05/02/14

Un Baiser pour la Nuit, d'Anna Godbersen

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Le miracle n'aura finalement pas eu lieu, la série se termine sans avoir jamais réussi à regagner mon plein enthousiasme. Je me sens déçue, un peu flouée, d'avoir perdu l'étincelle à laquelle j'associais aveuglément les livres d'Anna Godbersen. Et pourtant, cette saga avait tout pour me plaire (les années 20, son ambiance glamour, stimulée par les interdits mais cernée par tous les dangers).

Bref, nos trois héroïnes ont su se construire un destin hors du commun : Cordelia dirige son propre night-club, Letty récolte les lauriers de la gloire et vient d'obtenir son premier grand rôle au cinéma, Astrid a enfin son gros diamant au doigt. Mais, mais, mais... tout n'est que poudre aux yeux ! Le revers de la médaille est terrible, vous imaginez bien, l'auteur n'est pas en reste pour nous renverser la tête et broyer notre petit coeur tendre.

Disons-le franchement, la fin est grandiose, avec un dénouement invraisemblable mais absolument imprévisible. De quoi vous affoler les sens et le palpitant. Cela part dans tous les sens, c'est follement romanesque, passionné, dramatique et bouleversant. Du grand Anna Godbersen, comme du temps de sa saga des Rebelles ! C'est regrettable qu'elle n'ait pas su tirer profit de la matière en or qu'elle avait entre les mains, car la série, de qualité inégale, n'a pas su se renouveler et a peut-être abusé de son identité futile et sensuelle.

« ... quand le monde me paraît un peu trop triste, trop misérable, alors je repense à nos beaux atours de cet été-là, et à tout ce dont nous rêvions avant l'automne. Voyez ? Je vous l'avais dit. Ces filles aux yeux brillants qui gravitaient autour de New York comme des papillons, à quelle vitesse elles se trouvèrent emportées dans le tourbillon de ses folles nuits ! Chacune réussit à fuir New York à sa manière - l'une est célèbre, l'autre est mariée, la troisième est morte. »

Albin Michel, coll. Wiz, novembre 2013 - traduit par Cécile Leclère
illustration de couverture (très belle) : Sophie Leblanc

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04/02/14

Une saison à Long Island, d'Anna Godbersen

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J'avais été sous le charme du début, avec Tout ce qui brille, mais la suite m'aura finalement déçue. Que de longueurs dans cette Saison à Long Island, même si les retrouvailles avec les trois héroïnes n'ont pas manqué de piquer ma curiosité, il m'a fallu admettre, avec tristesse, que leurs nouvelles aventures manquaient de peps et de passion.

Suite aux derniers événements tragiques, Cordelia n'en mène pas large et traîne sa misère dans ses beaux souliers. Son amie Astrid a la tête farcie des insinuations sournoises de sa mère, au sujet de ses fiançailles avec Charlie Grey. Letty vivote, prend des bains de soleil, rêve d'une carrière, saisit sa chance. Nouveau venu dans le paysage romanesque, l'aviateur Max Darby tient la dragée haute à la fille du bootlegger en ne cachant pas son mépris pour sa vie frivole et tapageuse. Ce soupçon de relation volcanique avait lieu de me chatouiller, et puis non, aucune intensité passionnelle entre eux, c'est plat.

Un constat s'impose : le champagne est éventé, les bulles se sont envolées, oubliez la légèreté gourmande et la promesse de scandales sulfureux, les années folles n'atteignent pas nos héroïnes, qui passent leur temps à se plaindre et pleurnicher ! Quelle déception. Moi qui me suis toujours enthousiasmée pour les romans d'Anna Godbersern, me voilà bien embêtée avec la tournure de cette série... mais j'enchaîne avec le 3ème tome, Un baiser pour la nuit, en croisant les doigts.

Albin Michel, coll. Wiz, novembre 2012 - traduit par Alice Seelow
illustration de couverture : Sophie Leblanc

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03/02/14

Double jeu, par Judy Blundell

Double jeu

New York, 1950. Kit Corrigan, 17 ans, a tout plaqué pour saisir sa chance de brûler les planches mais ne collectionne que des déboires ! Sans nouvelles de son petit copain Billy, avec lequel elle aurait rompu lors de leur dernière entrevue, Kit a la surprise de recevoir la visite de son père, Nate Benedict, qui lui propose de l'héberger dans son appartement et d'écrire à son fils pour tenter de le retenir (il vient de s'enrôler dans l'armée et doit partir en Corée). Coincée, mais faible, Kit accepte la proposition. Peu de temps après, elle décroche aussi un job de danseuse au Lido, reçoit une valise entière de vêtements neufs, la situation est plus que désespérante ! La jeune fille n'est pas idiote et se sent prise au piège, elle agit comme une automate, un peu malgré elle, car elle n'est plus sûre de vouloir renouer avec Billy (qui est d'une jalousie maladive et lui faisait constamment des scènes, parfois violentes).

