16/01/20

Je sais que tu sais, de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais LizzieLecture clairement efficace en format audio !
Vingt ans après le meurtre de ses deux meilleurs amis, Cody Swift relance l'affaire avec un podcast car il est convaincu que le coupable incriminé était innocent. Son initiative n'est pourtant guère accueillie avec entrain auprès des témoins de l'époque. Entre les traumatisés à vie et les réfractaires allergiques à remuer le passé, cette enquête de la seconde chance s'annonce pénible et douloureuse.
Et pourtant, contre toute attente, Cody Swift fait bouger les lignes. Sa compagne et lui reçoivent d'ailleurs des menaces pour les obliger à cesser leurs activités. Le succès de leur émission grandit. Le dossier est finalement déterré et la police revoit sa copie.
C'est le troisième roman de Gilly Macmillan que je lis (il me semble). J'aime bien ses histoires à suspense qui nous mènent par le bout du nez et nous font gober tout et n'importe quoi. On mord facilement à l'hameçon, ne cherchant pas à botter en touche. On se laisse prendre dans ses filets, comme ça, on a le plaisir de tomber des nues en lisant son dénouement.
Cela me convient tout à fait : un bon cold-case rondement ficelé avec des acteurs pas très nets et de nouvelles révélations qui viennent les ébouriffer. C'est plutôt pas mal. Mais là où je dois reconnaître le succès de cette lecture, c'est son format audio : la réalisation est top et la performance réussie. C'est super addictif à écouter et on ne voit pas le temps passer. Je recommande fortement (10 heures d'écoute) !

©2019 Édition française publiée par Les Escales, traduit par Séverine Quelet (P)2019 Lizzie

  • Lu par : Emmanuel DekoninckOliver Premel
  • Durée : 10 h env.
  • Avec la participation de Thierry Janssen, Pierre Lognay, Fabienne Loriaux, Claire Tefnin, Maxime Van Santfoort et Patrick Descamps
  • L'émission L'HEURE DE LA VÉRITÉ de Cody Swift est également disponible en 11 volumes de 15 à 20 minutes chacun : L'heure de la vérité

 

  • En savoir + : https://urlz.fr/bArY

 


30/09/19

Les Jours de ton absence, de Rosie Walsh

Les jours de ton absenceUne simple rencontre qui peut faire tout chavirer...
L'histoire entre Sarah et Eddie commence sur un coup de foudre. Une relation courte et intense qui marque le couple. Tous deux promettent de garder contact et de se revoir. Mais le temps passe et Eddie ne donne plus de nouvelles.
Aux interrogations de Sarah, s'opposent les doutes de ses proches. Fragilisée par un récent divorce, n'aurait-elle pas fantasmé cette liaison ? Pourquoi n'accepte-elle pas l'idée d'une rupture ? D'une séduction facile et sans conséquence ?
Pourquoi Sarah s'accroche à cet inconnu comme une désespérée ?
Finalement, son entourage donne raison à ses angoisses et soutient ses recherches. Jusque-là, moi aussi j'étais curieuse de connaître les raisons de cette étrange disparition. Qui est Eddie ? pourquoi un tel silence ? On échafaude des tonnes de théories, comme sa mort. Toutes ces questions incitent donc à pousser plus loin et poursuivre la lecture.
Toutefois, mon côté rationnel a aussi été pas mal chatouillé car il faut de l'abnégation (de la patience) pour supporter cette héroïne aux abois. Sarah bascule dans l'obsession, limite la démence. Je n'ai pas ressenti d'empathie pour ses problèmes mais j'étais curieuse de comprendre le mystère d'Eddie.
Malheureusement pour moi, l'histoire a viré au drame larmoyant. La troisième partie m'a totalement larguée. J'ai été franchement dépitée par les révélations et la tournure des événements...
Bref. Très décevant, tout ça. Ou disons pas mon délire. 

Par contre, excellente lecture faite par Virginie Méry (dont la voix vous semblera familière... notamment pour les accros aux séries, comme Drop Dead Diva).

