01/03/20

L'assassin de ma sœur, de Flynn Berry

L'assassin de ma sœur audibleProche de sa sœur, Nora lui rend visite chaque weekend dans sa petite maison à la campagne. Mais ce jour-là, elle tombe sur une scène macabre : le corps de Rachel baignant dans une mare de sang. Anéantie par le choc, Nora s'installe dans l'hôtel voisin et entreprend de mener sa propre enquête, considérant la police trop lente ou inefficace. Pourtant, elle qui s'imaginait être dans la confidence de tous les faits et gestes de Rachel découvre peu à peu que celle-ci menait une existence complètement différente, pleine de secrets et vraisemblablement en danger.

J'ai bien aimé l'ambiance paisible du roman, le charme bucolique des Cornouailles, le cadre du petit village ordinaire en apparence et des secrets enfouis à grattouiller... On suit Nora dans son cheminement, poursuivant son but vaille que vaille, ressassant son passé, sa relation avec sa frangine, laissant filtrer les failles, les fragilités. Ce faisant, on doute de son personnage mais on gobe son histoire. Le roman est d'ailleurs assez court, donc se lit rapidement, mais il ne retourne pas le cerveau non plus. On n'est pas loin du #cosymystery entre ces pages - peu de tension et un suspense quasi inexistant. Au final, la lecture perd de la vitesse et s'essouffle en ne creusant pas davantage son intrigue. Le roman s'achève sur une note mélancolique (et laisse aussi une sensation un peu fade).

©2019 Presses de la Cité / Place des Editeurs (P)2020 Audible Studios

Également disponible en format poche chez POCKET

L'ASSASSIN DE MA SOEUR « Je sais que tout ira mieux demain. Et je sais qu'elle me manquera à vie.
Qu'est-ce que tu aimes le plus en Cornouailles ? Telle était la question que je lui avais posée. Mais ce n'était pas ce que je voulais dire. Je voulais dire : Qu'est-ce que tu aimes le plus dans la vie ?
Et elle : "Pour commencer..." »

 

 

 

 

 


06/02/20

Germania, de Harald Gilbers

Germania sixtridTraumatisée par La Trilogie berlinoise, je ne voulais pas me retrouver avec un ersatz de Bernie Gunther en la personne de Richard Oppenheimer ! Mais ouf, ce n'est pas le cas.
Oppenheimer est un ancien commissaire de la police berlinoise, comme il est juif, il a interdiction d'exercer son métier. Nous sommes en 1944 et la guerre prend un tournant défavorable pour les allemands. La capitale subit de plus en plus de bombardements, les convocations au front ou à disparaître se multiplient. Le climat est délétère, donc méfiance générale.
Oppenheimer est réveillé en pleine nuit par un agent SS qui l'engage pour ses anciennes compétences à tirer au clair une affaire de meurtre. Ce n'est pas un crime banal, mais bien une série morbide avec des jeunes femmes retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale.
J'ai finalement été happée par cette intrigue et par l'ambiance générale. On sent une terreur sournoise et oppressante, la débâcle est proche, la propagande plus verrouillée que jamais. On découvre la guerre en plein cœur du Reich sauf qu'elle est rapportée par un indésirable (selon les exigences du parti en place) ! Oppenheimer va bénéficier d'une dispense exceptionnelle pour mener son enquête - pourquoi lui ? - d'où sa prudence et sa méfiance. Le type est normal (en comparaison du très misogyne B. Gunther) et il est coriace, intelligent, redoutable. Il a une épouse (aryenne) et une amie proche dont l'époux est un éminent médecin honteusement ambitieux.
L'histoire va d'ailleurs explorer les faces obscures du régime, le Lebensborn, les bordels pour officiers, les espions, les jeunesses hitlériennes etc. Franchement, tout se complète dans cette lecture, entre les exactions du tueur en série et le contexte politique, historique etc., il y a matière à captiver le public tout en lui changeant les idées.
J'inscris sur mes tablettes Les fils d'Odin (livre 2), à lire sans tarder. 

