15/11/16

Inhuman, de Kat Falls

inhuman-tome-1Dans une Amérique décimée par un virus mortel, Delaney Park vit désormais seule avec son père dans la zone Ouest du pays, une zone saine protégée par un Mur contre la zone sauvage, où croupissent des individus contaminés. Malheureusement, la jeune fille va être contrainte d'y aller pour sauver son père accusé d'être un trafiquant d'œuvres d'art et de franchir régulièrement la frontière en toute illégalité. Lane parvient à un accord pour supprimer les preuves accablantes, en échange elle dispose de peu de temps pour retrouver son père et lui confier une mission secrète. C'est dans ce contexte de précipitation, d'ahurissement et d'angoisse que Delaney découvre un univers qu'elle avait appris à redouter et détester. La Zone sauvage. Elle regagne d'abord une base militaire et se fait surprendre par une jeune recrue, Everson Cruz, qui préfère comprendre ses motivations plutôt que de la dénoncer. Mais la jeune fille doit duper son adversaire pour poursuivre son but, quitte à s'associer avec le très sulfureux Rafe, étonnamment prompt à aider la fille du célèbre Mack. Lane va d'ailleurs peu à peu comprendre le rôle de son père dans la zone interdite et assimiler aussi vite la réalité qui l'entoure : des expériences génétiques détournées, des humains devenus des mutants... Réalisant que l'avenir de l'humanité se joue au-delà du mur, Lane va choisir son camp et se battre pour trouver le remède au virus. 

Cette dystopie est certes peu innovante, mais fonctionne quand même pour les amateurs de relations fortes et indécises, car l'héroïne est entourée de deux prétendants au charme certain, mais au caractère qui diffère totalement. L'un est compatissant, scrupuleux et plein d'abnégation, l'autre est égoïste, arrogant et malhonnête. Les fondamentaux d'Inhuman sont d'une banalité... resucée. Toutefois, les phénomènes hors normes grouillent, les événements s'enchaînent, les décors également se succèdent, les personnages combinent la jeunesse, la fougue et la morgue. Excitant au début, pesant à la longue. En y regardant de plus près, le roman empile les clichés et façonne une intrigue convenue & peu surprenante, mais la promesse d'aventure, de survie et de suspense dans un monde post-apo très en vogue aura tout lieu d'adoucir les réserves. La suite tarde à paraître, courant 2016 pour la VO... le flou reste entier ! 

Traduit par Christine Bouard-Schwartz pour les éditions Milan / Février 2015

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14/11/16

Divergente par Quatre - Edition augmentée, de Veronica Roth

Divergente par Quatre Edition augmentéeLa bonne blague. Il y a à peine un mois je lisais l'édition datant d'avril 2015 de Divergente raconté par Quatre avant d'apprendre qu'une “édition augmentée” verrait le jour en cette fin d'année 2016. Le but de cette opération ? Moi pas comprendre.
Je n'ai jamais caché combien les ouvrages dérivés ne m'attiraient pas du tout. Je les découvre par curiosité (ou parce qu'ils sont disponibles en format audio), mais sinon je ne suis pas en demande de telles lectures. Et encore moins lorsqu'il s'agit d'un livre déjà lu qu'on nous ressort avec des trucs en plus, des trucs anodins, du réchauffé sur toute la ligne. Mouiii... bon... non merci. 
L'autre souci, c'est qu'on a déjà fait le tour de la série Divergente. Attention, la trilogie est une lecture excitante, avec un univers exceptionnel et assez complexe. Veronica Roth nous en explique d'ailleurs les rouages et son travail d'écriture en bonus dans ce livre. Elle nous confie également les premiers jets de la série et ce qu'elle nomme son “protobrouillon” pour expliquer son choix et sa difficulté de la narration à la 1ère personne, comment planter le monde des factions, distribuer les rôles de chacun et faire évoluer les personnages, notamment celui de Caleb, ou révéler des secrets sur la mère de Tris. Elle s'explique aussi sur la “mort” des personnages et assume pleinement ce parti pris (moi aussi), puis glisse en lot de consolation un autre chapitre du point de vue de Tobias (la scène des couteaux dans le tome 1). 
Je pense que cette lecture aurait certainement eu plus d'impact si je l'avais découverte dans le feu de l'action. J'avoue qu'en novembre 2016 ce bouquin fait office de point d'interrogation. Pourquoi maintenant ? quelle motivation ? Cela me dépasse. Par contre, si vous devez préparer une soutenance sur le sujet, là d'accord... il y a matière à argumenter votre thèse. ;-)
Le livre s'ouvre, sans surprise, sur les 
quatre nouvelles qui renvoient au monde original de Divergente (transfert, novice etc.) et s'attachent à tracer un portrait sensible du jeune Tobias Eaton, un écorché vif sous une apparence de dur à cuire. On suit son parcours, sa formation, ses doutes et ses espoirs, en même temps qu'on le sent sensible à la politique environnante et soucieux des premiers frimas de sécession. Sa rencontre avec Tris, qui n'apparaît que dans la dernière histoire (Le traître), laisse apparaître une fragilité touchante et plus humaine du personnage. Très émouvant ! 
Après quoi, on découvre un entretien avec Veronica Roth, les premiers jets de la série, les coupes de la cérémonie du choix, l'évolution de Caleb, l'enceinte des Audacieux, des extraits du journal de Natalie Prior, deux scènes inédites du tome 3, une nouvelle du point de vue de Tobias, des tatouages, des playlists et une étude sur le cerveau et la peur par un docteur en psychologie... Un supplément de 100 pages & une jolie couverture qui justifieraient un nouvel investissement à 17.95€ ? :-/
Prochain rendez-vous à attendre : début 2017, pour son nouveau roman - Carve the Mark (premier tome d'une duologie). 

