12/05/11

La petite fille encore en elle...

Aujourd'hui est un grand jour dans la vie de ma grande fille qui fait sa première visite de collège (ça passe horriblement vite), heureusement qu'il existe des petits livres comme Le secret de Jeanne pour sourire et pleurnicher en même temps.

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Mais grandir et s'aimer, c'est compliqué.
Et la petite fille encore en elle pleure parfois.
Jeanne comprend que son enfant
n'est plus du tout un enfant.
Et la petite fille encore en elle s'étonne
que la temps ait passé si vite.

Le portrait de la grand-mère Jeanne sert à retracer une histoire qui  nous concerne toutes, qui nous touche forcément, qui rappelle l'enfance, l'adolescence et la vie d'adulte, le cycle de la vie qui se perpétue, mais ceci n'étouffe pas cette petite fille encore en nous, cette part de l'enfance qui préserve notre émerveillement et tout le reste. A garder précieusement.

par Arnaud Alméras & Robin pour les illustrations (Albin Michel jeunesse, 2011).

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07/05/11

"Do you remember infinity?"

"There are moments in every girl’s life that are bigger than we know at the time. When you look back, you say, that was one of those life-changing, fork-in-the-road moments and I didn’t even see it coming. I had no idea."

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Fin de la trilogie ! We'll always have summer a été un roman bouleversant, mais terriblement frustrant aussi. Ne vous méprenez pas, je chéris d'amour cette série que j'ai découverte en toute innocence il y a un an. C'était à craindre que j'en attendrais un dénouement à la hauteur de mes espérances (et de mon affection). Résultat, j'ai eu et je n'ai pas eu ce que je voulais. Non, cette lecture n'a pas su me combler.

Petit tour d'horizon. Deux ans ont passé depuis la fin du deuxième tome, les bobos au coeur ont été pansés, Belly est amoureuse, vraiment amoureuse, et nous sommes contents pour elle... jusqu'à ce qu'on réalise que tout n'est pas si formidable et que les premières déconfitures apparaissent. Je ne voudrais pas spoiler, mais juste signifier que cette fois l'auteur a un peu chamboulé les cartes et traité ses personnages de façon incongrue, presque caricaturale. Le méchant est devenu le gentil, éternel incompris, le petit mignon de service passe au rang de salopard immature et irresponsable, et notre chérie a beau prétendre qu'elle est désormais femme puisqu'elle porte des talons, elle n'en demeure pas moins puérile et irréfléchie.

Un sujet essentiel occupe principalement l'intrigue du roman, ce qui rend la lecture lourde et lente, l'ambiance n'est plus aux rêves ou à la nostalgie, le souvenir de Suzanne est fugace, l'émotion est présente, surtout au début puis durant les 50 dernières pages, mais sans cela je suis restée dans l'attente, me demandant si ce que je voyais venir à des kilomètres à la ronde allait vraiment me tomber sur le bec !? Oui, ce roman est prévisible, trop prévisible, pourtant il ne cesse de me déconcerter et de me chambouler.

J'ai eu le coeur brisé, plus d'une fois, parce que je m'étais attachée aux personnages et il se passe que ce dernier tome opère un virage brutal dans ses prises de position, du coup c'est déstabilisant (et personnellement ça ne m'enchante pas). Franchement il y a beaucoup de gâchis, des attitudes odieuses et impardonnables, des comportements lâches, des déclarations trop tardives, et des oeillères, trop d'oeillères qui viennent à tomber trop soudainement. Pour l'instant, je me sens amère face à ce que Jenny Han nous propose pour boucler cette belle série, en gros c'est trop facile et perturbant aussi, pas franchement fidèle aux données de base dans certains cas (je n'aime pas être baladée à tort et à travers). Ceci dit, il faut absolument que vous visitiez Cousins, la maison de la plage, si vous ne connaissiez pas encore - les émotions sont systématiquement au rendez-vous !

