19/07/10

Rules of Attraction

 

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A la fin de Perfect Chemistry, la mère d'Alex quitte Chicago avec ses deux jeunes fils pour retourner au Mexique. Là-bas, Carlos a mené la vida loca en séchant l'école, en fréquentant des gangs et en dealant de la drogue. En punition, il est expédié auprès de son frère dans le Colorado afin de revenir sur le droit chemin. D'entrée de jeu, Carlos se révèle un rebelle qui refuse l'autorité d'Alex, qui ne croit pas en l'égalité des chances et qui ne fait confiance en personne. Au lycée, il est accueilli par Kiara Westford qui sera sa tutrice pendant une semaine. La rencontre frise la catastrophe - Kiara est une fille toute simple, qui ne casse pas la baraque et son look (tshirt informe, grosses chaussures de randonnée) horripile notre bad boy. Ces deux-là ne peuvent pas se supporter, mais jouent un jeu dangereux. Et nous, lecteur, on adore ça !

Car peu de temps après son arrivée, Carlos a des démêlés avec la police pour une histoire de drogue, le juge le place chez la famille de Kiara. Bonjour la cohabitation, mais le lecteur est toujours aux anges ! Il faut que ça pulse, il faut que nos antagonistes se fassent du rentre-dedans, il faut du clash et de la séduction sous-jacente. Yipi, on en a et on en redemande. Cela commence par une farce avec une floppée de cookies collée dans le casier de Carlos, cela s'enchaîne par des dialogues muy caliente (lors d'un repas en famille, Carlos réplique au petit frère de six ans qu'il pratique comme seule activité sportive le tango horizontal ! ). Malgré eux, Carlos et Kiara se cherchent de plus en plus. Et le type va se servir d'elle en lui demandant d'être sa fausse petite amie au lycée, au nez et à la barbe de la reine Madison qui voit rouge, en échange Kiara lui fait promettre d'être son partenaire au bal, condition qu'il accepte si la miss se décide à porter une robe et des chaussures à talons. Bref, notre couple se lance des défis à tout bout de champ (Kiara ne doit absolument pas tomber amoureuse de Carlos, il a été clair, le lecteur rigole, ha ha, car certains signes ne trompent pas).

Je pourrais vous en coller d'autres, des anecdotes et de ces moments forts et croustillants qui font le sel de l'histoire. Simone Elkeles a pratiquement ressorti la même recette qu'on savoure dans Perfect Chemistry (sweet girl meets bad boy), même si je trouve que la tension sexuelle est un cran inférieur entre Carlos et Kiara qu'elle ne l'était entre Alex et Brittany (argh, c'est d'ailleurs extrêmement frustrant de se contenter de cette pâle copie d'Alex, dans ce livre il est limite fade et moins sexy tellement il est lisse, gentil, amoureux etc.). Néanmoins, l'alchimie est bel et bien présente, Kiara est une petite nana au caractère bien trempé, élevé dans du coton, avec des parents extraordinairement ouverts et tolérants et bien sûr Carlos Fuentes es muy bonito, miam, on en mangerait !

... et la couverture du roman est aussi une scène du livre. La voici !

He leans out his window, meeting me halfway. We're both wet and soaked, but neither of us seems to care. " Don't run away from me when I need to tell you somethin' important. "
" What ? " I say, hoping he doesn't notice the tears running down my face, and praying they're getting mixed up with the rain.
" Tonight was... well, it was perfect for me, too. You've turned my world upside down. I've fallen in love with you, chica, and it scares the fuckin' shit outta me. I've been shakin' all night, because I knew it. I've tried to deny it, to make you think I wanted you as a fake girlfriend, but that was a lie. "
" I love you, Kiara, " he says before his lips move forward and meet mine.

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17/06/10

En route pour l'avenir

L'instant est émouvant : il s'agit de mon tout premier roman de Sarah Dessen. Depuis le temps que je croisais son nom sur les supports, que les couvertures de ses romans me tapaient dans l'oeil, que sa réputation me chantait une douce mélodie à l'oreille, bref l'heure était venue pour moi de faire sa rencontre. Grosse, grosse pression.

