27/05/13

☁♨ Le Réveil des Créatures ♨☁

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Matt et Emily Calder sont des jumeaux de 12 ans, qui vivent à Londres avec leur maman, Sandie. Profitant que l'attention de celle-ci soit détournée, lors d'une visite à la National Gallery, les enfants se mettent à dessiner pour tromper leur ennui mais dévoilent ainsi leurs extraordinaires capacités à pouvoir mettre en vie leurs dessins. Aussitôt leur mère comprend qu'ils ne doivent plus traîner en ville et courent se réfugier sur une île écossaise, chez leur grand-père paternel, simplement appelé Renard.

Les enfants vont alors découvrir l'existence des Animare et des Gardiens. Une Société secrète se doit de les protéger et de canaliser leur folle imagination. Ils doivent aussi veiller à ce que leurs dons ne tombent pas entre de mauvaises mains, car les membres de la Société n'ont pas tous les mêmes objectifs et redoutent les jumeaux, dont le père a mystérieusement disparu, enfin ceci est une autre histoire...

A vrai dire, ce roman m'a plu instantanément. J'avais à peine lu les premiers chapitres que déjà je me surprenais à dévorer le reste du roman en un temps record. Non seulement le rythme est entraînant, mais l'histoire aussi est passionnante. Et puis c'est vif, intrépide, captivant. Les images sont presque réelles, les descriptions nous transportent dans cet univers fantastique, avec un pied dans le Moyen Âge où tout aurait débuté, dans le Monastère d'Era Mina, sur l'île d'Auchinmurn, qu'occupe aujourd'hui le grand-père R.

Je vous invite à découvrir cette lecture, préalablement ciblée jeunesse, tant elle est agréable et épatante, écrite en partie par John Barrowman, plus connu sous le nom de Captain Jack, alias M. Torchwood ! C'est le 1er tome d'une trilogie, j'espère que la suite verra jour, car il devient trop courant dans l'édition actuelle de stopper des séries en cours. Elle est cependant déjà disponible en VO, [[The Bone Quill]].

Le Réveil des Créatures, par John & Carole E. Barrowman
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - Traduit par Raphaële Eschenbrenner
couverture : Laurent Besson


30/04/13

“You were the one who saved my life.”

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Dans le sous-sol d'une ferme, vivent cinq garçons placés sous l'œil scrutateur d'un chercheur et sa fille (Anna), pour le compte d'une Agence secrète. Les garçons ont perdu la mémoire, ils sont étudiés pour servir à une prochaine mission. Lorsque les dirigeants se présentent enfin pour passer à la prochaine étape du projet, les choses s'accélèrent, avec la fuite des cobayes qui ont embarqué Anna en monnaie d'échange.

C'est une histoire survoltée, qui se lit rapidement et nous fait vivre un train d'enfer. Chaque ligne de l'intrigue est pensée pour titiller le lecteur, exacerber ses doutes, le tenir en haleine et exciter son intérêt pour absolument connaître la réponse à toutes les questions. On ne s'ennuie pas une seconde ! Les garçons, Cas, Trev, Nick et Sam, sont des machines redoutables, programmées pour zigouiller tout élément dérangeant, sans état d'âme, seule la présence d'Anna semble les maintenir sur la corde raide, toujours à l'affût de ses ordres ou autres souhaits.

Alors, oui c'est assez violent, ça sent la baston, la castagne, la poudre du flingue, le sang qui éclabousse les visages et les tshirts, ça roule à vive allure car l'histoire se transforme en course-poursuite éperdue dans le fin fond de l'Amérique. Il y a un soupçon de romance, très pudique, assez décoratif, mais c'est plutôt tendre et adorable. Ce qui compte, essentiellement, c'est d'avancer à l'aveugle dans cette mascarade mise en scène par des truands, des traîtres, des dupes. On va de surprise en surprise, et c'est plutôt pas mal comme programme. Une suite est donc attendue, car tout n'est que partiellement résolu à la fin du livre !