©2015 Éditions Kero. Traduit par Joël Falcoz (P)2018 Sixtrid

Un enquêteur juif. Un suspect nazi. Démasquer le coupable sera-t-il plus dangereux qu'échouer ? 

Germania

DISPONIBLE EN FORMAT POCHE CHEZ 10x18

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

03/02/20

L'ange de Marchmont Hall, de Lucinda Riley

L'ange de Marchmont Hall

Cette lecture nous embarque pour un voyage dans le temps en trois étapes, car ce sont tour à tour les histoires de Greta, sa fille Cheska et enfin Ava qui seront relatées sur presque trente années de folles et passionnantes épopées.
Enceinte au lendemain de la guerre, Greta est plaquée par son bel officier américain mais trouve refuge chez l'oncle de son ami David en attendant des jours meilleurs. Puis c'est sa fille Cheska dont on retrace les débuts turbulents. Désormais une star du cinéma, celle-ci a connu la gloire dès son plus jeune âge. Sa mère a régenté sa carrière d'une poigne de fer avant de tomber dans le coma. Sous ses dehors glamour, Cheska souffre aussi d'une grande instabilité émotionnelle. Vient enfin Ava, plus calme, plus placide. En grandissant dans un écrin préservé, elle ignore encore le poids de son héritage.
En marge de ces trois héroïnes flamboyantes, c'est aussi le destin de Marchmont Hall qui se dessine.Ce domaine romantique, situé au pays des Galles, est fatalement le théâtre de grands bonheurs et de drames indélébiles ! Le scénario classique.
Quand on se lance dans un roman de Lucinda Riley, on sait à quoi s'attendre : des femmes ravissantes et naïves, des passions contrariées et des destins bouleversés, ambiance fleur bleue et écriture mielleuse... Tout ça, en plein. L'overdose est même proche. La partie sur Cheska m'a d'ailleurs fait bisquer - personnage caractériel et enchaînement mélodramatique atteignant des sommets ridicules... au secours. C'est le pompon. La suite avec Ava apparaît presque trop lisse. Heureusement, Cheska opère un retour fracassant et met ainsi du piment à cette soupe trop fade ! Ah ah. Jamais contente !

Les romans de Lucinda Riley me laissent toujours perplexe : c'est super gnangnan, bourré de clichés, d'une providence convenue et abusée... pourtant, on gobe tout. Tellement c'est roublard et d'une efficacité redoutable. Bravo madame. Vous nous retournez le cerveau avec vos sourires enjôleurs, ce n'est pas bien. Comme cette déclaration de trop, à la dernière minute, pff. C'est presque écœurant et ça colle aux doigts, gare à vous. Sans quoi, foncez si ça ne vous fait pas peur !

©2017 Leduc.s (P)2017 Audible Studios

Rien à regretter de la performance audio : ce format offre une plongée distrayante et agréable, malgré les longues heures promises. La voix de la lectrice est également entraînante et conforme aux attentes. Vraiment rien à dire là dessus !

 

Posté par clarabel76 à 11:30:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

31/01/20

Tout ce qui nous répare, de Lori Nelson Spielman

Tout ce qui nous répareCe matin-là, Kristen n'est pas dans son assiette : elle traîne des pieds pour retourner à l'université et est déçue de prendre le train, vu que sa mère a un rendez-vous professionnel de dernière minute et ne peut plus la conduire comme promis. Agacée, Annie ne comprend pas l'attitude de sa sœur et lui remonte les bretelles en l'incitant à déguerpir au plus vite.

Quelques heures après, Erika apprend qu'un accident de train a causé la mort de sa fille. Tout s'effondre. La mère consternée ne voit pas la détresse de sa cadette et se méprend sur son besoin de discuter. Toutes deux sont débordées par leur culpabilité et supposent qu'elles vont s'accuser mutuellement.

Ce gros malentendu crée donc un malaise et rend leur relation compliquée. Erika s'abrutit de travail pour ne pas faire face à Annie qui finit par quitter la maison. En fait, elle est désormais convaincue que sa sœur n'est pas morte mais qu'elle doit se cacher pour x,y raisons. Dès lors, elle se lance dans une enquête (tendance obsessionnelle) qui va la guider jusqu'en Europe. Ou comment gérer son chagrin et sa propre responsabilité en totale dénégation.