Nathan / Novembre 2016 - Trad. d'Anne Delcourt

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19/10/16

Cité 19 : Ville noire, de Stéphane Michaka

Cité Ville noire

À la bonne heure ! Une lecture qui promet des voyages dans le temps avant de vous réserver la surprise du chef... youplaboum, ce bouquin est fait pour vous, amateurs de romans étonnants et captivants ! Pour ma part, j'ai été grandement et agréablement surprise, totalement embarquée dans cette aventure et je ne regrette vraiment pas cette incursion dans un univers pour le moins original.
Voyez donc. 
Suite à la tragique disparition de son père, Faustine n'est pas convaincue par l'enquête en cours et se heurte à l'inspecteur peu commode, qui ne lui inspire aucune confiance. Contrainte de fuir, la jeune fille disparaît sans avoir le temps d'avertir ses amis Vikram et Morgane. En fait, Faustine vient de basculer dans une autre dimension - celle d'un Paris sous le Second Empire. Les travaux du Baron Haussmann créent des secousses dans la capitale, de même qu'un tueur barbare essaime ses victimes dans les quartiers populaires en faisant les choux gras de la presse. 
Faustine, qui a grandi dans un musée en cultivant une fascination pour le XIXe siècle, tire rapidement profit de la situation et ne se laisse nullement désarçonnée par ce bond dans le temps. Au contraire, elle s'y sent à son aise et ne manque pas de ressources pour trouver un logement, puis un job de journaliste. Faustine se voit confier la mission de débusquer le tueur en série, de damer le pion au commissaire Gontran et de pondre des articles tous plus sensationnels les uns que les autres, mais ce petit jeu de détective l'entraîne aussi à prendre des risques inconsidérés (rencontres louches dans des quartiers mal famés ou intronisation burlesque dans la haute société aux mœurs excentriques). Pour bien faire, Faustine est chapeautée par le sémillant Victor Echouart dans ce dédale poisseux et inquiétant.
Mais clairement la plongée historique est fabuleuse ! On ressent pleinement les sensations d'un Paris hors du temps dans sa reproduction fidèle et authentique. On se pourlèche des détails et de l'intrigue, ressassant au passage une autre série chère à mon cœur (Blanche de Hervé Jubert). Un franc succès. 
Et puis voilà que tout bascule à mi-parcours... sans crier gare, sans signe avant-coureur et sans ménagement. En gros, c'est extra. Le chamboule-tout inconcevable, mais qui nous remet aussi sur  les rails car il faut tout recommencer à zéro. Une perspective ô combien excitante !
Bref. Ce bouquin propose de l'action, du suspense et des rebondissements inattendus qui rendent la lecture tout bonnement passionnante. J'ai tourné les pages avec insatiabilité
 et impatience, étourdie par le flot de révélations, la ronde des personnages et les nombreuses répercussions qui en découlent. Heureusement que la suite (Zone blanche) est déjà disponible ! ^-^