Amnesia, par Jennifer Rush
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Cécile Chartres

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26/04/13

“It is a documented fact. I read it in People magazine.” ☺

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Ce volume (un pavé de 1115 pages) réunit les trois tomes de la série avec Heather Wells, qui comprenait : Une irrésistible envie de sucré, Une irrésistible envie d'aimer, Une irrésistible envie de dire oui.

Heather Wells, ex-lolita star de la pop, ruinée par ses parents, s'est reconvertie dans une vie plus sage et rangée et gagne sa croûte en travaillant à Fischer Hall, un dortoir universitaire qui récoltera rapidement le triste surnom de Dortoir de la Mort. J'explique pourquoi plus loin. Heather a fait peau neuve, en virant son fiancé volage, par contre elle a pris quelques kilos, s'est trouvée un point de crèche chez le frère de son ex, dans sa grande maison rose issue d'un héritage familial. Cooper Cartwright est ... sexy, beau, sarcastique mais gentil comme un brave toutou. Il n'est pas comme le reste de sa famille, et puis il a su tendre la main à Heather au moment où elle en avait le plus besoin. Cette dernière ne cracherait pas pour un instant Crunch avec lui, mais le chéri n'a jamais eu le moindre geste déplacé ou entreprenant, ce qui agace fortement Heather (et nous aussi !). Accessoirement, Cooper est détective privé.

Et cela tombe bien, car par trois fois, au fil des tomes donc, nous suivons les aventures malencontreuses de Heather au pays du crime, du meurtre, du sang et de la vengeance. A chaque fois, notre héroïne se retrouve impliquée dans des enquêtes pas possibles, devant improviser des marches et des démarches, souvent parce que la police elle-même ne fait pas son travail. Bien entendu, Heather est loin d'être douée, elle est drôle, déjantée, fofolle et empotée, mais elle n'est pas un fin limier. D'où l'aide toujours précieuse de notre cher Cooper !!! ^-^

J'avoue un plaisir coupable pour cette série, dont j'ai savouré la lecture des trois tomes avec une gourmandise décomplexée de tout remords. L'ambiance est crémeuse, sucrée, légère et appétissante. C'est sûr que le schéma des enquêtes est assez répétitif, mais ce n'est pas ce qui compte dans cette série, très vite on retient de nos retrouvailles avec Heather Wells le simple plaisir de retrouver une copine et de suivre avec bonheur les hauts et les bas de sa vie amoureuse (le tome 3 est particulièrement mouvementé ET pimenté !!!). C'est le rendez-vous idéal pour occuper ses vacances, peinardes et à se la couler douce, c'est juste parfait pour se divertir.

Bonne nouvelle, le prochain tome inespéré (Ready to rock !) sort le 3 juin prochain !

Irrésistible ! l'intégrale, par Meg Cabot
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Florence Schneider

04/03/13

"I met a girl in the rain, who had lost her mother's earrings. And I killed her."

Enfin, la suite d'Humaine :

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L'histoire reprend exactement là où elle se terminait dans le tome 1, et sincèrement ce n'est pas difficile de se familiariser à nouveau avec ce qu'il se passe, car les évènements ont pris une telle tournure qu'on ne peut que suivre le rythme imposé. Le temps de la contemplation, des envolées lyriques et des descriptions émerveillées sur le plaisir de reprendre goût à la vie est bel et bien révolu. Désormais Lenah doit rendre des comptes et, même si elle tente de s'accrocher à son petit univers, ses erreurs du passé ne cessent de la rattraper.

Vicken a donc été sauvé par Lenah au terme d'un nouveau rituel. Rhode également est de retour et Justin, comprenant qu'il est de trop, prend ses distances avec une certaine amertume. Il est bon de souligner que les sentiments de Lenah sont encore très forts pour tous ses prétendants, et chacun remplira un rôle bien défini au cours de l'histoire. Attendez-vous à des cœurs qui s'emballent, des ventres noués et des sourcils qui se haussent de surprise, car l'aventure promet monts et merveilles.

