05/05/20

Petites Recettes de bonheur pour les temps difficiles, de Suzanne Hayes & Loretta Nyhan

Petites Recettes de bonheur pour les temps difficilesCampagnes américaines, années 40, clichés d'un autre monde... j'ai adoré cette ambiance vintage. Et puis les personnages ont achevé de me convaincre.

Gloria Whiteman et Marguerite Vincenzo font connaissance à travers les lettres qu'elles s'échangent entre janvier 1943 et mai 1945. L'une vit dans le Massachusetts, l'autre en Iowa. Elles sont mariées et mères de famille. Leurs compagnons sont au front. Et elles s'écrivent pour tromper leur solitude et pour dire ce qu'elles ont sur le cœur en ces temps difficiles.

En fait, tout est éclatant dans ce roman ! La jovialité des deux épistolières nous éclabousse et nous imprègne : leurs lettres sont vives, spontanées, animées d'espoir et parfois de blues. Elles aussi se font surprendre par leur élan et développent une amitié exceptionnelle et sans faille, quand l'une est fragile, l'autre bondit avec ses recettes et ses anecdotes pleines de sourires. C'est imparable. Même quand il faut houspiller ou rappeler à l'ordre toute dispersion éventuelle... ça ne loupe pas.

Ce roman est un vrai régal à lire ! Il est d'ailleurs contagieux de bonheur et de tendresse : j'ai ri et j'ai pleuré tout du long (et j'ai adoré ça) ! Quelle classe folle ont ces deux femmes ! Glory et Rita sont formidables, je suis encore émue par cette belle rencontre ! Vraiment. ♥

Pocket (2015)

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24/04/20

Le Cottage aux oiseaux, par Eva Meijer

Le Cottage aux oiseauxTrès beau roman qui retrace la vie méconnue de Len Howard (naturaliste anglaise née à la fin du XIXe siècle) dont Eva Meijer a découvert les ouvrages pendant ses années d'études. Miss Howard est depuis tombée dans l'oubli. Son travail n'a jamais été pris au sérieux, n'étant nullement une scientifique de renom. Et pourtant... que de richesse dans son parcours. Eva Meijer s'en inspire sans tomber dans la biographie mais romance son propos en enjolivant aussi ce qu'on ignore. Voilà qui confère au destin de Len mystère et fascination !

Gwendolen Howard a nourri dès l'enfance une passion pour la nature et les oiseaux. Mais c'est la musique qui a d'abord eu sa préférence, en devenant violoniste dans un orchestre à Londres pendant vingt ans. Comme elle se languissait des oiseaux, elle a choisi de tout plaquer pour s'installer dans un cottage à la campagne. Au plus proche de ses mésanges, observatrice attentive et soucieuse du bien-être de ses petits pensionnaires, Len s'est ainsi épanouie dans cette vie en totale communion avec ses aspirations.

Petite parenthèse. Je suis malheureusement très triste de savoir que son héritage n'a pas été honoré comme convenu. Sa maison, pourtant léguée au Sussex Naturalist Trust pour fonder un refuge pour les oiseaux, a été vendue au prix fort à un particulier qui s'est empressé de couper tous les arbres au fond du jardin. Triste et choquant.

Sans quoi, je suis tombée sous le charme de cette lecture pleine de poésie et de simplicité, dont l'histoire raconte la quête du bonheur et la force de caractère d'une femme remarquable. Une héroïne qui me rappelle évidemment Miss Charity et Calpurnia. Prochaine cible : Nature morte aux miettes de pain pour rester dans l'esprit nature & découvertes... 😝

Presses de la Cité (2020) - Traduit par Emmanuelle Tardif

 

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18/04/20

Rebelle du Désert, par Alwyn Hamilton

REBELLE DU DÉSERTCette lecture m'a transportée vers un univers incroyable : des plaines désertiques, écrasées par le soleil et alourdies par du sable à perte d'horizon... Des petites villes égarées avec des populations qui tirent la langue face aux conditions difficiles. Et un sultan despotique qui règne sur son royaume en lançant ses troupes au combat pour museler les réticents. Whaou.

