19/09/18

Emma dans la nuit, de Wendy Walker

Emma dans la nuit

Portée disparue depuis trois ans, Cassandra Tanner réapparaît miraculeusement et explique au FBI qu'elle a vécu sur une île, hébergée par un couple, loin de toute civilisation. Par contre, sa sœur Emma est toujours entre leurs griffes. Elle insiste pour la retrouver et explique, point par point, les raisons de leur fugue, veillant à ce que sa mère, Judy, n'en loupe pas une miette. 

Je me suis longtemps demandé si c'était du lard ou du cochon ce que confessait Cass, mais une chose est sûre, son histoire est très perturbante. C'est autre chose qu'un simple thriller avec des rebondissements et du suspense qui vous empêche de fermer l'œil. Ici, le cadre est posé, proche de huis clos, avec des aveux solennels et le tracé perfide d'une vengeance machiavélique. On découvre en effet le portrait d'une famille qui cherche à sauver les apparences, alors que tout va de travers. En tête : Judy Martin, décrite comme une perverse narcissique, mère tyrannique et femme vénéneuse. Entre ses filles et elle, s'est nouée une relation malsaine que la psychiatre, Abigail Winter, a décortiquée sous toutes les coutures. Emma et Cass ont ainsi fait front pour résister à son emprise, mais à quel prix ? Forcément, le malaise n'est pas loin, et la lecture assez désagréable car on suit un chemin laborieux à décrypter son propos. Par contre, j'applaudis la mise en scène (redoutable) qui nous mène en bateau et réussit à nous surprendre jusqu'à la dernière note. 

Bonne prestation des deux comédiennes, Clara Soares et Aurore Paris, choisies pour incarner Cassandra Tanner (la jeune sœur revenue de nulle part) et Abigail Winter (la psychiatre rigide et impassible).

©2018 Wendy Walker / Sonatine pour la traduction française. Traduit par Karine Lalechère (P)2018 Lizzie, un département d'Univers Poche

 


17/09/18

La Coupure, de Fiona Barton

la coupureAprès la découverte d'un squelette de bébé, sur un chantier de Londres, trois femmes voient leur passé resurgir et réveiller les souvenirs enfouis.
Entre Angela, brisée depuis la disparition de son nouveau-né, Emma, marquée par une adolescence difficile et sa relation conflictuelle avec Jude, sa mère, convaincue d'avoir perdu son amant par sa faute, le lien semble donc invisible mais réel. Kate Waters, une journaliste en manque de scoop, pressent une histoire bien poignante à raconter dans ses colonnes. Elle a du flair et de l'empathie, assez pour avancer ses billes et détricoter les mailles des vieilles rancœurs tenaces.
J'ai ressenti beaucoup de confusion et de perplexité au cours de ma lecture. Le début est assez lent et étrange, car l'histoire met peu à peu en place des éléments, a priori ordinaires, qui se révéleront décisifs une fois qu'ils seront assemblés tous ensemble. En attendant, on prend notre dose de révélations sordides et d'ambiance sinistre. À vrai dire, le suspense n'est pas si haletant, le roman baigne dans le drame et l'émotion, pourtant rien n'est laissé au hasard et on attend avec une certaine fébrilité l'enchaînement des indices. Résultat, même si le roman de Fiona Barton n'est pas très original, il accroche bien son lecteur et distille une sensation oscillant entre le malaise et l'addiction.
J'ai apprécié aussi la réalisation du livre audio, avec plusieurs comédiens pour incarner tous les personnages du roman. C'est un choix judicieux de Lizzie, qui suit une ligne éditoriale convaincante (avec de bons acteurs et des titres d'actualité ou parmi les meilleures ventes).

©2017 Fiona Barton. Traduit par Séverine Quelet (P)2018 Fleuve Noir / Lizzie (un département d'Univers Poche)

la coupure lizzie

12/09/18

Les Secrets de l'île (Meurtres à Sandhamn 4), de Viveca Sten

Les Secrets de l'îleUn étudiant en psychologie est retrouvé pendu dans sa chambre. Désespérée, sa mère implore l'inspecteur Thomas Andreasson de ne pas abandonner l'enquête. Ses collègues et lui ont déjà matière à réflexion avec la mort d'anciens chasseurs-côtiers, qui auraient tous fréquenté la base militaire de Korsö, dans les années 70. L'intrigue va suivre son cours, avec son suspense et ses rebondissements, un processus routinier, car disons que d'autres éléments m'interpellent assez rapidement... 

D'abord, Sandhamn, la bouffée d'oxygène des citadins, les weekends de détente et la mer pour seul horizon. Ensuite, les personnages : Thomas, à nouveau en couple avec son ex, et Nora Linde, en plein divorce houleux. Le duo harmonieux de la série TV n'est qu'un mythe : dans les romans, Nora est passive et déprimante, submergée par ses émotions. Thomas, toujours à cran avec son épouse à fleur de peau. Tous deux entretiennent une simple relation amicale, sans ambiguïté, et Nora a rangé sa tenue de Miss Marple au placard. 