Il faudra du temps pour que mère et fille parviennent à se comprendre et à chasser tout malentendu. C'est d'ailleurs un message anonyme - chasse ce qui te pèse et cherche ce qui t'apaise - qui fera réagir Erika : et si Annie avait raison ? et si c'était à son tour d'entrer en action ? Et d'affronter ses démons (nombreux).

Finalement, ce roman met à plat des années de silence, de souffrance et de traumatisme enfoui. Pour contrer la tornade émotionnelle, Erika et Annie vont puiser au fond de leur colère, couper le cordon, parcourir le globe, retourner à leurs racines, fouiller, bousculer, accepter de lâcher prise. La vérité n'est pas toujours celle que l'on attend mais il suffit d'un drame pour jouer cartes sur table.

Si le début m'a un peu rebutée, la suite de l'histoire a fini par m'emporter. Ce n'est ni par empathie pour les personnages (bof, bof) ni pour l'incongruité de l'histoire qui débloque de vieux conflits ou offre des solutions providentielles (abondance de clichés), c'est seulement pour la petite musique que j'ai succombé. Ça coule tranquille, sans prétention, et ça fait du bien. Parfois je rouspétais ou je levais les yeux au ciel (Annie, par exemple, est immature). Mais j'ai tout englouti comme une crève-la-faim. Hop, même pas honte !

Bon point pour ce roman doucereux et néanmoins apaisant qui permet de chasser les nuages et qui redore un moral en demi-teintes. Tant mieux pour moi.

2018 le cherche midi, pour la traduction française. Titre original : Quote me (P)2018 Lizzie

Belle performance de la lectrice : ce livre s'écoute tout seul ! Vraiment très agréable.

Disponible en format poche chez POCKET !

 

Posté par clarabel76 à 18:30:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

29/01/20

Ceux qui voulaient voir la mer, de Clarisse Sabard

Ceux qui voulaient voir la merLassée de sa vie parisienne, Lilou plaque tout et s'installe à Nice avec son fils Marius. En l'accompagnant chaque jour au parc, elle remarque une mamie, perdue dans sa bulle, en train de ressasser le passé. La rencontre finit par se produire : bonjour, je m'appelle Aurore et j'ai le cœur brisé par un grand amour qui s'est envolé à New York pour ne jamais revenir... Si elle se confie à Lilou, c'est dans le but de transmettre son histoire à sa petite-fille qu'elle ne voit plus.
Le défi est de taille mais très excitant. Lilou dévore la correspondance des amants et devient une Miss Marple qui s'enflamme en rêvant secrètement à des retrouvailles émouvantes. Obsédée par son récit, Lilou s'attache et ne veut surtout pas décevoir Aurore.
À côté de ça, sa nouvelle vie prend aussi des couleurs chatoyantes : séances folkloriques de zumba, amitiés éclatantes, querelles de voisinage, petits meurtres en famille et j'en oublie. La partie contemporaine du roman laisse apparaître une formidable osmose et procure un bien-être très appréciable.
En revanche, les flashbacks sont plus inégaux car on se passionne plus ou moins à ces vieux souvenirs. Ils nous révèlent pourtant des moments forts avec des personnages qu'on apprend à découvrir et apprécier... mais le tourbillon dans lequel ils nous entraînent est trop disproportionné pour y adhérer pleinement. Les révélations sont banales ou attendues, si bien que je n'ai pas été transportée jusqu'au bout.
Toutefois j'ai globalement passé un bon moment : lecture distrayante et agréable à suivre ! Come and go with me ♪♫ https://youtu.be/-nt4rlmpqtc

©2019 Éditions Charleston (P)2019 Audible Studios

Cette jolie histoire est mise en avant par la narration intuitive de Marie Bouvier, simplicité, émotion, tendresse... tout est bon (sauf les intonations exagérées pour caractériser les personnages, comme la voisine méfiante ou le grand tatoué mystérieux). Brisons les codes, cessons les clichés, laissons la lecture vagabonder sans entrave et permettons à l'imagination de faire son œuvre... amen.