Au centre, nous avons Amani, une héroïne forte et farouche, qui rêve de s'affranchir de son existence misérable. Recueillie chez sa tante après la mort de sa mère, elle a supporté les brimades, les insultes, les coups durs en attendant de pouvoir quitter au plus vite ce trou à rats. Experte en armes, elle se présente à un concours de tirs en prétendant être un garçon. Là, elle rencontre un adversaire redoutable. Mais ses ennuis ne font que commencer car la garde rapprochée du sultan va débouler en quête d'un fugitif et Amani va se planter au beau milieu du chemin d'ennemis plus féroces que jamais.

J'avoue, j'ai d'abord trouvé l'histoire maladroite et confuse (trop de précipitations et aucune transition dans la narration). C'était proche de la cacophonie. Malgré tout, j'étais fascinée par l'ambiance orientale. Elle diffuse un charme exotique et dépaysant... franchement envoûtant. J'ai adoré. Les personnages aussi ont beaucoup de charisme : ils sont drôles, généreux, débordants de fougue et d'ambition... Ils nous embarquent avec eux et dans leurs aventures. J'ai adoré, vraiment. Moi qui cherchais une lecture pour m'évader, là j'ai été servie et j'ai carrément envie de hurler car je n'ai pas la suite sous la main ! 😭

PKJ. (2016)

Series

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16/04/20

Fille des chimères, de Laini Taylor

A63992Étudiante en art à Prague, Karou voyage souvent à travers le monde selon le bon vouloir de son tuteur Sulfure. Ses missions consistent à récolter des dents et autres ossements auprès de marchands peu scrupuleux. La jeune fille s'exécute sans demander son reste et abuse du chantage en exigeant de son mentor toutes sortes de caprices (apprendre des langues improbables, avoir les cheveux bleus ou pouvoir voler librement).

En vérité, Sulfure est un démon magicien. Un fait acquis pour Karou qui a également connaissance de l'existence des anges et des chimères... à part ça, c'est le flou. Elle ne sait pas quel rôle elle joue là-dedans. Mais le jour où elle croise un spécimen de toute beauté, au regard noir, qui fonce sur elle pour l'éliminer, Karou pressent que sa tranquillité vient d'être remisée au placard. Sans rien comprendre, son petit univers familier se brise avec fracas. La jeune fille est désormais seule. Face à un passé sans nom et un inconnu qui ne la lâche plus.

Cette série n'est plus une nouveauté (parution 2012) mais elle m'a toujours fascinée. En l'exhumant de ma bibliothèque encombrée, j'ai retenu mon souffle en croisant les doigts de ne pas être déçue au tournant. Que nenni. D'office l'écriture m'a soufflée... l'ambiance m'a conquise... l'univers m'a tourneboulée. C'est superbe. Une lecture fascinante dans laquelle on trempe un orteil puis le corps entier en batifolant joyeusement. Au diable toute réserve ! Je conçois néanmoins que la romance est trop instantanée et fougueuse pour me convaincre... MAIS ceci ne ternit en rien la sensation grisante que j'ai ressentie en lisant le roman. Voilà, je suis amoureuse de son aura. Clairement ça !

Gallimard jeunesse (2012) - Traduit par Anne Krief

« Attention, chers lecteurs : il s'agit de l'une de ces séries qui vous rendra fous d'impatience, grincant des dents et vous arrachant les cheveux, dans l'attente du prochain tome. Soyez prevenus ! » Stéphanie Meyer 

 

