16/04/19

Les Défis de Morrigane Crow : Nevermoor, de Jessica Townsend

Nevermoor Morrigane CrowMorrigane Crow n'est pas une fillette ordinaire. Frappée d'une terrible malédiction, elle sait qu'elle doit mourir le jour de son onzième anniversaire. Une prédestination peu enviable mais à laquelle elle est résignée. En attendant, la fillette se sent rejetée et méprisée par son entourage vraisemblablement indifférent à son triste sort. Toutefois, tout bascule le soir fatidique, au moment où elle se dit que c'est plié, boum, elle se retrouve propulsée dans un monde inconnu auprès d'un excentrique rouquin qui l'installe dans son hôtel tenu par un chat énorme. Éberluée et incrédule, l'enfant a peu de temps pour se familiariser avec ce nouveau milieu que d'autres défis occupent ses journées. Morrigane doit en effet mériter sa place à Nevermoor et ainsi passer des tests puis découvrir son talent caché. Ce faisant, elle apprendra davantage sur ses origines et les enjeux de son destin.

Pari gagnant pour ce roman enchanteur sur toute la ligne : l'histoire déploie un éventail de charme et de finesse pour nous émerveiller. C'est plein d'humour, de tendresse, de magie. Un vrai bonheur à lire. Il n'y a certes nulle surprise dans le dénouement de l'intrigue. Mais la maîtrise du récit est parfaite, ni trop maniérée, ni trop attendue. La lecture se veut légère et distrayante en toute simplicité. En gros, ce rendez-vous est absolument adorable pour qui souhaite rire et rêver en s'évadant vers un imaginaire chatoyant ! Ce serait super si la suite allait encore plus loin dans son univers excentrique car son potentiel est déjà bien présent. Une chouette découverte qui mérite d'être lue ! 

©2018 Éditions Pocket Jeunesse. Traduit par Isabelle Chapman et Juliette Lê (P)2019 Lizzie, un département d'Univers Poche

  • Lu par : Helena Coppejans
  • Durée : 10 h 50 env.
  • Couverture : Jim Madsen
  • Design couverture : Sasha Illingworth et Angela Taldone

Pour info, Helena Coppejans est la voix française de María Pedraza pour le rôle d'Alison Parker dans la série La Casa de Papel

 

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12/04/19

En poche ! Les Enfants du fleuve, de Lisa Wingate

Les Enfants du fleuve

Memphis, 1939. Alors que leur mère est en plein accouchement difficile, les cinq enfants Foss sont arrachés de leur péniche pour être conduits dans un étrange orphelinat. On leur explique que leur maman est morte et que leur père a renoncé à ses droits parentaux. Les adorables bambins aux boucles blondes sont rapidement exhibés et présentés à des riches familles qui les adoptent les uns après les autres. Rill est l'aînée de la troupe, elle a douze ans et se rebiffe contre cette séparation forcée. Elle ne comprend pas non plus qu'on leur impose de changer de nom et qu'on leur interdise d'évoquer leur vraie histoire. En attendant, la fillette s'accroche pour supporter les conditions difficiles au foyer, les regards libidineux du gardien, les brimades des autres gamins. Leur famille est éclatée mais Rill ne perd pas espoir de sauver sa fratrie.

De nos jours, en Caroline du Sud, Avery Stafford est une jeune avocate à qui tout sourit. Elle vient de se fiancer à son ami d'enfance et se mobilise pour la nouvelle campagne de son père (sénateur) quand elle fait la rencontre d'une vieille dame qui s'émeut à la vue de son bracelet en forme de libellule. Un détail en amenant un autre, Avery va contacter un certain Trent Turner, chargé de remettre un courrier en mains propres à sa grand-mère, laquelle n'a hélas plus toute sa tête. Négociant au mieux, la jeune femme parvient à obtenir les documents qui la poussent à enquêter toujours plus loin sur un héritage familial complexe et inattendu.