 

Posté par clarabel76 à 15:30:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,


27/01/20

Une femme entre nous, de Greer Hendricks & Sarah Pekkanen

Une femme entre nousCe roman est un amalgame de plusieurs intrigues : une femme délaissée et rancunière harcèle son ex et surtout sa maîtresse qui commence à flipper sérieusement. Ou ne serait-ce pas une femme brisée car manipulée par un compagnon autoritaire ? Ou alors, une narratrice pas du tout fiable et qui nous raconte des craques depuis le commencement ?
Bref. Vous n'avez pas fini de revoir votre copie. Vous avez néanmoins saisi la tendance et vous savez désormais que la lecture est semée de fausses pistes. Prenez garde !
Sauf qu'on a déjà lu tout ça aussi. Hier soir encore, je revoyais le film tiré de La Fille du train (le roman de Paula Hawkins) et je me surprenais à tout mélanger tant les ficelles se ressemblaient... l'épouse bafouée, qui se console dans l'alcool ou les médicaments, qui confond la réalité, qui traque la fiancée, plus jeune et malléable, tandis que l'homme multiplie les facettes... jusqu'au dénouement final, au tout dernier moment, paf.
Tout ça nous donne une lecture sacrément tordue, assez longue aussi (surtout que ça se répète) et particulièrement complexe à suivre. Mais on comprend que chaque détail a finalement son importance et vient monter de toutes pièces cet imbroglio. Ça sent aussi le pétard mouillé, disons-le, car on s'ennuie un peu à force de tourner en rond.
J'ai bien aimé la première partie - pas vu venir le premier twist - la suite est plus redondante et moins remarquable. Grosse surprise finale... sinon ça s'arrête là. Je m'attendais à un bon gros suspense psychologique, j'y ai cru et puis j'ai fini par désespérer en guettant un peu de raison ou de logique à toute cette histoire.
Ça se lit, oui... sans souci, mais ça ne tient pas la distance.

©2018 THE WIFE BETWEEN US / Sonatine pour la traduction française (P)2018 Lizzie

J'aime beaucoup Camille Lamache, pour l'avoir déjà écoutée dans d'autres titres (La plage de la mariée, Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, Repartis pour un tour...) : performance agréable, lecture distrayante. C'est tout bon. Par contre, les voix masculines sont trop stéréotypées... le ton rauque pour montrer que c'est un méchant monsieur... euh ? C'est davantage risible que rédhibitoire... heureusement ! ☺ 

 

ÉGALEMENT DISPONIBLE EN FORMAT POCHE CHEZ POCKET

 

 

26/01/20

L'expérience de la pluie, par Clélie Avit

L'expérience de la pluiePour les amateurs de jolie histoire, pleine de délicatesse et de pudeur, la lecture sera du petit lait à boire ! Pour les autres, passez votre chemin, c'est le calme plat, assez mou et longuet.

On pénètre en douceur dans le monde de Camille et Arthur, la mère et le fils vivent dans leur bulle et suivent tout un tas de rituels pensés avec intelligence et appliqués avec beaucoup de méticulosité. Découvrir leur quotidien est un réel bonheur, c'est sûr.

Aurélien croise le tandem dans un parc et enclenche sans le savoir tout un processus de grand bouleversement ! Par contre, ce jeune homme est une énigme. Autant on épluche avec précaution toutes les couches sur les émotions de Camille, sur son handicap et sur l'éducation de son fils, autant l'histoire d'Aurélien reste un mystère hanté de fantômes insaisissables. Bof.

J'ai finalement survolé ma lecture en me détachant progressivement des uns et des autres car je ne doutais plus de l'issue heureuse et réconfortante et j'étais bien contente ainsi ! Le roman est court et léger mais c'est aussi une petite déception, après son premier roman, très touchant, Je suis là, qui m'avait tellement plu.