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11/03/20

La Mémoire de Babel (La Passe-Miroir 3), de Christelle Dabos

La mémoire de BabelUn premier temps perplexe devant le changement d'univers et l'absence de personnages familiers, puis conquise par l'exotisme qui déferle pour enflammer notre imaginaire... j'ai donc dévoré ce troisième tome sans autre façon.
Non, il n'est pas parfait mais lui aussi fascine et nous entraîne dans son sillage avec une histoire épatante. Ophélie se fait désormais appeler Eulalie. Elle vient d'arriver à Babel pour retrouver Thorn. S'acclimatant tout doucement aux us et coutumes sur place, elle comprend qu'elle doit intégrer le Conservatoire pour devenir une Virtuose et accomplir sa quête. Or, son apprentissage ne se déroule pas sans heurt. Ses camarades lui en font baver, son aura intrigue et sa supérieure ne cache pas son ambition en voulant ternir sa crédibilité. La jeune fille est maintenant endurcie aux coups bas et les affronte avec stoïcisme car elle n'a plus de temps à perdre.
Quid de l'ancien intendant ? de l'ambassadeur ? de la filleule ? des ombres, de l'autre et de dieu ?
On avance, on avance.
Le talent de Christelle Dabos est remarquable : elle trace ses contours et ses lignes avec une méticulosité chirurgicale. C'est fin, très élégant, drôle aussi. On pourrait se lasser de l'air éberlué et des maladresses de l'héroïne, de ses sacrés coups de chance aussi, sans oublier l'emprise théologique sur l'histoire ou l'ébauche amoureuse balbutiante.
Mais j'aime tout, sans demi-mesure. Et je m'achemine sereinement vers le quatrième et dernier tome... gonflée de bonheur !

©2019 Editions Gallimard Jeunesse (P)2019 Editions Gallimard Jeunesse

J'ai complètement oublié mes réserves concernant Clotilde Seille, la lectrice pour la version audio de la saga !

En véritable conteuse, elle parvient à nous envelopper dans sa bulle et nous raconte les traditions, les interdits, les enjeux et les pièges que renferment les arches. Les personnages aussi s'en remettent à sa faculté de surprendre, de charmer et de dépasser les clichés.

J'aime le temps passé à écouter la série par ce biais : c'est une plongée étourdissante pour une expérience vraiment enrichissante.

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09/03/20

Malamander (Les Chroniques de Sinistre-sur-Mer #1), de Thomas Taylor

MalamanderCe roman n'avait pas d'autres choix que de me plaire car j'étais déjà enchantée par la couverture (illustrée par l'auteur lui-même). Précision : Thomas Taylor est également l'illustrateur des couvertures anglaises de Harry Potter. Respect total.
Bref.
Cette nouvelle série est une invitation à l'aventure et aux mystères. Bienvenue à Sinistre-sur-Mer qui compte d'incroyables légendes censées alimenter l'imaginaire des touristes. Sauf que l'hiver venu, ces contes sont bel et bien réels. À l'hôtel du Grand Nautilus, où travaille le jeune Herbert Lemon, une demoiselle échevelée débarque dans son bureau, se présentant comme Violette Parme, en quête d'un détective pour retrouver ses parents disparus.
Car la fonction de notre ami est d'être le Trouveur d'Objets Perdus de la ville. Violette lui explique que sa famille n'a plus donné signe de vie après leur passage à Sinistre-sur-Mer (elle était alors un bébé de quelques mois quand elle a été découverte dans une chambre d'hôtel). Nulle trace des parents, à part des indices inquiétants.
Sans donner son accord, Herbert est pourtant entraîné dans son étonnante histoire. L'occasion pour le lecteur d'en apprendre davantage sur les environs et les personnages. Cette petite prospection est d'ailleurs très appréciable : on visite un bibliodispensaire (où un singe-sirène sélectionne exprès le livre qu'il vous faut lire), on se pourlèche les babines au fish and chips chez Mouillette, on parcourt les couloirs sombres d'un musée exotique, on combat le froid, le vent, la pluie en traçant sur la plage et on salue la Récolteuse officielle des Objets Échoués...
Fabuleux, non ?
Mais on n'oublie pas le danger qui se faufile, entre l'abominable Homme au crochet qui course la jeune Violette ou le monstre marin qui suscite des convoitises à cause de son œuf magique qu'il protège jalousement... On n'en mène pas large mais on adore ça. Pour ma part j'ai bu ce roman comme du petit lait : ambiance fantastique, énigmes captivantes, contes et décors extraordinaires. C'est un début remarquable et réussi pour un auteur talentueux et dans un imaginaire foisonnant. Laissez-moi, j'ai besoin de rêver encore...