Ce qui m'a beaucoup, beaucoup plu dans ce roman, c'est donc cette sublime et envoûtante atmosphère, digne d'un roman noir suranné, baignant dans un décor d'après-guerre, où l'on croise naturellement des cocotes, des avocats véreux, des gangsters, avec aussi en arrière-plan la chasse aux sorcières (le Maccarthysme) qui frappe notamment les voisins de Kit. Pendant longtemps, l'histoire se veut langoureuse, mystérieuse et follement élégante avant de déraper vers une issue capillotractée et bidouillée à la va-comme-je-te-pousse. Mais cela ne m'a pas chagrinée non plus, puisque je suis sortie de cette lecture en poussant un soupir d'extase tellement j'ai pu savourer l'ambiance générale du roman.

Albin Michel, coll. Wiz, février 2013 - traduit par Cécile Dutheil de la Rochère

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13/12/13

L'Étang aux libellules, par Eva Ibbotson

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Pour éloigner de Londres sa fille Tally à l'annonce d'une guerre imminente, le docteur Hamilton décide de l'inscrire au pensionnat Delterton dans le Devonshire. Cette école est réputée pour prodiguer un enseignement progressiste et laxiste. La jeune fille est d'abord décontenancée, puis parvient à s'adapter au sein de cette communauté très attachante : nouveaux amis, professeurs atypiques, cours excitants... Tally prend rapidement goût à sa nouvelle vie.

Saisissant l'occasion de participer au festival de danse folklorique, organisé par le petit royaume de Berganie, la jeune fille mobilise les troupes pour se joindre à cette entreprise risquée (et se payer le luxe de rencontrer le roi Johannes, qui résiste vaillamment à Hitler). Leur spectacle est d'un amateurisme confondant, aux mille couleurs bariolées, paré de fleurs et de gesticulations insensées, mais au moins les enfants sont follement enthousiastes et motivés. Et puis, le drame arrive, c'est le cafouillage, il faut lever le camp sans plus attendre ... avec en mission secrète, celle de sauver le jeune prince Karil.

J'essaie d'en dévoiler le moins possible, car en fait ce roman est un véritable tourbillon d'aventures et d'émotions. Il se compose en plusieurs parties, aux multiples pistes de lecture, et nous en fait voir de toutes les couleurs. L'effet est magique, absolument fascinant. Il y a à la fois une dimension historique, romanesque et fantastique dans ce livre, qui est un incroyable mais fabuleux fourre-tout. On a aussi le sentiment d'être hors du temps, au cœur d'une ambiance intimiste et d'une histoire fantasque. Bien entendu, j'ai été immédiatement séduite par cette magnifique lecture, j'en suis sortie avec un sourire ravi jusqu'aux oreilles !

Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, octobre 2011 - traduit par Cécile Arnaud - illustration de couverture : Pierre Mornet

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04/12/13

Pêle Mêle : Catacomb City - Belladonna Johnson parle avec les morts - Le Cycle des destins : Aylin et Siam

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Juste sous nos pieds, enfouie dans les Catacombes, se trouve une mégapole moderne, où existe un royaume de rats remarquablement intelligents. Hélas, après un Coup d État sanguinaire, la démocratie a été remplacée par une dictature dirigée d'une main de fer par un rat, le commandant Killdeer et son conseiller, le cruel et pervers rat blanc,  Billycan, rescapé d'un laboratoire. Poursuivis par les soldats de Killdeer, les frères Vincent et Victor Nightshade fuient les Catacombes et trouvent refuge dans le dernier bastion de la Résistance organisée autour de Juniper, qu'on croyait mort. La ravissante Clover Belancort, dernière héritière de son clan, se joint bientôt à eux pour échapper à son triste sort (elle a été désignée nouvelle Élue de Killdeer).

C'est un roman entraînant, qui s'adresse essentiellement aux enfants qui aiment lire (398 pages au compteur) en proposant une histoire autour des thèmes éternels que sont l'honneur et la fidélité, les liens de parenté et l'amour perdu, les alliances et les trahisons. C'est assez basique, agréable à lire, par contre ça ne vaut pas des lectures - avec des animaux en tant que héros - comme la série du Royaume d'Outrebrume de M.I McAllister, Le Mont des Brumes de Susan Schade & Jon Buller ou aussi La Forteresse des lapins de Linda Zuckerman (mon tiercé gagnant, dans le désordre).

