23/01/17

Sherlock, Lupin & moi : Le Mystère de la dame en noir, par Irene Adler

Sherlock lupin et moiEn vacances avec sa mère à Saint-Malo, la jeune Irene Adler fait la connaissance de deux garçons de son âge, Sherlock Holmes et Arsène Lupin, durant cet été 1870. Tous trois deviennent inséparables et se promènent sur les remparts de la ville ou prennent le large à bord de leur petite barque pour échapper à la vigilance trop étroite de M. Nelson, le majordome des Adler. C'est donc par hasard qu'ils découvrent sur la plage le corps d'un homme échoué, puis qu'ils aperçoivent non loin une silhouette encapuchonnée qui prend la fuite en se sachant observée. Les trois camarades créent aussitôt leur club de détectives amateurs pour résoudre ce mystère, voyant que la police locale s'emmêle les pinceaux pour conduire son enquête. Mais à force de fourrer leur nez dans les affaires malouines, les habitants grondent contre ces jeunes intrus qui perturbent leur tranquillité. 
L'histoire ne manque pas de rebondissements et nous guide dans les dédales de la charmante station balnéaire en dégageant un parfum d'exaltation et de légèreté. L'intrigue combine suspense, action, danger et émotion avec habileté et sans esbroufe inutile. On se délecte aussi de l'ambiance cosy des vacances en bord de mer et du merveilleux cadre du 19ème siècle, avec s
es grandes et belles villas cossues, ses rituels de l'après-midi autour d'une partie de bridge ou d'une tasse de thé. À côté de ça, la jeune Irene, plus intrépide que jamais, s'échappe du carcan maternel pour vivre de palpitantes aventures en compagnie de ses deux amis. Et c'est justement la rencontre surréaliste de ces trois figures littéraires, flanquées d'une douzaine d'années, qui rend ce petit roman si attachant et curieux ! On y trouve déjà un Sherlock arrogant et vif, un Lupin malicieux et enjôleur et notre jolie Irene qui raconte leur étonnante rencontre et la naissance de leur amitié... avant tout le reste. 
Il s'agit en fait de Pierdomenico Baccalario (auteur de Ulysse Moore & La Boutique Vif-Argent) et Alessandro Gatti les réels instigateurs de cette nouvelle série. Le ton, le style, les illustrations de Iacopo Bruno sont d'ailleurs reconnaissables entre mille. L'idée également est attrayante. C'est toujours cocasse de plonger dans une histoire mettant en scène des personnages de fiction qui reprennent vie sous une autre plume et dont on imagine une enfance, des copains, des premiers émois etc. On prend ainsi plaisir à noter les détails et les références car les auteurs n'ont pas fait le job à moitié et ont puisé dans une matière consistante sans dénaturer l'objet de leurs études. Sherlock, Lupin et Irene sont jeunes et insouciants, ils ont pour passion commune les énigmes à découdre, ils grandissent auprès de leur famille dont on perçoit les failles ou les richesses à venir (les leçons de gym avec le scandaleux Théophraste, la voix divine d'Irene, les rapports délicats entre Mycroft et son frère). Pour l'heure, ce premier tome pose les bases et laisse planer le doute en titillant le lecteur pour le forcer à revenir s'il souhaite connaître d'autres vérités et expliquer comment ces trois-là ont vécu le destin que l'on sait. 
Séduite par tant de promesses, j'accepte avec joie cette invitation ! 