We'll Always Have Summer (Summer #3) - Jenny Han
Published April 2011 by Simon & Schuster Children's Publishing

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> les copines de plage : Bladelor et Francesca

LA SERIE EST DISPONIBLE EN VF AUX EDITIONS ALBIN MICHEL JEUNESSE - LE TOME 2 PARAÎTRA FIN MAI AVEC REEDITION DU TOME 1 DONT LA COUVERTURE SERA SEMBLABLE A L'EDITION ORIGINALE.

04/05/11

Gus vs. Greg

Ça sent les vacances d'été dans les librairies ! Voici deux romans pour les juniors qui mêlent l'humour et le divertissement et sonnent le rendez-vous avec leurs héros devenus des copains comme pour de vrai.

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Comment ça commence : C'est sérieux, les vacances. Faut qu'elles soient réussies assez pour qu'on ait bien les forces de repartir pour une année de merdouille. Faut faire un grand nettoyage du cerveau.

Le ton est donné, avec Gus. Les vacances sont et seront phénoménales, sinon ça ne vaudrait pas la peine d'en avoir. Toute la famille roule jusqu'en Bretagne chez le grand-père pour des vacances où la météo fait grise mine, où les algues vertes polluent les plages et interdisent qu'on y pose le petit orteil, mais c'est un rendez-vous imparable car Gus retrouve le cousin Elliot et ensemble ce sont les quatre cent coups assurés. Deux semaines pour s'éclater, rigoler, se moquer des grands ados qui glandouillent, se rincer l'oeil sur la plage et espérer un premier baiser. Puis, direction l'île de beauté. Cela ne ressemble pas à la Bretagne, c'est même très éloigné de ce que Gus a l'habitude de connaître et ça lui plaît aussi, même si son coeur reste à jamais breton...

Le petit Gus ne déçoit pas, il jure toujours comme un charretier, il a des avis sur tout mais confond pas mal les propos entendus dans la bouche des adultes, comme le cou long à la place du colon (!). Son impertinence de gamin intrépide permet aussi à l'auteur de pointer du doigt ce qui dérange (l'immobilier qui pousse comme des champignons et dénature le paysage, la pollution liée aux excréments des porcs dont l'élevage s'intensifie, l'utilisation des kalachnikovs contre les binious pour préserver son chez-soi, et le saucisson d'âne, les bonnes galettes, le vin blanc, le homard... bref c'est qu'on se régale pas mal aussi avec le petit Gus, même si les parties de pêche en Corse sont moins fructueuses.)

Le petit Gus en grandes vacances, par Claudine Desmarteau (Albin Michel, 2011)

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Comment ça commence : Pour moi, les vacances d'été, ce n'est rien de plus que trois mois d'entreprise de démoralisation.

Greg Heffley a une vision très différente des vacances, trois mois à ce régime, ça fait suer ! Cette année, la famille est un peu juste et doit annuler le départ à la mer, ce qui ne bouleverse point notre héros puisqu'il conçoit de rester chez lui, à dormir, jouer sur sa console et regarder la télévision. Or, sa mère ne l'entend pas de cette oreille et le force à sortir - virée à la piscine municipale, avec passage obligatoire devant la douche des hommes (eeerk), obligation de travailler pour rembourser le père de son meilleur copain (trop de smoothies avalés sur son compte !), petite fête d'anniversaire (en comité restreint, ça suffit les invitations loupées), grand projet d'envergure avec un club de lecture (à la durée de vie éphémère), etc. Ce qui est drôle avec Greg, c'est ce ton blasé qui l'accable dès qu'il est confronté à la moindre aventure dans sa petite vie. Ce garçon est paresseux, a un culot monstre et n'est pas très dégourdi. Malgré tout, on adhère à son humour et à sa philosophie de la vie - c'est impayable et on en redemande (le 5ème tome paraîtra en février 2012).

Journal d'un dégonflé : ça fait suer ! par Jeff Kinney (Seuil jeunesse, 2011)

La série a été adaptée au cinéma, voyez la bande-annonce du premier film :

30/04/11

Le samedi, c'est permis (d'avoir un coup de coeur) !