Catacomb City, de Hilary Wagner (Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, novembre 2013, traduit par Jean Esch)

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Dans le monde de Belladonna Johnson, parler aux morts est une chose parfaitement normale. Elle vit même avec son père et sa mère qui sont décédés, mais toujours très impliqués dans la vie de leur fille (ce sont des fantômes qui cuisinent, font la vaisselle, ne mangent pas, font les devoirs, lisent le journal et sont coincés chez eux, aucune malice derrière tout ça). Un jour, sans avertissement, les esprits disparaissent. La porte entre le monde des vivants et celui des morts est en train de se refermer. Belladonna doit empêcher que cela se produise, ou elle pourra dire adieu à sa famille pour de bon.  

J'ai déterré ce livre de ma pile (eh oui !) et n'ai pas été mécontente de mon choix. La lecture s'est effectivement avérée divertissante et amusante. L'intrigue, une nouvelle fois, est basique : une jeune fille aidée d'un garçon intrépide (et d'une demoiselle, fantôme de son état, qui a connu la mort en tombant sur la tête après s'être pris les pieds dans le filet de tennis !) part à la recherche d'une mystérieuse Porte Rouge et va vivre de palpitantes aventures. L'ensemble est assez convenu, l'héroïne manque peut-être de charme ou de finesse, mais ça reste tout de même très sympa à lire, surtout pour les amateurs d'histoires fantastiques (comme L'Atlas d'émeraude de John Stephens). 

Belladonna Johnson parle avec les morts, par Helen Stringer (Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, mars 2011, traduit par Hélène Collon)

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La chute d'un astéroïde a provoqué la montée des eaux et a fait disparaître du globe terrestre des milliers de kilomètres carré. Nous sommes en 2132, la ville de Paris a été presque entièrement engloutie par la mer. Seuls émergent çà et là les sommets de quelques monuments où se sont installées des communautés de rescapés. Aylin, treize ans, habite sur l'îlot du mont Valérien, dans un village construit au cœur d'une forteresse. Un jour, les Valériens reçoivent la visite d'un garçon aux doigts palmés, qui vit sur la tour Eiffel (rebaptisée tour des Elfes). Sans aucune explication, il laisse un Murex à la jeune fille. Après quoi, la vie de celle-ci va être complètement chamboulée.

J'ai beaucoup aimé l'entrée en matière du roman, tout de suite j'ai été interpellée par cet univers futuriste, si proche de notre monde actuel (également menacé par les effets du réchauffement climatique). J'ai été charmée par toutes les trouvailles : les monuments parisiens rebaptisés, les communautés distinctes, le mystère des enfants de Dyoun, les colonies de murex, leur rôle et leur pouvoir, les destinées exceptionnelles qui s'annoncent... C'est juste dommage que, parfois, le traitement me soit apparu trop simpliste.

A noter que chaque roman de la série pourra se lire indépendamment des autres.

Le Cycle des destins, livre 1 : Aylin et Siam, par Éric Simard (Syros, octobre 2013, ill. de couverture : Thomas Ehretsman)

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23/10/13

“Parfois, mieux vaut faire un long détour pour se rendre à deux pas.”

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Je comprends mieux pourquoi ce spin-off ne nous a pas été proposé plus tôt, l'idéal aurait été qu'il sorte avant la parution des Portes du Paradis, le dernier tome de la série des Vampires de Manhattan (je plaide coupable, à l'époque j'avais pesté contre ce détail !). Parce que, très franchement je ne l'ai trouvé ni passionnant, ni excitant, maintenant que je l'ai lu.

L'histoire devait nous expliquer ce qu'il était advenu de Bliss, et plus précisément sa rencontre avec la Meute des Loups. Ces derniers aussi ont une histoire à nous dévoiler, avec son lot de traques infernales, de séparations déchirantes, de sacrifices inévitables et d'amours contrariées, sur fond de variations mythologiques mélangeant tous les genres. Mouaip, mouaip, mouaip. Tout ça m'a semblé tellement creux et inintéressant, au final. J'ai galéré pour me familiariser avec ce nouvel univers, j'ai même fini par m'y ennuyer ferme.

