12/04/11

Pêle-mêle Clarabel #28

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 Toute la nuit, la tempête a soufflé sur la petite ville. Le lendemain matin, les fillettes, en vacances chez leurs grands-parents, bravent l'interdiction de quitter la maison pour se rendre aux alentours et découvrir les dégâts. Elles arrivent au cimetière, complètement ravagé, et se chargent alors de tout remettre en ordre, de nettoyer les allées et de réorganiser les fleurs pour mieux embellir les tombes. Elles ignorent que leurs petites silhouettes filantes ont été aperçues par la femme du maire et que cela a déjà été colporté à la connaissance des grands-parents, lesquels font alors mine de se poser des questions. L'histoire est toute mignonne, simple et souligne l'innocence de l'enfance. J'ai aimé les illustrations de toute beauté de François Roca, ce qui n'est guère surprenant.

Après la tempête, de Charlotte Moundlic & François Roca (Albin Michel, 2011)

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J'ai parcouru un autre album illustré par François Roca - vraiment superbe ! Il y a un réel souci du détail et les ressemblances avec le vrai personnage d'Elinor sont bluffantes (cliquez ici par exemple). L'histoire met à l'honneur une femme d'exception - Elinor Smith, une américaine pionnière de l'aviation. Son aventure est éblouissante car tout est parti d'un rêve, à l'âge de six ans, qui n'a jamais été contrarié par ses parents ou par l'adversité. Elinor souffrait de petits handicaps comme son âge, son sexe (nous sommes dans les années 20) mais cela n'a jamais été un frein pour elle. Elle a atteint ses objectif, relevé le défi de voler sous les quatre ponts de la ville de New York, décroché des médailles de mérite, bref Elinor Smith est un beau symbole de féminité et de détermination. L'exemple parfait qu'il faut s'accrocher à ses rêves et ne jamais renoncer.

L'incroyable exploit d'Elinor, de Tami Lewis Brown & François Roca (Albin Michel, 2011)

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J'ai aimé l'originalité qui se cache dans cet album de Merlin - Le garage. Ce sont des pliages, des pages qui s'ouvrent en grand, des indices cachés et des clins d'oeil rigolos qu'on trouve à la pelle. Une belle partie de cache-cache chez un garagiste qui a bien du mal à gérer sa petite troupe facétieuse.

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Le Garage - Merlin (Albin Michel, 2011)

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CHALLENGE Je lis aussi des albums (édition 2011) - 18


05/04/11

Toute la splendeur flamboyante du mariage arrive quand finit l'amour.

IMG_3300Dernier tome de la série ! Je n'ai pas été déçue, même si je trouve que cela se termine sans esbroufe et avec trop de facilités. Henry est très loin du jeune homme séducteur sans scrupules de ses débuts, Penelope fait moins d'étincelles, Diana conserve son caractère indépendant et entier (c'est la seule qui sort grandie de la saga, à mes yeux), sa soeur Elizabeth se débat avec ses souvenirs et Carolina atteint le firmament ! Que d'aventures pour nos chers new-yorkais ! 

Il m'a cependant manqué un peu de peps au début du roman, alors que nous étions pourtant aux portes du tome final. Tant d'événements étaient survenus précédemment, il restait encore beaucoup de dossiers à régler, je me demandais quand l'action allait se mettre en branle (vers la moitié du livre, donc). Aussi, comme je le craignais, les solutions me sont apparues faciles, trop faciles (surtout pour Elizabeth aux prises avec de terribles révélations). L'issue n'en demeure pas moins flamboyante et romanesque, à ceci s'ajoute un doux parfum nostalgique. En effet, le vent tourne pour nos membres de cette société huppée et rétrograde, même Le Joyeux Dandy le souligne. Le tic-tac de l'horloge se fait plus fort, l'avènement de Caroline Broad ou l'émancipation de Diana Holland (sa coupe de cheveux, ses choix amoureux, son goût du risque) font notamment sonner le tocsin d'une ère nouvelle.