Pour obtenir un aperçu virevoltant de cette série, n'hésitez pas à écouter le feuilleton radio commandé par France Culture en un clic ICI

PKJ. / Octobre 2015 @Couverture : Laurent Besson

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07/10/16

Divergente raconté par Quatre, de Veronica Roth

Divergente raconté par QUATREJ'ai une nouvelle fois profité du format audio pour me lancer dans cette lecture, alors que j'étais peu motivée pour lire les épisodes additionnels d'une série déjà ingurgitée et depuis longtemps digérée. Je m'interroge toujours sur la nécessité d'ouvrages dérivés, question business sans doute, car personnellement cela m'attire moyennement.
Autre excuse, je traversais une phase de nostalgie au moment de procéder au téléchargement sur Audible. Et cela a été favorable à ma lecture car j'ai pris un plaisir fou à retrouver les personnages de Veronica Roth, ainsi que son univers original, avant que celui-ci ne sombre dans le chaos. Bref.
L'occasion nous est donnée de faire connaissance avec un jeune Tobias Eaton, un garçon âgé de seize ans, martyrisé par son père, endeuillé par la disparition tragique de sa mère, franchement mal dans sa peau et résolu à se tirer de son gouffre. La cérémonie du Choix de la faction lui offre enfin la possibilité de s'échapper de son destin d'Altruiste pour conquérir sa chance chez les Audacieux. Adolescent solitaire et meurtri, il peine à se sociabiliser et accorder sa confiance aux autres. Pourtant, deux jeunes novices, Zeke et Shauna, s'attachent à lui, de même que son instructeur Amar, tandis que Eric le prend aussitôt pour cible à abattre et va cultiver sa jalousie avec méticulosité. 
Quatre va sortir de sa coquille et se familiariser avec de nouveaux acquis, on suit son parcours, sa formation, ses doutes et ses espoirs, en même temps qu'on le sent sensible à la politique environnante et soucieux des premiers frimas de sécession. Le personnage de Tris apparaît seulement dans la dernière histoire (Le traître) où l'on prend conscience, pour la première fois, d'émotions sincères et touchantes chez notre dur à cuire, de la possibilité d'une franche espérance chez cet éternel écorché vif et du tremplin pour la suite des aventures. 
En somme, c'est une lecture agréable, qui vient approfondir notre perception de la série Divergente, et plus particulièrement des personnages de l'ombre (Amar, Evelyn ou Max), de la vie de faction et des changements survenus dans l'initiation des novices, mais elle n'en demeure pas moins totalement accessoire à mon humble avis. 

Texte lu par Marine Royer pour Audible FR (durée : 6h 14) / Octobre 2015

>> Ce livre audio en version intégrale est proposé en exclusivité par Audible (uniquement disponible en téléchargement).

©2013 / 2014 / 2015 Veronica Roth. L'édition originale de ce livre a été publiée pour la première fois en anglais aux États-Unis aux éditions Katherine Tegen Books, HarperCollins Publishers, sous le titre Four: A Divergent Collection, Four: The Transfer: A Divergent Story, Four: The Initiate: A Divergent Story, Four: The Son: A Divergent Story, Four: The Traitor: A Divergent Story. Tous droits réservés.

Publié avec l'autorisation de HarperCollins Children's Books. / Éditions Nathan, pour la première édition. Traduction française par Anne Delcourt. (P)2015 Audible FR