Bauchette avait vu juste en révélant Amélie Graux, une illustratrice qu'il fallait suivre de très près ! Je viens de lire Moi, j'aime pas comme je suis (texte d'Alma Brami) et je suis complètement SOUS LE CHARME !!!

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C'est l'histoire d'une petite fille qui a un peu de mal à s'accepter telle qu'elle est : ses joues sont trop rondes, elle a des poils sur les bras, son nez est en trompette, ça la gêne même si maman trouve ça ravissant, elle porte de longs cheveux noirs tressés et envie les beaux cheveux, blonds et raides, de sa copine Sonia. Tous les garçons n'ont d'yeux que pour elle, ou plutôt ils baissent les yeux dès qu'elle éclate de rire. Et puis, il y a Thomas. Il trouve que la petite fille a les plus beaux yeux de toute la Terre. De quoi rosir de plaisir, en baissant la tête et en esquissant un sourire. Qu'est-ce que c'est mignon !!! Et les illustrations d'Amélie Graux rendent l'album encore plus touchant et craquant - j'ai fondu de plaisir en voyant les bouilles des enfants. C'est irrésistible !

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(Albin Michel jeunesse, 2011)

Et j'en profite pour vous parler des Trois Grains de Riz par Aki parce que j'ai BEAUCOUP aimé aussi !

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Il y a quelques mois je découvrais la série d'Aki - Pan & Chat (déjà un régal d'humour), j'avais tout de suite adhéré à son style et à son humour (cela me rappelle Anouk Ricard) et j'étais drôlement contente d'apprendre la parution d'un autre livre. Les trois grains de riz sont donc trois soeurs, Eve, Del et Ninie, qui font beaucoup de bêtises en s'amusant chez elles. Elles passent leur temps à se taquiner, se faire peur et créer des nouveaux jeux dans le dos des parents (c'est simple, ils sont transparents !). Cela se présente comme une bande dessinée avec des saynètes (comme le grand album de Rita et Machin !), c'est très court à chaque fois (trop court aussi, frustration quand tu nous tiens !), mais qu'est-ce que c'est drôle ! Les fillettes sont toutes très expressives, j'étais pliée de rire à la moindre chute ou réplique tordante. (Et quand on a soi-même des soeurs, c'est sûr que ça réveille de bons vieux souvenirs et que ça fait ricaner encore plus doucement...) Enfin bref, Trois Grains de Riz est une lecture rigolote et rafraichissante, qui vous fait passer un bon moment et qui fait rugir la bête en vous car le ventre crie famine et en voudrait encore !!! (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011)

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la bonne adresse : http://www.delphinemach.com/wordpress/

12/04/11

Pêle-mêle Clarabel #28

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 Toute la nuit, la tempête a soufflé sur la petite ville. Le lendemain matin, les fillettes, en vacances chez leurs grands-parents, bravent l'interdiction de quitter la maison pour se rendre aux alentours et découvrir les dégâts. Elles arrivent au cimetière, complètement ravagé, et se chargent alors de tout remettre en ordre, de nettoyer les allées et de réorganiser les fleurs pour mieux embellir les tombes. Elles ignorent que leurs petites silhouettes filantes ont été aperçues par la femme du maire et que cela a déjà été colporté à la connaissance des grands-parents, lesquels font alors mine de se poser des questions. L'histoire est toute mignonne, simple et souligne l'innocence de l'enfance. J'ai aimé les illustrations de toute beauté de François Roca, ce qui n'est guère surprenant.

Après la tempête, de Charlotte Moundlic & François Roca (Albin Michel, 2011)

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J'ai parcouru un autre album illustré par François Roca - vraiment superbe ! Il y a un réel souci du détail et les ressemblances avec le vrai personnage d'Elinor sont bluffantes (cliquez ici par exemple). L'histoire met à l'honneur une femme d'exception - Elinor Smith, une américaine pionnière de l'aviation. Son aventure est éblouissante car tout est parti d'un rêve, à l'âge de six ans, qui n'a jamais été contrarié par ses parents ou par l'adversité. Elinor souffrait de petits handicaps comme son âge, son sexe (nous sommes dans les années 20) mais cela n'a jamais été un frein pour elle. Elle a atteint ses objectif, relevé le défi de voler sous les quatre ponts de la ville de New York, décroché des médailles de mérite, bref Elinor Smith est un beau symbole de féminité et de détermination. L'exemple parfait qu'il faut s'accrocher à ses rêves et ne jamais renoncer.

