19/09/13

Inferno, lu par François d'Aubigny

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Robert Langdon se réveille sur un lit d'hôpital à Florence, frappé d'amnésie sur les dernières trente-six heures. Pour échapper à une nouvelle tentative d'assassinat, il s'enfuit avec une jeune femme médecin, Sienna Brooks. Pour seul indice, Langdon possède une capsule avec une image de Botticelli, La Carte de l'Enfer, inspirée par le poème de Dante. C'est le fil rouge, le détail autour duquel il faudra tourner et retourner, comprendre les messages codés, chercher l'explication derrière des rendez-vous loupés, fuir un ennemi invisible, s'en remettre à cette jeune femme blonde, au passé mystérieux.

Tout ce que je peux affirmer, c'est que l'intrigue est drôlement bien ficelée, avec soubresauts, entourloupes, rebondissements et gong fatal. On sursaute à plusieurs reprises, tout en reconnaissant que c'est facile, trop facile. On se laisse entuber comme des andouilles. Par principe, j'ai fermé les yeux et j'ai suivi Langdon dans un dédale infernal, entre Florence, Venise et Istanbul, je l'ai écouté m'expliquer des théories toutes plus dingues les unes que les autres, tout ça pour mettre le doigt sur un problème qui touchera peut-être notre civilisation (surpopulation, planète saturée, etc.).

C'est une lecture spécialement calibrée pour capturer le lecteur et le balader dans des couloirs labyrinthiques où on en prend plein les yeux et la tête. Ou les oreilles. Le format Audiolib offre une perspective intéressante, car on se la coule douce au son de la voix de François d'Aubigny, qui fait tout le boulot, il nous met en situation, fait monter la pression, joue avec le suspense et nous impose un rythme particulièrement stressant. J'ai bien aimé dans l'ensemble, mais je garde à l'esprit que c'est un produit estampillé Dan Brown. Côté divertissement, c'est tout  bon.

Inferno, par Dan Brown (Audiolib, août 2013)
Texte intégral lu par François d'Aubigny - traduit de l'anglais par Dominique Defert et Carole Delporte
durée d'écoute : 16 heures

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06/09/13

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, Audiolib (27 h) lu par Christine Pâris

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Très sincèrement, j'ai trouvé ce troisième volet long, trop long, partant dans tous les sens, offrant des perspectives peu réjouissantes, on piétine beaucoup, on bavarde, on doute énormément, on n'agit plus, on fait trois pas en arrière et même les plus téméraires deviennent tout fripés sur eux. Bouh, quelle débandade!

Joséphine a le cœur brisé et a coupé tout contact avec Londres. Son amoureux attendra, ou pas. A ce stade, leur petit jeu me semble interminable, peu crédible, c'est dommage. Même Shirley va perdre de sa superbe, en tombant folle amoureuse d'un homme qu'elle doit s'interdire d'aimer, afin de protéger son fils... Gary pose en effet des questions qui dérangent, part en quête de ses origines, revient déçu, se fâche et traverse l'Atlantique. La belle Hortense se sentira flouée, abandonnée. Qu'importe, j'aime terriblement leur relation orageuse, j'en redemande !

Le reste m'apparaît alors comme du vulgaire remplissage, des personnages comme Josiane, Marcel, Henriette ou Zoé me paraissent fades, ennuyeux, Junior, lui, est franchement ridicule (à seulement 2 ans, il lit La Bruyère, parle comme Einstein et porte des mocassins !), j'ai détesté Chaval, pas aimé qu'on se moque de Denise, grande amatrice de romances... En gros, j'ai ressenti de l'ennui pour une grande partie de l'histoire, tout en refusant de décrocher pour vouloir en savoir plus. Quelle terrible contradiction.

Ce troisième livre, trop volumineux, m'est finalement apparu inégal et frustrant. Toutefois, j'ai beaucoup aimé les passages sur Hortense et Gary. ♥ Rien que pour ça, je lirai le quatrième tome (en cours d'écriture).