Lenah doit donc affronter la présence d'un vampire sur le campus de Wickham, un vampire redoutable et sanguinaire, qui n'hésitera pas à tuer tous les proches de la jeune fille jusqu'à ce que celle-ci accepte de lui céder les secrets du rituel. Mais Lenah est sous le coup d'un blâme des Aeris, les vamps qui dictent les règles. Ils sont fâchés après elle pour avoir pratiqué la magie et lui imposent de choisir entre retourner dans le passé et sauver toutes les âmes qu'elle a volées, ou demeurer dans le présent, mais avec l'interdiction d'aimer librement Rhode.

L'ambiance dans cette suite est donc totalement opposée à ce que la série avait suggérée en premier lieu, et franchement j'ai beaucoup aimé cette nouvelle orientation. Reste du premier tome une sensation de charme éthéré, mais l'histoire a clairement évolué. Les personnages seraient ridicules de se comporter comme des adolescents lambda, aussi l'auteur n'a pas hésité à les brusquer, en multipliant les pertes et les victimes, en les mettant face à des choix douloureux ou au cœur de situations inextricables, et en proposant des solutions hasardeuses. J'espère que l'attente pour la suite ne sera pas trop longue, aucune date n'a été annoncée à ce jour.

Âmes soeurs (Humaine #2), par Rebecca Maizel
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2012 - traduit par Rebecca de Hassard

 A écouter : le nouveau single de Vanessa Paradis (en attendant l'album le 13 mai) ♥

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28/02/13

Le chocolat, c'est bon pour la santé.

Enfin, la suite de La Mafia du chocolat :

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Ne vous laissez pas impressionner par le début longuet et inactif, au cours duquel Anya retourne en prison suite à de récents déboires avec son meilleur ennemi (Charles Delacroix), les choses vont finalement se mettre en place, avec un petit exil au Mexique où la jeune fille va se familiariser avec la culture du cacao, puis retour à la case départ, à New York, auprès de la tristement célèbre Famille Balanchine.

Un nouveau coup du sort a frappé douloureusement Anya et sa sœur Natty, de nouvelles cartes sont distribuées, l'héritage familial est en péril, la jeune fille ne sait plus à quel saint se vouer, ses anciens alliés étant désormais ses nouveaux ennemis... Par contre, elle pourrait bien se réconcilier avec son ancien tortionnaire et élaborer un nouveau marché qui débouterait la commercialisation illicite du chocolat.

Je vous laisse gamberger, tout comme je laisserai planer le doute sur sa relation avec Win, qui sort avec une autre fille. Le choc. Son absence est un vide difficile à combler, et ce n'est pas la personnalité de Theo Marquez, aussi pétillante soit-elle, qui pourra nous consoler. Je dis ça, je ne dis rien. Ne craignez toutefois pas l'apparition d'un triangle amoureux, nous sommes très loin de ces basses considérations romantiques. (Du moins, je pense.)

Après avoir redouté une suite plus lente, avec quelques passages de flottement, je n'ai pas du tout regretté ma lecture, finalement j'ai aimé ce qu'elle a su m'apporter et me raconter. L'histoire d'Anya Balanchine demeure passionnante, avec ses zones d'ombres, son poids de l'héritage, son caractère passionnel. L'action m'a semblé moins dense, mais les révélations et autres rebondissements n'en sont pas moins violents, bouleversants et accrocheurs pour la suite des aventures !

Le tome 3, In the Days of Death and Chocolate, ne paraîtra en VO qu'en septembre 2013, souhaitons que la traduction française soit rapprochée.

La fille du parrain, par Gabrielle Zevin
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Cécile Chartres 


01/02/13

"Evan avait une histoire commune avec Lucy ; ils avaient partagé toute une enfance. Et ça, personne ne semblait le comprendre."

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Amis depuis l'enfance, Lucy et Evan sont inséparables, même après le divorce des parents de la jeune fille et le déménagement de celle-ci pour Atlanta où elle vit avec sa mère, ils ne manquent jamais l'occasion de se retrouver pendant les quelques jours que Lucy passe chez son père au moment de Noël.

