02/08/18

Les enfants du fleuve, de Lisa Wingate

les enfants du fleuveAlors que leur mère est en plein accouchement difficile, les cinq enfants Foss sont arrachés de leur péniche pour être conduits dans un étrange orphelinat. On leur explique que leur maman est morte et que leur père a renoncé à ses droits parentaux. Les adorables bambins aux boucles blondes sont rapidement exhibés et présentés à des riches familles qui les adoptent les uns après les autres. Rill est l'aînée de la troupe, elle a douze ans et se rebiffe contre cette séparation forcée. Elle ne comprend pas non plus qu'on leur impose de changer de nom et qu'on leur interdise d'évoquer leur vraie histoire. En attendant, la fillette s'accroche pour supporter les conditions difficiles au foyer, les regards libidineux du gardien, les brimades des autres gamins... Leur famille est éclatée mais Rill ne perd pas espoir de sauver sa fratrie.

En Caroline du Sud, de nos jours, Avery Stafford est une jeune avocate à qui tout sourit. Elle vient de se fiancer à son ami d'enfance et se mobilise pour la nouvelle campagne de son père (sénateur) quand elle fait la rencontre d'une vieille dame qui s'émeut à la vue de son bracelet en forme de libellule. Un détail en amenant un autre, Avery va contacter un certain Trent Turner, chargé de remettre un courrier en mains propres à sa grand-mère, laquelle n'a hélas plus toute sa tête. Négociant au mieux, la jeune femme parvient à obtenir les documents qui la poussent à enquêter toujours plus loin sur un héritage familial complexe et inattendu.

Sitôt les premiers chapitres avalés, le temps de replacer chaque personnage dans son contexte, j'avoue que l'histoire n'a pas cessé de me hanter ! On suit avec passion les deux parcours racontés en parallèle, attendant avec fébrilité la collision, car l'intrigue est conduite de longue haleine et remue profondément notre corde sensible. On y découvre aussi le scandale Georgia Tann ou, pendant trente ans, son trafic d'adoptions sous le manteau a fait sa fortune, en volant les plus démunis pour complaire aux foyers argentés. Bénéficiant au passage de complicités bienveillantes, son marché juteux n'a jamais été inquiété mais propulsé de nombreuses familles dans un chaos sans nom.

En somme, cette lecture est excellente ! Elle m'a fait vivre mille émotions et se révèle étonnamment attachante. On se balade ainsi en plein cœur de l'Amérique bon chic bon genre à courir après une histoire invraisemblable, tour à tour romanesque, poignante et passionnante. Une belle trouvaille.

éditions Les escales (2018) - Traduit par Aude Carlier

 

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09/07/18

Les mille et une vies des urgences, de Dominique Mermoux & Baptiste Beaulieu

LES MILLE ET UNE VIES DES URGENCESJe ne connaissais pas le roman de Baptiste Beaulieu, Alors Voilà, lui-même tiré de ses chroniques de blog : Alors Voilà. | Journal de soignées/soignantes réconciliées. Mais j'ai adoré cette adaptation illustrée par Dominique Mermoux.
C'est une lecture à la fois drôle, touchante et pleine de sincérité. Un témoignage sensible, mais sans sensiblerie futile, de la vie des urgences et des petites fourmis qui s'y bousculent. On y croise des internes au top, des hommes et des femmes avec leurs bagages, leurs désirs et leurs secrets, des chefs grincheux, des malades qui vont et viennent, des cas insolites ou farfelus, d'autres bouleversants, d'où les anecdotes à la pelle !
Tout commence avec la dame de la chambre 7 du cinquième étage - celle que Baptiste surnomme L'Oiseau de Feu, du fait de sa chevelure flamboyante. Gravement malade, cette femme est en train de s'éteindre mais résiste jusqu'au retour de son fils bloqué en Islande à cause du volcan en éruption. Pour combler cette attente, Baptiste décide de lui raconter des histoires.
Entre joie et peine, ce rendez-vous aux urgences est un patchwork d'émotions. On en sort le cœur plus gros, plus lourd, plus compatissant aussi. On éprouve une grande admiration pour le dévouement de Baptiste, Anabelle, Frottis, Chef Pocahontas, Blanche, Fabienne, Poussin, Brigitte, Solveig, Amélie, le commandant Viking etc. On rit et on pleure à leurs côtés (bienvenue aux soirées camouflage). En bref, on s'installe dans un coin et on les écoute...
C'est sans artifice, sans pathos. Juste de l'humanité et de la vie 
Très, très bon !