En_route_vers_lavenir

Cela a d'ailleurs failli me coûter car, non contente de ne pas accrocher à cette couverture, j'ai aussi trouvé le début peu enthousiasmant. On y présente l'héroïne, Auden, une jeune fille de dix-huit ans qui a brillamment réussi dans ses études. Elle envisage d'ailleurs de passer l'été chez son père à bûcher comme une dingue pour sa rentrée à l'université. A Colby, petite station balnéaire, Auden doit cohabiter avec la nouvelle épouse de son père, Heidi, et leur nouveau-né qui pousse des cris stridents jour et nuit. Auden n'est pas un personnage très sympathique, elle est horriblement snob, méprisante, porte des jugements sur tout, pense que s'investir socialement n'est qu'une perte de temps et d'ailleurs elle ne s'abaisse guère à fréquenter les jeunes de son âge.

Et puis, les choses lentement se mettent en place. Auden va bosser tous les soirs sur la comptabilité de Heidi, propriétaire d'une boutique de mode, où travaillent également Maggie, Leah et Esther. L'entente est d'abord glaciale, Auden se doit de faire son mea culpa car elle a osé flirter avec l'ex de l'une d'entre elles, et puis les filles vont lui paraître beaucoup moins frivoles et futiles. Leur solidarité féminine commence à la griser, Auden va peu à peu se joindre à leurs activités et s'ouvrir au monde qui l'entoure. La jeune fille a aussi un secret : insomniaque depuis des années, elle tue le temps au volant de sa voiture ou dans un café qui reste ouvert toute la nuit. C'est comme ça qu'elle va rencontrer Eliot, lui aussi ne peut pas dormir, lui aussi a le regard voilé par des démons, lui aussi a des soucis. Ensemble, ils vont beaucoup discuter, faire des courses, se rendre dans un Lavomatic, manger des parts de tarte et boire du café. En confiant qu'elle a tout échoué sur le plan social, Auden va s'engager dans une quête du temps perdu initiée par Eliot.

Finalement, j'ai vraiment beaucoup aimé lire ce roman. Je m'y suis sentie très à l'aise, confiante et heureuse de partager cette chère complicité qui unit la petite bande de Colby. De plus, ce sont les vacances, le rythme est nonchalant, on apprécie de suivre ce train-train ponctué d'instants ordinaires, touchants et nostalgiques. Sarah Dessen a vraiment su me séduire, tant son univers est doux, réconfortant, traité avec justesse, sans mièvrerie. Les lecteurs peuvent s'identifier aux personnages non sans mal, l'histoire est franchement réaliste et le tout est raconté avec simplicité et beaucoup d'authencité. Je comprends maintenant pourquoi cet auteur remporte toute l'adhésion de son public ! Je relirai très prochainement ses autres livres. 

En route vers l'avenir ~ Sarah Dessen
Pocket (2010) - 440 pages - 18 euros
traduit de l'anglais (USA) par Véronique Minder

14/06/10

L'été où je suis devenue jolie

Je me suis demandé si les amours d'enfance mouraient toujours ainsi, lentement d'abord, dans un sanglot, avant de s'évanouir comme ça, d'un coup.

Jenny_Han

L'été où je suis devenue jolie, roman de Jenny Han, est un livre sur l'été et pour l'été. J'avais ce bonheur, en le lisant, de ressentir la chaleur des rayons du soleil, de savourer l'eau qui glisse sur le corps, des bains de minuit, du sable qui file entre les doigts, de l'huile qu'on applique sur la peau, du ronronnement de la mer, de la fraîcheur du thé ou de la grenadine... C'est un avant-goût appréciable. L'histoire aussi est pleine de charme et ne manque pas de nous renvoyer vers l'été de nos quinze ans.