C'est sans doute moins excitant, pourtant ça rend leurs histoires poignantes et concrètes. On ne se prive pas non plus pour avoir de belles images en tête, au moins ça console du ton geignard de Raphaël Mathon - qui ne varie jamais ses intonations de voix, masculines ou féminines, c'est du même tonneau. Franchement sinistre. Mais la série a du charme à revendre, ce qui fait qu'on y retourne sans cesse.

©2016 Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (P)2018 Audible Studios

 

07/09/18

Sans plus attendre (Blue Heron 2), de Kristan Higgins

Sans plus attendreSi j'ai craint, au départ, ne pas adhérer au caractère de l'héroïne, cette sensation a rapidement été dissipée ! Honor Holland a 35 ans, une allure de bonne sœur (cheveux longs, serre-tête, tailleur strict) et le même sex-friend depuis dix-sept ans. Prévenue par son médecin que son horloge biologique est en train de tourner, elle demande à son amant de l'épouser, mais Brogan refuse en la comparant à « un vieux gant de base-ball ». Pire, il lui avouera peu de temps après qu'il sort avec sa meilleure amie Dana. Bref. Honor est au fond du trou et accepte un rendez-vous arrangé avec un prof venu d'Angleterre, en quête de carte verte. Tom Barlow fait ainsi son entrée fracassante : éméché, sarcastique et insultant. Honor refuse de le revoir, mais leurs chemins vont sans cesse se croiser !

Comme toujours, chez Kristan Higgins, l'ambiance est primordiale : petite ville américaine, communauté soudée, famille envahissante, célibataires aux abois, réparties savoureuses, séduction subtile et séquences sexy. C'est un sans-faute sur toute la ligne. On prend son temps pour connaître Honor, pourquoi elle a longtemps mis sa vie entre parenthèse, et on savoure le charme canaille de Tom, son sourire tordu et son humour décalé. Tous deux doivent simuler le couple amoureux pour les services de l'immigration, leur famille et leurs amis... Lui semble plus à l'aise dans cet exercice, tandis que Honor est tétanisée de lâcher prise. Mais leurs différences culturelles font mouche et viennent équilibrer la balance d'un duo impossible et néanmoins compatible jusqu'au bout des ongles.

J'ai passé un super moment, encore une fois, c'est léger, attendu et distrayant. La lecture par Tatiana Werner est harmonieuse, on ne tombe pas dans la caricature des voix viriles ou hystériques, par contre il faut juste s'accommoder aux interventions des ovaires (d'autres ont bien une déesse intérieure...). Un petit détail insolite, qu'il faut prendre à la rigolade, comme le reste. Bienvenue à Blue Heron... on ne s'y ennuie guère et on se fait des tonnes de copains !

©2015 Kristan Higgins / HarperCollins pour la traduction francaise. Traduit par Karine Xaragai (P)2018 Audible Studios

 

05/09/18

Les Nuits de la Saint-Jean (Meurtres à Sandhamn 3), de Viveca Sten

Les Nuits de la Saint-JeanDans ce troisième épisode, on plonge dans une ambiance où l'on retient son souffle sous le coup de l'émotion : une adolescente a disparu en pleine nuit et, malgré tous leurs efforts, les policiers n'ont jamais retrouvé sa trace et n'ont pas l'ombre d'une piste. Quelques mois plus tard, des restes humains vont finalement être déterrés dans la forêt et plomber le moral des troupes. 

Nora Linde, de retour sur l'île de Sandhamn, tente de faire le point sur son couple (oubliez la jeune femme opiniâtre de la série TV, la Nora des romans est à fleur de peau...). On se prend en pleine face sa détresse et on compatit, même si on a envie de la secouer en hurlant contre Henrik. De son côté, Thomas Andreasson a revu son ex-femme pour évoquer leur passé et, enfin, évacuer leurs vieux démons. 

L'enquête criminelle est donc conduite en marge de ces considérations domestiques, familiales ou sentimentales mais n'est jamais totalement oubliée. Cette fois, Viveca Sten s'inspire des romans de sa compatriote (Camilla Lackberg) et glisse en flashback des chapitres du passé racontant l'enfance d'un garçon opprimé par un père violent. On se doute que cette information va entrer en collision avec le présent, en attendant on savoure les retrouvailles (les personnages nous sont familiers mais gagnent en épaisseur). Le cadre de Sandhamn grouille de charme et d'exotisme.

En bref, ce n'est pas le meilleur épisode de la série - la lecture est moins captivante et davantage touchante. En tout cas, rien de rédhibitoire pour poursuivre sa découverte ! Juste la narration faite par Raphaël Mathon d'une tristesse proche de la déprime...

