16/05/14

Petit somme, par Anne Brouillard

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Au fond d'une forêt, devant une jolie maisonnette à l'orée d'une clairière, une grand-mère installe un bébé douillettement installé dans son landau pour une sieste à l'ombre des grands arbres. À l'intérieur de la maison, la grand-mère pèle des pommes et émiette des biscuits pour le goûter.
C'est alors qu'apparaissent les animaux de la forêt : un blaireau, un renard, un lièvre, un écureuil, des mulots... Ils s'approchent, intrigués par le bébé qui s'éveille. Tous s'efforcent alors de le rendormir, de le distraire, de le faire patienter jusqu'au goûter.
Chut, bébé... chut !

Lire un album d'Anne Brouillard, c'est la promesse d'une bulle réconfortante où jamais nos repères sont chamboulés, où on se délecte de l'harmonie parfaite entre la nature, les animaux et les hommes, où chaque petit détail a son importance, et où on se perdrait volontiers des heures à scruter l'intérieur de la maison, dans cette cuisine si chaleureuse, que l'on imagine exhalée de bonnes odeurs sucrées...

C'est encore un petit bijou ! Enchanteur et magique. Une promesse de sérénité. Une merveilleuse réussite ! 

Seuil jeunesse, mai 2014

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15/05/14

Le Pouvoir du jaguar de Delphine Bournay

Le pouvoir du jaguar de Delphine Bournay

Place à une petite lecture absolument désopilante, présentée sous forme de roman illustré, très proche de la bande dessinée, elle se compose de trois histoires courtes clairement inspirées de son quotidien de maman ! Delphine Bournay nous régale avec Le pouvoir du jaguar, La navette spatiale et Bébé veut frites. Par trois fois, elle met ainsi en scène une maman dépassée par ses deux garçons turbulents, qui se chamaillent à table, ne rangent pas leurs jouets ou l'empêchent de faire sa grasse matinée... Entre nous, le résultat est impayable ! Le ton est vif, espiègle, bourré d'humour. On rigole du début à la fin (même quand la maman fait des loopings !). Chaque situation sent le vécu, et on s'y reconnaît tout autant. J'ai adoré - encore une fois ! 

Mouche de l'École des Loisirs, mars 2014 

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14/05/14

La terre fredonne en si bémol, par Mari Strachan

« Le ciel est parfait, ce soir. Une fois, en cours de dessin, j'ai mélangé toutes mes gouaches pour obtenir un ciel identique : d'un bleu profond et dense dans le creux de la voûte, qui s'éclaircit et tire sur le blanc en rencontrant la terre, au niveau des collines de Llyn - qui semblent avoir été découpées dans du papier et collées là. M. Parry m'a dit que c'était trop beau pour être vrai, mais c'était pourtant bien ce que je voyais. Je veux m'envoler pour regarder les étoiles scintiller à travers ce bleu. La nuit dernière je n'ai pas voulu regarder en bas. Ni vers la ville ni vers la mer. J'ai plané sur le dos pour écouter le chant de la terre, les yeux perdus dans le ciel. Je me demande où il s'arrête. Et où se trouve le paradis ? Je n'ai jamais rencontré d'esprits là-haut. Je me demande s'il y a d'autres gens qui vivent aussi loin que les étoiles. Des extraterrestres. Les extraterrestres sont toujours des monstres dans les films. Mais s'ils étaient comme nous ? Est-ce qu'ils seraient quand même des monstres ? »

la terre fredonne

Gwenni, douze ans, est une enfant rêveuse et curieuse. La nuit, dans son lit, elle rêve qu'elle vole au-dessus de la campagne galloise. Le retour à la réalité est plus amer, sa mère ne lui fait pas de cadeau, sa sœur Bethan se moque d'elle. Bref, elle trouve un certain réconfort auprès de Mrs Evans, ses deux fillettes et les nombreux livres qui encombrent leur maison. Mais le jour où elle se rend chez elle et la découvre en larmes, Gwenni comprend que son époux, Ifan, a mis les voiles, avec son gros chien noir. Aussitôt la nouvelle court en ville, les adultes savent mais se taisent, ce qui rend perplexe Gwenni. Elle décide alors de placarder des avis de recherche, mais cette entreprise audacieuse va mettre sa mère en colère, elle ne veut pas, n'entend pas donner libre court à son esprit feu-follet. Les gens jasent, surtout pas de cinglée dans la famille ! Quand l'étrange disparition d'Ifan Evans finit par s'éclaircir, Gwenni est aux premières loges de l'enquête et fait cavaler son imagination débridée.