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, par Katherine Pancol
Audiolib, 2010 / éditions Albin Michel, 2010 - texte intégral lu par Christine Pâris (durée : 27 heures)

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La valse lente des tortues, Audiolib (20 h 20) lu par Marie-Eve Dufresne

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La suite est peut-être moins excitante, car moins nouvelle, mais elle nous permet de retrouver Joséphine, ses proches et amis, dans un quartier chic de Paris où une sombre histoire de meurtres en série va sévir ! Eh oui, nous voici avec une intrigue mêlant un serial-killer, une enquêtrice chevronnée, un témoin embarrassant et des doutes qui gonflent à tous les étages... Cela accompagne les pérégrinations de nos personnages, qui continuent de se frotter à la vie avec le même désarmement.

Joséphine, par exemple, se sent étrangère dans son grand et bel appartement, qu'elle vient d'acquérir pour plaire à sa fille. Hortense a une ambition démesurée, elle part à Londres étudier le stylisme, elle est intrépide, impatiente, capable de tout broyer sur son passage. Seul Gary lui tient tête et la mène par le bout du nez. C'est un vrai régal de suivre leurs échanges !

De son côté, la petite Zoé cherche à sortir de l'ombre de sa sœur, elle devient une adolescente influençable et plus que sentimentale. Très marquée par l'absence de son père, elle va commettre des petits trucs débiles et exiger qu'on joue cartes sur table avec elle. Sauf que, toute vérité n'est jamais bonne à entendre !

Tandis que Jo butine entre son bel amant et son amoureux transi (super chaud le réveillon de Noël !), Iris prépare son retour sur le devant de la scène. Plus belle, plus redoutable que jamais. Leur mère, Henriette, a aussi juré de ne pas s'avouer vaincue et mijote une vengeance diabolique. Marcel, Josiane, leur petit Junior... rien ne va plus à Paradise Island. Shirley manque cruellement, aussi quel plaisir de la retrouver chez Joséphine ! La vie semble plus facile avec elle.

Ce deuxième tome tourbillonne, virevolte et étourdit le lecteur en un claquement de doigts. Encore une fois, j'ai trouvé que c'était mignon, charmant, facile et agréable à parcourir. Par contre, cela se termine sur une pointe d'amertume, on a mal, on souffre et naturellement on enchaîne avec le très volumineux troisième livre, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi.

La valse lente des tortues, par Katherine Pancol
Audiolib, 2011 / éditions Albin Michel, 2008 
Texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée : 20 h 20)

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Les yeux jaunes des crocodiles, Audiolib (19 h) lu par Marie-Eve Dufresne

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Ne supportant plus l'infidélité de son mari, Joséphine Cortès le fiche à la porte et se retrousse les manches pour élever seule leurs deux filles, Hortense et Zoé. Sa sœur, Iris, qui n'est que beauté et splendeur éblouissante, s'est mis en tête d'écrire un livre, pour épater la galerie. Toutes deux concluent alors un pacte, qui se résume à : tu l'écris, je le vends, tu deviens riche, et moi célèbre.

Joséphine est une jeune femme banale, qui manque de confiance en elle, elle n'a jamais reçu le moindre soutien de sa mère, même sa sœur a tendance à la regarder de haut, et pourtant elle est remarquable, intelligente, passionnée par le XIIe siècle, compatissante et généreuse. D'ailleurs, chez elle, dans son appartement à Courbevoie, on se sent à l'aise, on se donne le mot pour y déposer ses coups de blues, ses doutes, ses angoisses ou ses espoirs.

On boit du thé, on avale des petits gâteaux, on épluche des légumes, on sifflote, on tremblote, on a le cœur lourd, on s'interroge, est-ce normal d'éprouver de l'attirance pour le mari de sa sœur ? que fait son amie Shirley à Buckingham Palace lors d'un bal officiel donné par la reine ? Antoine réussira-t-il sa reconversion au Kenya avec son élevage de crocodiles ? Marcel et Josiane vivront-ils enfin leur amour en paix ? Henriette n'a-t-elle pas juré de livrer bataille jusqu'à son dernier souffle ? ...