Divergente raconté par QUATRE | Livre audio

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06/10/16

Phobos² : Il est trop tard pour oublier, de Victor Dixen

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J'ai donc enchaîné avec la suite de Phobos en téléchargeant dès que possible la version audio, toujours lue par Maud Rudigoz pour Audible. Pratique pour replonger aussitôt dans cette ambiance stellaire.
On retrouve ainsi nos douze pionniers face au choix de leur vie : poursuivre la mission sur Mars ou exiger de rentrer chez eux, après avoir eu connaissance des risques du métier. Et cela va durer, pas moins d'1 heure 30, pour parvenir à un compromis. Le bras de fer entre nos candidats et leur productrice n'est pas une partie de rigolade. Les mines sont tendues. Et chacun se méfie des coups bas. Car Serena McBee est maîtresse en la matière, même si ses adversaires ont quelques atouts en leur possession.
Plus loin, dans le désert du Wyoming ou ailleurs, un camping-car noir file à toute allure pour semer les patrouilleurs qui veulent l'empêcher de pirater le programme Genesis. Mais Andrew Fisher est un fils éploré, avide de vengeance et de justice. Il a pour alliée la très éthérée Harmony McBee, ou disons plutôt la fille cachée de la future vice-présidente des USA, qui promet d'être une “bombe à retardement”. 
Après une première exploration électrisante de l'univers de Phobos, j'espérais renouer avec cette même sensation fébrile d'une histoire prête à déployer ses ailes. Et pourtant, je n'ai pas retrouvé la même excitation à la lecture du deuxième tome, dont l'histoire m'est apparue longue et lassante. L'action traîne la patte, le suspense n'est qu'un feu de paille. On passe essentiellement du temps à gazouiller entre jeunes gens amoureux ou aux prémices du sentiment amoureux. C'est d'une niaiserie abyssale, avec des envolées lyriques à faire grincer des dents. Je n'étais clairement plus la cible visée.
La partie SF du roman est également sous-exploitée et semble tâtonner entre plusieurs pistes. C'est vide, lent, dilué. En gros, cela reste assez simpliste et ne nous laisse guère dans l'expectative. Frustration, ô frustration. Ou comment un bouquin loupe son virage en volant dans le décor et ne termine pas sa course malgré les attentes du lecteur. Tant pis. 
Je pense zapper le tome intermédiaire - 
Phobos Origines - essentiellement parce que je ne suis pas cliente des produits dérivés, et encore moins lorsque les personnages (filles ou garçons confondus) me laissent passablement indifférente. Connaître le passé du casting masculin n'offre donc, pour moi, aucun intérêt. Trop de stéréotypes et trop de clichés à craindre. C'est bon. Je vais patienter jusqu'en novembre pour lire le troisième tome.

Texte lu par Maud Rudigoz pour Audible FR / Août 2016  (durée : 12h 35)

©2015 Robert Laffont (P)2016 Audible FR

Phobos : Il est trop tard pour oublier (Phobos 2) | Livre audio

>> Ce livre audio en version intégrale est proposé en exclusivité par Audible (uniquement disponible en téléchargement).

 

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03/10/16

Phobos : Il est trop tard pour regretter, de Victor Dixen

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J'ai profité de l'édition audio proposée en exclusivité sur Audible pour découvrir cette nouvelle série de Victor Dixen, dont j'avais déjà beaucoup apprécié Animale, la malédiction de Boucle d'Or. Cette fois, on plonge dans un univers aux émotions fortes garanties avec un voyage cosmique qui vend de l'amour et du danger à bord, ce qui promet une immersion brûlante dans les étoiles ! 
Six filles et six garçons ont été sélectionnés pour partir sur Mars, dans le cadre du Programme Genesis, un jeu de télé-réalité qui consiste à former des couples pour implanter une colonie sur la planète rouge. Les douze prétendants ont donc cinq mois pour se séduire “et choisir le partenaire avec qui enfanter” au cours de séances de speed-dating, derrière une paroi vitrée, car garçons et filles vivent dans des compartiments séparés, mais sous l'œil de caméras embarquées.
Zoom instantané sur Léonor, la sculpturale rousse, au caractère volcanique et farouche, qui cache aussi de nombreux complexes. Orpheline de dix-huit ans, elle porte de lourdes cicatrices traumatisantes, liées à son enfance malheureuse et rejetée. Depuis, Léonor a développé une attitude de défiance et a opté pour une stratégie psychorigide pour aborder son aventure, même si deux garçons ne vont pas tarder à percer sa carapace et la toucher plus que de raison. 
L'héroïne n'est pas l'unique cas d'école dans ce casting taillé sur-mesure, où défilent des personnalités qui semblent toutes sortir du même moule (famille dysfonctionnelle, stigmates, plaie béante, besoin d'une seconde chance). Bref. On ne tombe pas de haut à la lecture des révélations prodiguées, mais ce choix de retenir des candidats aux abois est proprement délibéré de la part de la productrice de l'émission. Serena McBee, la figure médiatique qui cristallise tous leurs espoirs, est en effet animée d'une ambition dévorante, comme il apparaîtra vite dans le déroulement de l'histoire, en dévoilant l'envers du décor avec ses plus féroces abjections.  
Voilà qui fait miroiter une lecture palpitante et jouissive, qui se réserve aussi le droit de nous servir des clichés sur plateau doré, avec des personnages gnangnan et des intrigues qui ne risquent pas de nous défriser, mais c'est le pari à prendre en YA. Malgré tout, j'ai été agréablement surprise par ma lecture. Une lecture qui a su littéralement me “happer” et m'entortiller dans ses grosses ficelles. C'était résolument excitant. J'avais beau souffler, rouspéter, froncer les sourcils, je refusais néanmoins de lâcher l'affaire. J'étais comme le poisson dans l'eau, complètement ferrée.
Et diantre que c'est bien fichu ! Douze jeunes gens qui partent la fleur au fusil, avec des rêves d'amour plein la tête, puis qui comprennent dans quel traquenard ils sont tombés, hélas tardivement. On devient alors ce téléspectateur derrière son écran, avide de sensations nouvelles, se demandant qui décrochera la première étoile dans chaque classement, s'attendant à des interactions impétueuses, se demandant jusqu'où notre vilaine de service va tisser sa toile pour piéger davantage de nigauds, spéculant sur l'issue du voyage avant de pester contre ce point final qui survient au moment crucial. Bah voyons.
Je suis donc en train d'écouter le deuxième épisode, 
Phobos : Il est trop tard pour oublier (Phobos 2). ^-^