Alors soit, c'est un petit crochet avant le sprint final et ça peut éventuellement intéresser un lecteur en pleine découverte de la série des Vampires de Manhattan. Malheureusement, j'ai bouclé la saga en décembre 2012 et depuis j'ai tourné la page. Pour moi, ce spin-off paraît trop tard en VF, j'ai eu le sentiment d'être larguée. Sans compter que les personnages ne m'ont guère inspiré de sympathie, à l'exception de Bliss forcément, qui se révèle plus forte et déterminée, très débrouillarde, sensible et vulnérable, avec ses blessures secrètes. Lawson, par contre, m'a fait l'effet d'une girouette au bord de l'implosion hormonale... au secours !

En somme, il faut lire ce livre dans la foulée, juste avant le dernier tome de la saga, sinon vous oubliez !

Le Pacte des Loups, par Melissa de la Cruz (Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, septembre 2013 - traduit par Morgane Caussarieu)

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26/09/13

‘Halloween est nuisible aux enfants !’ (43, rue du vieux cimetière) ☺

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J'avais découvert avec enthousiasme le début de cette fabuleuse série, 43, rue du vieux cimetière : Trépassez votre chemin, et c'est tout naturellement que je retrouve les habitants de cette grande maison victorienne. Malheur à eux, ils sont dans la ligne de mire d'un président d'une association anti-fantômes. Dick Tatter dénonce les mauvais traitement infligés à Les, un enfant qui devrait se trouver à l'école, être entouré de soins et d'amour (ahem), ne plus côtoyer un vieux monsieur qui prétend être amoureux d'un fantôme. C'est la panique à bord : les trois comparses sont séparés, envoyés dans des institutions qui riment avec prisons, obligés de se défendre à distance.

C'est encore une fois à travers leur correspondance qu'on suit leurs péripéties (Adèle, de son côté, doit prouver qu'elle existe et mettre la main sur ses vieux manuscrits, mais sa mission est mise à mal par l'obstination du vilain, en plus de sa légendaire étourderie !). C'est toujours un petit régal de se plonger dans cette ambiance, et puis le livre en lui-même est beau, avec son échantillon de lettres manuscrites ou typographiées, ses cartes postales, ses dessins et ses articles de journaux. C'est ce qui rend ce livre accessible aux plus jeunes car ce sont 130 pages qui s'avalent en une bouchée.

Avec très peu de texte, l'ensemble reste joyeux et entraînant. On aborde aussi sur le ton de la plaisanterie un sujet important qui touche à l'imagination et la liberté d'expression (il faut toujours s'opposer à ceux qui veulent brûler des livres !). En clair, c'est une petite série épatante, écrite avec intelligence, ponctuée d'illustrations rigolotes et basée sur des histoires palpitantes, avec des personnages qu'on apprécie énormément. A recommander pour tous les âges.

43, rue du Vieux-Cimetière (Livre Deux : Il faudra me passer sur le corps) par Kate & M. Sarah Klise 
Albin Michel jeunesse, coll. Witty, janvier 2013 - traduit par Mickey Gaboriaud

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25/09/13

“En Grande-Bretagne une tasse de thé est la solution à tous les problèmes.” ツ

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Monsieur Kipu est en apparence une histoire déjantée, autour d'un clochard qui porte bien son nom, puisqu'il ne sent pas la rose, mais l'étang, il vit sur un banc dans un parc, avec son chien aussi cradingue que lui. Un jour, une fillette à l'imagination débordante l'aborde, lui offre des saucisses puis l'installe dans la cabane à outils situé au fond du jardin de ses parents (ces derniers n'étant au courant de rien).

Chloé se sent incomprise parmi les siens : sa mère n'a d'yeux que pour sa jeune sœur, Annabelle, une abominable petite peste. Son père s'efface ou se planque dans le cagibi sous l'escalier pour ne pas avouer à sa femme son terrible secret. Celle-ci vient d'ailleurs de lancer sa carrière politique à l'aide d'un programme réduisant la liberté de chacun à néant. Une vraie terreur.

De toute façon, c'est une famille complètement désunie, au sein de laquelle Chloé trouve qu'elle n'a plus sa place. Monsieur Kipu est son seul ami, celui qui l'écoute et la comprend. C'est un peu son ange gardien, car il va remettre de l'ordre chez les Croûton et leur apporter un sentiment de paix et de bonheur retrouvé. Cette histoire est ainsi un savant mélange de situations loufoques autour de thèmes sensibles comme l'exclusion, le manque de confiance en soi et la solitude. Le talent de D. Walliams est, bien entendu, de ne jamais plomber l'ambiance et de prouver qu'on peut traiter de choses sérieuses en y mettant de l'humour. Effet top moumoute assuré, comme dirait l'autre.