Cette année semble différente des autres, car Lucy n'est pas elle-même, elle n'est plus celle qu'Evan pensait connaître. C'est son look, d'abord, qui le déconcerte : avec ses cheveux noirs, ses piercings et son teint pâle, la jeune fille n'a vraiment pas l'air dans son assiette. Et puis elle est silencieuse, taciturne et renfermée.

Ne sachant pas trop sur quel pied danser, Evan se raccroche à ses bons vieux souvenirs, à cette amitié qui les lie depuis l'enfance et à la connivence qui existait entre eux. Il a bon espoir que Lucy redevienne un peu elle-même. Pour l'heure il tente de ranimer la flamme (éteinte) de son amie, il lui parle de ses projets, de ses études (la pression paternelle énorme !), de sa passion pour le dessin, toujours intacte, de son envie d'écrire une bande dessinée qui raconterait leur folle jeunesse.

Lucy écoute, fait preuve d'enthousiasme et semble avoir conscience de la déception qu'elle suscite. Mais elle ne lâche rien, alors les jours passent et ces deux-là tentent de raccrocher les wagons brinquebalants. Et puis c'est l'époque de Noël, le paysage est enneigé, on a l'impression d'une bulle et on n'attend rien du récit. Quand j'en ai pris conscience, j'ai aussi réalisé que j'étais déçue. En fait, l'histoire est molle et monotone, elle sent le spleen à plein nez. Si vous espériez une bluette sentimentale, passez votre chemin !

Pourtant, j'ai aimé toute la première moitié du livre. J'ai aimé me plonger dans la petite vie d'Evan. C'est un garçon formidable, bien dans ses baskets, entourée d'une famille exemplaire, avec une grand-mère très drôle et des amis extras. Le seul souci de ce garçon est de devoir répondre aux ambitions de son père, alors qu'il rêverait secrètement de devenir un artiste. A côté Lucy est sombre, déprimante. On découvre son secret à mi-parcours, mais ça m'a laissée insensible. Je n'ai pas aimé son personnage, à vrai dire. Je n'ai pas aimé qu'elle manipule ... enfin, vous verrez.

Cet hiver si particulier aura toutefois le mérite de permettre à Evan et Lucy de faire le point sur leur amitié amoureuse, pour peut-être les aider à construire quelque chose de plus fort, de plus beau. Mais il faudra être patient ! C'est aussi un roman d'apprentissage qui montre toute la difficulté d'être ce qu'on voudrait être, sans décevoir ses proches, d'assumer ses choix et ses préférences en conséquence. Ce n'est pas toujours rose, ni drôle mais ça permet de grandir, d'être heureux et en paix avec soi-même.

Bon point pour le charme du livre : sa couverture, très belle, et les illustrations ouvrant chaque chapitre, en plus des planches de BD sur Aelysthia, le monde imaginaire créé par Evan, et aussi les chansons des Beatles et des Beach Boys !

Entre toi et moi, par Stephen Emond
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Valérie Le Plouhinec

" Le problème, c'était l'espoir. L'espoir de ne pas faire de mal, l'espoir que l'amour s'épanouirait, ça, c'était douloureux. Alors que se consacrer au malheur, c'était juste un sentiment mort. C'était comme arracher un pansement en sachant que de toute manière ça ferait un mal de chien. "

" Jusque-là les choses avaient été moins que claires avec elle, mais à présent une idée commençait à briller dans la tête d'Evan, aussi fort qu'un phare dans la nuit. Il savait une chose : il voulait la sauver. "

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16/01/13

Puskai prïdet pora prosit'sia...

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Adoptée à l'âge de cinq ans, Wally Stoneman a été élevée à New York dans une famille aisée, mais qui a voulu la tenir à l'écart de sa culture russe. C'est ce qui a finalement mis le feu aux poudres, car l'adolescente est entrée en crise et a choisi de fuguer afin de mener une existence sans attache, parmi une bande de squatters qu'elle considère comme son nouveau foyer.