Texte lu par l'adorable Maud Rudigoz pour Audible FR / Juillet 2016  (durée : 11h 36)

©2015 Robert Laffont (P)2016 Audible FR

Phobos : Il est trop tard pour regretter (Phobos 1) | Livre audio

>> Ce livre audio en version intégrale est proposé en exclusivité par Audible (uniquement disponible en téléchargement).

Le premier tome de la nouvelle série de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire.

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19/09/16

Je suis Adèle Wolfe, de Ryan Graudin

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1956. Le IIIe Reich et l'Empire du Japon gouvernent le monde. Hitler ne s'est pas suicidé, ses troupes ont écrasé Staline, envahi l'Angleterre, étendu leur suprématie, tandis que les Etats-Unis ont signé un pacte de non-agression et le Japon un accord de coprospérité. Les camps de la mort ne désemplissent pas - travail forcé, épuration ethnique, expériences médicales... Bref. La marée rouge s'écoule sur le globe et la Résistance piétine.
Dans l'ombre, pourtant, un nouveau plan se met en place : infiltrer le Tour de l'Axe, la célèbre course de moto reliant Germania à Tokyo, remporter la victoire pour rencontrer le Führer lors du bal et saisir l'occasion pour l'assassiner devant les caméras ! Leur arme secrète : Yael, 
une jeune juive rescapée des camps et ancienne cobaye du Dr Geyer qui a “modifié” son patrimoine génétique. Depuis, Yael est capable de se métamorphoser pour prendre n'importe quelle apparence de sexe féminin. Dont celle de l'ancienne championne Adele Wolfe.

Les courses de moto ont le vent en poupe, après Stone Rider de David Hofmeyr, voici un roman absolument époustouflant, dont l'univers uchronique est aussi sa très grande force ! Imaginez un monde où Hitler en serait devenu le maître... Terrifiant, mais pas seulement. Car Ryan Graudin a su élaborer un contexte remarquable, bien construit et bien documenté, qui rend compte des horreurs, de l'injustice, de l'embrigadement, etc. mais qui incite aussi à la réflexion. C'est dans ce cadre qu'a lieu une compétition acharnée, réunissant vingt pilotes aguerris, sur plus de 20.000 km de poussière, de crasse et de danger. Les enjeux sont énormes, tous ont des motivations personnelles, qu'on découvre au gré des péripéties. Les concurrents incarnent tous le subtil mélange de volonté et de sensibilité, d'intelligence et de calcul, mais la frontière est mince entre la loyauté et la trahison, d'ailleurs chaque chapitre nous en réserve la démonstration. Ainsi, Yael se compose un personnage et réussit parfaitement à incarner l'icône de la propagande nazie, par contre tout se complique lorsqu'elle doit donner le change à un frère jumeau ou un supposé petit copain. Même l'entraînement le plus accompli ne peut préparer notre walkyrie à gérer ses sentiments sans compromettre sa mission, et ça met du piquant dans l'histoire ! Je ne vous dis que ça.