Rue de Sèvres (2017)

 

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Streamliner #1. Bye-bye Lisa Dora & #2. All-in Day, de 'Fane

Streamliner byebye lisa dora

Cristal O'Neil vit seule en plein désert avec son vieux père Evel, une ancienne légende des courses de vitesse au volant de sa mythique Black Widow. Ils sont propriétaires d'une petite station service sur des hectares à perte d'horizon.
Leur tranquillité va être mise à mal avec l'arrivée de Billy Joe, clope au bec, blouson en cuir et sourire carnassier. Leader des Red Noses, il a l'intention d'organiser une course sauvage, réunissant des milliers de pilotes intrépides.
Abusé par ce rassemblement de têtes brûlées, le père de Cristal va précipiter son malheur et mettre en jeu le titre de propriété de la station, contraignant sa fille à conduire la Black Widow pour sauver leur gagne-pain.
Tous ont la rage de vaincre et se contrefichent des règles. Mais tous sont alléchés par l'appât du gain ou par le désir de changer de vie. D'ailleurs le casting ne manque pas d'être époustouflant : outre la chanteuse de rock Calamity, les amazones des Black Panties ou les mystérieux frères Jarret, on trouve aussi  William Boney alias « The Kid » cherchant à échapper aux fédéraux à ses trousses...
On sent à la lecture de cette série (en deux volumes) la poussière du désert, la poudre de la carabine, la sueur et le sang des challengers, le sel des larmes aussi.
Et c'est avec fascination qu'on plonge dans cette ambiance - à la fois âpre et sexy, mais sans racolage. On s'attache aux personnages, leurs parcours et leurs histoires se dévoilent. On découvre plus loin la course médiatique et les magouilles politiques. Les autorités sont dépassées, le run du siècle est lancé.
Bref on suit les pleins et les déliés, les courbes impeccables, les freinages implacables, les moteurs qui chauffent et le caoutchouc qui brûle. La mort est défiée à chaque instant et la vie vécue à mille à l'heure...
Autant dire que j'ai gobé cette lecture avec exaltation. C'était intense et j'ai adoré !

Rue de Sèvres (2017)

 

Streamliner allin day

SÉRIE EN 2 TOMES - 'Fane offre avec Streamliner une œuvre sensible, explosive et déroutante qui lui ressemble.

 

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04/07/18

Un petit pois pour six (Histoires des Jean-Quelque-Chose) de Jean-Philippe Arrou-Vignod

Un petit pois pour sixC'est toujours à la saison estivale que je retrouve ma famille des Jean-Quelque-Chose - une marmaille de six garçons turbulents et leurs parents d'une patience d'ange - dans une série de petites chroniques de la vie quotidienne.
Et ainsi, on se rend à la bibliothèque chaque jeudi après-midi, on couvre les rendez-vous secrets de Jean-A, on part à la pêche aux lançons, on écoute les conseils aguerris de papa, on s'inspire des palpitantes enquêtes du Club des Cinq, on écrit et on réécrit de belles histoires, on organise une super fête des mères, on découvre chez Papy Jean une cabane dans les arbres et on s'imagine passer toute une nuit là-haut, même pas peur, même si la nuit des Robinsons vaut bien quelques frissons...
En somme, c'est savoureux et tendre à lire. On replonge au pays de l'enfance et de l'imagination foisonnante. On se fond une place confortable parmi une joyeuse tribu attachante. On vit au rythme de leurs bagarres et de leurs jeux. C'est merveilleux.
La lecture est adorable. On sourit tout du long et on se sent comme dans un cocon douillet. Un territoire familier.
Mais bien sûr je ne vous apprends rien : il suffit de replonger dans la nouvelle compilation de cette famille aux petits oignons pour goûter le parfum du bonheur !  

Gallimard jeunesse (2018) - illustrations de Dominique Corbasson

 

Le 21 février 2018, Dominique Corbasson s'éclipsait avec sa poésie, sa douceur, sa fraîcheur et son charme discret... 
Jean-Philippe Arrou-Vignod lui a rendu hommage.