Traduit de l'italien par Béatrice Didiot pour les éditions Albin Michel Jeunesse - Janvier 2017


10/01/17

Journal d'une ado vraiment déjantée, de Candy Harper

Journal d'une ado dejanteeÀ l'approche du deuxième trimestre, Victoire rayonne de bonheur : son béguin de toujours, Finn, le beau surfeur, la considère enfin comme une petite copine potentielle. Mais la réalité semble dépasser ses illusions d'une idylle parfaite. Car l'adonis se révèle assez creux, banal et rasoir. Au lieu de reconnaître son échec, Victoire s'accroche à ses folles espérances et se préoccupe des amours de ses copines - Meg, Angharad et Lily. Car la vie de ces jeunes anglaises dépend entièrement de leurs élans du cœur ! Seulement, quand on fréquente une école pour filles, les opportunités pour trouver l'âme sœur ne sont pas courantes. En début d'année, les filles avaient tiré profit de la chorale pour rencontrer Ethan et ses potes. Cette fois, à force de se creuser la cervelle, elles ont décidé de lancer un club de débats.
Il règne ainsi une impression de fourmillement perpétuel dans ce livre. Victoire est le point de concentration de cette effervescence et nous emmène dans sa ronde pour tout ce qui implique ses amies, sa famille et ses copains. Il y a notamment sa relation avec Ethan, pas seulement amicale, mais la demoiselle est obsédée par Finn et refuse de voir les signaux d'alerte. Elle choisit délibérément d'être aveugle et se montre parfois insupportable avec ce garçon adorable. Quelle plaie. Sa famille est toujours aussi folle, sa grand-mère est devenue une accro au portable, son frère lui fait honte constamment et ses parents manquent sérieusement de compassion envers ses drames de collégienne.  
Bref. Il y a de la dérision, de l'humour et du superflu dans cette lecture, riche en crises et autres délires du même bord. C'est léger et distrayant, certes un cran en-dessous du premier volume, cf. Journal d'une ado déjantée. Le ton s'essouffle et manque de mordant, avec une intrigue qui ne casse pas trois pattes à un canard. Je reste toutefois friande des romans de cet acabit et vais de ce pas lire la suite du Grand roman de ma petite vie de l'excellente Susie Morgenstern. 

Albin Michel Jeunesse - Traduction d'Alice Marchand (Septembre 2016)
illustration de couv. : Astrid M

Comparatif des couvertures VO plus déjantées : 

Keep the Faith (Faith, #2)  Leap of Faith

 

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29/09/16

Foxcraft, Tome 1 : Les Possédés, de Inbali Iserles

IMG_7023Attirée par la jolie couverture de Liam Peters, j'ai ouvert le roman en espérant fort, fort, fort y trouver une lecture originale et excitante, à l'égal d'autres histoires où les animaux prennent le pouvoir (cf. le mythique Watership Down, la série Outrebrume de M.I. McAllister ou La forteresse des lapins de L. Zuckerman, à découvrir tous trois absolument). 
Deux jeunes renards, Isla et Pirie, grandissent auprès de leurs parents et leur grand-mère dans la campagne paisible, en marge de la ville. Mais un jour, après avoir été distraite à pourchasser un scarabée, Isla retourne dans sa tanière qu'elle découvre saccagée par une violente attaque. Nulle trace de sa famille. La petite renarde panique, mais tombe museau contre museau avec une bande de renards belliqueux qui veulent lui faire la peau. Isla fuit le plus vite possible, prend tous les risques, quitte à braver la Rivière de la Mort et ses foudroyantes Broyeuses (comprenez, la route et ses voitures).
L'imaginaire du récit réserve de nombreuses surprises et autres trouvailles judicieuses, car l'auteur a véritablement soigné son décor et son univers avant de nous embarquer dans son histoire. Chose plus flagrante, c'est de vivre pleinement cette aventure dans la peau d'un jeune renard, de percevoir le monde qui l'entoure à travers ses sensations, son inexpérience, ses doutes, ses craintes, puis de plonger dans les prémices d'une intrigue aux accents fantastiques fignolés en douceur.
En effet, Isla croise en chemin un certain Siffrin, également un renard qui lui fait rapidement comprendre que le monde des renards est plus troublant qu'en apparence, avec des clans qui se livrent une bataille farouche et qui tendent tous au même but - Pirie, le frère d'Isla, aurait un rôle déterminant dans ce conflit en souffrance. Attendez-vous à de la magie, à des transformations, à des incantations, et aussi à des pactes et des missions secrètes. C'est assez obscur pour un premier tome, dont la mise en place demande du temps et de la patience, d'où l'impression de rythme inégal au cours de la lecture, mais cela reste tout de même une mise en bouche appétissante et qui ne demande qu'à gagner en consistance. 
Inbali Iserles est par ailleurs coutumière des séries à succès, puisqu'elle fait partie des auteurs sous le pseudonyme d'Erin Hunter à avoir captivé des milliers de jeunes lecteurs avec la saga de La Guerre des Clans.  

