09/08/21

Did I Mention I Need You ? (D.I.M.I.L.Y #2), d'Estelle Maskame

Did I Mention I Need YouMa petite voix intérieure se gausse : mais pourquoi tu t'es infligée ce truc ? Moi, balbutiant : euh. J'avais juste envie de donner une seconde chance à la série puis de piocher dans une lecture audio divertissante.

Mais l'histoire est tellement niaise. Du psychodrame puéril.

La nana est amoureuse de son frère d'adoption mais sort avec son meilleur ami pour l'oublier. Lorsqu'ils se retrouvent à New York, ils succombent de nouveau à l'interdit et se sentent super mal de trahir leurs proches.

Comble de l'ironie : après avoir bravé le jugement des uns et des autres, ils se séparent à nouveau. Vont-ils enfin réaliser que leur relation est toxique car elle fait ressortir leurs mauvais penchants ? ! Ce serait trop beau.

Sur ce, j'abdique définitivement. Je suppose qu'ils vont se réconcilier et roucouler après moult prises de tête. NO WAY.

©2016 Estelle Maskame / Éditions Pocket Jeunesse, pour la traduction française et la présente édition. Traduit par Maud Ortalda (P)2019 Lizzie

  • Lu par : Astrid Roos
  • Série : D.I.M.I.L.Y, Volume 2
  • Durée : 7 h 20
  • Cela fait un an qu'Eden n'a pas vu son demi-frère Tyler... son amour secret. Leur histoire était impossible, mais Eden ne peut s'empêcher de se réjouir quand Tyler l'invite pour les vacances à New York. De toute façon, Eden est heureuse avec Dean, son petit ami, et Tyler est sûrement passé à autre chose, lui aussi.

⭐.5

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18/06/21

Un manoir en Cornouailles, par Eve Chase

Un manoir en CornouaillesEst-ce que je pouvais résister à une lecture se déroulant dans un manoir défraîchi, au fin fond des Cornouailles et abritant une famille brisée par un enchaînement de drames ? Absolument pas.

Je suis également plus que ravie de ma lecture. D'abord, parce que l'histoire est passionnante : construite sur deux époques, brassant les narrations (Amber en 1968 et Lorna trente ans plus tard).

On fait donc connaissance avec l'éblouissante famille Alton en vacances dans leur grandiose demeure : ils sont beaux, insouciants, comblés d'amour. Mais un soir d'orage, le jeune Barney tarde à rentrer à la maison. Sa maman part à cheval le retrouver. Et c'est le drame.

Les enfants ne se remettront jamais de cette soirée. Leur père, brisé par le chagrin, néglige la maison. Les dettes s'accumulent. C'est alors que Caroline Shawcross débarque avec son fils Lucian. Son arrivée va plonger la fratrie dans une grande confusion. L'union sacrée va se déliter et chaucn va chercher à fuir ces lieux frappés d'une terrible malédiction.

Lorsque Lorna découvre Pencraw, trente ans après, au hasard de ses pérégrinations, elle tombe immédiatement sous le charme mais ne soupçonne rien de son passé. La vieille Mrs Alton lui propose alors de séjourner quelques jours, au grand dam de son fiancé qui rentre seul à Londres. L'emprise du manoir sur Lorna est d'ailleurs perturbante car elle lui fait ressentir des émotions inédites mais bouleversantes. Elle aussi va puiser dans ses souvenirs enfouis pour faire ressortir ce qu'elle n'imaginait pas.

Enfin, tout ce que je peux en dire, c'est que le roman est captivant ! L'intrigue est bien ficelée, pas démentielle mais riche en suspense car elle accroche le lecteur du début à la fin. Certaines révélations sont poignantes et parfois attendues. Et ça m'a bien plu ! Je prévois de lire Les Filles du manoir Foxcote (le nouveau roman d'Eve Chase) très prochainement.

©2015 / 2021 Titre original : "Black Rabbit Hall" / NiL éditions, pour la traduction française. Traduit par Aline Oudoul (P)2021 Lizzie, un département d'Univers Poche

⭐⭐⭐⭐

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07/12/20

Un Noël au bord de la Tamise, par Anne Perry

un Noël au bord de la TamiseDans ce roman court, l'esprit de Noël est bien présent (ce qui n'est pas souvent le cas dans cette collection) ! Anne Perry nous rappelle l'essentiel des fêtes à travers le regard de Worm, cet orphelin qui a échappé à la rue pour vivre chez Squeaky Robinson dont le passé sulfureux se découvre dans la série Monk. Le gamin, qui ignore tout des traditions et de la signification de Noël, écoute avec curiosité les explications parfois évasives de son bienfaiteur.