Monsieur Kipu, par David Walliams (Albin Michel jeunesse, coll. Witty, août 2012)
Traduit par Valérie Le Plouhinec - illustrations de Quentin Blake

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24/06/13

“Hé, les filles ! Vous avez oublié que les femmes ne se résument pas à leurs hommes ?”

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Trois copines, Kelly, Sydney et Raven, vivent une rupture difficile avec leurs chéris respectifs et se réunissent chez Alexia, la seule célibataire du groupe, pour établir un Code avec une vingtaine de règles à respecter à la lettre (ne pas chercher à recontacter l'Ex, couper les ponts avec sa famille, jeter les souvenirs et les photographies, ne pas appeler son répondeur pour entendre sa voix, reprendre du poil de la bête, se trouver un hobby, patienter trois mois avant de repartir en chasse, ne pas sortir avec un ami de l'ex ou l'ex d'une amie...).

Mais le sevrage s'avère difficile et les fixations ont la vie dure. Aussi, Kelly ne se guérit pas de son obsession pour Will, un type purement égoïste, Raven a trompé son copain sans trop comprendre la pulsion qui l'a jetée dans les bras d'un autre, Sydney, complètement mordue, ne se relève pas de sa rupture et voudrait renouer avec son ex. Seule Alexia va tomber amoureuse pour la première fois, mais n'osera pas l'avouer à ses copines et va cacher sa relation au risque de tout compromettre.

Dans l'ensemble, la lecture peut s'avouer sympathique et agréable à parcourir, même si les idées de fond m'ont plus ou moins hérissée (offrir une bague d'amitié avec en inscription ‘Jusqu'au jour de ma mort’, euh...). Dans ce livre, on parle donc du premier grand amour, des illusions perdues et de la désintoxication nécessaire pour reprendre pied dans son existence. Après tout, une fille ne se résume pas à son mec ! Bien évidemment, l'histoire va éprouver nos jeunes filles en fleur et les confronter à leurs préceptes pour tester leurs limites.

Cela se lit vite, sans trop réfléchir, c'est de la lecture sentimentale et très adolescente dans l'âme. Par contre, ça manque de dérision car ce n'est pas la fin du monde d'avoir un cœur brisé à 17 ans non plus...  Il existe une suite, en VO, The Crushes: A Heartbreakers Novel, suivi de The Friends: Friendship Rules (3ème tome). 

La ligue des coeurs brisés, par Pamela Wells
Albin Michel, coll. Wiz, 2013 - traduit par Cécile Leclère

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17/06/13

“The peace sign is with two fingers not one.”

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Cela faisait quelques années qu'on avait quitté Heather Wells à son activité de détective malgré elle, amoureuse épanouie, jeune femme aux formes généreuses et bien dans sa peau (cf. Une (irrésistible) envie de dire oui). Et puis, ô surprise, notre héroïne fétiche est de retour, comme si les séparations dataient d'hier.

Ce quatrième tome inattendu nous propose une intrigue davantage centrée sur la jeune épouse de Jordan Cartwright, l'ex de Heather du temps de son passé de lolita de la pop. Tania est à cran, car son garde du corps a reçu une balle perdue lors d'une fusillade et a échappé à une tentative d'empoisonnement. La jeune femme est souffrante (elle est enceinte) mais tient à protéger ses petits secrets. Une fois encore, Heather se retrouve au cœur de l'action, Cooper officie en tant que nouveau garde du corps et notre petit couple doit cacher leur liaison à toute la famille Cartwright, dont on fait l'époustouflante rencontre pour un grand moment de rigolade !

Et pourtant, malgré cet alléchant programme, on tourne vite en rond, l'action est poussive, l'humour aussi, on brode autour d'une intrigue pas très folichonne, Heather est pétillante, son histoire d'amour avec Cooper toujours craquante, mais on ne vibre plus autant qu'à leurs débuts (l'harmonie entre eux est intacte, mais la tension sexuelle d'avant était tout de même plus excitante !). Je n'ai pas compris pourquoi Meg Cabot revenait à cette série, soit cinq ans après le troisième tome paru, à part combler les attentes des fidèles de Heather Wells (dont j'en suis, tout naturellement). Je l'ai lu par curiosité, mais je suis un peu frustrée car ce n'est plus aussi bon qu'au tout début.

Ajoutez que l'auteur va publier un 5ème tome ! The Bride Wore Size 12 sort en septembre 2013 pour la VO ! Fichtre.

Ready to rock ! (Heather Well #4), par Meg Cabot
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Florence Schneider

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