s'installe et tisse sa toile, en douceur. Elysia est une héroïne programmée pour se limiter au petit monde des interactions adolescentes : elle fait des rencontres, elle teste de la drogue, elle découvre le chocolat, elle tombe amoureuse, etc. C'est basique, presque simpliste.

Et pourtant, l'histoire travaille en profondeur. Je vais d'ailleurs vous laisser sur cette expectative, afin de mieux apprécier les trésors et autres petits secrets de l'intrigue. Sincèrement, il y a un effet grisant à s'imaginer dans ce décor exotique, dans une ambiance langoureuse (et un peu crapuleuse), on tombe vite sous le charme avant le réveil en sursaut ... Ouhlala, quel final ! mais quel final ! La suite, Emergent, doit paraître en Octobre 2013. C'est aussi une série en 4 tomes. Damned.

Version BETA, par Rachel Cohn
Robert Laffont, coll. R, 2012 - traduit par Alice Delarbre

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11/03/13

"I want to live in a world where I know the rules, where people are just people."

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Syrli Ainsley n’a jamais vu le ciel. Son monde se termine au bord de la barrière en forme d’immense dôme d’énergie qui entoure tout ce qui reste de l’humanité. Pendant des siècles, la ville a nourri cette barrière en puisant l’énergie magique que ses enfants engendrent quand ils atteignent l’adolescence.

Lorsque c’est au tour de Syrli, elle apprend qu’elle est plus qu’une adolescente, qu’elle appartient à la légende elle-même. Contrainte de fuir pour éviter de devenir à vie une sorte de batterie humaine, Syrli doit se battre et quitter son monde. Elle est traquée. Mais elle sait que d’autres adolescents semblables à elle ont fui et se cachent dans le bois de Fer.

Quel univers étrange et confus ! Longtemps j'ai eu le sentiment de n'y rien comprendre, c'est triste à dire. L'intrigue est aussi longue à se mettre en place, ce qui n'aide pas à trouver ses repères. Sincèrement j'ai peiné pour m'accrocher à cette histoire. Et puis les personnages sont vagues, pas très attachants non plus. J'ai traîné, attendu, espéré la petite étincelle ... finalement j'ai refermé mon livre de dépit. Pas du tout convaincue, séduite ou embarquée par ce qu'on me proposait. Dommage !

Syrli, par Meagan Spooner
Milan, coll. Macadam, 2013 - traduit par Guillaume Fournier

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06/03/13

“Kiss me in a way I'll never forget. Kiss me in a way that will stay with me until I see you again❤”

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Comme un grand nombre de lecteurs, amateurs de la série Hush, Hush depuis la première heure, j'ai tenu à lire cet épisode ultime en sachant que je n'y attacherai aucune réelle importance. C'était comme si l'auteur avait tiré sur la corde pour remplir un livre supplémentaire, alors que tout avait été partiellement résolu auparavant. Donc, pour moi ce tome avait un goût de trop mais je n'allais pas lui en tenir rigueur non plus. C'est aussi une question de principe, on aime, on suit, on lit et on soupire.

Bon, aussi plaisante soit-elle, l'histoire n'est pas hyper excitante. Les personnages sont en place, les rôles ont été redistribués, Nora a beaucoup évolué tandis que Patch est tristement absent, mis au second plan. Désormais à la tête de l'armée des Néphilim, en digne héritière de la Main Noire, Nora doit faire ses preuves et sacrifier son amour pour Patch. Elle suit un entraînement de choc avec Dante, l'ancien bras droit de Hank Millar, et devient accro à une drogue puissante, capable de décupler ses capacités physiques et sensorielles.

La bataille s'annonce rude contre les déchus, d'autant que Nora entrevoit la possibilité de trahisons et autres complots. A elle de déjouer les coups du sort, mais on n'oublie pas que la demoiselle manque cruellement de jugeote et de discernement dès lors qu'elle est accablée par le doute et la jalousie. D'ailleurs, à ce stade, était-il utile de ressortir du placard cette chère Dabria ? Non mais, franchement...

C'est un peu le travers de ce dernier épisode, qui inspire un sentiment de déjà-vu : situations répétées, imbroglios sentimentaux à la mords-moi-le-nœud, confiance en péril, et toujours cet acharnement contre notre couple vedette qui ne peut vivre son amour sereinement. Sobrement, sans esbroufe, cette série se termine donc. Le roman aura certes manqué de brio et souffert d'un rythme inégal, mais c'est tout de même le dernier échelon d'une palpitante saga, qui doit amplement son succès à son personnage phare - j'ai nommé Patch, "trop hard-core pour être humain" comme dirait Vee.

Finale (Hush, Hush #4) ~ Becca Fitzpatrick
Le Masque, coll. MsK (2012) - traduit de l'anglais par Marie Cambolieu

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04/03/13

"I met a girl in the rain, who had lost her mother's earrings. And I killed her."