La recette est facile, mais goûteuse et savoureuse. On a laissé les mots naviguer, les histoires flotter et les anecdotes nous embarquer vers des contrées accueillantes. C'était bon, c'était bien ! Je me suis sentie à l'aise, comme dans une petite bulle, chouchoutée et heureuse. C'était une jolie entrée en matière, pétillante et chaleureuse, qui parle de la vie et des gens avec simplicité, sincérité et bonne humeur. Je poursuis l'aventure avec La valse lente des tortues...

Les yeux jaunes des crocodiles, par Katherine Pancol
Audiolib, 2010 / Albin Michel, 2006 - texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée : 19 heures)

04/09/13

Demain, Audiolib (9 h 30) lu par Olivier Blond

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Matthew est un homme désespéré depuis la mort de son épouse, survenue un an plus tôt. Il vit seul à Boston et s'occupe de leur fille unique, mais ne parvient pas à reprendre goût à la vie. Un jour, il fait l'acquisition d'un ordinateur portable lors d'un vide-grenier. C'est ainsi qu'il fait miraculeusement la connaissance d'Emma, avec laquelle il s'entend à merveille. Tous les deux se fixent rendez-vous dans un restaurant de Manhattan.

Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais. Il apparaît que ces deux-là se sont infiltrés dans une faille temporelle, Emma vit en fait un an plus tôt, à New York. Matthew est bel et bien dans le présent, a du mal à expliquer le pourquoi du micmac mais entend rebondir aussitôt en demandant à Emma de sauver son épouse ! La belle désillusion pour notre célibataire, qui se voyait partager un avenir radieux aux côtés de Matt et sa petite fille...

Elle va d'abord bouillir de colère, de frustration et d'incompréhension, avant de capter qu'elle seule détient les rênes du destin de tout le monde ! Machiavélique, notre Emma ? C'est une question parmi tant d'autres que l'on va se poser. L'intrigue va effectivement bien nous balloter, pour brouiller les pistes et révéler une succession de données toutes plus surprenantes les unes que les autres. A ce petit jeu, l'auteur est habile et nous mène par le bout du nez. C'est plutôt pas mal ficelé et entraînant, même si ça ne nous scotche pas non plus à notre fauteuil.

C'était le premier livre de Guillaume Musso que je découvrais, je n'en garde pas un souvenir trop mauvais mais je ne pense pas que je retenterai l'expérience, car je sens que c'est une mécanique trop chichement huilée pour me convaincre totalement. C'est à considérer comme une lecture de vacances, distrayante et captivante car j'ai bien aimé le début de l'histoire, beaucoup moins la fin (convenue, lisse et attendue). La lecture faite par Olivier Blond s'est avérée très agréable elle aussi. En somme, je n'ai rien à ajouter à ce qui fut un plaisir fugace et éphémère, dont l'impact s'effacera très vite, au fil du temps.

Demain, par Guillaume Musso
Audiolib, 2013 / XO éditions, 2013
Texte intégral lu par Olivier Blond (9 h 30)

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Audiolib (12 h 48) lu par Eric Résimond

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Alors que tous dans la maison de retraite s'apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Il se rend à la gare la plus proche, rend service à un type louche, porteur d'une valise encombrante, puis décide de monter dans le premier autocar, avec la valise du gars qui s'est réfugié aux toilettes, et voilà que la folle aventure commence !