J'ai beaucoup aimé cette histoire singulière, portée par une jeune héroïne très attachante, une écriture poétique et une atmosphère à part, magique, envoûtante... On y avance à petit pas, en suivant les observations de Gwenni, dont l'esprit vif et romanesque nous livre une version extravagante d'une histoire hélas beaucoup plus sombre, cruelle et poignante. Et c'est ce mélange qui rend la lecture tellement plus attrayante ! On a une jeune fille dans toute sa candeur, qui ne réalise pas toutes les subtilités d'un monde adulte qui l'entoure, avec ses secrets et ses mensonges, dont on devine avant elle toute la noirceur. C'est bouleversant, mais tellement bien raconté que jamais on n'a le sentiment d'avoir le moral plombé. Au contraire, c'est drôle et grave, tendre et émouvant. On trempe dans un univers complètement décalé, et le résultat est prodigieux. Je suis littéralement tombée sous le charme de cette très belle révélation !

10-18 ♦ traduit par Aline Azoulay-Pacvon pour les éditions NiL ♦ décembre 2013 pour la présente édition

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09/05/14

Oliver et les îles vagabondes, par Philip Reeve et Sarah McIntyre

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Les parents d'Oliver Crisp sont d'insatiables explorateurs. Aussi, lorsqu'ils rentrent chez eux, à Calmeflot, dans leur maison sur la plage et découvrent une dizaine d'îles dans la baie, qui n'existaient pas auparavant, ils frétillent de joie et repartent aussitôt en mission. Mais ils vont tomber sur un pépin et disparaître mystérieusement. Oliver part alors à leur rescousse et s'aventure sur les flots, à bord de son petit canot pneumatique, sans se douter des rencontres incroyables qui l'attendent !

L'histoire est fabuleuse et très originale, riche d'un univers enchanteur, qui fait croiser une île vagabonde du nom de Falaise, un albatros snobinard, une adorable sirène complètement myope, un vilain agacé de porter un prénom de fille, des algues sarcastiques, des petits singes verts, une île féroce qui chipe les affaires d'autrui pour décrocher le 1er prix au concours des perruques, oui, un concours de perruques pour îles vagabondes... Imaginez le tableau !

Je n'avais pas idée de ce qui m'attendait, mais j'avais déjà totalement craqué pour la couverture (et le nom de Philip Reeve était gage de valeur sûre). Aussi, plus j'avançais dans la lecture, plus je m'enthousiasmais pour ce qu'elle me réservait. C'est agréablement surprenant, la combinaison parfaite d'une aventure farfelue et de personnages déjantés mais attachants. Les illustrations sont aussi un vrai coup de cœur et apportent une touche de charme et de facétie très appréciable. Un roman au grain de folie vraiment attachant !

Seuil jeunesse, mai 2014 ♦ traduit par Raphaële Eschenbrenner

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03/05/14

La Princesse des Glaces, de Léonie Bischoff & Olivier Bocquet

Ce weekend, on découvre...

la princesse des glaces

Une adaptation réussie du roman éponyme de Camilla Läckberg, mise en valeur par des illustrations de toute beauté, les paysages suédois font pleurer d'envie, les personnages aussi sont bien imaginés, c'est du petit lait à boire ! Le scénario reprend les grandes lignes de l'enquête, sans en louper une miette : Alex, l'amie d'enfance d'Érica, est retrouvée morte dans sa baignoire. La vie de la jeune femme aurait comporté plusieurs zones d'ombre, que les inspecteurs vont se charger d'éplucher. Le passé aussi refait surface, laissant apparaître une atroce vérité dérangeante et malsaine. De son côté, Érica retrouve son amoureux transi et doit faire le vide dans la maison de ses parents, suite à leur tragique disparition. Ses relations avec sa sœur sont houleuses, mais ceci est une autre histoire...
La série d'Érica Falck connaît ainsi une seconde vie, à souhaiter que les prochains livres seront également adaptés en bande dessinée. Le travail est en effet remarquable, léché, très élégant, avec quelques images frappantes, mais jamais racoleuses. C'est une bonne introduction à un univers qui a su conquérir de nombreux lecteurs (moi, moi !).

Casterman, janvier 2014

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18/04/14

L'accro du shopping à Manhattan, de Sophie Kinsella

L’ACCRO DU SHOPPING À MANHATTAN

Cet épisode 2 m'a offert de beaux fous rires ! Bon sang, cette Becky est impayable. D'abord, son weekend à la campagne et son casse-tête tout personnel au moment de faire sa valise, du léger, a dit Luke, bah voyons... elle fait alors secrètement appel à une livraison express, mais son colis se perd en route. Sur place, la demoiselle se retrouve sans rechange, ou juste une chemise de nuit à enfiler de façon très détachée, en décrétant que c'est le must absolu. C'est cela, oui...