Toutefois, Worm a également en tête une scène étrange à laquelle il a assisté au moment de traîner dans le quartier - une demoiselle blonde et charmante aurait été emmenée de force par deux individus peu commodes. Il harcèle Squeaky pour retrouver sa trace et s'assurer que tout va bien.

Squeaky Robinson est attendrissant dans son rôle paternaliste. Il a vite compris qu'il ne fallait pas s'appesantir sur le sort de cette inconnue mais ne souhaite pas briser les espoirs de son jeune ami. Après quoi, c'est une histoire de cambriolage et de butin perdu, de chantage et de duperie. Une petite intrigue dont le suspense ne nous coupe pas le souffle. C'est surtout l'ambiance générale qui est notable - un Londres populaire et engourdi par le froid. Assez sympa, donc.

Et puis j'aime beaucoup le personnage de Squeaky Robinson (ancien tenancier de bordel reconverti en comptable dans une clinique pour demoiselles en détresse). On évoque beaucoup Miss Claudine et sir Oliver Rathbone aussi. Non, ce n'est pas un handicap de ne pas connaître la série Monk. L'intérêt du roman repose sur la relation très forte entre Worm & Squeaky et sur les messages subliminaux (bienveillance, entraide et amitié) qui font penser à Noël. Un bon rendez-vous parmi les nombreux Crimes de Noël qui ne sont pas toujours à la hauteur.

10x18 Coll. Grands Détectives - Trad. Pascale Haas - Nov. 2020

 

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30/07/20

Oxygène, de M. J. Arlidge

Oygene MJ ArlidgeJamais je n'aurais parié là-dessus, surtout après mon sentiment mi-figue mi-raisin inspiré par ma lecture d'Am Stram Gram ! J'avais trouvé l'univers tellement glauque avec une enquêtrice borderline... disons que j'étais perplexe.

Et puis le hasard a fait que j'ai eu l'occasion d'écouter ce cinquième tome (oui c'est mal d'avoir zappé les précédents épisodes - tant de détails m'ont sans doute échappé !). Sauf que j'ai été littéralement happée par l'histoire : un meurtre dans le milieu BDSM et une victime qui n'est pas étrangère au commandant Helen Grace. Ça vous chatouille une héroïne, n'est-ce pas ?

Cependant, elle n'en touche pas un mot à son équipe. Ne dit rien de ses accointances, de ses penchants, de ses parties fines. Un mensonge qui la met extrêmement mal à l'aise et qui fait dire à ses collègues qu'elle est plus irritable que jamais. La tension aussi est palpable entre Charlie Brooks et Joanne Sanderson... deux jeunes femmes qui trépignent pour obtenir les faveurs du chef ou grappiller les lauriers de la gloire. Une journaliste n'en loupe pas une miette et n'hésite pas à exploiter leurs failles pour son compte personnel.

La lecture est redoutable : c'est court, on ne s'ennuie pas, le rythme est intense et la narration ouvre le champ des possibles car elle se focalise sur plusieurs personnages. C'est bien joué de la part de l'auteur qui nous mène par le bout du nez et qui le fait vraiment bien car le dénouement est terrible ! En plus de m'avoir réconciliée avec cette série, il m'a également donné envie de lire de suite À cache-cache.

N.B. aux éditeurs : ce serait sympa de produire la version audio dans l'ordre des titres parus. Après le tome 1, on passe direct au cinquième... genre : débrouille-toi lecteur et ne cherche pas à comprendre. Moi je dis que ce n'est pas cool !

©2019 / 2020 Éditions Les Escales. Titre original : Little Boy Blue. Traduit par Séverine Quelet (P)2020 Lizzie

Très bonne lecture de Valérie Muzzi ! Efficacité, rythme, suspense... on mord à l'hameçon et le temps passe vraiment très vite.

 

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23/07/20

Wild, par Cheryl Strayed

wild cheryl strayedJ'avais acheté le roman après avoir vu le film que j'avais beaucoup aimé. Il m'a fallu cinq ans pour le déterrer de ma bibliothèque mais je ne regrette absolument pas car j'ai replongé dans cette histoire avec délectation. Pour moi, c'est une lecture stimulante puisqu'elle invite à se dépasser mais aussi à réfléchir. Elle nous amène notamment à croire que rien n'est impossible et qu'on apprend toujours de ses épreuves.