Belly, devenue une vraie beauté, retrouve ses amis d'enfance, Conrad et Jeremiah, avec lesquels elle a toujours passé ses vacances dans leur maison près de la mer, à Cousins Beach. Depuis ses dix ans, Belly est amoureuse de Conrad mais n'a jamais osé lui avouer ses sentiments. Et cet été, particulièrement, promet d'être différent pour l'adolescente : son corps a changé, l'attitude des garçons aussi, leurs mères ne cessent de faire des messes basses, Belly s'ennuie, elle rencontre Cam, tombe amoureuse mais se fâche avec Conrad qui a choisi de saboter leurs vacances. Il boit, il fume, il est taciturne, il repousse Belly alors qu'il ne digère pas sa relation avec un autre, et au milieu, Jeremiah, charmant, drôle, séducteur...

Au début, j'avais peur de me sentir une intruse au sein de cette famille, riche en souvenirs, soudée par des liens d'amitié et solidaire face à toutes les épreuves de la vie. Heureusement, l'histoire se déploie joliment, nous ouvre les pans du passé en sélectionnant quelques échantillons d'autres étés, et ainsi on les accompagne en toute confiance, on trouve progressivement sa place et on vit à leurs côtés, partageant leurs rires, leurs larmes, leurs colères, leurs doutes. C'est un roman touchant, juste et attachant, où l'on parle d'amitié et d'amour, de la vie vie qui change, de la douleur de grandir, de l'instant présent et fragile, de la confiance qui vacille et des certitudes qui perdent de leur superbe. C'est un roman qui se lit en quelques heures, et qu'on quitte à regret en souhaitant très vite lire la suite pour retrouver Belly au coeur de son propre tourbillon de la vie. 

Le deuxième tome (oui, il s'agit d'une trilogie) s'intitule It's Not Summer Without You. Cette lecture m'a aussi fait beaucoup penser à Toi et moi à jamais de Ann Brashares.

J'avais d'ailleurs noté cette citation à l'époque, et je la trouve également parfaitement adaptée au roman de Jenny Han, "L'amour peut-il durer toute une vie ? Peut-il passer indemne de l'enfance à l'âge adulte en survivant aux tourments et aux écueils de l'adolescence ? Est-il toujours le même à l'arrivée, simplement exprimé de façon différente ? Ou ces deux formes d'amour sont-elles radicalement étrangères et incompatibles ?"

Verdict : un roman adorable, qui nous prend par la main et qu'on lâche le coeur serré.

L'été où je suis devenue jolie ~ Jenny Han
Albin Michel, coll. Wiz (2010) - 300 pages - 13 euros
traduit de l'anglais (USA) par Alice Delarbre

26/05/10

Le Ciel est partout

C'est notre histoire. Il prononce cette phrase avec sa voix des dix commandements, et leur résonnance en moi est à l'avenant : profonde. Avec tous les bouquins que je lis, j'aurais pourtant pu y penser avant. Mais non. Pas une fois je n'ai songé à l'interprétation, au récit que l'on donne de sa vie, ma propre vie. J'ai toujours eu le sentiment que c'était une histoire, oui, mais pas une histoire dont je serais l'auteur et dont je pourrais influencer le déroulement.
Chacun est libre de raconter son histoire comme il l'entend.
Chacun son solo.

Le_ciel_est_partout_de_Jandy_Nelson

Follement romanesque et romantique, poignante et exaltante, l'histoire de notre John Lennon (Lennie, pour ses proches) nous touche et nous bouleverse. Son chemin vers la guérison (ne pas s'en vouloir d'être en vie et heureuse sans sa soeur décédée) est parsemé de petits cailloux, sur lesquels elle trébuche, et de petits bouts de papier sur lesquels l'adolescente griffonne ses états d'âme, ses bouts d'elle, avec ou sans sa soeur, lâchés au vent, confiés dans le vide, égarés volontairement pour que ses pensées sortent d'elle et ne l'enferment plus.

C'est frais, poétique, émouvant. Beau comme la vie, avec ses hauts et ses bas, ses coups durs, ses éclats, ses trahisons, ses révélations. J'ai aimé ... comme le goût des baisers de Joe et Lennie qui atteignent le firmament. Mention spéciale pour la grand-mère et l'oncle de Lennie, pour Sarah, sa meilleure amie, pour Joe et ses frères, tous plus renversants les uns que les autres, pour la musique aussi, dont la puissance d'évocation frise l'érotisme, comme le souffle du vent dans les arbres de la forêt, sans oublier le jardin de Manou, pour sa douce et tendre excentricité, pour ses rosiers au pouvoir aphrodisiaque.