©2010 / 2015 Viveca Sten / Éditions Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (P)2018 Audible Studios


La femme secrète, d'Anna Ekberg

La femme secrèteLouise mène une vie tranquille sur une petite île danoise, auprès de son amant, Joachim, un écrivain de dix ans son aîné, quand débarque un bel homme, dans un costume élégant, qui prétend être son mari. Serait-elle Helene Söderberg, cette épouse disparue sans crier gare, laissant derrière elle deux enfants et une entreprise familiale prospère ? Petit à petit, Louise se raisonne et consulte des médecins pour recouvrer la mémoire. Parallèlement, Joachim refuse d'être quitté par la femme qu'il aime et mène sa propre enquête pour découvrir la vérité sur l'énigmatique Louise Andersen.
Les premiers pas de l'histoire sont simples mais efficaces. Sont convoqués suspense, non-dits, rebondissements, meurtre... On a donc du lourd, du bon, du poignant. J'étais tout de suite intriguée et curieuse d'avancer plus loin. Et puis, patratas...
Les révélations deviennent sordides - limite nébuleuses et choquantes. L'histoire part dans tous les sens et vire au glauque. L'auteur emprunte des chemins biscornus et brandit de sa sacoche des éléments nouveaux qui ne ressemblent plus à rien. Les personnages sont... bizarres. C'était comme être spectatrice d'un drame en plusieurs actes, sans la moindre émotion. Juste du détachement. C'est froid, distant. Je m'attendais à mieux, d'où ma déception.
Lecture correcte de Juliette Croizat pour Lizzie.

10/18 - Traduit par Hélène Guillemard

©2018 Lizzie - Lu par Juliette Croizat (durée : 14 h 30 env.)

 

 

13/08/18

Du sang sur la Baltique (Meurtres à Sandhamn 2), de Viveca Sten

Du sang sur la BaltiqueLe cadre paradisiaque de Sandhamn est de nouveau éclaboussé par un crime : le vice-président du yacht-club est assassiné en pleine régate, sous les yeux des spectateurs. Thomas Andreasson conduit l'enquête avec sa collègue Margit Grankist mais les policiers ont beaucoup de peine pour rassembler les morceaux épars du puzzle. La victime était un avocat de renom, marié, père de famille, bien sous tous rapports... à quelques exceptions près, on s'en doute. Sur l'île, on retrouve aussi la famille de Nora Linde (son mari Henrik et leurs deux garçons). Déjà au bord de la crise de nerfs (cf. La reine de la Baltique) le couple est définitivement dans l'impasse à cause d'une villa héritée qui remue de vieux souvenirs - d'où l'importance de lire la série dans l'ordre car on trouve la solution des énigmes précédentes.

Ce que j'apprécie chez Viveca Sten, outre l'ambiance nordique, c'est de s'inviter chez les personnages, dans leur intimité, avec surtout un tout autre modèle qui la distingue de Camilla Lackberg. Thomas et Nora sont en effet de simples amis d'enfance. Lui mène ses enquêtes, elle se démène avec ses problèmes conjugaux et demeure en périphérie de l'intrigue criminelle. A contrario d'une Erica Falck fouineuse et mêle-tout, Nora Linde n'intervient quasiment jamais dans le travail de la police. Entre nous, quel soulagement. Sans quoi, cette série m'enchante de plus en plus, surtout si l'on recherche une lecture de détente avec un zeste de suspense jusqu'à la dernière minute.

Par contre, la performance de Raphaël Mathon demeure en demi-teinte : le ton est morne, pas très engageant. Je comprends les auditeurs déçus. Pour le premier livre, j'avais émis le regret de ne pas avoir de voix féminine ; maintenant je réclame plus de dynamisme ! J'ai déjà téléchargé les deux titres suivants, j'espère ne pas le regretter... En attendant, j'ai fait un détour par le « Département V » avec l'inspecteur Carl Mørck.

©2014 Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (P)2018 Audible Studios

 

08/08/18

Bretzel Blues (Franz Eberhofer 2) de Rita Falk

Bretzel BluesDeuxième aventure de Franz Eberhofer, une lecture truculente et enjouée ! On retrouve avec plaisir les personnages introduits dans Choucroute maudite, avec cette fois la sensation de ne plus perdre de temps à replacer les pions dans leurs cases. On avance, on sourit et on jubile.