Traduit par Nathalie Serval pour Albin Michel Jeunesse - Septembre 2016

 

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14/09/16

Wild Girl, d'Audren

Wild Girl

Milly Burnett a dix-neuf ans lorsqu'elle choisit de partir à la Conquête de l'Ouest pour enseigner dans une petite école à Tolstoy, dans le Montana. Nous sommes en 1867. Elle quitte le Massachusetts et sa famille pour entreprendre un voyage long et éprouvant, mais Milly déborde d'enthousiasme pour cette nouvelle aventure. La jeune femme a soif de liberté et de découverte, elle ne doute pas qu'une existence fabuleuse l'attend au-delà de son horizon familier. 
Et déjà les paysages l'étourdissent, les coutumes locales, les villes plantées au beau milieu de nulle part, avec son lot de bons et de méchants, les pionniers en quête d'impossible, les colts qu'on dégaine sans trop réfléchir, mais aussi les cowboys et les indiens, le confort rudimentaire, le fameux « esprit de l'ouest », des mentalités différentes, même si les commérages et la bienséance continuent de gouverner le monde !
C'est donc avec la même exaltation qu'on partage cette aventure. Milly est jeune, fraîche, ravissante. Elle conquiert les habitants de Tolstoy, enchante les enfants, sa pédagogie fait parler d'elle et les parents accourent avec leur progéniture pour remplir les bancs de l'école. Quel succès. De plus, Milly s'épanouit au fil de ses rencontres, entre Sam le forgeron au sourire ravageur, Josh le jeune bandit au cœur tendre et Elwood le grand rouquin qui multiplie les prévenances... La farandole sentimentale est complète.
Il faut dire aussi que la communauté du Montana est attachante, et Milly y trouve rapidement sa place. Il y a sa voisine Marceline, une femme indépendante et si secrète, le débonnaire Phil, patron du grocery store, sa femme insupportable, Belvadara Johanson, le shérif Tim Clyne et son épouse Meg, et tout un décor authentique, de la poussière, de la boue, des saloons, le club de tricot et le salon de thé. L'évasion est totale. De plus, l'histoire a su me rappeler des séries ou des lectures comme “Dr. Quinn, Medicine Woman”, “La Petite Maison dans la prairie” et aussi “Les Filles de Caleb” d'Arlette Cousture qui confortent ce sentiment d'appartenance et de cocon. 
C'était génial ! J'ai adoré ma lecture, pour son ambiance, ses personnages, ses petites histoires d'amour, son sens du romanesque, sa flamme, son souffle, sa terre promise. L'auteur a enrichi son propos de références culturelles qui renvoient à des chapitres de l'histoire américaine (pas toujours glorieuse, cf. le massacre des “native americans”). C'est une vision du Far West avec ses rêves et sa dure réalité, au milieu de laquelle embellit la personnalité farouche d'une héroïne extraordinaire. J'ignore si l'auteur donnera suite aux aventures de Milly Burnett - car il y a matière à nous transporter toujours plus loin - mais je reste attentive à toute proposition ! ☺♥

Albin Michel / coll. Litt' - Septembre 2015

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29/06/16

Le Pays qui te ressemble, de Fabrice Colin

Le Pays Qui Te Ressemble

Engluée dans le chagrin et le deuil depuis un an, la famille Farrow est au bord du gouffre. On y trouve « un frère génial mais triste comme l'hiver, incapable d'exprimer ses sentiments. Un père aimant et 100% paumé. La définition même de la grand-mère indigne. Et maintenant, cette boule de poils blanc acajou qui s'était reconnue en notre désespérance. Nous avions de quoi être fiers. »