L'incroyable exploit d'Elinor, de Tami Lewis Brown & François Roca (Albin Michel, 2011)

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J'ai aimé l'originalité qui se cache dans cet album de Merlin - Le garage. Ce sont des pliages, des pages qui s'ouvrent en grand, des indices cachés et des clins d'oeil rigolos qu'on trouve à la pelle. Une belle partie de cache-cache chez un garagiste qui a bien du mal à gérer sa petite troupe facétieuse.

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Le Garage - Merlin (Albin Michel, 2011)

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CHALLENGE Je lis aussi des albums (édition 2011) - 18


05/04/11

Toute la splendeur flamboyante du mariage arrive quand finit l'amour.

IMG_3300Dernier tome de la série ! Je n'ai pas été déçue, même si je trouve que cela se termine sans esbroufe et avec trop de facilités. Henry est très loin du jeune homme séducteur sans scrupules de ses débuts, Penelope fait moins d'étincelles, Diana conserve son caractère indépendant et entier (c'est la seule qui sort grandie de la saga, à mes yeux), sa soeur Elizabeth se débat avec ses souvenirs et Carolina atteint le firmament ! Que d'aventures pour nos chers new-yorkais ! 

Il m'a cependant manqué un peu de peps au début du roman, alors que nous étions pourtant aux portes du tome final. Tant d'événements étaient survenus précédemment, il restait encore beaucoup de dossiers à régler, je me demandais quand l'action allait se mettre en branle (vers la moitié du livre, donc). Aussi, comme je le craignais, les solutions me sont apparues faciles, trop faciles (surtout pour Elizabeth aux prises avec de terribles révélations). L'issue n'en demeure pas moins flamboyante et romanesque, à ceci s'ajoute un doux parfum nostalgique. En effet, le vent tourne pour nos membres de cette société huppée et rétrograde, même Le Joyeux Dandy le souligne. Le tic-tac de l'horloge se fait plus fort, l'avènement de Caroline Broad ou l'émancipation de Diana Holland (sa coupe de cheveux, ses choix amoureux, son goût du risque) font notamment sonner le tocsin d'une ère nouvelle.

Et définitivement les couvertures auront été de toute beauté, elles ont su enrober de douceur et d'élégance cette saga aux rouages bien huilés et aux situations téléphonées, un peu comme les sitcoms à succès. On y retrouve tous les clichés et toutes les ficelles du métier, c'est prouvé, mais j'ai de loin trouvé que c'était un défaut car je me suis régalée du premier au dernier tome de cette série d'Anna Godbersen (ma préférence se porte à jamais sur le tome 2). L'auteur travaille actuellement sur une autre saga se passant pendant les années folles, Bright Young Things.

Vénéneuses (Rebelles #4) - Anna Godbersen
traduit de l'anglais (USA) par Alice Seelow
Albin Michel (2011) - 430 pages - 17€

Lu et adoré par Sophie & Fantasia

03/04/11

There's rosemary, that's for remembrance.

IMG_3288J'ai été immédiatement happée par l'histoire, me délectant du ton doux et mélancolique de Lenah, jeune femme vampire qui vient d'accomplir un rituel pour redevenir humaine. Le miracle a eu lieu, Lenah a de nouveau seize ans, son protecteur, Rhode, s'est sacrifié pour elle. Mais pas le temps de s'apitoyer sur son sort, Lenah a soif de vie et de liberté. Elle se délecte de retrouver ses cinq sens, se gorge de soleil, pose un regard neuf et ébloui sur tout ce qui l'entoure, découvre aussi l'amitié avec Tony, puis l'amour avec Justin. Cet incroyable retour à la vie lui fait également prendre conscience des choix malheureux de son passé. Elle était une vampire puissante et redoutable, avait créé son cercle et sait qu'elle va devoir rendre des comptes. Ses anciens compagnons vont bientôt se mettre à sa recherche, car son nouveau choix de vie signe aussi son arrêt de mort.