Après la mort de sa mère, la vie de Cheryl part en vrille (séparation, drogue, divorce...). Bref. La jeune femme est au fond du trou quand elle entend parler du Pacific Crest Trail. D'abord une simple curiosité, puis un état d'urgence et quasiment un mode de survie. Cheryl comprend qu'elle doit tout plaquer et s'en va franchir seule 1700 kilomètres de sentiers sauvages, en gageant retrouver un sens à sa vie.

Je précise au passage que je ne suis pas du tout adepte des longs chemins de randonnée et pourtant j'ai beaucoup aimé partager (vivre par procuration) son expérience. Quelle sensation grisante ! On morfle, c'est vrai, mais Cheryl met en avant la solidarité, la gentillesse et la générosité des inconnus qui croiseront sa route de façon incroyable. En plus de ça, son histoire est bouleversante.

Entre la fille brisée au moment de se lancer dans son aventure à la jeune femme apaisée qui examine son parcours... quel exploit ! Cheryl a su transcender son défi pour en faire sa propre quête spirituelle. J'aurais pu souligner des passages entiers tellement je me sentais proche d'elle... Quelle belle rencontre, très inspirante et très forte aussi. Je ne suis pas prête de l'oublier.

10x18 (2014) - traduit par Anne Guitton

 

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24/03/20

Le club des philosophes amateurs (Sunday Philosophy Club, #1), par Alexander McCall Smith

Le club des philosophes amateursDepuis le temps que je tourne autour de cette série ! À lire sa présentation, j'ai des yeux de merlan frit à vouloir la découvrir au plus vite (pressentant que je vais également succomber à son charme). Et finalement... je suis amèrement déçue.
Certes, je perçois les contours de son potentiel : ambiance cosy et personnages ordinaires vaquant à leurs basses besognes (hum-hum). Au centre, Isabel Dalhousie se distingue (et peut paraître privilégiée), une gouvernante veille sur son petit confort pendant qu'elle dirige une revue d'éthique appliquée. Sa nièce Cat tient une épicerie qui fait aussi office de bistro. De beaux jeunes hommes croisent souvent sa route. Ceci dit, Isabel veille au grain car Cat est volage.
Et voilà qu'un soir, à l'opéra, Isabel Dalhousie est témoin de la chute mortelle d'un jeune homme. Cet accident la perturbe profondément. Même en tentant de l'effacer de sa mémoire, des détails surgissent pour l'inciter à y songer. Ceci l'affecte, au même titre que le nouveau fiancé de Cat dont elle veut sonder les intentions.
Le dilemme de cette chère Isabel pourrait se résumer à ce passage : « Ce dont j'ai besoin, c'est de quelques jours sans intrigues. Besoin de reprendre mon travail pour la revue, de finir mes mots croisés sans m'interrompre et de marcher de temps en temps jusqu'à Bruntsfield pour bavarder avec Cat de choses insignifiantes. Ce dont je n'ai pas besoin, c'est de passer mon temps à conspirer avec Jamie dans des bars et des restaurants, ni de me frotter à des financiers retors aux goûts artistiques dispendieux... »
Calme plat, donc, sur cette lecture... assez ennuyeuse (si ce n'est qu'elle est bavarde et superflue). Il n'y a aucune intrigue criminelle mais une histoire creuse avec des personnages peu attachants, pour l'instant. J'hésite encore à lire la suite.

éditions du Masque, 2018

Traduction révisée de François Rosso

 

24/02/20

L'Empreinte, par Alex Marzano-Lesnevich

L'EmpreinteJe me suis lancée dans cette lecture sans savoir qu'elle traitait d'une expérience personnelle pour son auteure, d'où ma naïveté suivie de ma grande perplexité à tenter de comprendre le lien entre ces bouts de vie éparpillés.
Un enfant a été assassiné, son coupable arrêté et son procès scruté par une étudiante en droit qui songe également à sa propre famille. On jongle ainsi entre passé et présent, portrait des uns et des autres, analyses intimes et réflexions embrouillées.
Mais c'est très compliqué à garder le fil en main. La lecture est lente, longue et confuse. Ajoutez une ambiance clinique, hyper froide. J'ai vite saturé et abdiqué avant la fin.