C'était mon plaisir de lecture arrivé au bon moment, mon histoire d'amour, de manque, de deuil et de souffrance qui a su me redonner confiance en la vie. Plus belle, plus joyeuse, plus optimiste. J'ai beaucoup aimé.

Tandis que je regagne la table pour m'asseoir, une certitude s'éclaire en moi : la vie n'est qu'un vaste bazar. En fait, je vais dire à Sarah qu'il nous faut créer un nouveau mouvement philosophique - le bazaressentialisme au lieu de l'existentialisme, pour tous ceux capables d'apprécier ce bazar fondamental qu'est l'existence. Car Manou a raison. Il n'existe pas qu'une seule vérité, mais une multitude d'histoires qui se déroulent toutes en même temps, dans nos têtes et dans nos coeurs, et empiètent toutes l'une sur l'autre. En bref, un immense bazar, calamiteux et magnifique. Comme le jour où Mr James nous a emmenés dans les bois et s'est écrié triomphalement : "Voilà, c'est ça !" face à l'étourdissante cacophonie provoquée par les instruments solistes essayant de jouer ensemble. Voilà : c'est ça.
J'examine les piles de mots qui constituaient autrefois mon livre préféré. Je voudrais recomposer toute l'histoire dans le bon ordre pour que Cathy et Heathcliff puissent faire d'autres choix, qu'ils cessent de se rentrer dedans à chaque virage, qu'ils écoutent la rage volcanique de leurs coeurs et tombent enfin dans les bras l'un de l'autre. Mais il est trop tard. Je vais jusqu'à l'évier, j'ouvre la poubelle et y déverse Cathy, Heathcliff et le reste de leurs malheurs.

Le ciel est partout ~ Jandy Nelson
Gallimard, coll. Scripto (2010) - 330 pages - 11€
traduit de l'anglais (USA) par Nathalie Peronny

24/04/10

Bon sang, on est comme Buffy et Spike.

De_si_jolies_chosesUn été à Londres. Quatre jeunes de dix-sept ans s'inscrivent à un stage de théâtre où ils devront mettre en scène La mégère apprivoisée de Shakespeare. Il y a Charlie, Lucy, Daisy et Walker. Ce dernier a une réputation de don juan, il saute sur tout ce qui bouge, et a actuellement dans sa ligne de mire la pulpeuse Daisy. Mauvaise pioche. La miss a un caractère revêche, très sarcastique, elle se revendique lesbienne jusqu'au bout des ongles et abhorre un type comme Walker qui réunit tous les défauts du genre masculin. Charlie, lui, a le béguin pour Walker et lui confie en pure perte ses sentiments, alors que Lucy, sa meilleure amie, brûle d'amour pour lui, sans aucune chance de retour. 

Chassés-croisés amoureux, recherche de soi à travers son identité sexuelle (attention à la cible des lecteurs jeunes, la couverture est jolie, toute fraîche mais l'histoire parle d'alcool, de baiser et de sexe), bref ce petit roman de Sarra Manning m'a étonnamment séduite. On y parle d'amour qui vous tombe dessus sous crier gare. De confusion des sentiments, des sens en éveil, des contradictions entre le coeur et la tête. Lucy, Charlie, Daisy et Walker, tour à tour, s'amourachent de la mauvaise personne, c'est vécu comme un drame (normal, c'est l'âge), un vrai casse-tête où chacun tente de sauver sa peau, de préserver l'autre, de vouloir ci et choisir ça. L'histoire en elle-même part un peu dans tous les sens et se conclut de manière convenue (à une exception). Et pourtant, je me suis attachée aux quatre personnages, à leur valse des hésitations, à leurs prises de conscience. Ce n'est pas profond de chez profond, tout reste à la surface aussi, mais j'ai trouvé chez chacun des failles, des forces qui touchent ou qui agacent, donc c'est obligé de tous les aimer à un moment ou à un autre. Qu'on soit d'accord avec eux, qu'on les pousse à agir d'une façon au lieu d'une autre, qu'on tolère l'impensable ou le comique. C'est le cadeau bonux qu'on aimerait trouver plus souvent, la sensation d'avoir 300 pages d'une lecture qui s'oubliera vite, mais qui conservera pour elle d'avoir réussi à nous tenir compagnie sans nous ennuyer. Bien au contraire.