Un jour, en voulant renouveler ses faux papiers d'identité, elle reçoit une enveloppe au sujet de sa mère légitime. Et ainsi, Wally va choisir de mener son enquête, sans se douter qu'elle vient d'attirer l'attention d'un mafieux russe, avide de vengeance et d'une soif sanguinaire.

La course-poursuite a lieu dans les rues de New York, d'un côté la jeune fille de seize ans et ses potes désoeuvrés, de l'autre on trouve un flic, un père et son fils armés jusqu'aux dents, une mère qui se cache, des secrets de famille qui prennent de plus en plus de place, et de fil en aiguille l'histoire déroule son fil, sans frémir, sans souffler.

Le scénario est plutôt habile, bien ficelé, il est suffisamment efficace pour nous accrocher du début jusqu'à la fin, et puis le rythme est haletant, on tourne les pages à vitesse grand V, on ne voit plus le temps passer et on apprécie ce moment de lecture. Cependant, si le plaisir est évident, il faut admettre que la lecture ne sera pas inoubliable non plus. Pour du bon divertissement, sur l'instant, oui c'est parfait. Le cahier des charges a été honoré !

Dark Eyes, par William Richter
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Raphaële Eschenbrenner

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08/01/13

"I was nothing inside but light and color"

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Ils ont toute une nuit pour se découvrir, toute une nuit au cours de laquelle ils traquent un individu qui vend du rêve sur les murs de la ville, sans se douter que la vérité est au bout de leurs doigts, sur leurs lèvres, dans leurs cœurs. Lucy et Ed avaient toutes les raisons de se détester, deux ans plus tôt ils ont tenté de sortir ensemble mais leur rencard a viré à la catastrophe. Après quoi, Ed a quitté le lycée et Lucy s'est mise à fantasmer sur celui qu'on surnomme l'Ombre, un inconnu qui exprime son art à travers des graffitis.

Ce soir-là, Lucy et ses amies acceptent de partir à l'aventure avec Ed et ses deux potes, elles ignorent encore qu'elles ont déjà trouvé ce qu'elles cherchaient et c'est ce qui va apporter un peu de piment à l'intrigue. Bien évidemment nous ne sommes pas dupes et nous suivons cette partie de cache-cache avec une pointe d'excitation. Très vite il apparaît qu'une véritable relation / attirance se tisse entre Lucy et Ed, on n'en peut plus alors d'attendre le moment fatidique où les masques vont tomber, mais préparez-vous à patienter un bon bout de temps. C'est en effet assez long et stressant !

L'histoire se déroule en alternant les voix de Lucy et Ed, ce qui permet de s'attacher deux fois plus aux personnages. Ed est un garçon craquant, sensible, torturé et secret, il a souvent besoin qu'on le pousse du coude pour avancer plus vite, plus loin. Lucy est aussi une grande rêveuse, qui s'interroge sur l'amour et les sentiments en contemplant ses parents qui se déchirent au nom de leur folle passion. Même si tout n'est pas rose et crémeux non plus, l'histoire est tout de même ravissante et poignante, avec des descriptions parfaites sur l'art, l'amitié, l'amour et la confiance. C'est vraiment beau, avec une touche de poésie qui rend ce livre à part. Sans oublier son grain de folie, car tous les personnages du roman sont fantasques et attachants, on n'a pas très envie de les quitter au lever du jour.

Graffiti Moon, par Cath Crowley
Albin Michel, coll. Wiz, 2013 - traduit par Valérie Le Plouhinec

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11/12/12

Madame Pamplemousse #3 : La Confiserie enchantée

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C'est le troisième et dernier tome de cette série au pouvoir enchanteur, pas une seule fois je n'ai regretté cette fabuleuse découverte ! Cette lecture procure un effet envoûtant, nous plongeant sans cesse dans un univers décalé, dépaysant et magique. Pour preuve, nous allons découvrir l'histoire de Madame Bonbon, qui tient une confiserie à Paris. Un jour, elle croise la jeune Madeleine en pleurs dans la cathédrale Notre Dame et lui confie une boîte de chocolats pour sécher ses larmes. Une simple bouchée chocolatée foudroie de délice la fillette, jamais elle ne s'était autant régalée, et l'espace de quelques instants elle a oublié tous ses soucis.