Je crois que cela fait deux ans que ce roman tourne sur les ondes, sans m'inspirer le moindre désir, et pourtant je ne compte plus le nombre de lecteurs m'ayant suggéré de le découvrir, me promettant un moment délirant et déjanté. Les vacances aidant, armée de mon précieux iPod, blindé en livres audio, j'ai succombé à l'épopée suédoise. J'ai écouté, écouté, écouté, j'attendais l'instant crucial où j'allais probablement tomber de mon siège pour me rouler de plaisir et piaffer de bonheur. Non, toujours pas. Le temps s'écoulait, Allan Karlsson n'en finissait plus de faire le pitre, de croiser d'autres énergumènes, de livrer son histoire personnelle d'artificier de génie qui a souvent œuvré pour les grands de ce monde... Allons donc. Voilà que je trouvais le temps long et que je ne m'amusais toujours pas. Désappointée, je vérifiais le temps d'écoute restant. Je soupirais. Tout ça, encore ! ... J'ai alors commencé à cliquer sur la touche pour accélérer, oui, honteusement, je l'avoue. Je le pratique rarement, très rarement. Si j'ai craqué, c'était aussi pour donner une petite chance à mon papy déchaîné, dont les aventures peinaient à m'embarquer, alors qu'elles ont su convaincre tant d'autres lecteurs. Pourquoi pas moi ?

Sur ce, j'ai laissé filer la bande et j'ai reniflé amèrement. Jamais je n'ai réussi à entrer dans l'histoire, qui m'a semblé longue et trop absurde, je n'ai vraiment pas adhéré aux situations burlesques ni spécialement sympathisé avec le caractère loufoque du personnage central. C'est tant pis.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, par Jonas Jonasson
Audiolib, 2013 / Presses de la Cité, 2011 pour la traduction française
Texte intrégral lu par Eric Résimond (12 h 48) - Traduit du suédois par Caroline Berg

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03/09/13

L'enfant allemand, Audiolib (16 h 25) lu par Eric Herson-Macarel

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Ce cinquième volet de la série de Camilla Läckberg était, à mon sens, le plus attendu. Il renferme un terrible secret et donne enfin une explication sur le comportement froid et insensible de la mère d'Erika et Anna. En fouillant les affaires de celle-ci, Erika a en effet trouvé un journal intime, une brassière maculée de sang et une médaille ornée d'une croix gammée.

Cette pièce a été confiée à un éminent professeur, un spécialiste de la question nazie, mais l'homme ne donne plus de nouvelles. En vérité, il a été tué chez lui et cette mort étrange semble liée aux interrogations d'Erika. Cette dernière a entrepris de travailler à domicile, comptant sur son époux, en congé parental, pour s'occuper de leur fille et lui laisser un peu de champ libre. En théorie, bien sûr. En pratique, le couple va frôler la crise de nerfs ! De plus, Patrik est attiré par le lieu du crime et meurt d'envie de se mêler de l'enquête, par petites touches, car son devoir de père le rappelle souvent à l'ordre. Et puis, on s'en fiche un peu de toutes ces considérations existentielles du couple Hedström. Ce qui nous passionne, disons-le franchement, c'est de plonger dans le passé de cinq jeunes gens, dans les années 40, au moment de la guerre, de l'arrivée des réfugiés, du soulèvement des résistants, des risques de la dénonciation, du spectre des tortures et de la mort... On découvre une histoire poignante, entre fascination et horreur, et qui apportera aussi une immense consolation pour les sœurs Falk qui ont grandi sans une once d'amour maternel. Cette fois, on comprend mieux pourquoi.

Ce cinquième volet me voit aussi dans l'obligation de faire une courte pause, je me sens rassasiée et pleinement repue. J'en viens presque à constater les défauts dans la belle mécanique de Camilla Läckberg, dont les livres sont orchestrés sur le même principe, qui se répète inlassablement. C'est en ingurgitant plusieurs tomes à la suite qu'on s'en rend compte. Mais je garde tout de même un très bon souvenir de cette lecture à long terme, sous la houlette de Monsieur Eric Herson-Macarel, qui est pour moi l'un des meilleurs narrateurs sur le marché.