Et définitivement les couvertures auront été de toute beauté, elles ont su enrober de douceur et d'élégance cette saga aux rouages bien huilés et aux situations téléphonées, un peu comme les sitcoms à succès. On y retrouve tous les clichés et toutes les ficelles du métier, c'est prouvé, mais j'ai de loin trouvé que c'était un défaut car je me suis régalée du premier au dernier tome de cette série d'Anna Godbersen (ma préférence se porte à jamais sur le tome 2). L'auteur travaille actuellement sur une autre saga se passant pendant les années folles, Bright Young Things.

Vénéneuses (Rebelles #4) - Anna Godbersen
traduit de l'anglais (USA) par Alice Seelow
Albin Michel (2011) - 430 pages - 17€

Lu et adoré par Sophie & Fantasia

03/04/11

There's rosemary, that's for remembrance.

IMG_3288J'ai été immédiatement happée par l'histoire, me délectant du ton doux et mélancolique de Lenah, jeune femme vampire qui vient d'accomplir un rituel pour redevenir humaine. Le miracle a eu lieu, Lenah a de nouveau seize ans, son protecteur, Rhode, s'est sacrifié pour elle. Mais pas le temps de s'apitoyer sur son sort, Lenah a soif de vie et de liberté. Elle se délecte de retrouver ses cinq sens, se gorge de soleil, pose un regard neuf et ébloui sur tout ce qui l'entoure, découvre aussi l'amitié avec Tony, puis l'amour avec Justin. Cet incroyable retour à la vie lui fait également prendre conscience des choix malheureux de son passé. Elle était une vampire puissante et redoutable, avait créé son cercle et sait qu'elle va devoir rendre des comptes. Ses anciens compagnons vont bientôt se mettre à sa recherche, car son nouveau choix de vie signe aussi son arrêt de mort.

Je ne vous cache pas le trouble derrière cette histoire, nimbée de beauté éthérée, de contemplation de la vie, d'intuition et de sens moral à double tranchant. J'ai été séduite par toute la première partie du récit, me glissant dans la peau de Lenah afin d'apprécier, comme elle, son cadre de vie et ses petits bonheurs quotidiens. Lenah est très sensible aux détails quelconques, pose un regard neuf sur des banalités, ose de nouvelles expériences, va au-devant des rencontres. Elle connaît le secret des plantes et des herbes, parle leur langage, cultive un rapport quasi mystique avec sa nature d'humaine. Elle s'entoure ainsi d'une aura délicate et qui subjugue. J'étais hypnotisée ! La partie sentimentale est plus accessoire, même si elle participe au charme général. Lenah est complètement fascinée par Justin, quand elle l'évoque, c'est en des termes d'aveuglement et de magnétisme. J'ai trouvé que c'était très beau, et pas niais. Mais de manière générale, l'auteur a su donner un charisme fou à chacun de ses personnages.

La transition entre la première et deuxième partie est un peu plus biaisée et j'ai regretté certaines réactions et attitudes, le basculement de situation fait entrevoir une réalité plus amère et pesante. Jusqu'alors, j'avais de Lenah une image d'icône intouchable, à la façon d'une Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's, et j'étais envoûtée par cette atmosphère classieuse. En fait, tout ce qui survient aux alentours du Bal d'Hiver et après m'a un peu moins touchée. C'est brouillon et vaguement larmoyant, l'action part un peu dans tous les sens, et n'est même pas très crédible par instants. Ceci dit, cela ne m'a pas empêchée d'être captivée par le dénouement. (L'édition en VO offre le premier chapitre du tome suivant, cela atténue le suspense mais réactive l'envie de se procurer la suite très vite !) Il ne faut pas se tromper sur ce roman, il est plus tourné sur l'introspection, sur son ambiance vaporeuse et subtile, et beaucoup moins sur les actes et les retentissements. C'est une histoire délicate, avec une héroïne touchée par la grâce, qui laisse planer un certain spleen. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cet aspect.

Humaine - Rebecca Maizel
Albin Michel, coll. Wiz (2011) - 450 pages - 16€
traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec

> les avis de Lily et Francesca

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21/03/11

"None of this makes any sense." I'm beginning to think I should make that the title of my autobiography.