J'ai eu le bonheur de faire une dizaine de livres avec Dominique Corbasson. Durant près de vingt ans, elle a donné un visage à mes Jean-Quelque-chose. Son trait lui ressemblait : élégant, lunaire et drôle.
Elle envoyait ses délicieuses saynètes sur des bouts de papier, l'air de rien, et chaque fois, c'était juste, piquant, poétique. Elle seule savait rendre émouvante une rangée de bottes d'enfants ou un bracelet scoubidou.
Parfois, dans l'euphorie, il lui arrivait d¹ajouter quelques Jean à ma petite tribu. On en riait ensemble. « Six frangins, Dominique, tu ne crois pas que c¹est bien suffisant ? » Tant pis, je changeais la scène pour elle ou en écrivais une autre. Elle se savait étourdie, oubliait ses lunettes partout, mais son coup de crayon, lui, était net, précis, étrangement doux et tranchant et à la fois.
Il y a quelques semaines encore, elle livrait trois couvertures, si fraîches, si pétillantes de vie.  Aujourd'hui, les Jean sont un peu orphelins. On ne leur dessinera plus de cabanes dans les arbres, de soirée au cirque ou de 404 familiale surchargée de bagages jusqu'au toit. 
Dominique va salement nous manquer.

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02/07/18

Martin perché, de Christian de Montella

martin perchéUn soir de mai 68, alors que Paris est “à feu et à sang”, le père de Martin décide de partir à la campagne, sans demander son avis à sa famille. Pour Martin, quatorze ans, cet exil a un goût de frustration... Il ne cesse de penser à ELLE - une révolutionnaire en herbe, qui croque la vie à pleines dents et court à perdre haleine en dépavant les rues du Quartier Latin sous le nez des CRS. Et lui, en une journée, il a également couru après elle et pénétré dans son monde avec un cœur qui a fait boum-boum-boum. Comme son père est soudain résolu à abattre le chêne ancestral qui siège dans leur jardin (pour construire une piscine), Martin dit non. La nuit, il grimpe dans l'arbre et refuse d'en descendre au petit matin. Sa mère Francine va alors entendre toute son histoire sur sa rencontre avec l'étonnante Angie...

« Angie est arrivée dans notre classe en décembre. On dit qu'elle vient des États-Unis, mais, pour moi, elle vient de nulle part. Elle ne ressemble à aucune des filles que je connais. Elle porte des jeans, des ponchos, des vestes en peau de mouton, et les cheveux frisés, longs et libres.
Elle parle aux garçons comme si elle en était un. Elle interrompt les profs d'histoire et de français pour exiger qu'ils précisent leurs opinions. Quand on la menace de l'envoyer chez le censeur, elle réplique : “Vous ne connaissez que ça : la répression.” Bien sûr, on l'envoie chez le censeur et elle collectionne les heures de colle. Il paraît qu'elle n'y va jamais et qu'elle passera bientôt en conseil de discipline.
- Vous êtes un trublion ! lui dit un jour le prof de latin.
- Vous n'avez pas votre place dans le système scolaire, a renchéri la prof d'histoire, un autre jour.
- Petite enquiquineuse ! s'est écriée la prof de gym le matin où elle lui a demandé pourquoi les filles ne pouvaient pas jouer au foot comme les garçons, tout en ajoutant que, par ailleurs, elle considérait le football comme une activité frivole dont le but était de “détourner les masses populaires de son seul objectif légitime : la révolution”.
Elle n'est même pas jolie. Elle a l'air d'une folle trop intelligente et trop maigre. Et pourtant, elle me plaît. » 

En seulement 90 pages, le roman nous emporte dans sa frénésie, son exubérance et sa joie de vivre. Les personnages sont tous déjantés et fascinants. Puis l'histoire nous embarque dans une exploration, aussi brève qu'exaltante, des événements survenus en mai 68 - on croise ainsi Dany le Rouge, les slogans endiablés, la fougue populaire et la jeunesse en liesse. Tout paraît survolté, tant l'approche est joyeuse et insouciante.
À lire, c'est un vrai régal. 

médium / l'école des loisirs (2018)

*** avec une chouette couverture qui donne envie ***

 

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28/06/18

Les tribulations d'une cuisinière anglaise, de Margaret Powell

Sitôt que j'ai vu les mots magiques « Downton Abbey » en couverture de ce livre, mes yeux ont étincelé de mille feux ! Même si je redoutais en mon for intérieur une lecture rébarbative, il me suffisait d'imaginer Mrs Patmore et Daisy pour que mes doutes s'envolent aussitôt.