Sitôt les premiers chapitres avalés, le temps de replacer chaque personnage dans son contexte, j'avoue que l'histoire n'a pas cessé de me hanter ! On suit avec passion les deux parcours racontés en parallèle, attendant avec fébrilité la collision, car l'intrigue est conduite de longue haleine et remue profondément notre corde sensible. On y découvre aussi le scandale Georgia Tann ou, pendant trente ans, son trafic d'adoptions sous le manteau a fait sa fortune, en volant les plus démunis pour complaire les foyers argentés. Bénéficiant au passage de complicités bienveillantes, son marché juteux n'a jamais été inquiété mais a propulsé de nombreuses familles dans un chaos sans nom.

En somme, cette lecture est excellente ! Elle m'a fait vivre mille émotions et se révèle étonnamment attachante. On se balade ainsi en plein cœur de l'Amérique bon chic bon genre à courir après une histoire invraisemblable, tour à tour romanesque, poignante et passionnante.

POCKET 2019 - Traduit par Aude Carlier

 

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24/03/19

Les Mystères de Larispem : Le sang jamais n'oublie, de Lucie Pierrat-Pajot

Les Mystères de LarispemJe pourrais vous évoquer Larispem comme une version alternative d'un Paris de 1899. Vous évoquer un monde revisité où les insurgés de 1871 auraient remporté la victoire et banni les aristocrates de leur ville proclamée Cité-état indépendante. L'égalité et la solidarité ne seraient plus vains. De grandes innovations verraient le jour... notamment grâce à Jules Verne, convié à exécuter les idées fabuleuses qui nourrissent son imaginaire. Ceci dit, les tensions persistent car les Frères du Sang ourdissent complots et magouilles en lançant quelques avertissements, “le sang jamais n'oublie”.

Je pourrais aussi évoquer les magnifiques illustrations de Donatien Mary qui, en couverture, invitent déjà à l'évasion et à la curiosité. Puis, trois personnages font leur entrée sur scène : Carmine, une apprentie bouchère au franc-parler éclatant, son amie Liberté, débarquée de sa campagne pour devenir mécanicienne, et Nathanaël, un orphelin qui cherche un but à sa vie. Tout en suivant leurs parcours chaotiques, on fait aussi le tour du propriétaire et on explore sous plusieurs angles ce Paris rétrofuturiste qui se livre sous nos yeux ébahis. C'est comme ça qu'on se balade des quartiers populaires à la légendaire Tour Verne (pour y croiser le fameux écrivain), qu'on se faufile la nuit dans les couloirs d'un orphelinat ou qu'on s'introduit dans un club de chimie un peu spécial, qu'on part en maraude ou qu'on ravive de vieux souvenirs éteints. L'histoire prend ses aises mais avance à un rythme entraînant car je me suis souvent surprise à avaler les chapitres en savourant chaque instant.

Je pourrais donc vous évoquer cette série qui débute de façon sensationnelle. Où l'on apprécie le fond, la forme, l'élégance, l'ambiance, les points de suspension. Lauréat de la deuxième édition du Concours du premier roman jeunesse, ce livre est décidément plein de promesses et ravit mon petit cœur de lectrice toujours en quête d'extraordinaire. Suis en pleine lecture du tome 2 : Les Jeux du Siècle. #fascination

 

Gallimard jeunesse (2016) - magnifiques illustrations de Donatien Mary

Livre gagnant de la deuxième édition du Concours du premier roman jeunesse
organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL.

parution en poche : collection: Pôle Fiction - N°125

les mystères de larispem gj

 