Petit aparté : il faut ABSOLUMENT découvrir la très, très belle série de Robia Rashid, ATYPICAL ! ♥

description


Concernant le format audio, la performance des deux comédiens est sans faute. Et puis, un homme, une femme... l'initiative est toujours appréciable de distinguer les voix pour raconter cette histoire !

©2019 Plon (P)2019 Audible Studios

 

Posté par clarabel76 à 17:45:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

23/01/20

Surface, d'Olivier Norek

SurfaceDans ce nouveau roman d'Olivier Norek, nous découvrons aussi une nouvelle héroïne : Noémie Chastain, une brillante capitaine de police, dont la carrière prend un coup dans l'aile suite à une intervention loupée (complètement défigurée et traumatisée après avoir reçu du plomb en pleine poire ouch). Elle est alors envoyée en rase campagne aveyronnaise pour étudier la probabilité de fermer un commissariat - un mois au purgatoire - Noémie a vite compris que sa gueule cassée frigorifiait ses collègues. Même son compagnon lui a tourné le dos ! L'ordure.

Or, sa punition, Noémie s'en saisit à bras le corps et se comporte en bon petit soldat, mais dégoulinante de rancune. Avec son caractère bien affirmé, elle affiche la couleur : elle mord avant d'avoir mal. Elle recadre fissa ceux qui la regardent de travers ou avec pitié ou comme une bête curieuse. Noémie souffre en son for intérieur, pas besoin de charger la mule. Son psy cherche néanmoins à calmer ses ardeurs et l'incite à profiter de cette mise au vert pour se requinquer.
Certes les affaires criminelles ne se bousculent pas à Avalone et la routine s'installe naturellement. Noémie apprend à mieux connaître ses nouveaux collègues et fait le tour de la région - calme, sauvage - en mesurant l'audace du maire qui a choisi d'inonder la zone pour construire un barrage. Et puis ça se corse : le corps d'un enfant est retrouvé dans un fût qui flotte à la SURFACE du lac. Pour les locaux, le douloureux souvenir des trois enfants disparus vingt- cinq ans plus tôt est ravivé. Noémie, elle, découvre tout ça avec son regard neuf et son regard de flic.

Tadam ! Encore une lecture rondement menée et totalement planante pour le décor (cinq étoiles). Norek tricote sa petite intrigue de ses longs doigts agiles et nous réserve de belles heures de pur divertissement. On ne se triture pas trop les méninges (et ce n'est pas grave). C'est plutôt addictif car nerveux et intense à lire. Comptez aussi sur des personnages stéréotypés (la Chastain... pfff !) et d'autres lieux communs plus ou moins horripilants (romance à deux balles... superficielle !). Mais franchement je ne regrette pas du tout d'avoir fait ce détour car j'attends déjà le prochain avec impatience ! 

©2019 Éditions Michel Lafon (P)2019 Lizzie

Avec Surface, Olivier Norek nous entraîne dans une enquête aussi déroutante que dangereuse.
Un retour aux sources du polar, brutal, terriblement humain, et un suspense à couper le souffle.

Une bonne performance, correcte et passe-partout : la comédienne fait le job, sans pleinement imposer sa marque de fabrique. Le temps passant, j'ai peur d'oublié son nom, pourtant joli et original (Léovanie Raud), les livres audio aussi se succédant...

 

Posté par clarabel76 à 18:45:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

20/01/20

Dernier été pour Lisa, de Valentin Musso

Dernier été pour Lisa

Il y a un parfum de Harry Quebert dans cette histoire : au cours de l'été précédant son entrée à l'université, Lisa est assassinée sur la plage. Son petit copain Ethan est accusé du crime, son meilleur ami Nick est sidéré.
Des années plus tard, Nick est devenu un écrivain à succès et retourne dans sa ville natale pour les obsèques de son père. Il apprend également la libération de Ethan et rencontre un détective privé convaincu de son innocence. Il voudrait inciter Nick à revoir les faits et étudier plus longuement la potentielle rédemption de son ami d'enfance.
Cette position va rapidement le mettre mal à l'aise. Au fil de ses retrouvailles avec le passé, Nick est chamboulé par ses découvertes. L'intrigue prend d'ailleurs des tours et des détours assez déconcertants - sans trop surenchérir dans les rebondissements à outrance - et se boucle sur une note pleine d'amertume.
En fait, ce roman se lit facilement car il est habilement ficelé. Par contre il distille une note de tristesse, de regret et de remords qui laisse un sensation de peine indélébile. Plus j'y songe et plus je me demande si j'ai réellement apprécié ce dénouement... Et le style pompeux (« dans l'ébène de la nuit » ... par exemple) m'a de temps en temps fait lever les yeux au ciel.
Somme toute, la lecture a honoré correctement son contrat : intriguer et divertir. Bon point, donc.