Enfin, la suite d'Humaine :

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L'histoire reprend exactement là où elle se terminait dans le tome 1, et sincèrement ce n'est pas difficile de se familiariser à nouveau avec ce qu'il se passe, car les évènements ont pris une telle tournure qu'on ne peut que suivre le rythme imposé. Le temps de la contemplation, des envolées lyriques et des descriptions émerveillées sur le plaisir de reprendre goût à la vie est bel et bien révolu. Désormais Lenah doit rendre des comptes et, même si elle tente de s'accrocher à son petit univers, ses erreurs du passé ne cessent de la rattraper.

Vicken a donc été sauvé par Lenah au terme d'un nouveau rituel. Rhode également est de retour et Justin, comprenant qu'il est de trop, prend ses distances avec une certaine amertume. Il est bon de souligner que les sentiments de Lenah sont encore très forts pour tous ses prétendants, et chacun remplira un rôle bien défini au cours de l'histoire. Attendez-vous à des cœurs qui s'emballent, des ventres noués et des sourcils qui se haussent de surprise, car l'aventure promet monts et merveilles.

Lenah doit donc affronter la présence d'un vampire sur le campus de Wickham, un vampire redoutable et sanguinaire, qui n'hésitera pas à tuer tous les proches de la jeune fille jusqu'à ce que celle-ci accepte de lui céder les secrets du rituel. Mais Lenah est sous le coup d'un blâme des Aeris, les vamps qui dictent les règles. Ils sont fâchés après elle pour avoir pratiqué la magie et lui imposent de choisir entre retourner dans le passé et sauver toutes les âmes qu'elle a volées, ou demeurer dans le présent, mais avec l'interdiction d'aimer librement Rhode.

L'ambiance dans cette suite est donc totalement opposée à ce que la série avait suggérée en premier lieu, et franchement j'ai beaucoup aimé cette nouvelle orientation. Reste du premier tome une sensation de charme éthéré, mais l'histoire a clairement évolué. Les personnages seraient ridicules de se comporter comme des adolescents lambda, aussi l'auteur n'a pas hésité à les brusquer, en multipliant les pertes et les victimes, en les mettant face à des choix douloureux ou au cœur de situations inextricables, et en proposant des solutions hasardeuses. J'espère que l'attente pour la suite ne sera pas trop longue, aucune date n'a été annoncée à ce jour.

Âmes soeurs (Humaine #2), par Rebecca Maizel
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2012 - traduit par Rebecca de Hassard

 A écouter : le nouveau single de Vanessa Paradis (en attendant l'album le 13 mai) ♥

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28/02/13

Le chocolat, c'est bon pour la santé.

Enfin, la suite de La Mafia du chocolat :

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Ne vous laissez pas impressionner par le début longuet et inactif, au cours duquel Anya retourne en prison suite à de récents déboires avec son meilleur ennemi (Charles Delacroix), les choses vont finalement se mettre en place, avec un petit exil au Mexique où la jeune fille va se familiariser avec la culture du cacao, puis retour à la case départ, à New York, auprès de la tristement célèbre Famille Balanchine.

Un nouveau coup du sort a frappé douloureusement Anya et sa sœur Natty, de nouvelles cartes sont distribuées, l'héritage familial est en péril, la jeune fille ne sait plus à quel saint se vouer, ses anciens alliés étant désormais ses nouveaux ennemis... Par contre, elle pourrait bien se réconcilier avec son ancien tortionnaire et élaborer un nouveau marché qui débouterait la commercialisation illicite du chocolat.

Je vous laisse gamberger, tout comme je laisserai planer le doute sur sa relation avec Win, qui sort avec une autre fille. Le choc. Son absence est un vide difficile à combler, et ce n'est pas la personnalité de Theo Marquez, aussi pétillante soit-elle, qui pourra nous consoler. Je dis ça, je ne dis rien. Ne craignez toutefois pas l'apparition d'un triangle amoureux, nous sommes très loin de ces basses considérations romantiques. (Du moins, je pense.)

Après avoir redouté une suite plus lente, avec quelques passages de flottement, je n'ai pas du tout regretté ma lecture, finalement j'ai aimé ce qu'elle a su m'apporter et me raconter. L'histoire d'Anya Balanchine demeure passionnante, avec ses zones d'ombres, son poids de l'héritage, son caractère passionnel. L'action m'a semblé moins dense, mais les révélations et autres rebondissements n'en sont pas moins violents, bouleversants et accrocheurs pour la suite des aventures !

Le tome 3, In the Days of Death and Chocolate, ne paraîtra en VO qu'en septembre 2013, souhaitons que la traduction française soit rapprochée.

La fille du parrain, par Gabrielle Zevin
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Cécile Chartres