Sarra Manning est un peu la Meg Cabot anglaise, j'avais très envie de la découvrir, notamment depuis ce billet où elle nous parle des *toxic boys* (et là, forcément elle devient notre copine, parce qu'on se comprend parfaitement ! It's a crying shame.)

De si jolies choses... ~ Sarra Manning
Pocket jeunesse (2010) - 300 pages - 12,50€
traduit de l'anglais par Marie Leymarie
illustration de couverture : Solène Debiès

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21/04/10

Qui choisirait un hamburger quand il peut avoir du filet mignon ?

Avalon_HighEncore une petite sucrerie dégotée dans le fin fond de mon escarcelle.
Ce livre à la couverture rose de chez rose nous raconte une bluette romantique, pas bien désagréable et surtout drôle et divertissante (cela reste du Meg Cabot avant tout). Et plus dingue encore, l'histoire nous fait croire que nos jeunes lycéens sont des réincarnations du roi Arthur et de ses suivants.
Cela commence par l'arrivée d'Elaine dans la ville d'Annapolis où ses deux parents, professeurs, ont posé leurs valises pour leur année sabbatique. Ce sont deux excentriques, deux médiévistes passionnés,  qui entretiennent avec leur fille une relation enrichissante.
Un matin, alors qu'elle fait son jogging, elle croise un garçon au sourire charmant. Comme si elle recevait une flèche en plein coeur. Le jour de la rentrée, elle le retrouve au lycée d'Avalon High, en compagnie de son meilleur ami Lance. Il s'agit de Will, capitaine de l'équipe de foot, le type le plus populaire de l'école. Il est drôle, intelligent, a un succès fou et une petite copine, Jennifer, jolie, blonde et leader des pompom girls.
Bizarrement, Elaine et Will vont tisser un début d'amitié plutôt paradoxal - il passe beaucoup de temps en sa compagnie, prétend la connaître ou l'avoir déjà vu. De son côté, même si son coeur bat la chamade, Elaine se retient de lui sauter au cou et prend même à coeur de le préserver lorsqu'elle découvre que Jennifer et Lance sont tombés dans les bras l'un de l'autre.
Et l'on suit ainsi cette histoire ahurissante en se prêtant au jeu, en acceptant de voir sous les traits de Will Wagner le roi Arthur Pendagron, entouré de son fidèle Lancelot qui le trompe en s'amourachant de la belle Guenièvre, tandis que dans l'ombre Mordred, déchaîné par la jalousie, cherche à semer la zizanie.
Elaine, parce qu'elle est la progéniture d'amoureux du Moyen-Âge, doit bien évidemment son prénom d'un personnage de la littérature, soit celui de la Dame de Shallot, alias Lady Elaine qui s'est tuée parce que Lancelot lui préférait la reine Guenièvre.
Que d'intrigues amoureuses nous réserve donc ce roman (et de situations téléphonées aussi). Nulle prétention à son bord, juste du clin d'oeil et une approche astucieuse pour se familiariser avec les légendes arthuriennes (un lexique des personnages est d'ailleurs glissé à la fin du livre). Lire ce livre ne demande pas beaucoup de temps, et puis c'est un livre de Meg Cabot, donc un billet direct pour une comédie romantique et distrayante.
Conviendra parfaitement aux adolescentes.

Avalon High (Un amour légendaire) - Meg Cabot
Hachette (2008) - 307 pages - 12€
traduit de l'anglais (USA) par Josette Chicheportiche

Par contre, l'édition française est une pitié : coquilles, fautes de frappe, pagination bizarroïde et j'en passe. Ce n'est pas très soigné !