11/03/19

Darkwind : Mécanique infernale, de Sharon Cameron

Darkwind mécanique infernaleAngleterre, 1852. Katherine a pour mission de se rendre chez son oncle Tulman pour s'assurer de sa santé mentale car sa tutrice craint qu'il ne dilapide la fortune familiale. Sur place, la jeune fille est impressionnée par le manoir de Darkwind mais comprend que ça ne tourne pas rond entre ses murs. 
L'apprenti de son oncle lui réclame alors 30 jours pour comprendre le bon déroulement de leur étrange communauté. Libre à elle de statuer sur leur sort selon ses observations. Pour Katherine, c'est aussi sa propre liberté qui est dans la balance d'où son scepticisme à adhérer aux excentricités de Darkwind.
Pourtant, l'ambiance est envoûtante. Mystérieuse mais fascinante. Les chambres sont sales et abandonnées, la cuisinière est revêche, des bruits étranges résonnent la nuit dans les couloirs. Katherine elle-même devient hystérique et fait des crises dont elle ne garde aucun souvenir. Elle ne cherche pas à détromper le personnel qui s'imagine qu'elle boit en cachette. La jeune femme a trop peur d'admettre qu'un mal la ronge.
Les jours passent dans cette atmosphère sinistre. Katherine poursuit son enquête et découvre des aspects charmants à son séjour : les automates de son oncle, les porcelaines de Lane, le patin à roulettes sur le parquet de la salle de danse, les recherches scientifiques de Ben, la campagne environnante... Mais l'échéance approche et Katherine doit prendre une décision pour Darkwind et pour elle-même.

Ne vous arrêtez pas à la couverture VF avec cette demoiselle en train de minauder - Katherine n'est nullement une jouvencelle timorée et influençable. Elle fait preuve de sang-froid et de courage, tout en avançant dans ce dédale avec l'esprit confus (on le serait à moins). Certes, le danger est sournois et l'atmosphère pesante. J'ai néanmoins pleinement succombé au charme de cette lecture. C'est sombre, romantique et captivant comme un roman gothique. Une très bonne surprise. 

Bayard (2015) - traduit par Vanessa Rubio-Barreau

Titre VO : The Dark Unwinding

à suivre dans Darkwind : Une étincelle dans la nuit

Image associée

 

 

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Bordemarge, d'Emmanuelle Nuncq

BORDEMARGE

Une bibliothécaire cynique est propulsée dans un royaume imaginaire : séquestrée dans la cabine d'un séduisant pirate, elle comprend qu'elle est prise pour une autre (une princesse rebelle dont la tête est mise à prix). Cette dernière se trouve actuellement dans le monde réel mais ne trouve plus le passage secret pour rentrer au bercail.

Rien ne prédestinait Violette et Roxane à se rencontrer et unir leur force contre leur ennemi. L'une était figée dans sa routine qu'elle ne supporte plus tandis que l'autre est une boule d'énergie incandescente, ainsi nos deux héroïnes vont dépasser leurs différences pour sortir de ce guêpier. Et que d'aventures à prévoir ! C'est un tourbillon de folie et d'action : humour, dialogues, clins d'œil, émotions et amour. On ne s'ennuie pas une seconde.

C'est aussi le revival du roman de cape et d'épée : Roxane voyage en tenue de mousquetaire, elle dégaine son épée comme une plume et possède un caractère farouche. Son adversaire, coriace et retors, lui réserve un affrontement sans pitié. Comptez à la distribution un vieux magicien, des enfants perdus, des pirates sanguinaires et une fée clochette malicieuse. En gros, on s'amuse des clichés qui roulent d'un chapitre à l'autre : l'ambiance est joyeuse et insouciante, même si ça zigouille pas mal. Ça reste super entraînant à lire. L'histoire est à la fois subtile et insolite. Elle dégage en plus une belle énergie et une bonne humeur qui donnent envie de prendre place sous un plaid avec une boisson chaude et du chocolat à portée de main. Ce n'est sans doute pas une actualité (titre paru en 2012) mais j'ai savouré cette pépite sortie de l'oubli. Un redécouverte charmante.