Je ne vous cache pas le trouble derrière cette histoire, nimbée de beauté éthérée, de contemplation de la vie, d'intuition et de sens moral à double tranchant. J'ai été séduite par toute la première partie du récit, me glissant dans la peau de Lenah afin d'apprécier, comme elle, son cadre de vie et ses petits bonheurs quotidiens. Lenah est très sensible aux détails quelconques, pose un regard neuf sur des banalités, ose de nouvelles expériences, va au-devant des rencontres. Elle connaît le secret des plantes et des herbes, parle leur langage, cultive un rapport quasi mystique avec sa nature d'humaine. Elle s'entoure ainsi d'une aura délicate et qui subjugue. J'étais hypnotisée ! La partie sentimentale est plus accessoire, même si elle participe au charme général. Lenah est complètement fascinée par Justin, quand elle l'évoque, c'est en des termes d'aveuglement et de magnétisme. J'ai trouvé que c'était très beau, et pas niais. Mais de manière générale, l'auteur a su donner un charisme fou à chacun de ses personnages.

La transition entre la première et deuxième partie est un peu plus biaisée et j'ai regretté certaines réactions et attitudes, le basculement de situation fait entrevoir une réalité plus amère et pesante. Jusqu'alors, j'avais de Lenah une image d'icône intouchable, à la façon d'une Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's, et j'étais envoûtée par cette atmosphère classieuse. En fait, tout ce qui survient aux alentours du Bal d'Hiver et après m'a un peu moins touchée. C'est brouillon et vaguement larmoyant, l'action part un peu dans tous les sens, et n'est même pas très crédible par instants. Ceci dit, cela ne m'a pas empêchée d'être captivée par le dénouement. (L'édition en VO offre le premier chapitre du tome suivant, cela atténue le suspense mais réactive l'envie de se procurer la suite très vite !) Il ne faut pas se tromper sur ce roman, il est plus tourné sur l'introspection, sur son ambiance vaporeuse et subtile, et beaucoup moins sur les actes et les retentissements. C'est une histoire délicate, avec une héroïne touchée par la grâce, qui laisse planer un certain spleen. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cet aspect.

Humaine - Rebecca Maizel
Albin Michel, coll. Wiz (2011) - 450 pages - 16€
traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec

> les avis de Lily et Francesca

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21/03/11

"None of this makes any sense." I'm beginning to think I should make that the title of my autobiography.

IMG_3048J'avais, à juste titre, considéré Hex Hall comme une friandise sucrée, qu'on savoure pour tuer le temps, consciente de n'être pas en présence d'un chef d'oeuvre mais d'en apprécier toute la légèreté et l'humour car l'ouvrage a justement aboli toute prétention. Aussi, DEMONGLASS s'annonçait de la même trempe : une intrigue alerte et désinvolte, une héroïne dégourdie, intelligente et charmante, avec un solide sens de l'humour.

Alors, ok nous avons tout ça, et même plus ! Car je ne vous raconte pas ce final que l'auteur nous pond, c'est tout bonnement cruel (une sale habitude en YA !). Purée, nous lâcher en plein coeur de l'action, avec des points d'interrogation en pagaille, des cris de stupeur, des vilaines surprises qui font mal et crier d'horreur, des personnages auxquels on s'attache et qui se retrouvent dans la panade... enfin bref, nous ne sommes pas sortis de l'auberge !!! Pfiou.