Les tribulations d'une cuisinière anglaiseMargaret Powell est née au début du siècle et a grandi dans le Sussex, près de Brighton, dans une famille nombreuse et modeste. Vers 13 ans, la jeune fille doit quitter l'école pour “entrer en condition” et est embauchée comme fille de cuisine. Elle connaît alors le dur labeur des journées interminables, des besognes harassantes et ingrates, des foyers méprisants.
Persévérante et effrontée, Margaret part à Londres et devient cuisinière mais ne conçoit pas de passer toute sa vie au service des autres. Elle rêve de se trouver un fiancé et de se marier. En attendant, elle enchaîne les maisons et ressasse son amertume au travers d'anecdotes truculentes et déversées sans chichis.
C'est ce que j'aime dans cette lecture - outre son humour, c'est le caractère bien trempé de Margaret. Elle dit haut et fort ce qu'elle pense, elle avance au culot et elle ne regrette absolument rien. Elle raconte son expérience sans état d'âme et croque les portraits des uns et des autres avec bonhommie. On sent que le temps a fait son œuvre et que la dame a un regard coquin sur son passé.
J'ai vraiment passé un super moment à plonger dans son histoire. En plus de me croire sur le tournage de Downton Abbey, je me figurais également vivre à une autre époque, celle des maîtres et des valets, des grandes maisons anglaises et des clichés romantiques qu'on gratouille avec tendresse. 
En somme, il y a une vraie âme dans ce livre qui rend sa lecture attachante ET passionnante. On comprend mieux pourquoi le scénariste Julian Fellowes s'en est inspiré pour le film Gosford Park mais aussi pour ma série fétiche... On aime beaucoup. On adore !

« Vivre en condition, ça donne un aperçu, voire des idées, sur ce que ça peut être qu'une vie meilleure. On pense à la façon dont nos employeurs vivaient, et peut-être qu'inconsciemment on essaie de les imiter. Les bonnes manières, ce n'est peut-être pas très important, mais ça aide à faire son chemin dans la vie, malgré tout. »  

Petite Bibliothèque Payot (2014) - traduit par Hélène Hinfray

 

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Dans l'Angleterre du début des années 1920, la jeune Margaret rêve d'être institutrice mais doit “entrer en condition” et travaille dans les cuisines des grandes maisons bourgeoises. Grâce à son franc-parler aux antipodes des récits nostalgiques de domestiques trop parfaits, ce truculent témoignage paru en 1968 valut la célébrité à Margaret Powell (1907-1984) et inspira plusieurs scénaristes, dont celui de la série Downton Abbey.

 

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27/06/18

Kat et la source magique, de Stephanie Burgis

Kat et la source magique

Je viens de relire cette série qui débute avec Kat, apprentie magicienne et je pousse un gros soupir de dépit car le troisième tome annoncé (Stolen Magic) ne sera vraisemblablement jamais traduit. Dommage. Cette lecture avait pourtant de sérieux atouts pour charmer les Janeites en herbe.
L'histoire se passe au XIXe siècle. La famille Stephenson compte trois filles et un garçon. Le père est un honorable pasteur, veuf et remarié, sa nouvelle épouse a le souci de bien marier toute sa descendance, mais voilà... Kat et sa sœur Angeline ont récemment découvert qu'elles avaient hérité des dons de leur maman défunte - une puissante sorcière - et qu'elles pouvaient bidouiller ci et là leurs talents pour esquiver un mariage arrangé ou cocher une flèche dans le cœur de leurs prétendants. Sentant venir un début de scandale, Belle-maman a toutefois décidé de prendre un bol l'air à Bath et met en garde tout son petit monde - aucun débordement ne sera toléré. Cela signifie que Charles doit résister aux tentations des jeux du hasard, que Angeline doit trouver un bon parti à épouser et que Kat doit se montrer délicieuse en toutes circonstances.
Malheureusement la famille Stephenson va de nouveau plonger dans des intrigues improbables - Charles s'acoquine avec des étudiants d'Oxford, Angelina tombe dans les bras du plus grand libertin du royaume et Kat entraîne sa cousine Lucy aux thermes romains où celle-ci va succomber à un étrange enchantement et perdre tout contrôle !
En bref, cette lecture combine le charme, la fantaisie et l'aventure. Et c'est un vrai régal. On hume ainsi un doux parfum de classiques anglais, associé à une atmosphère fantastique, qui franchement dépote et virevolte et tourbillonne sans fin. Le tout produit un effet enivrant... Ma foi, tentez l'expérience à votre tour ! Ce serait une bonne séance de rattrapage qui pourrait porter ses fruits. 