©2018 Éditions Les Escales. Titre original : The Man Who Didn't Call. Traduit par Caroline Bouet (P)2019 Lizzie

 

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17/01/19

La fille idéale, de Gilly MacMillan

la fille idéale les escalesUn soir d'été, Zoe et son frère Lucas donnent un concert dans une église. La cérémonie est interrompue brutalement par un homme en colère contre la jeune fille, coupable d'avoir tué son enfant.
La mère de Zoé intervient aussitôt en l'entraînant loin du public pour se réfugier dans leur grande et belle maison. Le silence est total. L'heure fatidique.
Maria doit désormais répondre aux regards surpris de son mari. Leur Famille de la Deuxième Chance s'est en effet fondée sur les non-dits : Chris et son fils Lucas ignorent tout du passé de Zoe et Maria. Quelques heures plus tard, le corps de la mère est retrouvé inanimé dans le cabanon du jardin.

C'est un fait, la construction du roman est redoutable : on a des chapitres courts, plusieurs intervenants, des bribes d'informations et de révélations qui relancent les pistes et chamboulent les idées.
On a une tension psychologique au taquet, un suspense tendu au cordeau et une boule au ventre à suivre ce drame en puissance. C'est très réussi. Absolument bluffant.
Restent les 50 dernières pages. Trop abruptes. Trop enclines à la providence. Trop maladroites. En bref, le dénouement est bancal et vient chatouiller la très bonne appréciation de l'ensemble.
Mais ceci reste anecdotique. Car la lecture est captivante. Elle vous absorbe dans sa machine à broyer. Elle vous cloue sur place et elle vous attache à sa suite.
C'est une histoire sur les apparences, souvent trompeuses, sur les fautes qui vous collent aux basques et sur le sentiment de rédemption impossible. Les personnages ne sont pas attachants, mais ils sont justes et humains à leur façon.
Pour le ton et pour la tournure, ce roman est remarquable et poignant. J'ai bien aimé.

éditions les escales (2017) - traduit par Christel Paris

titre VO : The Perfect Girl

Existe en format poche chez Pocket (2018)

La fille idéale pocket

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07/11/18

Et soudain, la liberté de Caroline Laurent & Évelyne Pisier

Et soudain la liberté pocket

Evelyne Pisier voulait écrire un roman sur sa mère en privilégiant la forme romanesque, une parade pour jongler entre émotion et introspection. Peu avant de mourir, elle avait confié son manuscrit à son éditrice, Caroline Laurent, en priant pour que l'histoire de Mona et Lucie Desforêt porte ses fruits.
Celle-ci se passionne pour le sujet et détecte le potentiel des deux héroïnes (dont la vie ressemble à un roman). Et ça tombe bien... 
La suite est une lecture surprenante et extraordinaire. On voyage dans la France des colonies de l'après-guerre, on découvre un cadre de vie bourgeois et dépaysant, mais aussi une réalité plus amère, avec le camp de Hanoi, les persécutions et l'ostracisme.
Toutefois, la vie de Mona et Lucie est ponctuée de passions dévorantes, de désirs et de rebondissements incessants (mariage, divorce, liaison, rencontre avec Castro). C'est follement romanesque et passionnant. Du moins, sur le papier.
Car j'ai eu quelques réserves au fil des pages, au fil des clichés accumulés (fumer pour stimuler la mémoire), du snobisme ambiant ou des personnages peu attachants dans le fond... Caroline Laurent emprunte souvent le sentier des digressions, elle évoque son propre vécu, tout en expliquant son travail d'éditrice (pour le coup, c'est utile et appréciable). Mais dans le feu de l'action, ça tombe parfois comme un cheveu dans la soupe.
Enfin bref. Le roman est b
on, porté par une démarche sincère et poignante. On y trouve le reflet d'une époque, l'incarnation d'une relation forte entre une mère et sa fille, la volonté farouche d'écrire sa destinée en l'arrachant de toute platitude.
Concernant la forme audio, la lecture proposée par Gaëlle Billaut Danno est sans fausse note : l'écoute est agréable, l'interprétation lisse et convenue. Simple mais efficace. Good job !

