21/10/15

Le Retour du Chat assassin, de Véronique Deiss

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D'après la série d'Anne Fine ! Ce deuxième tome est toujours aussi désopilant.

Ellie et ses parents partent une semaine en vacances et confient le chat Tuffy au pasteur Barnham, qui se révèle un véritable tortionnaire aux yeux de notre ami félin. Imaginez toute la sainte journée à supporter le vrombissement de l'aspirateur ou la même pâtée insipide servie à chaque repas pour ne pas gaspiller la nourriture... Un comble. Notre Tuffy décide d'entrer en rébellion. La petite voisine est si charmante, si attentionnée, si compréhensive... Pourquoi ne pas combler ses espoirs les plus fous ? Hop, un bonnet en dentelle et une grosse robe à froufrous, Tuffy devient Jeannette et se sent comme un coq en pâte. Lui, si gras, désormais la risée de ses potes ? Cela ne va pas se passer comme ça ! 

L'adaptation en bande dessinée de la série d'Anne Fine est une parfaite réussite grâce aux illustrations aérées et pleines d'humour de Véronique Deiss, qui connaît le chat assassin comme sa poche (elle illustre aussi les livres). C'est une lecture courte, mais dynamique, où s'enchaînent gags et situations grotesques à chaque page. Et c'est franchement très drôle. Pour tous les âges.

Rue de Sèvres / Octobre 2015

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Rendez-vous, tous les mercredis d’octobre, pour la lecture BD de la semaine avec le #Challenge Halloween ! 

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09/10/15

Les Aventuriers du soir, d'Anne Brouillard

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L'univers d'Anne Brouillard est décidément chic et chaleureux, comme le prouve cet album qui ressemble fort à une (nouvelle) invitation à se réfugier dans la forêt, avec Gaspard et ses amis Lapinus et Mimi le chat.

Tout de suite, on se sent bien. Comme dans un cocon, doux et confortable, avec la sensation d'être coupés du reste du monde. Nos petits camarades ont construit une cabane où ils passent l'essentiel de leur temps. Ils inventent des jeux ou font semblant de pêcher. Ils grimpent dans les arbres. Ils sont heureux, seuls dans leur bulle. À regarder la vie extérieure qui continue sans eux.

Lorsque la journée se termine, Gaspard décide de rentrer chez lui, dans la maison qui s'illumine comme « un phare de l'autre côté de l'océan ». Il fait bon et chaud d'être de retour chez soi ! Mimi le chat continue de vagabonder dans la forêt, mais Gaspard ne s'inquiète pas. Le félin se faufilera jusque dans son lit au moment voulu. 

Que de magie dans cette lecture, parsemée des mêmes petits cailloux, que l'auteur aime disséminer dans ses livres : la nature, l'enfance, les animaux, la nuit, la maison... Elle mélange tout ça dans des décors d'apparence ordinaire, mais dans lesquels l'enfant peut facilement s'identifier (la chambre et les jouets éparpillés sur le sol, les repas pris en famille, autour de la table). 

Les illustrations aussi sont magnifiques, les couleurs habilement nuancées, avec des teintes crépusculaires apaisantes, et une mise en scène raffinée... Même l'histoire déroule son fil avec délicatesse, en toute simplicité. Voilà qui réserve un doux moment à partager. À préconiser le soir, pour le coucher, la lecture idéale pour rassénérer l'enfant.

Les éditions des Éléphants / Septembre 2015

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05/10/15

Animale: La Malédiction de Boucle d'Or, de Victor Dixen

#Challenge Halloween - Étape 1 : Le 5 octobre 2015
Il est minuit : en route ! Un chemin sinistre et perdu dans la lande vous attend. A moins que vous ne décidiez de vous aventurer dans la Forêt des Damnés. A vous de choisir !

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«Une nuit, j'ai rêvé que je m'approchais doucement d'une chaumière perdue dans la forêt... et je me suis réveillé juste avant de pousser la porte. J'ai relu le conte des Trois Ours dans la foulée et je me suis aperçu qu'il n'avait pas de fin. La jeune fille saute par la fenêtre et disparaît. J'y ai vu une mission: retrouver la trace de Boucle d'or.»