seuil jeunesse (2014) - traduit par Rosalind Elland-Goldsmith

série : Kat apprentie magicienne

couverture illustrée par Alexandra Huard

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Stephanie Burgis est née aux Etats-Unis et vit au Pays de Galles. Écrire les aventures de Kat était un moyen de concilier son amour pour Jane Austen et son admiration pour Tolkien.  

 

 

25/06/18

Les Super Méchants Tome 5 : Opération Gaz galactiques, d'Aaron

Cinquième tome des aventures de nos super méchants, qu'on ne présente plus !

Les super méchants opération gaz galactiques

Le Professeur Marmelade a mis le souk avec son Zombator - toute la planète est désormais envahie par des créatures devenues des zombies. Panique générale. L'Agent Foxy a déjà un plan pour contrer l'ignoble individu qui s'est planqué sur la lune : il n'y a plus qu'à voler une fusée ! Mais bien sûr. M. Loup et ses compères ne sont plus à une surprise près. Dans le souci de se racheter une conduite, ils n'ont de cesse d'accepter les missions les plus périlleuses et enchaînent les prises de risque insensées. Cette charmante Miss Foxy est également douée pour rendre chamallow les cœurs les plus endurcis de nos brutes épaisses... mais ceci est une autre histoire.

En avant pour une nouvelle aventure complètement foldingue ! Des ruses toutes plus absurdes, des pirouettes, des crises d'hystérie, des burritos, des prouts et de l'héroïsme à toutes épreuves... Oui, tout ça vous attend dans cette lecture aussi drôle que captivante ! Le programme Apollo peut d'ailleurs renaître de ses cendres : on vient de dégoter une belle brochette d'énergumènes pour se lancer dans la mission de leur vie. Opération intergalactique à mourir de rire ! On rit, mais qu'est-ce qu'on rit !

Je suis définitivement fan - à chaque épisode, c'est la bidonnade assurée ! Une série hautement recommandée pour petits et grands.

Casterman, 2018 - traduit par Emmanuel Gros

PROCHAIN TOME RDV EN SEPTEMBRE 2018 

 

 

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21/06/18

La Terrifiante histoire de Prosper Redding #1 : Une Alliance diabolique, d'Alexandra Bracken