Il est plus que temps de larguer les amarres ! Marilyne, la grand-mère fantasque et rock-n-roll, prend les devants en embarquant tout ce petit monde à bord d'un camping-car pour une mission très spéciale, une mission secrète visant à guérir leur cœur brisé. Cette mission consiste à tracer les anciennes petites copines du père pour leur faire passer un test en douce. L'une d'elles est probablement la mère biologique des jumeaux de quinze ans, Lucy et Jude. Peu avant de mourir, leur maman d'adoption leur a fait jurer de retrouver leurs racines, sans éveiller les soupçons de leur père. Ce dernier broie du noir. Depuis un an, il vit dans sa bulle, écoute des heures durant tous les albums des Beatles, souffre en silence, pleure, maugrée et s'apitoie sur son sort. Il accepte néanmoins de se joindre à la troupe pour parcourir les routes de France et de Navarre... Direction Rome, puis Montreux (en Suisse), avant de faire escale à Bruxelles, puis Oxford, et ce n'est pas tout !

Quelle folle épopée ! A priori le voyage ne ressemble à rien. Lucy, son frère Jude, leur père Noel et la grand-mère Marilyne avalent des kilomètres, se posent à peine, s'éparpillent, courent après des objectifs aussi vagues qu'illusoires. De plus, leur parcours est jalonné de rencontres improbables et de situations burlesques, auxquelles on pourrait facilement n'accorder aucun crédit, mais c'est justement parce que cela ressemble à une cavalcade turbulente et invraisemblable qu'on adhère sans moufter. La famille est complètement décalée, drôle, vive, pétillante, derrière les couches de détresse et de larmes, et puis l'aventure gagne aussi en profondeur et en émotion. Le mélange est bien dosé, très réussi, pour une lecture dynamique, sensible et enjouée comme j'aime. Un super road-trip à se réserver pour les vacances !

Albin Michel, coll. Litt' / Septembre 2015

Magnifique couverture de Léa Chassagne qui annonce la couleur du roman !

 

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22/04/16

Elisabeth, princesse à Versailles, Tome 1 : Le Secret de l'automate, par Annie Jay

elisabethCe premier tome marque le début d'une très charmante série qui va ravir le cœur et les mirettes des lectrices (dès 8 ans) ! 

Elisabeth est donc la petite sœur de Louis XVI, âgée de 11 ans, elle grandit à Versailles en préférant chevaucher la campagne sur Framboise plutôt que de s'enfermer dans un salon à apprendre ses leçons. Elisabeth fait le désespoir de sa gouvernante, qui plaide sa cause auprès de son grand-père, lequel consent à embaucher une sous-gouvernante pour la soulager de ce poids. Car Elisabeth est têtue et effrontée, ce que Madame de Marsan ne peut plus supporter. La tâche de Madame de Mackau sera rude et difficile, seulement voilà, la fillette n'est pas idiote et va confier à sa nouvelle amie, Angélique, les raisons de ses lacunes (sa gouvernante revêche et indélicate). Finalement, avec ses méthodes douces et patientes, Madame de Mackau obtiendra rapidement de sa jeune élève une discipline irréprochable ! Son amitié avec Angélique se consolidera également autour d'une énigme qu'elles tentent de résoudre à l'abri des regards indiscrets. Où il est question d'un billet secret caché dans l'automate de la princesse, d'un tableau disparu et de bien d'autres troublantes révélations sur sa famille...    

À déguster sans réserve ! Cette lecture déborde de charme et de fraîcheur, les illustrations aussi sont adorables et donnent envie aux fillettes de se jeter sur le roman pour le parcourir et en redemander encore. D'autres livres suivent (4 tomes) et forment une série qui séduit pour son intrigue captivante et son joli emballage rose poudré. 