Animale La Malédiction de Boucle d'or

Blonde, qui a grandi entre les murs d'un couvent isolé dans la forêt des Vosges, ne connaît rien de son passé, si ce n'est d'avoir été recueillie par les sœurs alors qu'elle n'était qu'un bébé. La jeune fille possède une magnifique chevelure d'un blond doré, qu'elle doit coiffer en chignon, et ne quitte jamais ses lunettes teintées ni l'enclos du couvent pour préserver sa santé jugée fragile.

Un soir, dans sa chambre, elle reçoit la visite inquiétante d'un vieil homme qui lui remet un dossier où est consignée l'enquête de la police sur la disparition d'une jeune femme, une certaine Gabrielle de Brances, dans la forêt vosgienne, mais aussi son retour et son étonnante confession. Cette histoire trouble notre héroïne qui, à force de subir les mensonges, les non-dits et les silences, se découvre une rage intérieure de plus en plus flamboyante.

J'ai été complètement transportée par ma lecture, charmée par son univers, ses personnages et ses mystères !
Le roman est aussi envoûtant que l'héroïne illustrée sur la couverture. Je ne peux en dévoiler davantage, mais n'hésitez pas à succomber et plonger dans une vertigineuse aventure mêlant romantisme et fantastique.

Gallimard jeunesse / coll. Pôle Fiction ♦ Août 2015 ♦ illustration de couverture : Mélanie Delon

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29/09/15

Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables, d'Annie Barrows

LE SECRET DE LA MANUFACTURE

Fâchée avec son sénateur de père, qui souhaitait la fiancer contre son gré, Layla Beck accepte le premier job venu - écrire l'histoire de Macedonia, une petite ville de Virginie-Occidentale, pour le compte d’une agence gouvernementale. Contre toute attente, cette expérience va s'avérer grisante et pleine de surprises ! Layla s'installe chez les Romeyn, dans la moiteur d'un été caniculaire, et découvre chez cette famille un passé cerné d'ombres et de fantômes. À force de fouiller dans les archives de la ville et les anecdotes des habitants, la jeune femme va se connecter avec un secret familial, doublé d'un drame sentimental, qui a plongé Jottie, son frère Félix et leurs proches dans un silence pesant et expliquerait leur mode de vie engourdie.

Ce roman, très attendu depuis que j'avais été enchantée par Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, co-écrit par Annie Barrows et sa tante Mary Ann Shaffer, ne lui arrive sans doute pas à la cheville, mais offre malgré tout un instant de lecture absolument réjouissant. L'histoire nous balade gentiment, au cours des 600 pages pour 18 heures d'écoute, à travers les rues de Macedonia et en compagnie d'une brochette de personnages attachants, qui se plaisent à colporter toutes sortes de fables et dressent ainsi un tableau de la ville particulièrement cocasse.

On se sent vite comme un coq en pâte, pas mécontent de notre visite. À côté de ça, le secret de la famille Romeyn nous taraude. Et c'est grâce à la curiosité insatiable de la jeune Willa, douze ans, que certains mystères du passé vont se lever. Pourquoi Jottie se refuse d'aimer à nouveau ? que fabrique Félix dès lors qu'il s'échappe de la maison pour revenir les poches pleines d'argent ? quels mensonges Vause Hamilton a-t-il emportés dans sa tombe ? qu'est-ce qui a pu briser leur amitié avec Sol McKubin ?

Même si le rythme est lent et le roman copieux, la lecture ne m'a inspiré aucun ennui. J'ai été charmée par l'ambiance, captivée du début à la fin. J'avais l'impression de décrocher avec la réalité qui m'entourait pour voyager dans un décor dépaysant mais chaleureux. Cela m'a beaucoup plu. Les histoires de famille et les petites villes américaines n'ont pas fini d'exercer leur attrait sur moi ! Claire Tefnin (Audiolib) prolonge cette sensation de bien-être grâce à une voix agréable et apaisante. 

Audiolib / Septembre 2015 ♦ Texte lu par Claire Tefnin (18h 26) ♦ Traduit par Claire Allain et Dominique Haas pour Nil éditions (The Truth According To Us)