©2017 / 2019 Titre original : "The Fact of a Body, a Murder and a Memoir" / Sonatine Éditions pour la traduction française (P)2020 Lizzie

  • Lu par : Audrey Sourdive
  • Durée : 13 h env.
  • Grand Prix des Lectrices de Elle 2019, Prix du Livre étranger 2019 France Inter / JDD.

Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l'épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n'aura alors cesse d'enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l'autobiographie et du journalisme d'investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d'éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l'on imagine. Aussi troublant que déchirant.

06/02/20

Germania, de Harald Gilbers

Germania sixtridTraumatisée par La Trilogie berlinoise, je ne voulais pas me retrouver avec un ersatz de Bernie Gunther en la personne de Richard Oppenheimer ! Mais ouf, ce n'est pas le cas.
Oppenheimer est un ancien commissaire de la police berlinoise, comme il est juif, il a interdiction d'exercer son métier. Nous sommes en 1944 et la guerre prend un tournant défavorable pour les allemands. La capitale subit de plus en plus de bombardements, les convocations au front ou à disparaître se multiplient. Le climat est délétère, donc méfiance générale.
Oppenheimer est réveillé en pleine nuit par un agent SS qui l'engage pour ses anciennes compétences à tirer au clair une affaire de meurtre. Ce n'est pas un crime banal, mais bien une série morbide avec des jeunes femmes retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale.
J'ai finalement été happée par cette intrigue et par l'ambiance générale. On sent une terreur sournoise et oppressante, la débâcle est proche, la propagande plus verrouillée que jamais. On découvre la guerre en plein cœur du Reich sauf qu'elle est rapportée par un indésirable (selon les exigences du parti en place) ! Oppenheimer va bénéficier d'une dispense exceptionnelle pour mener son enquête - pourquoi lui ? - d'où sa prudence et sa méfiance. Le type est normal (en comparaison du très misogyne B. Gunther) et il est coriace, intelligent, redoutable. Il a une épouse (aryenne) et une amie proche dont l'époux est un éminent médecin honteusement ambitieux.
L'histoire va d'ailleurs explorer les faces obscures du régime, le Lebensborn, les bordels pour officiers, les espions, les jeunesses hitlériennes etc. Franchement, tout se complète dans cette lecture, entre les exactions du tueur en série et le contexte politique, historique etc., il y a matière à captiver le public tout en lui changeant les idées.
J'inscris sur mes tablettes Les fils d'Odin (livre 2), à lire sans tarder. 

©2015 Éditions Kero. Traduit par Joël Falcoz (P)2018 Sixtrid

Un enquêteur juif. Un suspect nazi. Démasquer le coupable sera-t-il plus dangereux qu'échouer ? 

Germania

DISPONIBLE EN FORMAT POCHE CHEZ 10x18

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04/01/20

Passé imparfait, de Julian Fellowes

Passé imparfait lizzieQuarante ans après leur dispute, le narrateur retrouve son vieil ami Damian Baxter rencontré à l'université de Cambridge. Ce jeune et beau roturier a depuis gravi les marches du succès en devenant un riche homme d'affaires. Mais c'est un homme seul et malade que le narrateur retrouve - condamné par la maladie, il aimerait retrouver son héritier pour lui léguer sa fortune et demande à son camarade de recontacter ses anciennes conquêtes.

Retour donc sur leur folle jeunesse, sur leur cercle d'amis privilégiés, sur les soirées mondaines et sur les codes de la gentry qu'on ne pouvait jamais effriter. Damian était un jeune homme courtisé, au charme ravageur, qui faisait trembler les têtes couronnées avec sa nonchalante insolence à se faufiler dans leur cercle. En renouant avec son passé, le narrateur aussi replonge dans une histoire de passions interdites et de grand amour secret - la fascinante Serena Gresham a bouleversé son cœur à jamais. Désormais écrivain en perte de vitesse, notre quinquagénaire fixe son horizon sentimental d'un calme plat en soupirant amèrement sur les nombreux actes manqués de son insouciante jeunesse.