Seuil jeunesse (2020) - Traduit par Amélie Sarn

 

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04/03/20

Sacrées sorcières (de Roald Dahl) par Pénélope Bagieu

Sacrées sorcières pénélope bagieuEXCELLENTE ADAPTATION !

Ce format BD colle merveilleusement à l'humour malicieux de Roald Dahl. On retrouve le ton espiègle, le suspense et la cocasserie du roman (qu'on ne présente plus). Pénélope B. se régale en s'appropriant ce conte pour enfants qui fait dresser les cheveux sur la tête : on s'éclate avec sa petite grand-mère (note inside : le tabac tue), la relation avec son petit-fils est tordante, leur aventure à l'hôtel prend un tour affolant mais l'histoire est vraiment riche en rebondissements, émotions, claquements de dents, sourires et applaudissements.

Le mythe des sorcières retrouve aussi ses lettres de noblesse : oui, ce sont des femmes cruelles et sans cœur. Elles détestent les enfants et ont prévu de les éliminer du royaume. Et toc ! Le plan est infaillible... enfin, c'était sans se douter de l'espion derrière le paravent, qui sent le caca de chien.

J'avoue : Sacrées sorcières est mon roman préféré de Roald Dahl ♥
Seule entorse à la règle : Pénélope B. a créé un nouveau personnage qui n'existait pas dans le texte original. Elle a ainsi glissé une petite fille pour permettre aux lecteurs d'aujourd'hui de choisir le héros auquel il aimerait s'identifier. #ZeroDiscrimination #HeForShe

En tout cas, c'est une lecture formidable et terriblement palpitante. Une adaptation éclatante d'un classique qui n'a pas pris une ride. Humour noir et tension dramatique au taquet... absolument stupéfiant (et pétrifiant). Oui, on reste sur les fesses.
Et moi, j'adore !

Gallimard BD / Collection Fétiche (2020)

 

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28/02/20

Les Amours d'Alfréd, de Maude Mihami

LES AMOURS D'ALFRÉDVoici donc la suite (ou pas) des Dix voeux d'Alfréd : un petit roman drôle et attachant dans lequel on faisait connaissance avec le duo des Alfred, grand-père et petit-fils, dans un village breton durant les années 70. Campé dans une ambiance familiale et bienveillante, vraiment, ce roman était extra !

Celui-ci permet également de renouer avec la douce sensation de croquer sa Madeleine de Proust. On plonge dans une lecture sans chichis mais racontée avec humour. Le jeune Alfréd tombe amoureux de sa maîtresse qui ressemble à France Gall, tandis que son grand-père réalise qu'il serait temps d'avouer ses sentiments à son grand amour de toujours !

L'histoire s'écoule sur un rythme tranquille et néanmoins pittoresque. C'est comme une petite friandise craquante et croquante qu'on déguste avec un sourire attendri. Il n'y a sans doute plus cette étincelle de nouveauté, ce bonheur inattendu de tomber sur une petite pépite... mais ça reste pétri de bonne humeur, dopé à la trouspignôle et cerné de questions existentielles.

Place aussi à un peu d'émotion dans ce roman : un fantôme nous cause, sa mort soudaine a laissé ses potes sur les fesses mais la vérité peine à éclater... Et d'autres êtres chers nous quittent. Quel choc ! J'ai senti mon cœur se serrer par moments, mais ce sont clairement de bonnes émotions.

Bref. On ressort de cette lecture avec de beaux souvenirs en poche et la sensation d'une rencontre pure, vraie, essentielle. Un troisième livre... oui, encore !

Nil éditions, 2019

 