Le problème de Madeleine s'appelle Mirabelle, une nouvelle élève de son école, qui fait de sa vie un enfer. Mais elle a honte et n'ose pas se confier à Madame Pamplemousse. Elle préfère avaler les chocolats de Madame Bonbon, et puis plouf ! elle disparaît dans une autre dimension. Elle plonge dans un mauvais rêve, celui qui révèle la face cachée de la confiseuse et risque de compromettre le talent de Madeleine. Heureusement, Camembert et Madame Pamplemousse vont mener leur petite enquête...

Les adjectifs ne manquent pas pour exprimer tout le bien que je pense de cette série : c'est charmant, délicieux, gourmand, merveilleux et fantastique. C'est une série qui nous transporte dans un Paris de carte postale, avec des personnages qui semblent sortis de conte de fées, et une histoire qui ne manque ni de magie, ni de sorcellerie. On quitte à regret ce monde extraordinaire, mais sans amertume non plus, car les meilleures choses ont toujours une fin !

Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée, par Rupert Kingfished et Sue Hellard
Albin Michel jeunesse, coll. Witty, 2012 -  traduit par Valérie Le Plouhinec

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05/12/12

Are there angels in the wilderness?

❊ C'est le dernier tome de la série des Vampires de Manhattan ! 

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** attention, spoilers ** C'est inévitable, puisque nous sommes enfin au dernier tome ! Quelle attente. Après les récents évènements survenus en Egypte, Jack et Mimi ont rejoint le Prince des Ténèbres, mais jouent un double jeu en prétendant lui venir en aide. Toutefois, Lucifer n'est pas dupe et parvient à les piéger en réclamant que l'un et l'autre lui livrent sur un plateau d'argent le sacrifice de leur grand amour. Jack courbe l'échine, Mimi est sous le choc. Elle a vendu son âme pour sauver Kingsley, qui semble l'avoir oubliée, mais leurs retrouvailles sont explosives et croustillantes. Malgré les faux-semblants, la flamme est bien vive entre ces deux-là !

De son côté, Theodora parcourt le monde avec Oliver sur les traces de ses origines paternelles. Et là, une surprise de taille l'attend ! Elle n'a aucune nouvelle de Jack, mais ne va pas être déçue quand cela va se produire. Ce livre sonne aussi le retour de Bliss, qui s'est égarée dans un autre univers, on en saisit des morceaux mais il aurait été plus judicieux de la part de l'éditeur français de traduire le fameux livre, Wolf Pact, qui explique sa nouvelle vie ! Terrible frustration, en ce qui concerne toute sa partie, car cela ouvre des perspectives intéressantes mais déconcertantes d'incompréhension.

Grande nouvelle, la bataille finale aura bien lieu. C'est devenu tellement courant de maintenir un suspense éventé... Melissa de la Cruz, heureusement, ne se débine pas, le combat sera froid, sanglant et impitoyable. Avec un sacrifice majuscule, préparez-vous au choc. Sans quoi, la conclusion apporte son lot de révélations, de pertes et de nouveaux départs, pour une vue d'ensemble très romantique ! Il ne faudrait surtout pas se méprendre. C'est d'ailleurs tellement surprenant que j'ai froncé les sourcils au sujet d'Oliver, là j'avoue, je n'ai pas tout compris ou j'ai sauté un passage ? ...

Néanmoins, cette série se clôt sur une note de satisfaction, le rythme aura été haletant et entraînant, sans cesse à vouloir se renouveler, à proposer des idées neuves et à construire une mythologie originale, sans casse-tête. C'est l'exemple parfait de la petite série distrayante, qui a cru bon qu'un zeste de superficialité aurait pu faire la différence, et puis non, le dosage était juste ! Pas une seule fois je ne me suis lassée.

Les Portes du Paradis - Melissa de la Cruz
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2012 - traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec 

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