28/09/15

Tous nos jours parfaits, de Jennifer Niven

Tous nos jours parfaits

J'ignorais sur quelle pente glissante allait me conduire ce livre - mais je m'en méfiais, dès lors qu'il était comparé à d'autres romans à succès, réputés larmoyants (Nos étoiles contraires, Eleanor & Park). La lecture du 1er chapitre a d'ailleurs fait rugir ma sirène d'alarme - ados suicidaires, au secours ! J'ai donc décidé d'y avancer à tâtons, quitte à choisir de tout arrêter avant que ça fasse trop mal. Ralentir le processus qui consiste à glisser dans la vie des personnages, à tomber sous leur charme, à les aimer follement, tout en tentant de me prémunir contre cet attachement. Peine perdue. J'avais beau lever le nez de mon livre pour prendre une bouffée d'oxygène et me ressaisir, je me sentais irrémédiablement happée par l'histoire de Violet et Finch - deux ados en vrac, déprimés et inconsolables. Elle porte le deuil de sa sœur, lui se sent mal dans sa peau depuis toujours. Elle est choyée, chouchoutée, couvée. Lui est méprisé, hué, poussé à bout. Aucune égalité des chances. Et pourtant ces deux-là se découvrent sur un toit, se sauvent et ne se quittent plus. Pour les besoins d'un devoir scolaire, ils vont partir explorer l'état d'Indiana de la manière la plus insolite - je retiens, par ex., les caravanes recyclées en bibliothèques, plantées au milieu des champs de maïs. Et rêver. Bouquiner. Écrire. Chanter. Crier. Nager. C'est franchement beau. D'une beauté éclatante, mais illusoire. Car on perçoit très vite que le malaise de Violet et Finch est latent. C'est écrit sous chaque mot, cela imprègne tout le roman, pour vous guider vers l'inéluctable. Et fichtre, ça fait vraiment mal. « J'ignorais que ma vie serait changée à jamais parce que tu y es entré et que tu en es sorti aussi brutalement. (...) Je ne te pardonnerai jamais de m'avoir quittée ainsi. J'aimerais juste que toi, tu puisses me pardonner. Tu m'as sauvé la vie. Pourquoi je n'ai pas pu sauver la tienne ? » En plus d'être terriblement bouleversant et très émouvant, c'est un livre à fleur de peau, d'une sensibilité rare et précieuse, qui parvient autant à nous toucher qu'à nous donner le sourire. C'est injuste, mais enivrant.

Gallimard Jeunesse / Septembre 2015 ♦ Traduit par Vanessa Rubio-Barreau (All The Bright Places)

N.B : Après, ça reste personnel, mais je n'aime pas pleurer sur commande - chose qui se répand de plus en plus dans l'édition actuelle, depuis le carton de J. Green. On puise dans le vivier du poignant. Et moi, je n'aime pas le mélo ! Le roman de Jennifer Niven a pour lui d'être différent de la tendance, en se voulant simplement harmonieux et lyrique.

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18/09/15

California dreamin', de Pénélope Bagieu

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Ellen Cohen, petite fille joviale et intrépide, grandit à Baltimore dans une famille juive traditionnelle. Elle voue à son papa une admiration sans borne. Amateur d'opéra, c'est avec lui qu'elle partage son goût pour les chants mélodieux, lui aussi qui l'encourage à croire en ses rêves. Plutôt que de travailler dans le deli ambulant, Ellen veut devenir chanteuse. Avec son physique plantureux, sons sens de l'humour et son extraordinaire voix, Ellen devient Cass Elliot et part à New York tenter sa chance.

On suit son ascension, pas à pas, par le truchement de témoignages de ses proches (sa famille, ses amis, ses amoureux). On la devine sensible, paumée mais animée d'un véritable optimisme et de cette conviction absolue d'être une artiste unique et insoupçonnée. Le chemin de la gloire est long, mais forge l'ambition de Cass. C'est aussi la belle époque des années 60, son esprit communautaire et désinvolte, sa musique folk, le drame de Dallas... Bref. C'est magique ! L'immersion est totale. La sensation, grisante.

La BD est dessinée tout au crayon noir, pour une lecture plus dynamique et à l'esprit psychédélique. On sent une maturité dans le dessin de Pénélope Bagieu, dans son parti pris de raconter les débuts de Mama Cass et de terminer le récit à l'apogée du groupe qui produit enfin son premier single - California Dreamin'. Entre nous, la lecture ne s'arrête pas là et nous pousse même à en découvrir davantage. Car cet album fait plus que nous plonger dans la folie des sixties ou redécouvrir The Mamas and the Papas en écoutant leur musique.