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31/03/10

Les garçons sont imprévisibles. Ce n'est pas un scoop ...

... mais je commence à croire que c'est l'un des trucs les plus chouettes chez eux.

Melanie_et_les_sept_fr_res_McGowan_de_Kate_BrianQuand ses parents sont mutés en Corée, Mélanie refuse de les suivre. Sa seule option : s'installer chez leurs amis McGowan. Mais elle hésite : les McGowan ont sept fils ! Et à seize ans, elle n'est pas vraiment à l'aise avec " l'espèce " masculine. Et si Mélanie en profitait pour observer ces êtres étranges et mystérieux : les garçons ? Observation n° 1 : je plane au milieu d'apollons aux sourires ravageurs. Observation n° 2 : il faut un verrou à la porte de ma chambre. Observation n° 3 : les mecs ont déclaré la guerre.

Voilà un petit roman absolument poilant et désopilant ! Il vise une cible jeune, très jeune même (niveau collège) mais je suis une grande joueuse et j'ai bravé tous les interdits pour m'y plonger avec délice. Qu'est-ce que j'ai ri ! Cela commence par ce passage :

Quand Regina McGowan arrêta son 4 x 4 Volvo dans l'allée qui menait à une énorme demeure ressemblant à une ferme, l'unique vision de Mélanie fut celle de garçons. Partout. Les sept fils et le père couraient, riaient et se bousculaient sur la pelouse, devant la maison, lancés apparemment dans une partie de Frisbee Ultimate, version full contact et plaquages. Pour différencier les deux équipes, ils jouaient tee-shirts contre torses nus. Tee-shirts contre très jolis torses nus...
Mélanie sentit son pouls s'accélérer. Oubliés les monstres diaboliques et ricanants. Ces mecs avaient été touchés par la grâce Calvin Klein. Pendant quelques secondes, le regard de Mélanie, perdu dans un brouillard de cheveux dorés et de peaux hâlées, ne put se fixer sur aucun d'entre eux... jusqu'à ce que l'un des torses nus marque un point. Il bondit en poussant un cri de triomphe, les bras en l'air, le Frisbee à la main. Des gouttes de sueur perlaient sur ses abdos en tablette de chocolat parsémés de brins d'herbe. Des frissons parcoururent la moelle épinière de Mélanie.

Héhéhé.

C'est assurément une lecture futile et frivole, cela ne fait pas de mal de temps en temps. L'histoire est enlevée, très drôle, elle dresse un portrait haut en couleurs d'une fatrie de sept garçons, bruyante et sympathique. Ils ont tous des sourires ravageurs et se taillent une réputation à se faire pâmer tout un régiment de midinettes (prem's). Mélanie, coincée dans ce nid de  testostérones, est complètement paumée en plus d'être paniquée. Même si elle est un vrai garçon manqué, qui adore jouer au foot et rouler à moto, elle n'est vraiment pas à l'aise avec le sexe opposé. Timide, rougissante et effarouchée, elle a du souci à se faire ! Aussi, lorsqu'elle finit par gagner en assurance, en se taillant sa place parmi ces apollons qui lui font perdre la tête, cela paraît tellement extraordinaire que toute vraisemblance est occultée. Bon, je n'en attendais pas moins non plus.

En toute logique, on trouve aussi un peu de romance, oui... un petit bisou innocent. Pas plus. (Tant pis.) L'idée n'était pas de relater une simple bluette sentimentale, mais plutôt un roman d'une légèreté virevoltante, sans vocation de se prendre au sérieux. On veut du divertissement, on en a plein les mains ! Mélanie a des étoiles dans les yeux, nous aussi. Les garçons McGowan sont attirants, machos, rigolos, parfois abrutis et butés, mais on les aime comme ils sont. Et le guide de survie de Mélanie est une excellente synthèse de toutes les facettes de cette gente masculine qui n'a maintenant plus de secrets pour nous ! Yipi.