Et les noces du fils des voisins, où Becky passe pour une affabulatrice, esseulée et amoureuse éplorée du marié, franchement, c'est d'un comique ! Vient ensuite le départ pour New York, les promesses d'une vie nouvelle, ambitieuse, chic et accomplie. Becky en a la tête qui tourne et se défoule dans les boutiques. Elle rencontre aussi sa belle-mère, est prise pour une serveuse lors d'un déjeuner huppé, se voit offrir une séance cultissime chez l'esthéticienne, tente de faire du sport, se ridiculise auprès du nouvel associé de Luke...

Croyez-moi, Sophie Kinsella est en très grande forme dans ces nouvelles aventures de Becky et ça fait un bien fou de s'y plonger tellement on sourit et on rit du début à la fin. Soit, le rêve va virer au cauchemar, l'occasion pour notre acheteuse compulsive de faire peau neuve et de prendre un nouveau départ. Sa vie sentimentale va aussi connaître des remous, ce qui ne fera pas de mal aux concernés ! En somme, j'ai vibré, gloussé, ricané tout du long. Pour l'heure, c'est mon tome préféré de la série. Je continue sur cette belle lancée.

Pocket, décembre 2005 ♦ traduit par Christine Barbaste pour les éditions Belfond

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17/04/14

Le Petit Chaperon qui n'était pas rouge, de Sandrine Beau et Marie Desbons

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Il était une fois une petite fille qui vivait au bord d'une forêt, dans le nord de la Russie. Sa grand-mère, qui tricotait, lui avait fait un long manteau bleu, de petits gants bleus, et lui avait cousu une chaude chapka bleue. Si bien que tout le monde l'appelait "Le Petit Chaperon bleu".

Un jour, sa maman lui confia un petit pot de miel pour sa grand-mère qui était malade, seule, chez elle. La fillette devait traverser la forêt pour s'y rendre, aussi la maman lui conseilla de ne pas traîner en route pour éviter les animaux dangereux.

Bien sûr, l'enfant n'en fit qu'à sa tête et perdit un temps fou en chemin. Quand la nuit tomba, le Petit Chaperon bleu eut la mauvaise surprise de croiser un OURS... puis un TIGRE DE SIBÉRIE, et enfin un petit LAPIN très gourmand. À chacun, elle promit, laissa un cadeau, proposa un échange de bons procédés.

Quand finalement elle parvint chez sa grand-mère, une délicieuse potée l'attendait. 

Mais une potée de quoi ? ...

Alors là, chers lecteurs, la surprise est au rendez-vous ! Et c'est très, très drôle !! L'auteur a, de plus, la malicieuse idée d'offrir plusieurs fins pour que l'enfant puisse choisir celle qu'il préfère. Ouf. Je ne vous raconte pas la stupeur, la première fois ! ! 

Le texte, très soigné, propose une plongée dans une jolie Russie folklorique (avec un choix de vocabulaire qui n'est pas anodin, comme une balalaïka ou la chapka), même les illustrations et les couleurs paraissent authentiques et donc fascinantes. Oui, j'étais sous le charme !! Marie Desbons a un style bien défini, très doux, très attachant. Je suis fan !!

Cette rencontre entre poésie, tendresse, facétie et espièglerie est précieuse et offre un plaisir de lecture trèèès appréciable ! J'ai adoré cet album, qui réécrit de façon originale le conte de Perrault dans l'univers magique et somptueux de la Russie. 

éditions Milan, mars 2014

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15/04/14

Du son sur les murs, de Frantz Delplanque

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Ancien tueur à gages, Jon Ayaramandi a pris sa retraite dans un petit coin isolé du Sud-Ouest avec sa musique, ses livres et ses potes. C'est sa jeune et adorable voisine, Perle, qui va le tirer de son train-train quotidien en lui signalant l'étrange disparition d'Al le pêcheur, qui a abandonné son matériel à sa place habituelle et n'est pas rentré à la maison.

C'est accessoirement son petit copain, aussi redoute-t-elle le pire et tanne Jon de se bouger les fesses. Lui n'est pas très chaud pour se mouiller, mais il ne peut rien refuser à Perle. Il mène donc sa petite enquête, recontacte son ancien patron, éprouve un mauvais pressentiment en tombant sur un vieux collègue, puis tente de cerner le disparu et réalise que celui-ci aurait aussi des petits secrets bien enfouis. Pour lui, Al a été zigouillé. Et puis, bon ...  