Le roman offre ainsi un aperçu du changement sociétal de l'Angleterre des années 60 à nos jours, des mœurs et des modes des jeunes gens de la haute société, mais aussi des relations au sein des familles, des valeurs éculées, des rendez-vous loupés, des ambitions dévorantes et des traditions qui se fossilisent. Le constat est doux-amer, chacun ayant un peu amorcé les lendemains de fête avec la gueule de bois, et cela se ressent à la lecture, parfois longue et édifiante. Le narrateur aussi se pose en donneur de leçons mais n'inspire guère la sympathie... j'étais loin d'applaudir ses exploits. Tout ce joli monde apparaît finalement mesquin et narcissique. Mais je me moquais bien de leurs déboires, par contre j'étais curieuse de connaître leurs histoires, de comprendre les événements survenus lors des vacances au Portugal, d'expliquer la brouille entre les deux hommes, de deviner qui est la mère de l'enfant etc.

Bref. C'est un gros roman pompeux, pétri d'un charme suranné, avec des mystères qui exhalent un parfum de scandale et au leitmotiv farouchement aguicheur. Cela a suffi pour m'intriguer et j'ai signé pour 650 pages / 16 heures d'écoute auprès d'un Philippe Résimont qui incarne le narrateur accablé et dépassé par la situation avec beaucoup de flegme. Son interprétation est agréable (mais n'excelle guère en voix féminines). C'est d'ailleurs devenu le Test Ultime auquel les candidats se cassent les dents... Fatalité, quand tu nous tiens.

©2014 Sonatine pour la traduction française. Traduit par Jean Szlamowicz (P)2019 Lizzie

Un voyage vers le passé plein de fantômes et de stupéfiantes révélations... Avec une verve élégante, le créateur de la série Downton Abbey signe un portrait au vitriol de l'aristocratie anglaise bousculée par les sixties.

 Passé imparfait collector

10-18 édition collector 2017

 

 

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15/10/19

Hollywood Monsters, par Fabrice Bourland

HOLLYWOOD MONSTERS

« Souviens-toi des minutes qui ont précédé l'instant où cette créature est apparue sur Mulholland Highway, au beau milieu de la nuit : un épais brouillard s'était mis à envahir les montagnes, on s'était trompés de route, on avait choisi un autre itinéraire que celui initialement prévu, un silence funèbre régnait partout autour de nous.
- Ah ça ! Une ambiance angoissante, digne d'un film avec Boris Karloff !
- Tu viens de le dire toi-même : une ambiance angoissante. C'est comme si on avait eu sur l'écran une succession de plans rapprochés d'une même force suggestive : un coin de paysage abandonné, un manteau de brume au-dessus de la route, la lune dans un ciel d'encre... Et soudain, au milieu de ce décor sinistre, une créature fantastique jaillie de nulle part court à perdre haleine dans notre direction. Cet être a l'aspect physique d'un homme-loup, et un air terrifié...
- Tu ne crois pas que tu renverses un peu les choses, là ?
- Pas du tout. C'est lui qui avait l'air terrorisé, mais les autres éléments de la séquence ont influencé notre cerveau et nous avons donné à cette scène une interprétation contraire à ce qu'elle était. Toute la charge négative que l'imaginaire collectif confère à la figure du loup-garou, nous l'avons spontanément affectée à cet inconnu. Pour nous, ce n'était plus lui qui était terrifié : il était devenu terrifiant ! »

Andrew Singleton et James Trelawney sont en vacances sur la côte californienne et profitent des petits plaisirs de la vie mondaine sous la houlette de leur ami journaliste et critique du cinéma. Un soir, au retour d'une soirée, ils se trompent de route et tombent nez-à-nez avec un loup-garou ! Le lendemain, ils apprennent qu'une femme a été assassinée au même endroit et décident d'en informer la police.
N'attendez pas une enquête oppressante avec un écheveau impossible à démêler. C'est assez cosy & vintage comme lecture. Par contre, c'est aussi un texte extrêmement érudit et truffé de références à la gloire du cinéma hollywoodien, pendant son Âge d'Or des années 30. C'est super distrayant pour qui s'en soucie et c'est du petit lait à boire !
C'était également la dernière enquête des Détectives de l'Étrange car à ce jour ils n'ont pas réapparu pour hanter mes nuits avec leurs sombres histoires teintées de fantastique. Dommage.

Éditions 10-18 Grands Détective - 2015

Série : Le Fantôme de Baker Street - Les Portes du sommeil - Le Diable du Crystal Palace - Le Serpent de feu

#ChallengeHalloween #MonstresCréatures #AmericanHalloween