Mélanie et les sept frères McGowan ~ Kate Brian
Pocket jeunesse, 2008 - 330 pages - 10€
traduit de l'anglais (USA) par Odile Carton

 

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15/03/10

Pour une certaine catégorie de jeunes New-Yorkaises, toute chose doit toujours être à sa place.

Avant-dernier volume de la tétralogie d'Anna Godbersen !

tricheuses

Tricheuses nous promet encore de belles pages de descriptions pleines de glamour et de poncifs délicieux, les visages en forme de coeur, la peau d'albâtre, la beauté de l'éphèbe, les boucles sauvages, la bouche pulpeuse, le cou long et gracile comme celui d'un cygne, les toilettes vaporeuses, les mines jamais chiffonnées, des beautés innocentes ou volcaniques, je suis cliente et je n'ai pas honte !

Ce troisième tome est encore l'occasion de renouer avec nos mufles, nos garces et nos agnelles en détresse préférés. A l'instar des chroniques du Joyeux Dandy, richement alimentées par les péripéties de cette bonne société new-yorkaise, l'histoire se devait d'opérer un tournant à la hauteur de nos attentes (rappellons-nous la fin du précédent livre, Rumeurs, explosif et inattendu !).

Sur ce, et avec une petite pointe de frustration, nous nous voyons quitter les riches quartiers de New-York pour le clinquant de Palm Beach en Floride. L'intérêt, s'il en est, est de se demander si Diana et Henry ont encore une chance de renouer ensemble, ou si ce n'est pas trop demander à la pétillante Penelope de faire place à sa rivale. On se doute de la réponse. Entre en scène Grayson Hayes, le grand frère, qui est un joueur invétéré, dépense plus d'argent qu'il n'en possède, n'a aucun scrupule et séduit à tour de bras. Il a bien l'intention de ne faire qu'une bouchée de la cadette des Holland, frottons-nous les mains.

Dans ce tome 3, Henry Schoomaker m'est apparu un vulgaire pantin. Il est décevant, plat, sans bagou, sans volonté. Il n'est que la pâle copie de lui-même. Il pourrait tenir la main d'Elizabeth, laquelle devient un personnage qui n'a plus aucune utilité, à mon sens. Ce que l'auteur lui réserve m'a d'ailleurs fait sourire, un peu froncé les sourcils, j'ai des doutes, j'attends la suite... mon cerveau échafaude déjà des plans tordus !

J'ai été moins tenue en haleine par ce troisième tome de la série, peut-être parce que le précédent avait été absolument renversant (quel final, ohlala). Ceci dit, j'ai eu mon lot d'agacements et de palpitations, n'imaginez pas le contraire, je frétille de joie dès que j'apprends qu'un nouveau tome est disponible, le quatrième et dernier livre - Splendor - est même déjà sorti en anglais. Hmm, sourire tentateur. Regard songeur.

Une question pour ceux qui vont le lire : que pensez-vous du chapitre 47 ?  En ce qui me concerne, il me fait penser à Autant en emporte le vent ! Cette fin, oh cette fin ! ...

Tricheuses ~ Anna Godbersen
Albin Michel, 2010 - 430 pages - 17€
traduit de l'anglais (USA) par Alice Seelow
titre vo : Envy

Psst, Mélanie es-tu au courant pour ceci :

Bright Young Things is the first in an epic four-book series about three teenage girls finding their way in the glittering metropolis of New York City and the glamorous mansions of Long Island.
It’s 1929 and Letty Larkspur and Cordelia Grey have escaped their small Midwestern town to chase big dreams and even bigger secrets. In New York, they meet Astrid Donal, a flapper who has everything she could ever want, except for the one thing Letty and Cordelia have to offer—true friendship.
Set in the dizzying summer before the market crash, against the vast lawns of the East End and on the blindingly lit stages of Broadway, the three girls will find romance, intrigue, and adventure.
Just as The Luxe books brought the Gilded Age to readers of Gossip Girl, Bright Young Things will bring the Jazz Age to bestselling author Anna Godbersen’s devoted fans and to new readers alike.