Castelmore (2012) - couverture illustrée par Boulet

 

 

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04/03/19

En poche ! Quand on s'y attend le moins, de Chiara Moscardelli

QUAND ON S'Y ATTEND LE MOINS POCKET

Chargée de communication dans une multinationale de la serviette hygiénique, Penelope Stregatti est loin de mener l'épanouissante carrière de journaliste dont elle rêvait ! Célibataire, sans enfant, accusant la bonne trentaine d'années, Penelope se plaint auprès de ses amis de sa quête impossible du grand amour. Elle a d'ailleurs créé un personnage imaginaire de toutes pièces, le comte Alberto Ristori, qui comblerait ses plus folles attentes et pallierait ainsi son désert affectif.

Un soir, en rentrant d'un cocktail arrosé, Penelope renverse à vélo un piéton qui semble incarner son mythe fantasmé. Conduit à l'hôpital, le type la rembarre et la laisse mijoter dans ses délires. La stupéfaction est alors grande pour Penelope qui apprend qu'un consultant, chargé de restructurer leur entreprise, débarque avec perte et fracas et qu'il ressemble trait pour trait à son inconnu rencontré dans la rue. Ce Riccardo Galanti nie la connaître et douche rapidement ses palpitations. Il l'embauche toutefois comme son assistante personnelle - un rôle peu enviable pour notre petite fourmi désormais complice du prochain plan de licenciement. Mais Penelope ne se laisse pas abattre, au contraire c'est une fonceuse, voire même une gaffeuse. Elle fonce bille en tête en suivant ses instincts et s'embarque dans d'incroyables péripéties, de Milan à Paris, qui nous la rendent ô combien sympathique.

J'ai pris un plaisir fou à suivre son histoire rocambolesque, conduite dans la joie et la bonne humeur, dans un esprit décomplexé et totalement déjanté. La lecture est 100% distrayante. Penelope Stregatti est, sans mentir, la cousine italienne de Bridget Jones ! Résultat, le roman est frais, drôle, excitant. Une vraie comédie pleine de suspense, d'émotion et d'humour qui va régaler les amateurs du genre. J'ai adoré. ♥

Pocket, 2019 - Trad. de l'italien par Renaud Temperini [Quando meno te lo aspetti]

 

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28/02/19

L'amour ne vit qu'obscurément, Brianna Wolfson

L'amour ne vit qu'obscurément

Willow et son frère Asher naviguent entre deux maisons, deux trains de vie diamétralement opposés. Chez leur père, les listes de corvées sont placardées sur les murs. Il est interdit de sauter sur les canapés. Impossible d'obtenir un câlin les soirs d'orage. Alors que chez leur mère, place à la fantaisie, aux éclats de rire et aux nuits blanches. On avale des pizzas et des bonbons devant la télévision. On regarde en boucle le film préféré de maman et on oublie le réveil du matin pour se rendre à l'école. Depuis toujours, un lien fort unit la mère et la fille. Et Willow voue à Rosie une admiration sans borne. Toujours débordante de peps, de joie et d'amour. Rex aussi était tombé sous le charme de cette tornade de vie et de couleurs, avant d'abdiquer face au mal qui la ronge insidieusement.

L'histoire va ainsi révéler les hauts et les bas d'une histoire attachante et désarmante de tendresse. En alternant les ressentis de Willow et la relation tumultueuse des parents, racontée en flashback, elle nous fait partager des moments d'émotion d'une rare intensité. Car la maman de Willow sombre peu à peu dans son coin. Sentant la menace grandir, la fillette s'isole et prend peur. Elle tient aussi à distance son père, méthodique et rigoureux en apparence, mais profondément soucieux du bien-être de ses enfants, sauf que la petite fille est trop ébranlée dans ses certitudes pour l'admettre.