ATTENTION, roman absolument génial ! Rock-n-roll dans l'âme, dans l'écriture, dans les références, avec son étiquette “roman noir”, il est peu conventionnel, très original dans son histoire, ses personnages, son parcours. On n'y entre pas avec l'espoir de dégoter une intrigue révolutionnaire, menée à fond de train, c'est tout le contraire, et c'est tout un monde qui s'ouvre à nous, l'auteur fait sa popote, avec force humour, punch et décontraction, le résultat n'en est que savoureux. Une découverte, une vraie, qui pousse à suivre ce Frantz Delplanque à l'avenir ! J'ai adoré. 

Points ♦ coll. Roman noir ♦ Mars 2014

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11/04/14

Confessions d'une accro du shopping, de Sophie Kinsella

Confessions

Maintenant que j'ai vu le film, je peux relire le roman avec un plaisir double, puisque j'ai désormais des visages à mettre sur les personnages (et je trouve Isla Fisher parfaite et Hugh Dancy, ... !!). Rebecca Bloomwood a un gros problème : son addiction au shopping, aux achats compulsifs et aux dépenses folles. Pour elle, les mots soldes ou ventes privées sont magiques et la mettent dans tous ses états. Incontrôlable, elle serait capable de tout dévaliser dans les boutiques.

Toutefois, Becky a un budget à tenir, un budget qu'elle crève à chaque fois, lui faisant atteindre un gouffre très profond, que son banquier cherche à combler, à force de courriers répétitifs ou autres coups de fil pour convenir d'un rendez-vous. Becky, elle, se voile la face. Elle cache les lettres, invente des excuses bidon, fuit ses responsabilités. Plusieurs fois, elle tente de se prendre en main, de se raisonner, de faire un bilan, de retenir ses pulsions... Peine perdue.

J'adore les aventures de Becky, qui rivalisent d'une imagination folle et insensée, et qui résument la jeune femme à une créature frivole et insouciante, mais sans jamais nous la rendre détestable. Au contraire, on s'attache, on sourit, on soupire aussi, mais on la trouve géniale, dynamique, entière et généreuse. Dans ce 1er tome, nul ignore encore l'ampleur de sa décadence, Becky ment à son entourage et s'en tire bien, ses parents, Suze sa meilleure amie et même Luke Brandon ne sont pas au bout de leurs découvertes !!!

À suivre avec délice. C'est frais, pétillant, exaltant et ça file la pêche. ♥

Pocket ♦ mars 2006 ♦ traduit par Christine Barbaste pour les éditions Belfond ♦

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09/04/14

Les Suprêmes, par Edward Kelsey Moore

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Totale surprise encore une fois, ce roman s'est offert à moi avec sa couverture craquante et la promesse d'un rendez-vous à mi-chemin entre La couleur des sentiments (pour la communauté noire) et les Beignets de tomates vertes (pour la bande de copines inséparables et attachantes). Sans me douter du reste, je me faisais une joie d'aller au-devant de cette découverte. Et effectivement, j'ai adoré l'histoire de ces trois femmes extraordinaires.

Odette, Clarice et Barbara Jean ont grandi dans le même quartier populaire de Plainview (Indiana) dans les années 60 et ont très tôt instauré des petits rituels sacrés, comme le rendez-vous dominical chez Big Earl, à leur table attitrée, près de la baie vitrée. C'est tout aussi naturellement qu'elles ont été surnommées les Suprêmes, en hommage au groupe de Diana Ross, puisqu'elles sont apparues comme des filles intouchables, mais fascinantes.

Trois filles aux personnalités dissemblables mais complémentaires, et aux choix de vie souvent discutables, mais jamais discutés. « Entre Suprêmes, nous nous traitions avec beaucoup de délicatesse. Nous fermions les yeux sur les défauts des autres et faisions preuve de prévenance, même quand cela n'était pas mérité. » Aussi, lorsque Odette, le pilier du groupe, découvre qu'elle est malade, ses amies aussi décident de revoir leur existence soit en virant un mari trop volage ou en cessant de noyer un vieux chagrin d'amour dans l'alcool (de la vodka bue dans une petite tasse en porcelaine, avec un exemplaire de la Bible ouvert sur les genoux !). 

J'ai ressenti un formidable élan de tendresse, de sympathie et d'affection pour les Suprêmes et leur petit monde de maris, de voisins, de cancans, de sermons, de blagues, de fantômes, de légendes, de coups durs, de grandes joies, de secrets et d'envies... Un joli univers, bouillonnant de vie et d'humanité. On sourit beaucoup, parfois on a le cœur gros, mais c'est juste un trop-plein d'amour. Cela déborde de partout, c'est touchant, léger, doux et attendrissant. Difficile à résumer, mais cette lecture est un remède miracle contre les petites baisses de régime et autres sensations vagabondes.

Actes Sud, avril 2014 ♦ traduit par Cloé Tralci, avec la collaboration d'Emmanuelle et de Philippe Aronson

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