L'enfant allemand, par Camilla Läckberg
Audiolib, 2011 / Actes Sud, 2011 pour la traduction française 
Texte intégral lu par Eric Herson-Macarel  (durée d'écoute : 16 h 25)
Traduit par Lena Grumbach et Catherine Marcus

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L'oiseau de mauvais augure, Audiolib (13 h 20) lu par Eric Herson-Macarel

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Histoire après histoire, je me sens comme un poisson dans l'eau à Fjälbacka, où je considère presque Erika Falk comme une bonne copine, minée par ses préparatifs de mariage, auxquels son fiancé, Patrik Hedström, ne participe guère car il est de nouveau attelé à une nouvelle enquête criminelle. Une femme a été retrouvée morte au volant de sa voiture, elle accuse un fort taux d'alcoolémie. Ce détail soulève l'étonnement chez ses proches, car la victime était connue pour ne jamais boire une goutte d'alcool ! C'est ainsi que Patrik va fouiller dans les archives, se rappelant un accident survenu des années auparavant. Comme à son habitude, il se fie à son instinct et tâtonne à l'aveugle, au grand dam de son supérieur, Mellberg, qui va nous étonner dans cet épisode, car le monsieur va s'enticher d'une jeune femme ravissante et perdre la tête pour ses beaux yeux !

A côté de ça, nous avons une émission de téléréalité qui se tourne dans les environs, comprenant l'étalage de bêtise et de vulgarité que cela implique. L'équipe de Patrik s'est également enrichie d'une nouvelle enquêtrice, Hanna Kruse, qu'on nous promet ambitieuse et talentueuse, ce dont on ne doutera pas un seul instant. On assiste aussi au retour de la sœur d'Erika, si je ne me trompe pas, mais Anna est blessée, meurtrie et encore choquée par son enfer conjugal. C'est finalement l'amour qui va la sortir de sa léthargie, avec un personnage dont on en attendait pas moins ! Elle va aussi secouer son aînée et lui concocter un mariage chic et classieux, en l'obligeant à suivre un régime drastique pour se glisser dans la robe de ses rêves... C'est vrai que par certains aspects, les livres de C. Läckberg fleurent bon le sentimentalisme pas cher ! ^-^ Toutefois, ce n'est pas déplaisant non plus.

Techniquement, c'est la voix française de Daniel Craig, autrement dit Eric Herson-Macarel, qui a repris les rênes de la série, pour mon plus grand bonheur. Prochain épisode : le palpitant L'enfant allemand qu'on découvre sans plus attendre, affamée que je suis par le teasing infernal que nous réserve l'auteur à la fin de son livre.

L'oiseau de mauvais augure, par Camilla Läckberg
Audiolib, 2010 / Actes Sud, 2010 pour la traduction française
Texte intégral lu par Eric Herson-Macarel (13 h 20 d'écoute)
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

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Le Tailleur de pierre, Audiolib (15 h 50) lu par Christine Pâris

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J'ai passé l'été à écouter les cinq premiers volets de la série de Camilla Läckberg, savourant l'ambiance suédoise, appréciant de retrouver les personnages, de prendre de leurs nouvelles et d'être témoin des hauts et bas de leur existence. Erika, notamment, file un mauvais coton depuis la naissance de sa fille. Elle se sent seule, délaissée, grosse et incomprise. Elle vient toutefois de lier connaissance avec une autre maman lors de ses sorties au parc, or celle-ci va être douloureusement frappée par la mort de sa fille aînée. La petite Sara a été retrouvée morte, noyée. Patrik et son équipe sont sur les dents, éprouvés par cette enquête qui s'annonce délicate et pénible. Il leur faut cerner l'entourage, la famille et le voisinage, dans un contexte lourd et difficile. Les relations sont tendues et de nombreux non-dits couvent sous la surface. La partie s'annonce serrée, la vigilance est de mise, même si les collègues de Patrik ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. Sauf qu'à ce stade, les bévues ont aussi de lourdes conséquences...