Ohlala. J'ai été agréablement surprise par ce roman. Totalement prise au dépourvu par son histoire bouleversante et néanmoins très douce, très poétique. Au-delà du chagrin, des larmes et de la détresse, on a surtout l'amour inconditionnel du papa qui perce entre les lignes et nous touche en  plein cœur. C'est maladroit - Rex est un homme bourru et affreusement guindé - et pourtant tout sonne viscéralement sincère. Moi qui m'attendais à une chronique légère et farfelue, j'ai finalement découvert une histoire profonde sur l'amour fusionnel et dévastateur. Sur les émotions contradictoires, sur le besoin d'attention, les S.O.S muets et le sentiment de trahison. Tout ça, tout ça, et plus encore. Quelle belle rencontre, en somme. J'ai beaucoup, beaucoup aimé.

HarperCollins, 2018 - traduit par Thibaud Eliroff

Titre VO : Rosie Colored Glasses

Parution en POCHE en AVRIL 2019

l'amour ne vit qu'obscurément poche

 

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08/02/19

L’aventure de Castle Rock, de Natasha Farrant

l'aventure de castle rock

Complètement sous le charme de cette couverture, aux faux airs des romans de Enid Blyton, j'étais impatiente de découvrir cette petite merveille. Même les premières pages sont magiques ! C'est l'histoire d'une fille qui avait perdu sa mère et sa maison, qui avait peur de perdre son père, et qui avait besoin de se trouver elle-même. L'auteure a une façon particulière de présenter son histoire, un mélange de poésie et d'humour, une grande maîtrise du teasing et un goût fabuleux pour l'aventure. En tout cas, on embarque aussitôt à bord et avec impatience. 

Alice Mistlethwaite doit quitter la maison de son enfance, trop chargée en souvenirs, pour rejoindre le pensionnat de Stormy Loch, un vieux château écossais tenu par une équipe de tendres excentriques. Sa tante a estimé qu'il serait temps pour elle de vivre de vraies histoires passionnantes au lieu de simplement les imaginer. Son père, un acteur obscur, doit retourner à Londres mais promet de lui écrire le plus souvent. Seulement, Barney ne va pas tenir parole et faire douter sa fille (d'où l'épopée à venir). D'un tempérament calme et solitaire, Alice va néanmoins s'attacher l'amitié de deux garçons aux caractères très opposés, en l'occurrence Fergus et Jesse, l'un ne manque pas de courage tandis que l'autre craint jusqu'à son ombre. Du moins, ils forment un trio inattendu et fort original. Contre toute attente, ils vont aussi multiplier les frasques et enfreindre les règles de leur école. Comme se rendre sur une île voisine, le paradis des macareux, en réponse à une invitation énigmatique reçue sur carte postale timbrée en Italie. Que de mystère... et vous n'avez pas tout vu !

Cette lecture est extraordinaire, elle a le goût de l'enfance, des rêves et des escapades palpitantes, perdues au milieu de nulle part. Les personnages sont adorables, un peu farouches et maladroits, souvent prompts à édulcorer la vérité et à trahir pour parvenir à leurs fins. Mais ils ont beaucoup à nous raconter et c'est formidable de les écouter ! J'ai bigrement aimé ce rendez-vous, riche en émotions et véritable promesse d'évasion. On tombe fou amoureux de ce coin de paradis écossais, battu par les vents et les tempêtes, mais tellement romantique et magique. On sent le souffle de la liberté nous transporter très loin, et pour notre plus grand bonheur. Il y a certes un certain charme vintage derrière tout ça... irrésistible et réjouissant. J'ai adoré. ♥

Gallimard jeunesse (2019) - traduit par Marie Leymarie

Couverture illustrée par David Bean

 

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26/01/19

iRachel, de Cass Hunter

iRachelRachel était une femme brillante, ingénieure surdouée, elle avait créé son double androïde sans imaginer que cela aurait un impact sur sa vie et ses proches. Car Rachel va mourir dans un accident de voiture (nulle préméditation, triste fatalité). Contacté par son collègue, Aidan va alors découvrir le projet secret de son épouse : iRachel, un prototype unique d'une intelligence artificielle remarquable.