C'est se rappeler l'essor du rock, du mouvement hippie, la Beatlemania, les Beach Boys et The Byrds. C'est danser avec des fleurs dans les cheveux, vivre d'amour et d'eau fraîche. C'est croire en l'impossible et aux étoiles dans le ciel. C'est comprendre aussi que l'histoire est beaucoup plus intimiste et touchante qu'en apparence, avec des thèmes comme l'amour impossible, l'espoir déçu ou la quête désespérée, qui rendent Cass Elliot terriblement touchante. Cet album, à la fois tendre, drôle et sensible, est un beau patchwork d'émotions et de sensations. ♥

Gallimard Bandes Dessinées / Septembre 2015

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The Mamas and the Papas, au Ed Sullivan Show en 1968

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17/09/15

Du sang sur Abbey Road, de William Shaw

DU SANG SUR ABBEY ROAD

Brimé par ses collègues, qui lui reprochent son caractère solitaire et taciturne, Paddy Breen accepte de chaperonner Helen Tozer, une jeune inspectrice particulièrement bavarde, sur la scène d'un crime ignoble. Une fille a été assassinée dans le quartier d'Abbey Road, pas loin du studio d'enregistrement des Fab Four. Son corps nu a été jeté sur un matelas. Les voisins n'ont rien vu, rien entendu. Et on ignore tout de l'identité de la victime. Notre duo d'enquêteurs dépareillés mais bougrement attachants va aussitôt s'embarquer dans une course entraînante, à travers les rues de Londres ou sur les routes du Devon, traquant le moindre indice pour remonter un début de piste, même si la tâche s'annonce ardue. Mais c'est franchement grisant, planté dans l'ambiance électrique du Swinging London, en pleine Beatles mania (nous sommes en 1968) et avec des personnages truculents.

J'ai franchement adoré ! Paddy est guindé au possible et traîne son vague à l'âme depuis la mort de son père, tandis que Helen est pétillante, enjouée et décidée. Elle ne s'embarrasse pas des procédures (une femme n'avait pas le droit de conduire une voiture de police) et roule sa bosse pour oublier un drame familial. Tous deux étaient faits pour se rencontrer et vont probablement nous réserver d'autres aventures pleines de réjouissances ! J'ai hâte. ☺ 

10/18 ♦ Janvier 2015 ♦ Traduit par Paul Benita (A Song From Dead Lips)

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10/09/15

Plus loin, plus près, de Hannah Harrington

Plus loin, plus près

Effondrée par le suicide de sa sœur, qu'elle ne comprend pas et n'accepte pas, Harper décide de partir avec l'urne de June, traverser le pays jusqu'en Californie pour y déverser les cendres dans l'océan. C'est seulement en compagnie de sa meilleure amie et d'un type croisé par hasard qu'aura lieu cette escapade empreinte de musique, de rires et de larmes.

On a là un roman d'une très grande sensibilité, avec des mots qui sonnent vrais et qui font du bien.
De l'amitié, ciment de la vie, et une famille en déroute.
Des silences qui font mal, ou qui font peur.
Des non-dits à creuser.
Et il y a l'amour pour combattre la mort.
Tout ça au rythme des kilomètres avalés, dans une fourgonnette surnommée Joplin.


C'est super agréable à lire. L'histoire est exaltante, débordante de joie et de tristesse, elle procure aussi une énergie positive. Et on en ressort galvanisé par cette vitalité et cette soif de survie. Une très jolie rencontre.

Mosaïc / Mai 2015 ♦ Traduit par Barbara Versini (Saving June)

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08/09/15

À un détail près, de Kristan Higgins

A un détail près

Quoi de mieux, en cette période de déprime post-vacances, qu'un roman de Kristan Higgins pour vous rendre la vie plus doucereuse et supportable ? Et se consacrer ainsi à une histoire de cœurs brisés, qui cherchent à colmater ses failles dans une petite ville new-yorkaise (Manningsport), avec un bataillon de personnages attachants et tendrement envahissants. Un programme peu folichon, au scénario téléphoné, mais dont le traitement ne manquera pas de vous surprendre par sa fraîcheur, son humour et son énergie.

Tout commence sur les chapeaux de roue : Faith Holland décide de rentrer au bercail pour affronter ses vieux démons (un fiancé gay qui l'a plantée devant l'autel) pour ensuite trouver l'homme de sa vie. Cela implique également de revoir Levi Cooper, désormais le chef de la police locale, ancien héros de guerre et meilleur ami de son ex, à l'origine du sabotage de son mariage. Ces deux-là ne se portent pas une estime folle, mais font contre mauvaise fortune bon cœur.