la terrifiante histoire de prosper reddingQuelques jours avant leur douzième anniversaire, les jumeaux Redding sont conviés dans le Cottage de leur grand-mère pour une grande réunion familiale. C'est sans se douter du piège à venir... car Prosper et sa sœur Prue vont être testés pour savoir lequel des deux est possédé par le démon. Vrai de vrai.
En fait, une vieille malédiction court chez les Redding - un pacte aurait été conclu mais sans jamais s'acquitter de la dette. Résultat, le démon est en colère et réclame son contrat avec âme en péril. Prosper, mouton noir de la famille, découvre qu'il vient de décrocher le gros lot. Aussitôt, ses proches lui tombent dessus et l'enferment dans un cachot. Le reste tombe dans l'oubli... Prosper se réveille dans une maison inconnue, chez un oncle et une cousine qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam.
Pourtant, Barnabas et Nell sont ses dernières roues de secours. Ils connaissent le sortilège capable de le libérer du démon, mais doivent réunir tous les ingrédients dans un laps de temps très court. En attendant, Prosper doit se cacher, prendre une nouvelle identité, rompre tout contact avec les Redding et résister à l'attraction démoniaque.
Car Alastor est un démon charmeur et persuasif. Il va habilement se servir du garçon pour qu'il gagne en popularité à l'école ou décroche les honneurs en arts plastiques. Ses intentions sont claires - pactiser avec Prosper - mais celui-ci n'est pas né de la dernière pluie. Il connaît trop les ravages d'une vie vouée à la destruction et à la vengeance pour tomber sous sa coupe.
Résultat, ils vont former un duo impayable ! Alastor est une créature mauvaise et perfide, mais joue franc jeu et avance sans filtre, si bien que Prosper n'est pas dupe de son numéro mais copine avec lui pour servir ses intérêts. Le gamin, particulièrement maladroit, possède aussi un solide sens de l'humour et une autodérision à toutes épreuves.
Qu'est-ce qu'on rit ! Je m'attendais, au vu de la sublime couverture, à une histoire sombre et effrayante, au bout du compte je découvre avec plaisir une intrigue savoureuse et cocasse. Quel bonheur. Certes, il y a aussi de la tension et du suspense, une bonne surprise finale et des haussements de sourcils qui font que j'ai vraiment très, très envie de lire la suite !
La lecture est surprenante et extraordinaire. J'ai dégusté chaque bouchée à la petite cuillère. Miam.

seuil jeunesse, 2018 - traduit par Cécile Magné

illustration de couverture : Anaïs Albar

 

 

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La Chanson d’Orphée, de David Almond

La chanson d'Orphée

David Almond est un enchanteur. Il peut me raconter toutes les histoires du monde, je suis bouche bée, yeux écarquillés, incrédule et fascinée. C'est dit. Dans ce roman, nous faisons connaissance avec Claire, 17 ans, son amie Ella et leur bande de potes avides de croquer la vie à pleines dents. « Nous étions libres, sans attaches, sûrs de ne jamais devenir vieux ni ennuyeux. » 
Pendant les vacances de Pâques, le groupe part camper dans le Northumberland et fait la rencontre d'un étrange garçon, très beau, en train de jouer de la lyre. Sa chanson les ensorcelle, si bien que Claire téléphone à son amie Ella, restée à la maison, pour partager cet instant de grâce. À l'autre bout de la ligne, la jeune fille a le coup de foudre. Dès leur retour, Ella est intarissable. Il lui faut Orphée. Elle brûle d'envie de le rencontrer, elle pressent une grande, une belle, une puissante histoire d'amour, un lien fort et inaltérable. Et bim, Orphée débarque en ville. Ella tombe dans ses bras. Spectatrice envieuse et jalouse, Claire raconte cette passion foudroyante.
La lecture nous emporte loin dans un univers lyrique et follement romantique, où les mots fusent et font des claquettes sur la route de brique jaune. C'est magnifique. David Almond m'ensorcelle avec son style, son imaginaire et sa précision d'orfèvre. On plonge dans une histoire fabuleuse, aux inspirations très prononcées, mais qui se déroule dans une Angleterre actuelle. Cette aventure fait aussi la part belle à la jeunesse, à la musique et à la littérature. Les passions sont disproportionnées, les émotions fortes, les chants poignants et les sacrifices bouleversants. Cela peut se lire comme un conte, moderne et poétique, ou comme un formidable hommage à l'amour.
La qualité esthétique est également au rendez-vous : quand Orphée se rend en Enfer, les pages deviennent alors toutes noires et la police de caractères se met à danser et projeter des ombres sur les murs. C'est surprenant, impeccable. Parfait pour une lecture unique en son genre. 

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Diane Ménard 

#moisanglais_2018

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David Almond a d'abord été postier, vendeur de balais, éditeur et enseignant. Un beau jour, il quitte son travail, vend sa maison et rejoint une communauté d'artistes pour se consacrer entièrement à l'écriture. Skellig, son premier roman pour la jeunesse, remporte un grand succès et reçoit la Carnegie Medal. Le style de David Almond consiste à allier réalité et imaginaire, créant un mélange excitant et original, composé de drames humains, d'allégories et d'épisodes surréalistes. Il est l'un des écrivains préférés de J. K. Rowling et a reçu le prix Hans Christian Andersen (surnommé le petit prix Nobel de littérature) à Bologne en 2010.

 

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