Résumons, donc : Sophie débarque en Angleterre, avec son père, sa meilleure amie Jenna (la vampire qui aime le rose) et Cal, le soigneur de Hex Hall (qui est également le fiancé de Sophie !) - première grosse révélation. Or, la jeune fille n'a pas oublié Archer et se pose des questions sur ses sentiments. Lorsque ces deux-là vont enfin se retrouver, les doutes ne sont plus permis et le couple a choisi de ne pas nous servir le couplet des amants maudits - on les en remercie ! Car en fait, il y a plus grave à penser - les attaques de l'ennemi, de plus en plus répétées et meurtrières, des alliances troubles qui menacent le fragile équilibre existant chez les Prodigium, et enfin la découverte d'un trafic de démons comme une entreprise décisive mais à double tranchant. A Thorne Abbey, où Sophie et ses proches séjournent, se trouvent un frère et une soeur, Nick et Daisy, dont les origines sont tenues secrètes. Le père de Sophie est déterminé à faire éclater la vérité, avec l'aide involontaire de sa progéniture, laquelle doit également prendre une décision importante concernant ses nouveaux pouvoirs (un héritage qu'elle juge trop lourd à porter).

DEMONGLASS est donc une suite réussie, l'intrigue jongle entre le charme, l'humour et le dynamisme. On ne s'ennuie pas beaucoup, et c'est tant mieux. L'univers me fait également toujours penser à Harry Potter, le romantisme en plus (qui dit romantisme ne dit pas romance mielleuse). De nouvelles perspectives - invraisemblables, excitantes, tonitruantes et j'en passe - sont attendues pour le troisième tome, qu'il faudra espérer en 2012 - dur !

Demonglass (Hex Hall #2) - Rachel Hawking
Published March 2011 by Hyperion Books

LUENVOLu en VO - 10

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08/03/11

Le mort qui flotte entre deux eaux, c'est moi.

IMG_2963Quatrième et dernier tome de la série.
Que dire ? Je crois que je me suis lassée de cette série. Je la trouve classique et tristement banale. Un peu pimentée de suspense, avec un zest de crimes et une mêlée de psychopathes pour relever la sauce, la recette ne laissera pourtant pas un goût inoubliable.
Six mois ont passé depuis la disparition de Jacob. Lucy est totalement à l'ouest. Contre toute attente, elle a obtenu une bourse d'études pour une prestigieuse université. Elle comprendra pourquoi lorsque le recteur cherchera à la rencontrer et lui demander un service.
Lucy fait de nouveau des cauchemars, elle est convaincue qu'on cherche à lui expliquer que Jacob n'est pas mort. Il faut qu'elle vienne en aide à "une jeune fille mélancolique pour sauver le garçon", dixit la voix de ses rêves.
Ce que je vous raconte en quelques lignes s'étale en fait sur plusieurs chapitres, tout ça pour dire que le roman souffre de longueurs et de redondances. Le constat est là : quatre tomes plus tard, le schéma narratif ne varie pas. Le suspense ne suffit plus, puisqu'on sait à quoi s'en tenir. C'est dommage.
Je garderai donc le souvenir d'une série imprégnée d'influence cinématographique, mais dont le ton général est demeuré un peu trop plat. De plus, la bande de potes de Lucy m'a franchement manquée dans ce dernier tome, sans oublier Jacob. Côté positif, j'ai aimé toutes les références à la magie, sa diversité et l'interprétation qu'elle a su offrir au cours de l'histoire.

Rouge Souvenir - Laurie Faria Stolarz
Albin Michel, coll. Wiz (2010) - 325 pages - 13€
traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec

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04/03/11

Pomelo d'amour ♥

Je suis capable d'entrer en mode hystérique dès qu'il est question d'un éléphanteau sous son pissenlit. Aussi, le p'tit dernier Pomelo mis en scène pour illustrer les contraires ne peut que m'enchanter ! Je vous arrête tout de suite, ce n'est pas banal comme album, pas du tout un recensement classique et vu et archi vu du pile ou face. Non, non, ici c'est beaucoup plus dingue, doux, fou, délirant. Inventif et farfelu. Du concentré de bonne humeur et de pêche et de sourire banane. Le mieux, c'est de le feuilleter. En silence.

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 ♥ Pomelo et les Contraires ♥ - Benjamin Chaud & Ramona Badescu
Albin Michel (2011) - 11,50€

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