Sensation grisante et sentiment d'urgence à chaque coin de page, cette lecture est tout simplement renversante ! Impossible de lâcher le bouquin, rythme infernal, suspense implacable, adrénaline de la compétition, souffle nerveux... et cri du cœur avant de tourner la dernière page. Ce roman va vous dévorer. ♥♥♥


Traduit par Marie Cambolieu pour les éditions du Masque / Coll. MsK, septembre 2016

Titre original : Wolf by Wolf

 

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The Graces, par Laure Eve

IMG_7015Nouvelle élève, River découvre dans son lycée la fratrie des Grace, un frère et deux sœurs d'une grande beauté, Fenrin, Thalia et Summer, qu'on prétend également être des sorciers. Leur famille vit à l'écart, riche et excentrique, elle alimente les plus folles rumeurs. Et aucun des trois ne cherche à les contredire. Ils planent au-dessus du lot, fascinants et intouchables. River est, au contraire, discrète, effacée et solitaire. Pourtant, elle tombe sous leur charme et cherche à tout prix à devenir leur amie. Summer, la cadette, la prend sous son aile et l'introduit dans leur “sanctuaire”. River vit enfin son rêve et nage dans le bonheur à côtoyer de si près Fenrin, lequel lui accorde également de l'attention, des sourires et le sentiment d'être différente. Mais tout n'est pas parfait chez les Grace. Thalia est harcelée par son ex, leurs parents exercent une pression sourde et pesante sur leur vie, impossible de s'en libérer. Quid de leur réputation de sorciers ? Un mythe ou une réalité ? 

Grande déception que ce roman ! Attirée par la jolie couverture de Spencer Charles, j'ai tout de suite plongé mon nez dans cette histoire de sorcellerie, du moins selon les apparences, car le déroulement de l'intrigue est à mille lieues des promesses vendues. L'histoire est franchement creuse, tout tourne autour de lycéens qui passent leur temps à traîner, faire la fête, boire et chipoter, cela devient vite lassant et il faut attendre le dernier 1/3 du livre pour trouver un peu d'action. Zéro suspense donc, ou juste quelques révélations finales qui peuvent faire hausser les sourcils. Autre mauvais point, l'écriture ou la traduction... Ou comment se farcir des dialogues plats, un style trop familier, accompagné de grossièretés. J'étais dubitative. Les personnages non plus ne sont pas convaincants, avec leurs faux airs des Cullen dans Twilight (on y pense, forcément), ce sont des pantins figés et maniérés, des stéréotypes sur toute la ligne. Non, non, non. Par contre, l'ambiance tire son épingle du jeu en créant une atmosphère opaque et inquiétante. Une certaine tension dramatique finit par éclater et renvoie les atermoiements adolescents dans leurs filets. Et ce n'est pas plus mal. Quant à la thématique de la sorcellerie, là je vous laisse découvrir le topo. Vous allez vous régaler. ^-^ 

Traduit par Laure Porché pour les éditions Hachette -

Coll. Black Moon, septembre 2016

 