26 October 2010

01/02/10

Haley Randolph, les sacs à main & moi

Première pensée en commençant cette lecture : on croirait la série de Meg Cabot avec Heather Wells, mais ce n'est pas du Meg Cabot. Non, hélas. Il s'agit du deuxième volet des aventures de l'apprentie détective, Haley Randolph (cf. Petit crime et sacs à main). Le principe est néanmoins identique : l'héroïne a une vingtaine d'années, elle est en plein virage professionnel, en attendant d'obtenir son diplôme universitaire pour une ambition pas bien définie, Haley gagne sa croûte en travaillant chez Holt, un grand magasin de produits ringards. Le patron de cette boîte, Ty Cameron, est aussi son petit ami. Du moins, la situation n'est pas très claire non plus car le couple ne se voit jamais, ne se parle pas, ne couche pas ensemble et n'a pratiquement rien en commun. Autant de déductions dans la petite tête de la jeune femme qui la font douter sur un avenir prometteur.
Petit_poison_et_gros_soucis_de_Dorothy_HowellL'histoire commence mal pour Haley. Alors qu'elle s'engage à dépanner une pauvre fille embauchée pour être serveuse, lors d'un défilé de mode avec déjeuner, elle réalise que l'ancienne fiancée de Ty est présente dans la salle. Elle opte pour une solution de camouflage et opère son service ni vu ni connu. Mais quelques heures plus tard, l'ennemie jurée est retrouvée morte dans les toilettes de Holt. Ce sont les deux inspecteurs, Madison et Shuman, qui reviennent enquêter sur le crime (cf. Petit crime et sacs à main) et désignent comme suspect idéal Haley Randolph. Brouillonne, maladroite, muette sur son emploi du temps, menteuse et manipulatrice, Haley est loin d'être convaincante sur sa bonne foi et son innocence, et sa situation sentimentale vire à la débandade lorsque Ty annonce son départ pour l'Europe, sans démentir les rumeurs selon lesquelles il aurait renoué avec son ex-fiancée.
Tout est très mouvementé dans la vie de Haley, qui en rajoute une couche en prenant un malin plaisir à tout compliquer. Elle manque aussi de transparence concernant sa vie privée, son boulot, sa relation avec sa mère, son emploi du temps et j'en passe, j'ai fini par craquer, cette fille est insupportable et cultive, de plus, un méchant penchant pour les grossièretés. (Merdalors ! à tous les sauces...)
La fin, toutefois, m'a redonné le sourire car j'ai trouvé la scène cocasse, avec un certain penchant vers Bridget Jones et Mark Darcy (si ! si !). Tout les sépare, elle est convaincue qu'il ne la mérite pas, elle décide de rompre, tandis que le beau gosse nous offre une divine répartie avec le plus grand flegme. Oui, là j'adore mais hélas c'est trop tard et nous sommes arrivés à la dernière page.
Dommage.

Petit poison et gros soucis ~ Dorothy Howell
titre vo : Purses and Poison
Hachette, 2010 - 328 pages - 14,90€
traduit de l'anglais (USA) par Luc Rigoureau

02/01/10

10 in ‘10 Teen Chick Lit Challenge

Chick_Lit_Challenge_300x299Kay Cassidy and Jessica of Chick Lit Teens are co-hosting a reading challenge. The goal is simple — read 10 teen chick lit titles this year.

Some of the books I'm considering:

  1. LU : Avalon High - Meg Cabot  [#]
  2. LU : The Carrie diaries - Candace Bushnell [#]
  3. LU : Pretty Things - Sarra Manning  [#]
  4. LU : The sky is everywhere - Jandy Nelson  [#]
  5. LU : Along for a ride - Sarah Dessen [#
  6. LU : The Summer I turned pretty - Jenny Han [#
  7. LU : Rules of Attraction - Simone Elkeles  [#
  8. LU : Megan Meade's Guide to the McGowan Boys - Kate Brian  [#]
  9. LU : Envy ~ Anna Godbersen [#]
  10. LU : Purses and Poison - Dorothy Howell   [#]

challenge bouclé en juillet 2010

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