IMG_3048J'avais, à juste titre, considéré Hex Hall comme une friandise sucrée, qu'on savoure pour tuer le temps, consciente de n'être pas en présence d'un chef d'oeuvre mais d'en apprécier toute la légèreté et l'humour car l'ouvrage a justement aboli toute prétention. Aussi, DEMONGLASS s'annonçait de la même trempe : une intrigue alerte et désinvolte, une héroïne dégourdie, intelligente et charmante, avec un solide sens de l'humour.

Alors, ok nous avons tout ça, et même plus ! Car je ne vous raconte pas ce final que l'auteur nous pond, c'est tout bonnement cruel (une sale habitude en YA !). Purée, nous lâcher en plein coeur de l'action, avec des points d'interrogation en pagaille, des cris de stupeur, des vilaines surprises qui font mal et crier d'horreur, des personnages auxquels on s'attache et qui se retrouvent dans la panade... enfin bref, nous ne sommes pas sortis de l'auberge !!! Pfiou.

Résumons, donc : Sophie débarque en Angleterre, avec son père, sa meilleure amie Jenna (la vampire qui aime le rose) et Cal, le soigneur de Hex Hall (qui est également le fiancé de Sophie !) - première grosse révélation. Or, la jeune fille n'a pas oublié Archer et se pose des questions sur ses sentiments. Lorsque ces deux-là vont enfin se retrouver, les doutes ne sont plus permis et le couple a choisi de ne pas nous servir le couplet des amants maudits - on les en remercie ! Car en fait, il y a plus grave à penser - les attaques de l'ennemi, de plus en plus répétées et meurtrières, des alliances troubles qui menacent le fragile équilibre existant chez les Prodigium, et enfin la découverte d'un trafic de démons comme une entreprise décisive mais à double tranchant. A Thorne Abbey, où Sophie et ses proches séjournent, se trouvent un frère et une soeur, Nick et Daisy, dont les origines sont tenues secrètes. Le père de Sophie est déterminé à faire éclater la vérité, avec l'aide involontaire de sa progéniture, laquelle doit également prendre une décision importante concernant ses nouveaux pouvoirs (un héritage qu'elle juge trop lourd à porter).

DEMONGLASS est donc une suite réussie, l'intrigue jongle entre le charme, l'humour et le dynamisme. On ne s'ennuie pas beaucoup, et c'est tant mieux. L'univers me fait également toujours penser à Harry Potter, le romantisme en plus (qui dit romantisme ne dit pas romance mielleuse). De nouvelles perspectives - invraisemblables, excitantes, tonitruantes et j'en passe - sont attendues pour le troisième tome, qu'il faudra espérer en 2012 - dur !

Demonglass (Hex Hall #2) - Rachel Hawking
Published March 2011 by Hyperion Books

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08/03/11

Le mort qui flotte entre deux eaux, c'est moi.

IMG_2963Quatrième et dernier tome de la série.
Que dire ? Je crois que je me suis lassée de cette série. Je la trouve classique et tristement banale. Un peu pimentée de suspense, avec un zest de crimes et une mêlée de psychopathes pour relever la sauce, la recette ne laissera pourtant pas un goût inoubliable.
Six mois ont passé depuis la disparition de Jacob. Lucy est totalement à l'ouest. Contre toute attente, elle a obtenu une bourse d'études pour une prestigieuse université. Elle comprendra pourquoi lorsque le recteur cherchera à la rencontrer et lui demander un service.
Lucy fait de nouveau des cauchemars, elle est convaincue qu'on cherche à lui expliquer que Jacob n'est pas mort. Il faut qu'elle vienne en aide à "une jeune fille mélancolique pour sauver le garçon", dixit la voix de ses rêves.
Ce que je vous raconte en quelques lignes s'étale en fait sur plusieurs chapitres, tout ça pour dire que le roman souffre de longueurs et de redondances. Le constat est là : quatre tomes plus tard, le schéma narratif ne varie pas. Le suspense ne suffit plus, puisqu'on sait à quoi s'en tenir. C'est dommage.
Je garderai donc le souvenir d'une série imprégnée d'influence cinématographique, mais dont le ton général est demeuré un peu trop plat. De plus, la bande de potes de Lucy m'a franchement manquée dans ce dernier tome, sans oublier Jacob. Côté positif, j'ai aimé toutes les références à la magie, sa diversité et l'interprétation qu'elle a su offrir au cours de l'histoire.