©2018 Éditions Les Escales (P)2018 Lizzie

et soudain la liberté audible

 

 

02/08/18

Les enfants du fleuve, de Lisa Wingate

les enfants du fleuveAlors que leur mère est en plein accouchement difficile, les cinq enfants Foss sont arrachés de leur péniche pour être conduits dans un étrange orphelinat. On leur explique que leur maman est morte et que leur père a renoncé à ses droits parentaux. Les adorables bambins aux boucles blondes sont rapidement exhibés et présentés à des riches familles qui les adoptent les uns après les autres. Rill est l'aînée de la troupe, elle a douze ans et se rebiffe contre cette séparation forcée. Elle ne comprend pas non plus qu'on leur impose de changer de nom et qu'on leur interdise d'évoquer leur vraie histoire. En attendant, la fillette s'accroche pour supporter les conditions difficiles au foyer, les regards libidineux du gardien, les brimades des autres gamins... Leur famille est éclatée mais Rill ne perd pas espoir de sauver sa fratrie.

En Caroline du Sud, de nos jours, Avery Stafford est une jeune avocate à qui tout sourit. Elle vient de se fiancer à son ami d'enfance et se mobilise pour la nouvelle campagne de son père (sénateur) quand elle fait la rencontre d'une vieille dame qui s'émeut à la vue de son bracelet en forme de libellule. Un détail en amenant un autre, Avery va contacter un certain Trent Turner, chargé de remettre un courrier en mains propres à sa grand-mère, laquelle n'a hélas plus toute sa tête. Négociant au mieux, la jeune femme parvient à obtenir les documents qui la poussent à enquêter toujours plus loin sur un héritage familial complexe et inattendu.

Sitôt les premiers chapitres avalés, le temps de replacer chaque personnage dans son contexte, j'avoue que l'histoire n'a pas cessé de me hanter ! On suit avec passion les deux parcours racontés en parallèle, attendant avec fébrilité la collision, car l'intrigue est conduite de longue haleine et remue profondément notre corde sensible. On y découvre aussi le scandale Georgia Tann ou, pendant trente ans, son trafic d'adoptions sous le manteau a fait sa fortune, en volant les plus démunis pour complaire aux foyers argentés. Bénéficiant au passage de complicités bienveillantes, son marché juteux n'a jamais été inquiété mais propulsé de nombreuses familles dans un chaos sans nom.

En somme, cette lecture est excellente ! Elle m'a fait vivre mille émotions et se révèle étonnamment attachante. On se balade ainsi en plein cœur de l'Amérique bon chic bon genre à courir après une histoire invraisemblable, tour à tour romanesque, poignante et passionnante. Une belle trouvaille.

éditions Les escales (2018) - Traduit par Aude Carlier

 

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27/02/18

Le Bois des Ombres, de Barbara Dribbusch

LE BOIS DES OMBRES

À la mort de sa grand-mère, Anne, sa seule héritière, s'installe dans sa petite maison à Innsbruck, pour faire du tri dans ses affaires, et découvre ainsi une dizaine de vieux cahiers d'écolier, griffonnés au crayon, se révélant être les journaux intimes de Charlotte.

Durant l'hiver 1943, cette dernière a fait un séjour dans un sanatorium psychiatrique, le Bois des Ombres, un établissement privé dirigé par le Docteur Carl Amberg. Charlotte était trop bouleversée par la mort de son frère jumeau, ses parents l'avaient donc envoyée se faire soigner dans les montagnes. Le lieu d'aspect rudimentaire offrait des méthodes de thérapie hors normes, basées sur les tâches domestiques et les activités artistiques. Charlotte y côtoyait une communauté bigarrée et attachante, hantée par ses propres fantômes, et néanmoins auréolée de nombreux mystères.

De son côté, Anne apprend à mieux connaître sa grand-mère en plongeant dans un chapitre de sa jeunesse qu'elle ne soupçonnait pas. Personne dans la famille n'avait évoqué son existence. Une vraie énigme enfin mise à jour. Toutefois, cette découverte semble également compromettante car Anne se rend compte que deux carnets ont été subtilisés dans la maison et rares sont les personnes qui en avaient connaissance - une voisine, une amie de sa grand-mère, une femme de ménage et un neurobiologiste rencontré dans l'avion. Saisie de paranoïa, Anne s'enferme chez elle mais poursuit son enquête... 