Amenés à se croiser souvent, parfois dans des situations embarrassantes (la scène des toilettes !), ils génèrent par leurs dialogues de chouettes moments de lecture qui font mouche. C'est piquant, drôle et ça distille une intensité sexuelle appréciable, car jamais racoleuse. C'est ce que j'aime tant dans les livres de K. Higgins, qui sont avant tout des comédies romantiques, brassant des valeurs traditionnelles, des couples charmants et des intrigues simples mais efficaces. (L'auteur fustige par deux fois une célèbre saga aux nuances grisâtres...) ;-)

Cette lecture offre un concentré de bonheur, sur 450 pages, entre tendresse, émotion et une avalanche de clichés. J'ai adoré me promener dans les rues de Manningsport, avaler un café chez Lorelei ou dévorer des nachos chez Colleen. C'est juste doux, réconfortant, attachant et attendrissant. Kate est une héroïne moderne, loin d'être parfaite, avec son physique moelleux et sa vieille peur de finir seule. Elle a besoin de reprendre confiance en elle en chassant son sentiment de culpabilité depuis la mort de sa mère.

Et donc, Levi... taciturne et renfrogné, traumatisé par son passé, incapable de se confier aux autres, a lui aussi du travail à accomplir pour laisser libre cours à sa corde sensible. L'alchimie au sein du couple est réelle, touchante et pleine d'allant. Autour d'eux gravite l'imposante et infatigable famille Holland qui, par leurs anecdotes et leurs frasques, offre un portrait explosif et déjanté ! J'ai franchement hâte de les retrouver dans les prochains livres à paraître (au moins 4). Et je conclurai sur cette note, que seuls les initiés comprendront, en reconnaissant à Justin Timberlake un “potentiel” insoupçonné ! ^-^

éditions Mosaïc / Juin 2015 ♦ Traduit par Karine Xaragai (The Best Man)

07/09/15

La Bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald

LA BIBLIOTHÈQUE DES COEURS CABOSSÉS

Tout commence par les lettres que s’envoient Sara Lindqvist, jeune libraire suédoise qui ne vit que pour les livres, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, à peine arrivée, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte.

Se retrouvant seule et perdue dans cette étrange petite ville, Sara reçoit néanmoins un accueil bienveillant de la part des habitants. Ils l'installent dans la maison d'Amy, lui offrent du café, ses repas et un chauffeur pour la conduire partout où elle le désire. Du désarroi, Sara plonge dans l'euphorie. Pour la première fois de sa vie, elle considère Broken Wheel comme un véritable foyer et se sent entourée d'amis qui sont prêts à la suivre dans ses projets loufoques (ouvrir une librairie).

J'ai tout de suite su qu'entre ce livre et moi allait naître une grande histoire d'amour ! C'était une évidence, au vu des ingrédients réunis pour me raconter cette jolie histoire, sans prétention, si ce n'est de me dorloter pendant 13 heures d'affilée (durée d'écoute du livre audio). Quel régal. J'ai été happée par l'ambiance de cette petite ville, misérable de prime abord, et sa communauté excentrique mais attachante. Comme nous, Sara va peu à peu découvrir le potentiel de Broken Wheel et ne plus avoir envie de la quitter.

Voilà qui nous offre des pages et des pages d'une intrigue gentillette et peu sensationnelle, sauf qu'elle fait du bien et vous conforte dans l'idée que l'amour des livres peut sauver une vie ! ;-) On découvre aussi une histoire de solidarité, d'amour et d'amitié, une histoire empreinte d'émotion, de sentiments et de partage. Bref, c'est un bon gros bouquin qui vous donne la sensation que le monde est un peu plus fou, étrange et beau lorsqu'on relève les yeux. J'ai adoré.

Audiolib / Août 2015 ♦ Texte lu par Kelly Marot (durée : 13 h) ♦ Traduit du suédois par Carine Bruy (Läsarna i Broken Wheel rekommenderar)

C'est Kelly Marot, la voix française de Jennifer Lawrence, ayant déjà enregistré la trilogie Hunger Games pour Audiolib, qui nous convie à Broken Wheel en compagnie de Sara, Tom, Grace, George, Andy, Caroline et Jen... L'écoute est chaleureuse et très agréable. Une combinaison parfaite pour se laisser couler avec plaisir dans les mots de l'auteur et savourer cette histoire simple et adorable ! 

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