Rouge Souvenir - Laurie Faria Stolarz
Albin Michel, coll. Wiz (2010) - 325 pages - 13€
traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec

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04/03/11

Pomelo d'amour ♥

Je suis capable d'entrer en mode hystérique dès qu'il est question d'un éléphanteau sous son pissenlit. Aussi, le p'tit dernier Pomelo mis en scène pour illustrer les contraires ne peut que m'enchanter ! Je vous arrête tout de suite, ce n'est pas banal comme album, pas du tout un recensement classique et vu et archi vu du pile ou face. Non, non, ici c'est beaucoup plus dingue, doux, fou, délirant. Inventif et farfelu. Du concentré de bonne humeur et de pêche et de sourire banane. Le mieux, c'est de le feuilleter. En silence.

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 ♥ Pomelo et les Contraires ♥ - Benjamin Chaud & Ramona Badescu
Albin Michel (2011) - 11,50€

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16/02/11

Toutes les histoires ont une fin...

IMG_2480Est-il possible d'apprécier ce qu'un livre nous offre, même si au final on se sent également déçue ? C'est ce qu'il m'arrive ! Je suis incapable d'affirmer ce que j'ai ressenti pour l'ensemble de Si tu m'entends. J'ai été captivée par l'intrigue policière, je me suis ennuyée quant au lien télépathique qui se noue entre le frère et la soeur, j'ai trouvé la fin triste et chiante, je n'ai pas du tout été sensible à l'histoire d'amour, j'ai trouvé insupportable d'avoir une tordue et de ne pouvoir l'éviter, j'ai aimé le cadre et le paysage de la Cornouaille... Bref, voilà un roman qui me laisse un goût mitigé. Beaucoup de frustration, d'amertume et un sentiment de malaise qui n'a cessé d'enfler au fil des pages.

Depuis un an, les Ditton vivent un drame familial : leur fille aînée, Charley est plongée dans le coma. C'est son frère, Hal, qui a retrouvé son corps en pleine nuit, en bord de mer. Que s'est-il passé ? Au-delà du choc, du chagrin, de la colère et de la jalousie, Hal va chercher à démêler le noeud du problème lorsque ses parents choisissent de retourner en vacances sur "les lieux du crime". Et c'est alors que le garçon se surprend à entendre la voix de sa soeur, à saisir son combat entre la vie et la mort, à suivre ses souvenirs et à reconstruire le puzzle.

Sincèrement, j'en attendais plus ! La couverture est jolie, mais n'espérez pas de la légèreté (à la rigueur, je peux faire sans, ce n'est pas un problème non plus). Je crois, néanmoins, avoir mal digéré les drames cachés derrière l'accident de Charley - tout ça pour ça, quoi. Absolument inutile et regrettable. Un beau gâchis. J'en garde un goût amer, envers et contre tout. Car au-delà, il ne faut pas oublier le portrait d'une famille bousillée qui s'accroche à un maigre espoir, un frère déboussolé et qui veut faire payer à l'absente les conséquences de son drame (il y a également une petite soeur, un peu bizarre, et qui disparaît pratiquement du roman dans la dernière partie !?). Je reste circonspecte quant au choix de l'auteur concernant l'osmose télépathique entre Charley et Hal, je n'ai pas trop aimé ce qui survient à la fin non plus, mais c'est un avis personnel. Sharon Dogar nous montre une jolie maîtrise littéraire, qui ne manquera pas de s'associer à une histoire qui me touchera davantage. (Elle a tout de même été l'élève de Philip Pullman !)

Si tu m'entends - Sharon Dogar
Albin Michel, coll. Wiz (2011) - 358 pages - 15€
traduit de l'anglais par Hélène Collon

Lire aussi l'avis d'Amadis

 

[Concours] Gagnez un exemplaire de Si tu m'entends de Sharon Dogar

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01/02/11

Teaser Tuesday #5

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Bloody Valentine est tout simplement une petite friandise. Qu'on se le dise. C'est un trait d'union entre le dernier tome paru (Le Secret de l'Ange) et le prochain, annoncé par Albin Michel comme étant le dernier de la série.