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14/09/16

Wild Girl, d'Audren

Wild Girl

Milly Burnett a dix-neuf ans lorsqu'elle choisit de partir à la Conquête de l'Ouest pour enseigner dans une petite école à Tolstoy, dans le Montana. Nous sommes en 1867. Elle quitte le Massachusetts et sa famille pour entreprendre un voyage long et éprouvant, mais Milly déborde d'enthousiasme pour cette nouvelle aventure. La jeune femme a soif de liberté et de découverte, elle ne doute pas qu'une existence fabuleuse l'attend au-delà de son horizon familier. 
Et déjà les paysages l'étourdissent, les coutumes locales, les villes plantées au beau milieu de nulle part, avec son lot de bons et de méchants, les pionniers en quête d'impossible, les colts qu'on dégaine sans trop réfléchir, mais aussi les cowboys et les indiens, le confort rudimentaire, le fameux « esprit de l'ouest », des mentalités différentes, même si les commérages et la bienséance continuent de gouverner le monde !
C'est donc avec la même exaltation qu'on partage cette aventure. Milly est jeune, fraîche, ravissante. Elle conquiert les habitants de Tolstoy, enchante les enfants, sa pédagogie fait parler d'elle et les parents accourent avec leur progéniture pour remplir les bancs de l'école. Quel succès. De plus, Milly s'épanouit au fil de ses rencontres, entre Sam le forgeron au sourire ravageur, Josh le jeune bandit au cœur tendre et Elwood le grand rouquin qui multiplie les prévenances... La farandole sentimentale est complète.
Il faut dire aussi que la communauté du Montana est attachante, et Milly y trouve rapidement sa place. Il y a sa voisine Marceline, une femme indépendante et si secrète, le débonnaire Phil, patron du grocery store, sa femme insupportable, Belvadara Johanson, le shérif Tim Clyne et son épouse Meg, et tout un décor authentique, de la poussière, de la boue, des saloons, le club de tricot et le salon de thé. L'évasion est totale. De plus, l'histoire a su me rappeler des séries ou des lectures comme “Dr. Quinn, Medicine Woman”, “La Petite Maison dans la prairie” et aussi “Les Filles de Caleb” d'Arlette Cousture qui confortent ce sentiment d'appartenance et de cocon. 
C'était génial ! J'ai adoré ma lecture, pour son ambiance, ses personnages, ses petites histoires d'amour, son sens du romanesque, sa flamme, son souffle, sa terre promise. L'auteur a enrichi son propos de références culturelles qui renvoient à des chapitres de l'histoire américaine (pas toujours glorieuse, cf. le massacre des “native americans”). C'est une vision du Far West avec ses rêves et sa dure réalité, au milieu de laquelle embellit la personnalité farouche d'une héroïne extraordinaire. J'ignore si l'auteur donnera suite aux aventures de Milly Burnett - car il y a matière à nous transporter toujours plus loin - mais je reste attentive à toute proposition ! ☺♥

Albin Michel / coll. Litt' - Septembre 2015

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07/07/16

DUFF, Dodue utile et franchement fade, de Kody Keplinger

DUFF, Dodue utile et franchement fade

Bianca déteste traîner dans les bars ou les boîtes, contrairement à ses deux meilleures amies qui adorent danser, elle préfère les attendre en buvant un soda à la cerise et discuter avec le barman. Et puis un soir, un dragueur de service se tape l'incruste et commence à lui servir un discours alambiqué sur la DUFF. Le vilain petit canard qui détonne parmi son groupe de copines canonissimes. Bianca n'est pas vilaine, elle est juste plutôt banale et sert de faire-valoir à Casey et Jessica. Vexée, elle envoie son verre dans la figure du malotru. Puis, deux secondes après, elle lui saute au cou et l'embrasse à pleine bouche ! Wesley Rush, le tombeur de ses dames... ^-^

Après quoi, tout va aller de travers dans la vie de Bianca. Sa mère annonce son retour au bercail avec une demande de divorce, son père noie son chagrin dans l'alcool, B. flippe et se réfugie sous la couette du playboy, choix qu'elle n'assume pas, même si ce garçon parvient miraculeusement à l'apaiser, elle finit par mentir à ses copines et perd le contrôle de la situation. Elle, d'habitude si grincheuse et sarcastique, devient fuyante, peu sûre d'elle et malhonnête. Cette soudaine perte d'estime lui tombe dessus sans prévenir et rend Bianca complètement désarmée. Au lieu de fuir son tortionnaire, elle se rue chez lui à la moindre crise de panique... Et justement, Wesley n'est pas juste le type odieux qu'on voudrait nous présenter. C'est un garçon plus sensé, sensible et attentif. Les deux caractères, ensemble, font des étincelles mais se correspondent tout à fait. Leur liaison est franchement excitante et pragmatique. J'ai beaucoup aimé leurs réparties, les émotions florissantes et les sentiments naissants. C'est chou. Bianca est une héroïne avec du punch et des neurones (qui ne grillent pas au contact des pectoraux irrésistibles du beau gosse)... Et ouf, quoi.

C'est un bouquin qui se lit pour la détente, pour sourire et pour se rappeler que les clichés ont la vie dure, que les stéréotypes n'ont pas fini d'évoluer et qu'il existe toutes sortes de palliatifs pour soigner sa psychose. C'est fleur bleue, sexy et drôle. Une parfaite petite comédie à déguster pour les vacances. 

Traduit par Aude Gwendoline pour Hachette, janvier 2016

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