Albin Michel Jeunesse, septembre 2015

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19/02/16

Journal d'une ado déjantée, de Candy Harper

Journal d'une ado déjantée

Accrochez-vous, amis lecteurs, la tornade rousse, Victoire, qui nous arrive d'Angleterre, est dans la place, remontée à bloc pour une nouvelle année scolaire, explosive et déjantée !

Or, ses plans sur la comète se crashent lamentablement en apprenant qu'elle ne sera plus dans la même classe que sa meilleure amie Meg. Le drame. Victoire fulmine, ressassant amèrement que c'est un sale coup de la surveillante générale, l'horrible Miss Fortescu, qui la déteste depuis des années. Il faut dire que notre charmante héroïne est une peste finie, précédée de sa réputation - en gros, une gamine insupportable, à l'humour vachard et adepte du sarcasme. Ça fouette jusqu'au sang dès qu'elle ouvre la bouche ! Ouch. Également spécialiste des mauvais coups, elle n'en loupe pas une dès qu'il est question de méfait à accomplir. (« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. » Ha, ha !)

Les deux copines vont donc trouver un terrain d'entente en s'inscrivant à la chorale de l'école, pas parce qu'elles sont douées et ont la fibre artistique, mais simplement car elles ont appris que les répétitions seraient mixtes et qu'elles kiffent trop de rencontrer des garçons ! ^-^ Et bingo, Victoire tombe en pâmoison devant la sexytude de Finn Ryland, un beau gosse au look de surfeur californien. N'en jetez plus, la coupe est pleine. Malgré tout, notre Miss garde la tête sur les épaules et ne perd pas ses objectifs en échafaudant les meilleurs plans pour empoisonner l'existence du personnel enseignant, de sa rivale Aurore Horreur Blundell, de son frère Sam, de sa grand-mère qui dévalise les placards de toutes ses sucreries, du type aux cheveux frisés, Ethan, à l'humour mordant et aux blagues douteuses...

Voilà de quoi remplir trois mois d'une vie d'ado particulièrement déjantée. 

J'avoue être particulièrement friande de ce type de lectures légères et insolentes (et vous invite à lire des auteurs comme Carol Midgley, Echo Freer, E. Lockhart, Hayley Long, Sue Limb & Louise Rennison pour le top du top). Cette Victoire a cependant bien failli me rendre chèvre, du fait de son insolence et ses manières pas toujours correctes. Au début, je lui aurais volontiers fait avaler du savon, mais j'ai fini par m'habituer et j'ai même pris goût à ses canulars, ses répliques cinglantes et son ton railleur. Cela donne des dialogues poilants, qui fusent comme des éclairs, la lecture n'en est que plus drôle et assez inattendue, même si l'intrigue tient sur un fil et ne bouleverse pas la stabilité des écosystèmes non plus. ;-) La fin se termine en queue de poisson, car il existe deux autres livres de la même série en VO, quant à savoir s'ils seront traduits en VF, c'est un pari à prendre... (Il est devenu trop courant de publier des livres sans respecter les séries, d'où la gronde grossissante des lecteurs trop frustrés !). 

Si l'on recherche un simple rendez-vous décalé et extravagant, c'est tout bon. 

Albin Michel Jeunesse - Janvier 2016 ♦ ill. de couv : Astrid M 

 Traduit par Alice Marchand (Have a Little Faith)

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Couverture version originale 

 

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29/12/15

#Challenge Il était trois fois Noël 2015 : L'Abominable homme des neiges, par Eva Susso & Benjamin Chaud

L'Abominable homme des neiges

Partis faire du snowboard, Max et Uno se perdent dans la forêt. Ils font alors une stupéfiante rencontre : l'abominable Homme des neiges ! Sans mot dire, celui-ci les enlève et les conduit jusqu'à sa grotte... où les enfants auront la surprise de découvrir un foyer chaleureux et accueillant. Il faut croire qu'on se méprend complètement sur son compte ! 

L'abominable Homme des neiges est finalement une créature tout à fait ordinaire : il aime cuisiner, sculpter du bois, avaler une bonne soupe au coin de feu, boire du lait de chèvre (son animal de compagnie) et déguster de bonnes myrtilles. Les plaisirs simples d'une existence placide et confortable... sauf qu'il manque tout de même un papa ! Max veut retourner chez lui. Pas de problème. L'abominable Homme des neiges connaît un raccourci. 