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11/02/20

L'Enfant du Cerf (Shikanoko, #1) par Lian Hearn

A58814C'est encore une immersion hallucinante que nous propose Lian Hean à travers cette série (en quatre tomes) qui s'inspire des grandes épopées guerrières du Japon médiéval. Comme souvent avec les romans japonais, les noms des personnages me freinent un peu pour me sentir à l'aise et naviguer à l'aveugle. J'ai besoin de temps pour m'acclimater et mémoriser la distribution.
Nous suivons donc le jeune Kazumaru, orphelin de père, condamné par son oncle, abandonné en pleine montagne où il rencontre un sorcier et reçoit un masque de cerf au pouvoir remarquable. Désormais Shikanoko (son nom adulte) voyage en compagnie d'un vieux sage et d'une belle enchanteresse qui fera tourner les sens du seigneur Kiyoyori. Lorsque son fils, le jeune Tsumaru, est enlevé, l'homme n'a plus trop le choix que de se rendre chez le prince abbé pour prêter allégeance. Une conspiration contre l'empereur gronde, mais Kiyoyori reste fidèle à ses valeurs.
Humm... en fait, c'est pratiquement mission impossible de présenter cet ouvrage car l'intrigue est nouée de mille nœuds qui cadenassent le plan de façon remarquable. Plus on progresse dans la lecture, plus les liens nous apparaissent et nous ébranlent.
Car c'est une sempiternelle histoire de pouvoir, de vengeance, d'amour et de jalousie. Une histoire avec des accents fantastiques car les bois sont hantés par des esprits, les personnages sont possédés et la magie circule dans l'air. C'est assez sombre aussi car les ambitions - et les passions - sont dévorantes. Je ne vous raconte pas la fin, mais j'étais sous le choc !
Impossible de ne pas ouvrir La Princesse de l'Autumne dans la foulée.

Gallimard jeunesse, 2017 

Couverture illustrée par : Yuko Shimizu

Traduit (anglais) par : Philippe Giraudon

Lian Hearn dévoile dans ce «prequel» les origines mythiques du «Clan des Otori». Elle nous plonge dans un monde envoûtant où se mêlent les aventures de samouraïs traditionnelles et une dimension surnaturelle d'une grande originalité.

 

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10/02/20

La Police des fleurs, des arbres et des forêts, de Romain Puértolas

La Police des fleurs, des arbres et des forêtsUn jeune officier de police, fraîchement diplômé, est envoyé dans le petit village de P. pour résoudre le meurtre de Joël, seize ans, dont le corps a été découpé en petits morceaux et éparpillés dans des sacs Galerie Lafayette retrouvés dans des cuves à confiture ! Sur place, notre homme ne cache pas son scepticisme face à une « police des fleurs, des arbres et des forêts », alias le garde-champêtre Provincio, du genre débonnaire et qui va servir de guide dans cette sordide affaire familiale.

Imaginez, un môme orphelin, maltraité au vu et au su de tous, à peine pleuré et déjà enterré sans autre forme de procès. C'est fort de café ! Notre officier promet de remuer ciel et terre pour épingler le coupable et rendre justice à cette pauvre victime innocente. De son côté, le maire a choisi d'ériger une statue en la mémoire de Joël, en attendant la police a du pain sur la planche !

Et quelle bidonnade ! C'est ce qu'on nommerait une comédie policière hautement burlesque ! C'est franchement bon. On se passionne pour l'histoire, pour l'enquête, pour les personnages. On rit à la lecture des lettres échangées entre l'officier, la procureure de la République et le garde-champêtre. L'histoire se déroule en plein été 1961, dans un petit coin de campagne, le téléphone a été coupé suite à une tempête donc les échanges ont lieu par écrit et par cassette audio. Quelle farce ! Mais vraiment. On vous prévient en avance : cette histoire policière n'est pas « comme les autres » car elle réserve un « coup de théâtre final époustouflant ». Ah ah. La couleur est annoncée.

Et c'est vrai que c'est carrément tordant ! Cela ne nous taraude pas non plus tout au long de la lecture. On avance plaisamment dans le récit et on savoure les bons mots, les déconvenues et les ressorts de cette enquête loufoque. Et puis, bim bam boum... la belle affaire ! J'adore cette rouerie. Si vous avez aimé Tout un été sans Facebook, alors vous allez adorer cette nouvelle aventure.

©2019 Éditions Albin Michel (P)2019 Audiolib

Format audio vraiment TOP ! Et que dire de la conversation qui conclut l'écoute... entre Romain Puértolas et Thomas Marceul, la complicité est de mise. On croirait assister à une discussion entre deux potes. C'est très drôle et intéressant à partager (avec une petite incursion technique livrée en live, sans coupure, vraiment on partage TOUT !). 

 

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