Comment ne pas succomber au pouvoir de ce livre qui rassemble tous mes ingrédients fétiches ! Il a, de plus, suffi de quelques pages pour adhérer complètement et suivre avec avidité cette histoire captivante. Secrets de famille, fantômes du passé, contexte historique pernicieux et troublant, faux-semblants et suspense s'entrechoquent avec intelligence et font de cette lecture une très agréable surprise. J'ai beaucoup aimé. S'il fallait juste chipoter, je viserais la fin beaucoup trop lisse et hâtive à mon goût. Mais le roman n'en est pas moins réussi ! Il vous happe dans ses filets et vous propose une intrigue romanesque sombre et fascinante. Parfois bouleversante. C'est en tout cas à lire d'une traite.

Les Escales éditions, 2017 - Traduit de l'allemand par Jean Bertrand

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« La guerre. On en revient toujours là, n'est-ce pas ? Les années ont beau passer, on ne peut y échapper. »
 

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10/04/17

Jeux de miroirs, de E.O Chirovici

jeux de miroirsPeter Katz est un agent littéraire influent à New York et habitué de recevoir des sollicitations de toutes parts, mais c'est en découvrant un manuscrit partiel d'un certain Richard Flynn que son intérêt va être fortement émoustillé. Alors qu'il était étudiant à Princeton, celui-ci revient sur sa rencontre avec la sublime Laura Baines, sa nouvelle colocataire, et le professeur Joseph Wieder, un éminent spécialiste en psychologie cognitive qui va être assassiné chez lui. Gros scandale sur le campus. Ont évidemment suivi des tonnes de supputations, un défilé de suspects, puis le coupable idéal, avec toutefois des questions ouvertes et le doute d'une erreur judiciaire. Au moment de contacter l'auteur, Katz apprend qu'il est décédé et ne dispose pas de la suite du manuscrit. Frustré, il confie au journaliste John Keller la mission de se réapproprier l'enquête pour démêler le vrai du faux, puis c'est au tour d'un ancien policier, Roy Freeman, de reprendre le flambeau. On obtient ainsi un roman au schéma aussi tortueux que La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, mais en format plus court (300 pages, soit 7h 30 d'écoute), ce qui rend la lecture plus percutante et vorace. Le principe est cependant le même - bousculer le lecteur dans ses acquis et l'embrouiller dans ses perceptions et autres interprétations de l'intrigue. Celle-ci joue en effet de faux-semblants et de chausse-trappes qui remettent rapidement tout en question. C'est diabolique, pour qui aime les rebondissements et les théories à l'envi. En ce qui me concerne, ma curiosité a été judicieusement piquée à vif et ma lecture grandement motivée ! Je n'ai pas vu le temps passer, j'ai englouti le tout très vite. C'est super efficace et astucieux, après je ne pense pas que ce roman me laissera un souvenir impérissable non plus, mais au moins j'ai passé un bon moment, le temps d'un weekend de détente. Texte lu par Vincent Schmitt pour une écoute tout à fait distrayante.

 

Audiolib, mars 2017 - Texte lu par Vincent Schmitt (durée : 7h 30) / Trad. Isabelle Maillet pour Les Escales, un département d'Édi8 [The Book of Mirrors]

01/10/15

À la vie, à la mort, de Colette McBeth

À la vie, à la mort

Rachel et Clara ont longtemps connu une relation fusionnelle, avant de se perdre de vue. Dix ans ont passé. Rachel est aujourd'hui journaliste pour la télévision et mène une existence épanouie avec son compagnon, tandis que Clara a parcouru le monde en collectionnant les jobs et rencontres hasardeuses. Les deux amies tentent de renouer les liens, non sans mal, jusqu'au jour où Rachel découvre la disparition de Clara à la une des faits divers. 

Se déploie alors un scénario d'une rouerie sidérante, au cours duquel Rachel déroule le fil de leur histoire (rencontre, famille, secrets, mensonges et déboires) en s'adressant sur un ton froid et distant à son amie. On hésite à comprendre et à s'émouvoir, mais le rythme imposé, les mystères de l'intrigue et les nombreux rebondissements font qu'on y adhère immédiatement. Et même si la fin propose un dénouement facile et attendu, même si surgit une liaison amoureuse hâtive et maladroite, le reste de la lecture a su me procurer une bonne dose de stress et d'angoisse.