Le directeur du collège, M. Höpfl, vient se plaindre des insultes peintes sur le mur de sa maison. Crève, sale porc ! Le type est en effet détesté dans toute la ville, mais cela ne justifie pas qu'on traîne sa réputation dans la boue. Écoutant mollement ses complaintes, Eberhofer hausse tout juste un sourcil... son intérêt est volage, davantage accaparé par les troubles de la circulation, sa famille tapageuse et sa relation houleuse avec Susi. Et puis, Höpfl disparaît - son corps bientôt pulvérisé par un train lancé à toute vitesse. La description de la scène est assez balèze... alors que Eberhofer s'interroge : suicide, vraiment ? Et l'enquête se poursuit selon une routine placide, conduite sans esbroufe, puisqu'on accompagne Franz dans un dédale de vie quotidienne, d'anecdotes saugrenues et de rencontres pittoresques.

Résultat, la lecture est une partie de rigolade sur toute la ligne : le héros affreusement cynique, qui fond au contact de l'adorable Uschi, la mémé obsédée par les promos, ses célèbres recettes (petits pains vapeur, crème à la vanille, longe de chevreuil, jarret de porc, chou rave), sans oublier les bières, les glaces, le spa et Louis II ! C'est cocasse et assumé. Même Julien Allouf prend aussi son pied dans cette histoire.

©2018 Mirobole Éditions. Traduit de l'allemand par Brigitte Lethrosne et Nicole Patilloux (P)2018 Audible Studios

De battre la chamade (Marie-Lou & Matthieu 3) de Sophie Tal Men

De battre la chamade

Chipoteuse dans l'âme, je n'ai pas retrouvé dans ce troisième livre l'étincelle aperçue dans le tout premier (Les yeux couleur de pluie) même si j'avais déjà pressenti que l'intrigue stagnait dans le #2 : Entre mes doigts coule le sable. On retrouve Marie-Lou en Bretagne, la jeune interne quitte Brest pour Quimper et intègre le service d'un grand neurochirurgien. Elle lambine toujours après le retour de son ours mal léché : Matthieu a rejoint le Bagne de Cayenne pour s'expliquer avec son père démissionnaire. 

Enfin bref, l'histoire est gentillette mais n'offre guère d'extase. Je n'ai absolument ressenti aucune émotion, aucune palpitation à l'écoute de leurs sempiternels chassés-croisés. Car OUI - hélas - le couple joue toujours au jeu du chat et de la souris. Matthieu et Marie-Lou s'aiment mais se fuient. C'est un jeu récurrent auquel on a finalement perdu le goût car devenu trop lassant. J'ai ainsi suivi leurs pérégrinations, en moins de 8 heures d'écoute, c'est assez court et pourtant ça m'a semblé fastidieux. 

La série a peu à peu perdu de son charme - moi qui imaginais une évasion vivifiante en terres bretonnes, pour prendre des nouvelles des uns et des autres (Marie, Farah, Brigitte, Écume...) comme si je retrouvais des potes perdus de vue, j'avoue n'avoir guère été inspirée. L'histoire n'apporte rien de neuf, elle tourne en rond et s'étire en longueur. Dommage. Ajoutez la narration beaucoup trop monotone d'Aurélie Le Roc'h (pour Audible Studios) qui casse le rythme et l'ambiance... mais heureusement la voix masculine de Mathias Casartelli, plus fluide et agréable, vient équilibrer l'exercice. En bref, cette lecture ne risque pas de me laisser un souvenir impérissable.

©2018 Albin Michel (P)2018 Audible Studios

 

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07/08/18

Tout un été sans Facebook, de Romain Puértolas

Tout un été sans FacebookAprès cinq étés à croupir dans la petite ville de New York (Colorado), le lieutenant Agatha Crispies jubile à la découverte d'un macchabée : cette enquête pourrait relancer sa carrière et son retour au bercail (NY City). Assistée du taciturne lieutenant MacDonald, elle procède à sa façon et sans formalité. Elle empiète chaque scène de crimes, donuts à la main, pose des questions inutiles, suit des déductions tarabiscotées et sent peu à peu l'influence de son illustre père jaillir sur elle.

Attendez-vous à une comédie policière parfaitement burlesque, avec une héroïne sémillante et rusée. Agatha raffole des acides gras saturés, assume ses grosses fesses, elle est noire et vit dans une ville raciste (New York, Colorado, étant aussi la seule localité du pays à n'avoir aucun réseau internet, un seul feu tricolore et pas moins de 198 ronds-points). Férue de littérature, elle dévore les romans policiers et est actuellement la présidente du plus grand club de lecture des environs (3 membres) !

Le tableau est planté : cocasse, un peu lourd, parsemé d'anecdotes littéraires et de références à la culture pop. La promenade est fantasque, l'action donne le tournis. Mais on passe un délicieux moment, sans prise de tête, avec un dénouement tout aussi farfelu. C'est frais et très distrayant. Je me réjouis déjà de lire la suite annoncée récemment par l'auteur lui-même. Autre bon point : la lecture faite par Laurence Porteil - agréable et souriante.

©2017 Le Dilettante (P)2017 Audible Studios


 

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