Quelle aventure cocasse et attachante ! Benjamin Chaud m'enchante avec ses dessins et son ton humoristique. Il donne franchement envie de parler le « Yéti pléti pioche » !  ;-)

Albin Michel jeunesse, octobre 2013 ♦ traduit du suédois par Jean-Baptiste Coursaud

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23/09/15

Tornade, de Jennifer Brown

Tornade

« La famille n'est pas liée par le sang, mais par les sentiments et le cœur. »

La vie de Jersey, seize ans, vole en éclats après le passage d'une tornade dans son quartier. Ce n'est pas seulement sa maison ou ses amis qu'elle perd, puisqu'elle doit être hébergée ailleurs, c'est avant tout sa famille, son seul point d'ancrage, qu'elle imaginait solide et intouchable. On vit alors tout un éventail d'émotions à la lecture du roman, dont il est difficile de synthétiser l'impact. Mais c'est fort, très fort. Qu'on ne s'y trompe pas non plus, l'histoire ne verse jamais dans le sensationnalisme, mais cherche à creuser ce que signifient les sacro-saints liens familiaux. Et donc, pulvériser la vision qu'en avait l'héroïne, qui va découvrir des relations teintées de trahison, de non-dits et de désarroi. Forcément, ça fait mal. Heureusement que le rythme est rapide et intense, car on n'a pas le temps de s'appesantir. On se sent comme en apnée quand le deuil, la perte des repères familiers et le chamboulement des nouvelles rencontres se succèdent sans dire ouf. C'est l'effet « tornade » - ça bouscule tout sur son passage.

Albin Michel, coll. Wiz / Avril 2015 ♦ Traduit par Céline Alexandre (Torn Away)

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01/07/15

Happy end ! de Meg Cabot

Happy end

On ne présente plus Heather Wells, ex-lolita de la pop, reconvertie en employée zélée à la résidence universitaire de New York, où depuis quelques tomes elle s'improvise aussi détective maladroite mais sexy pour résoudre des meurtres en cascade. Fisher Hall a ainsi récolté la sinistre réputation du Dortoir de la Mort ! Fidèle à la tradition, ce 5ème livre de la série s'ouvre sur une découverte macabre - une responsable d'étage retrouvée sans vie dans sa chambre.

Branle-bas de combat à la direction, qui en a soupé de la mauvaise publicité et pensait redorer son image grâce à l'émission de tv réalité (cf. Ready to rock !). De plus, Fisher Hall accueille entre ses murs un VIR (un résident très important) en la personne du prince Rachid de Qalif, un héritier riche et séduisant, dont le passe-temps consiste à organiser des soirées alcoolisées, au sein même de la résidence, et où se pressent étudiants et personnel. Double scandale.

Mais Heather ne se contente pas d'avoir une vie professionnelle trépidante, puisqu'elle a aussi prévu de se marier avec Cooper Cartwright, l'homme de sa vie, et doit composer avec une vie familiale en conflit ouvert (toute sa fortune de lolita spoliée par sa mère et son petit copain) et un retour en fanfare de sa tendre génitrice. Cough, cough. Ambiance survoltée, électrique et savoureuse. La recette ne change pas et ne nous déçoit pas !

C'est délicieux, pétri d'humour, simple et efficace. Une lecture de pure distraction, où l'on a plaisir de retrouver des personnages attachants, confrontés à des situations saugrenues, avec un zeste de suspense pour pimenter le tout. Sans quoi, ce tome concentre essentiellement de la tendresse, du bonheur et de l'émotion, rien que dans le dernier chapitre, on a un sourire bécasse jusqu'aux oreilles ! Sans prétention, mais tellement bon.

Albin Michel, coll. Wiz / juin 2014 ♦ Traduit par Florence Schneider (The Bride Wore Size 12)