En filigrane, nous suivons l'histoire d'un tailleur de pierre, à l'aube du 20ème siècle, qui tombe amoureux de la fille de son patron, laquelle s'avère être une demoiselle capricieuse, colérique et rancunière. J'admets avoir attendu avec beaucoup d'impatience la suite de leurs péripéties ! Techniquement, l'écoute de l'audio livre a été plaisante car le découpage des chapitres est enfin plus aisé (plus besoin d'avoir des plages d'écoute d'au moins 40 minutes !). C'est vrai que les livres de Camila Läckberg ne comportent aucun chapitre, mais il était bon d'équilibrer tout ça pour le bien-être du lecteur !

Le Tailleur de pierre, par Camilla Läckberg
Audiolib, 2010 / Actes Sud, 2009 pour la traduction française
Texte intégral lu par Christine Pâris (15 h 50 d'écoute)
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

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Hello september ! ☺

Eté 2013, en bonne monomaniaque, j'ai lu (ou plutôt écouté) :

  • la série de Camilla Läckberg, avec Erica Falck et Patrik Hedström

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J'ai enchaîné les tomes, écouté les histoires ânonnées alternativement par Eric Herson-Macarel (mon préféré) et Christine Pâris (qui avait un peu loupé la voix de Patrik au début), suivi avec passion les plongeons dans le passé pour déterrer des secrets de famille, enquêté avec Patrik et son équipe de bras cassés, ai appris à apprécier de plus en plus Mellberg, à mon grand étonnement, n'ai pas trop été sensible aux tourments d'Erika confrontée aux affres de la maternité, admiré le parcours de sa soeur Anna, fait des yeux ronds comme des billes devant la soudaineté des événements, ai aimé comprendre la froideur de leur mère, puis ai décidé de quitter pour un temps la petite ville de Fjälbacka quand j'ai réalisé que la mécanique des livres de l'auteur tendait à se ressembler et m'interloquait de moins en moins...

Je préfère donc m'en tenir à un très agréable souvenir de cette lecture à long terme ! Autre nouvelle : la série débarque sur France 3, en cette rentrée, échelonnée en six épisodes de 90 minutes.

  • la série de Katherine Pancol, avec Joséphine Cortès :  

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Pas une nouveauté, mais ça n'empêche pas de se faire plaisir en renouant avec ses oublis, ses laissés-pour-compte, etc. De Katherine Pancol, j'avais lu tous ses premiers romans (mon préféré : Scarlett, si possible) avant de me lasser subitement et de n'avoir pas éprouvé l'envie de lire sa série qui allait devenir un gros succès. Un jour, peut-être, un jour... m'étais-je dit. En cet été 2013, du fin fond de mon transat, j'ai donc fait connaissance avec Joséphine, mariée à Antoine, qui la trompe et qu'elle décide de mettre à la porte pour élever seule ses deux filles, Hortense et Zoé. La jeune femme panique mais peut compter sur sa meilleure amie Shirley, qui habite le même palier, avec son fils Gary (bombe en puissance). Joséphine a aussi une soeur aînée, Iris, sublime et écrasante de splendeur, mais qui s'ennuie dans sa petite vie parfaite, alors elle va vouloir écrire un livre...

Le premier livre est entraînant, on se surprend à suivre avec enthousiasme l'histoire de Joséphine et de tous les satellites qui gravitent autour d'elle, c'est virevoltant, grisant, passionnant, parfois drôle, parfois grotesque et pathétique, mais on mord à l'hameçon, on y croit, on glousse, on y pense encore après avoir tourné la dernière page.

Victime de son succès, la saga a embrayé avec deux gros pavés et n'en finit plus de finir (un quatrième tome est en cours d'écriture !). Globalement, j'ai bien aimé, encore et toujours, mais j'ai déploré longueurs et autres inepties, comme le cas de Junior, un môme de deux-trois ans, qui lit La Bruyère, en récite des passages par coeur, parle comme Einstein et porte des mocassins. J'avoue aussi que certains personnages me touchent plus que d'autres. A ce stade, par exemple, je ne jure plus que par Hortense et Gary (dont la liaison amoureuse file des palpitations dans tout le corps). ♥  

J'ai aussi lu d'autres petites choses, on en reparlera plus tard... Pour l'heure, voici ma devise :