Le robot a également été programmé pour s'installer dans leur maison et vivre à leurs côtés. Son but ? Absorber leurs émotions, anticiper les lendemains difficiles et permettre un travail de deuil moins douloureux. Le père et la fille sont choqués et mal à l'aise en sa présence. Mais iRachel est un modèle de patience, de dévouement et de compassion. Elle finit par se fondre dans le décor et réussit à compenser l'absence de Rachel tout en ravivant les souvenirs de la famille.

Franchement, c'est magnifique ! J'étais loin de me douter dans quoi je m'embarquais, mais sitôt ouvert, ce roman a été avalé en une goulée. J'ai été captivée par l'histoire... histoire d'amour et de tendresse, histoire de perte et de manque, histoire de sacrifice et de partage, histoire de trahison et de conquête. On découvre à chaque coin de page un aspect nouveau et étonnant de cette lecture. C'est poignant, c'est doux, c'est romantique, en gros c'est bouleversant. Les personnages sont touchants et très attachants. On a envie pour eux la meilleure solution possible, et puis... on a le cœur gros aussi. Lu en une soirée, ce roman a été un compagnon inattendu et bienveillant. Une découverte pleine d'émotions et qui me laisse avec un sourire jusqu'aux oreilles. J'ai adoré !

JC Lattès (2018) - Traduit par Lucie Delplanque

Titre VO : The After Wife

 

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25/01/19

La première fois qu'on m'a embrassée, je suis morte, de Colleen Oakley

La première fois qu'on m'a embrassée je suis morteJubilee Jenkins souffre d'une allergie rare, celle du contact humain, un simple toucher a un effet cataclysmique. Depuis toujours, sa vie est tout sauf normale, elle vit seule, dans sa maison qu'elle n'a pas quittée en neuf ans, entourée de piles de bouquins. Elle reçoit tous les mois une pension versée par sa mère mais comprend que son monde va chavirer en apprenant son décès. Non seulement elle doit sortir de chez elle, trouver du boulot, parler aux autres, mais elle traîne encore une honte qui lui colle à la peau depuis le lycée, d'où la sirène d'alarme, panique à bord, etc.

Elle va néanmoins gérer au mieux tous les obstacles et décrocher un poste à la bibliothèque où elle fera la connaissance d'Eric. Il ne sait rien de ses problèmes, croit qu'elle est seulement excentrique et tombe sous le charme. Certes, sa vie à lui aussi est complètement bordélique : il est divorcé, fâché avec sa fille et tuteur du fils de ses meilleurs amis récemment décédés. En voulant se réconcilier avec son ado revêche, il se met à lire tous ses romans fétiches et rencontre Jubilee déguisée en Emily Dickinson. Et comme dirait Johnny, cette fille-là, mon vieux, elle est terrible.

N'imaginez pas une romance classique, mais davantage une histoire d'émotions et de sentiments, une histoire de complicité et d'apprivoisement, une histoire de tendresse et de sourire. Et c'est tout bon. J'ai craqué pour cette belle aventure de 500 pages, pour toutes ses incohérences et ses étrangetés, parce que l'allergie de Jubilee n'existe pas mais ses effets relatent l'isolement lié à la peur avec volonté d'en sortir pour profiter pleinement de la vie. Comme tout le monde est en plein chaos dans ce livre, le rythme est lent et fait place à de l'observation. Ça fonctionne vraiment bien car j'ai beaucoup aimé prendre le temps de connaître les uns et les autres, de cerner leurs attentes, de partager leurs humeurs et leurs envies, d'assister aux premiers rapprochements. C'est simple mais très touchant. Par contre ça se termine un peu n'importe comment, j'ai bien failli brandir ma pancarte à l'imposture avant de retourner me coucher rassérénée. Un joli petit roman, doux et fantasque.

Milady (2018) - traduit par Alix Paupy

Titre VO : Close Enough To Touch

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