Ce roman, cerné de zones troubles, au suspense haletant, exploite habilement les ficelles de l'emprise, de la duperie et des relations toxiques. C'était une très bonne pioche - j'ai beaucoup aimé.

Les Escales Noires / Janvier 2015 ♦ Traduit par Anath Riveline (Precious Thing)

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31/07/15

La Ville orpheline, de Victoria Hislop

LA VILLE ORPHELINE CD

Été 1972. La ville de Famagouste, à Chypre, héberge la station balnéaire la plus enviée de la Méditerranée. Le couple Papacosta fête l'inauguration de son complexe hôtelier, le Sunrise, avec faste. L'avenir leur apparaît radieux et ambitieux. Pourtant, deux ans plus tard, le pays sombre dans le chaos, avec un putsch militaire qui va diviser l'île peuplée de communautés grecques et turques. On suit alors deux familles voisines, les Georgiou et les Özkan, tentant de survivre dans la ville enclavée où ils ont choisi de se cacher. 

Tristesse et mélancolie composent l'essentiel de cette histoire, mais sa puissance romanesque demeure remarquable. J'ai été enveloppée par les descriptions de ce décor de rêve (le soleil, les plages dorées, les complexes hôteliers et les boîtes de nuit). C'était magique, franchement dépaysant ! Quand la situation tourne au vinaigre, j'ai été autant tenue en haleine par la tension dramatique et le destin des familles croisées. Ce titre ne possède peut-être pas les mêmes atouts que L'île des oubliés, mais cette escapade sur l'île chypriote n'en demeure pas moins captivante.

L'enregistrement audio est également un succès et un choix judicieux pour les vacances. Maia Baran, la lectrice pour Audiolib, parvient à nous charmer par son intonation calme et envoûtante. Elle s'accompagne aussi d'une réalisation sonore de grande qualité, qui prolonge à merveille la sensation de dépaysement.

Audiolib / Juillet 2015 ♦ Texte lu par Maia Baran (durée : 12h 26) ♦ Traduit par Alice Delarbre pour les éditions Les Escales (The Sunrise)

10/07/14

Une dernière danse, par Victoria Hislop

Une dernière danse

Sonia accepte d'accompagner une amie à Grenade en Espagne pour y parfaire leurs techniques de danse. Sur place, elle fait la rencontre d'un vieil homme, qui vit seul dans un bistro. De fil en aiguille, l'inconnu va lui confier l'histoire, belle et émouvante, des anciens propriétaires du café El Barril. Ou comment une famille ordinaire, le couple et leurs quatre enfants, a été foudroyée par la folie d'une guerre qui a déchiré un pays pendant trois ans. Sonia est anglaise, mariée, malheureuse. Elle découvre à travers la famille Ramirez l'histoire d'un pays qui va la bouleverser. De cette rencontre suivra un grand chamboulement dans sa vie... (Pour qui a déjà lu L'Île des oubliés, le déroulement de l'histoire risque peu de surprendre ! C'est juste le petit reproche que je ferai sur ce livre, qu'il soit construit de façon trop identique au titre précédent.) Sans quoi, c'est une plongée fabuleuse et dépaysante, vers un ailleurs ensoleillé et radieux, sauf lorsqu'on dépoussière les vieilles photos de famille, à l'ombre d'une terrasse, et qu'on écoute les souvenirs remonter à la surface... l'émotion vous saisit à la gorge. Une fois encore, le livre audio est magique et envoûtant ! Il participe grandement au charme et à l'émotion que l'histoire est susceptible de faire naître. J'ai été complètement séduite et j'ai vécu à fond l'histoire de la famille Ramirez. C'est une destinée poignante, “un récit de feu et de sang”, que Laëtitia Lefebvre met magnifiquement en scène. Sa voix enveloppe le lecteur dans un cocon de douceur, même si la portée du récit est souvent plus lourde et tumultueuse qu'en apparence. Bref, c'est une fantastique invitation au voyage, chargée d'émotions. Une lecture idéale pour les vacances.

Audiolib, juin 2014 ♦ texte intégral lu par Laëtitia Lefebvre (durée d'écoute : 14h 50) ♦ traduit par Séverine Quelet pour les éditions Les Escales