Aucune des 3 histoires courtes n'est particulièrement haletante - dans l'ordre d'apparition, nous avons Oliver, mon petit Oliver chéri, qui doit guérir son mal d'amour et fait la rencontre d'une charmante sorcière, qui deviendra elle-même l'un des personnages de la nouvelle série de Melissa de la Cruz ; puis nous suivons Allegra dans sa folle jeunesse, en prise avec ses doutes, rencontrant un certain Stephen Bendix Chase, pensant à ses liens d'immortalité avec Charles, songeant même à bouleverser son avenir alors qu'une terrible vision lui fait entrapercevoir ce qui l'attend. Et pour finir, rendez-vous à Florence où nos jeunes amoureux en fuite - Jack et Theo - vont préparer leur cérémonie d'union. Malheureusement, les Venator de la vilaine comtesse sont sur les dents, leur journée idyllique est assombrie. D'un autre côté, on retrouve des personnages attachants, comme Bliss.

Bref, c'est tout gentil, tout mignon, parfois un peu cucul la praline. Objectivement, ce n'est pas un indispensable, mais quand on aime... Et puis, cela permet de ronger son frein dans l'attente du prochain tome - Lost in time, prévu pour Octobre 2011 !


Il y a tout de même UN PASSAGE qui m'a fait lever les sourcils. Voici donc :

"Après tous ces rendez-vous galants dans l'appartement secret, on aurait pu croire qu'ils avaient déjà sauté le pas. Mais non, elle était encore chaste. Encore innocente, quoique tout de même pas aussi naïve qu'une jeune vierge se glissant dans le lit nuptial, nerveuse et tremblante. Non. Pas innocente à ce point. Mais elle avait tenu à attendre pour ceci, à attendre d'être prête ; et à présent, elle ne voulait plus attendre."

A PARAÎTRE LE 2 FEVRIER !

Bloody Valentine - Melissa de la Cruz
Albin Michel, coll. Wiz (2011) - 148 pages - 10€
traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec

 

 

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17/01/11

Prada & Préjugés

IMG_2143Callie est une jeune américaine de dix-sept ans, qui se défend d'être intelligente et anti-conformiste. Sauf que Callie, esseulée lors de son voyage en Angleterre, regarde avec envie le trio des pimbêches en souhaitant secrètement se joindre à elles. Et pour bien faire, elle se rue dans les boutiques de mode et achète une paire de Prada, le coeur battant et le nez en l'air, rêvant à des futures virées toutes plus superficielles les unes que les autres.
Et paf, elle se ramasse la figure en pleine rue et se cogne la tête contre le trottoir.
Au moment de se réveiller, elle remarque qu'elle n'est plus du tout dans le Londres du XXIème siècle. Du moins, il lui faudra quelques chapitres pour se rendre compte qu'elle est plus précisément en 1815. Prada & Préjugés, vu son titre, s'inspire donc du roman de Jane Austen, mais attention aux pastiches ou aux tentatives d'improvisation car ce créneau a déjà donné et rares sont ceux qui en sont sortis gagnants.

Bref, Callie est donc accueillie chez les Thornton-Hawke, se fait passer pour une américaine amie de la famille, s'attire la sympathie d'Emily, une cousine, et l'antipathie d'Alexander, soit le duc de Harksbury.
Callie (devenue Rebecca) pose un regard très dur sur le mode de vie de l'époque, ne cherchant jamais à comprendre, elle préfère se mêler des affaires qui ne la regardent pas, comme de s'opposer au mariage d'Emily avec un prétendant de trente ans son aîné.
Alex fulmine, Alex vitupère, Alex crache du feu. Il n'en peut plus de cette demoiselle effrontée, qui le lui rend bien. En effet, Callie pense que c'est un garçon hautain et odieux. De quoi songer fortement à Liz Bennet et F. Darcy !
Mandy Hubbard n'a pas tout pompé sur Pride & Prejudice non plus, elle s'est inspirée de la grande trame romanesque, en imaginant ce qu'une adolescente du monde contemporain éprouverait d'être plongée en pleine période de Régence. Car outre la relation sentimentale amorcée, le regard sur l'époque ne manque pas de faire sourire (le premier bal de Callie avec les danses qui frisent bon le ridicule, par exemple).