©2018 Éditions du Seuil (P)2018 Sixtrid

Avec ce nouveau thriller d'une redoutable efficacité, Valentin Musso nous entraîne au cœur d'une petite ville américaine en apparence sans histoires, et qui cache bien ses secrets.

Texte lu par Marc-Henri avec toujours autant de dextérité et de confort à l'écoute ! Un très bon moment.

 

Posté par clarabel76 à 10:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17/01/20

Juste avant de mourir, de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir LizzieVictime d'un grave accident de voiture, Kath s'en sort avec quelques égratignures et une mémoire en vrac. Impossible de se souvenir des derniers événements. Par contre, elle a bien conscience de la colère froide de son mari Adam et des troubles du comportement de leur fille Lyla. Cette dernière devient également très protectrice envers sa mère et lui répète tout le temps qu'un homme les surveille sur la lande. Cet homme serait Adam.
Commencent ainsi à germer une pointe de doute et une flopée d'interrogations... sur l'attitude de son époux, sur les circonstances de son accident, sur sa famille et sur l'héritage laissé par sa mère (qui a tout donné au frère en prétendant agir pour le bien de sa fille). Kath cherche à éclaircir la situation mais se heurte à des révélations qui vont déstabiliser ses acquis.
Vivant dans une ferme isolée au beau milieu de la campagne du Devon, Kath se sent plus vulnérable que jamais... encerclée par du flou et pressentant un danger imminent !

On retrouve l'empreinte de Tremayne dans ce troisième roman sur fond de tension psychologique et de drame familial. On ne moufte pas de toute la lecture jusqu'au dénouement : un final confus et chaotique, avec un dernier lapin sorti du chapeau, youhou, pas vu venir ce truc. C'est un peu moyen, mais ça n'enlève en rien le stress éprouvé depuis les premiers chapitres ni le tricotage minutieux de l'intrigue pour en venir là.
En fait, ce que j'apprécie par-dessus tout dans les romans de Tremayne, c'est l'atmosphère si particulière qui s'en détache. C'est suffocant et néanmoins captivant. Cette fois, la région du Dartmoor est mise à l'honneur : cadre sauvage, climat rude, colonie de moutons et de poneys. En un mot, superbe ! Les décors sont une vraie valeur ajoutée à la lecture (les Cornouailles dans La menace ou Eilean Torran, petite île écossaise dans Le Doute)... on fantasme à mort. En somme, c'est mon rendez-vous incontournable au-delà de l'appréhension à n'avoir pas toujours une intrigue qui tient la route. Après tout, ça se lit vite et bien aussi.
Bon point pour moi !

©2018 / 2019 Titre original : "Just Before I Died" / Presses de la Cité pour la traduction française par Isabelle Maillet (P)2020 Lizzie

Prêtant sa plume à un drame familial qui interroge le poids de l'hérédité, les liens du couple et le mystère qui entoure les enfants atteints du syndrome d'Asperger, le maître du thriller atmosphérique revient avec un quartet brumeux qui laissera le lecteur hagard, ivre de secrets inavouables et de stupéfiantes révélations.

Excellente interprétation de Laëtitia Lefebvre ... avec des séquences FLIPPANTES dès qu'elle se glisse dans la peau de Lyla ! ... Mais vraiment. J'étais aux aguets dans ma maison, verrouillant scrupuleusement toutes les portes, toutes les fenêtres, et sursautant au souffle du vent et à la pluie tombante. Une expérience mémorable !!!