Cette lecture aurait pu être tout à fait acceptable et réjouissante, si l'héroïne n'avait pas été cette gourde insupportable qui donne envie de soupirer toutes les deux pages. Non, franchement, cette fille est une plaie ambulante ! Elle est maladroite, nous précise-t-on, et fatalement elle ne cesse de s'effrondrer à tout bout de champ, ce qui est censé nous arracher des éclats de rire. Que sais-je ? J'ai plutôt été atterrée par cette nouille d'héroïne, qui nous raconte son histoire à la première personne, d'où souvent mon désir de dire ohlala-au-secours, vivement que je m'en sorte et que j'aille voir ailleurs.
Dommage, l'histoire est sympathique mais l'héroïne est beaucoup trop agaçante.

Prada et préjugés - Mandy Hubbard
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz (2011) - 310 pages - 13,50€
traduit de l'anglais (USA) par Julie Guinard

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05/01/11

Mortels Petits Secrets #1

Petite piqûre de rappel  smileyc040

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disponible en VF chez Albin Michel jeunesse, coll. Wiz

 

Sur le parking de l'école, Camelia est sauvée in extremis par un inconnu alors qu'une voiture fonçait droit sur elle. Ce type lui touche le ventre puis s'enfuit. Trois mois plus tard, Camelia le retrouve dans son lycée. C'est le nouvel élève, il s'appelle Ben et il a une réputation affreuse. On raconte qu'il aurait poussé sa petite amie du haut d'une falaise, horreur ! Seule Camelia lui accorde le bénéfice du doute, elle tente de l'approcher pour le remercier de lui avoir sauvé la mise mais Ben la repousse et prétend que ce n'était pas lui, qu'elle se trompe. Vlan.

Ben et Camelia se retrouvent en cours de sciences, ils sont partenaires. Ils multiplient tous les efforts pour se tenir à distance, et puis arrive un léger incident lors d'une manipulation de produits chimiques et LE contact a lieu. Ben a posé la main sur Camelia, et alors là ... mazel tov ! Quelques jours après, son comportement change totalement et il propose à Camelia de sortir ensemble. Malgré les conseils de ses amis de refuser et fuir ce type, elle s'y précipite et ne sera pas au bout de ses peines !

En parallèle de cette semi romance balbutiante, nous suivons aussi les pensées d'un tordu qui traque Camelia. Fou amoureux, il prend des photos d'elle, glisse les clichés dans sa boîte aux lettres, lui envoie des cadeaux et lui téléphone le soir. Qui est-il, que veut-il. Impossible de le savoir, car cet individu devient progressivement menaçant par son insistance. Camelia est en pleine panique, doit-elle se méfier de Ben qui vient de lui annoncer qu'elle est en danger de mort. Est-ce lui l'inconnu qui la harcèle ? Soudainement, la vie de Camelia prend un tour plus sombre et vraiment flippant. Même dans sa maison, elle ne se sent plus en sécurité, elle ne sait plus à qui faire confiance, et Ben a une attitude inquiétante, c'en est trop, elle choisit de se tenir à l'écart. La menace, alors, devient plus oppressante.

Voilà un vrai roman à suspense, teinté d'un zest de fantastique, alors qu'aucun réel élément surnaturel n'intervient ! ... C'est le flip total, l'angoisse de partager la vie de cette lycéenne qui soudainement perd pied, tombe amoureuse, se découvre en danger, se méfie de son petit copain puis doute de tous ses acquis. Le lecteur est lui-même dans la confidence du maniaque, à surprendre ses pensées, sans jamais se douter de sa réelle identité. Plusieurs intervenants dans l'histoire ont la légitimité d'être suspectés, autant dire que le final est assez bluffant !

(roman lu en VO en janvier 2010)

Traduit de l'anglais (USA) par Cécile Chartres (l'auteur de Joyeux Ornithorynque ! ; Poil au nez ; Petit meurtre et menthe à l'eau ?)
280 pages - 13,50€

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