31/03/15

La Reine des Macchabs, de Ty Drago

C'est la folie des suites ! Après une première rencontre prometteuse, dans L'Éveil des Macchabs, retour aux festivités ! 

La reine des Macchabs

Tout a commencé ... « quatre mois auparavant, le jour où j'avais mis les pieds hors de chez moi et où je m'étais rendu compte que mon  voisin s'était transformé en cadavre ambulant pourrissant à l'intérieur de son peignoir en coton. J'avais découvert la même chose au sujet de mon proviseur adjoint, puis de ma prof de maths. Et, tout à coup, ils étaient partout... Des flics, des commerçants, et même des présentateurs de journaux télévisés. Il y en avait des milliers, et leur nombre ne cessait d'augmenter.

Des Macchabs (avec un M majuscule), c'est comme ça que nous les appelons. Pas des zombies, hein ? Les zombies, ce sont ces demeurés qui passent leur temps à beugler en titubant et qui sont aussi rapides que des tortues blessées. Les Macchabs, en revanche, sont vifs, intelligents et organisés. Pour tout le monde, ce sont des gens comme les autres, sauf pour les adolescents qui les voient tels qu'ils sont vraiment. J'ai la chance de faire partie de ceux-là...

Mon nom est Will Ritter, et je suis un Fossoyeur. »

Le combat continue, Will et ses amis ont découvert que les Macchabs avaient enlevé un agent du FBI et vont se lancer dans une opération commando pour le libérer. Les coups pleuvent, les amis tombent, la bande a le cœur serré... Pendant ce temps, la mère de Will reçoit un message qu'avait enregistré son mari avant de mourir, dans lequel il s'adresse à son fils pour lui dévoiler toute la vérité sur sa mission. Elle tombe des nues et court informer la nouvelle responsable des Affaires Civiles de Philadelphie, Lilith Cavanaugh, autrement dit la Reine des Macchabs, fraîchement débarquée pour précipiter leur conquête de la planète ! 

Eh oui, c'est toujours aussi tordu, sournois et machiavélique. Les Méchants ont souvent une longueur d'avance, mais face à eux, ils ont aussi une armée redoutable de jeunes gens courageux et déterminés. La série poursuit donc sur sa lancée : riche en action, avec des bastons musclées, des opérations militaires top secrètes, du suspense et de la tension dramatique. Les répliques ne manquent pas d'humour, les personnages font frissonner de plaisir (la Reine est diabolique, mais fascinante !). Bref, pas de quoi décevoir un lectorat déjà conquis. Une lecture plaisante pour une série très divertissante.

Bayard jeunesse ♦ janvier 2015 ♦ Traduit par Patrice Lalane (Queen of the Dead)

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05/03/15

Les Rameurs, de Nicholas Oldland

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C’est l’histoire de 3 copains, un ours, un élan et un castor, qui décident de faire du canoë sur la rivière sauvage. Mais l'aventure s'annonce mouvementée : nos trois compères sont incapables de s'entendre ! Ils se disputent la place dans la barque, le sens pour ramer, le chemin à prendre, l'heure de manger... Ils ne font que râler, soupirer et pester. Dure journée.

À bout de forces, le moral dans les chaussettes, ces trois-là rêvent d'abandonner ... mais comprennent qu'en unissant leurs forces, ils parviendront à dompter les courants sineux de la rivière. Ensemble, c'est tout ! Pardi. 

Voilà une jolie fable qui ne manquera pas de faire sourire les enfants, enchantés de suivre l'histoire de trois animaux qui se chamaillent (comme dans la vraie vie, on chicane avec ses copains) mais trouvent aussi des solutions conciliantes pour mener à bien un projet. La morale est sauve ! Les dessins et la mise en scène de l'histoire sont aussi désopilants et rendent la lecture dynamique et cocasse.

N'hésitez pas à lire dans la foulée Y'a plus de place ! de Malika Doray pour compléter ce rendez-vous poilant ! 

Bayard jeunesse, février 2015 ♦ traduction d'Alice Boucher

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06/02/15

Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ransom Riggs & Cassandra Jean

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS

Le livre phénomène de Ransom Riggs existe également en format bande dessinée - une adaptation réussie, fidèle à l'œuvre et à son univers original.

On y retrouve l'histoire de Jacob, déboussolé depuis la mort de son grand-père, qui aimait lui raconter des souvenirs de son enfance, auxquels le garçon n'y croyait plus trop. Le jour de sa disparition, Jacob voit ses certitudes s'effondrer. Il décide de se rendre sur l'île de son grand-père, l'île de Cairnholm, au pays de Galles, pour y retrouver cette fameuse maison des orphelins où il aurait coulé des jours si fabuleux.

La suite ne cessera de surprendre et sera comme un voyage hors du temps, échappé de l'ordinaire. Un parcours initiatique fait de rencontres et de révélations stupéfiantes. Et le monde imaginé par Ransom Riggs de s'épanouir dans des teintes obscures (grises, bleutées) qui accentuent l'atmosphère surréaliste... Même les “fameuses” photographies ont trouvé leur place dans le récit, en se fondant dans le décor, comme si elles avaient été glissées subrepticement.

Plus besoin du même effet visuel, la dessinatrice impose ici sa griffe, son trait est vif et sensible (proche des codes du manga), l'organisation quasi théâtrale et les scènes d'action remarquables. Bref, l'ensemble est prodigieux et saisissant. J'ai beaucoup aimé me replonger dans cette histoire insolite, au charme foudroyant. C'était une relecture éclatante et une autre façon d'aborder cette œuvre qui suscite toujours autant d'admiration et d'angoisse.

BD Kids novembre 2014 ♦ couverture souple, format 18,5 x 24,6 cm ♦ traduit par Sidonie Van den Dries 

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02/12/14

Black out, de Brian Selznick

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Ce beau livre de 635 pages ne doit absolument pas impressionner le jeune lecteur, car il renferme de nombreux passages illustrés racontant l'histoire de Rose, une fillette triste et solitaire, qui voue une admiration sans borne pour l'actrice du muet, Lillian Mayhew. Nous sommes en 1927, à Hoboken dans le New Jersey. Contre l'avis de son père, Rose n'hésite d'ailleurs pas à se faufiler hors de sa chambre pour assouvir sa passion et se rendre au cinéma.

Son histoire rejoint étrangement celle de Ben, qui se passe dans le Minnesota, en 1977. Le garçon vient de perdre sa mère et vit chez ses cousins, mais une question subsiste : pourquoi rêve-t-il chaque nuit de loups ? Cette interrogation rappelle naturellement celle sur ses origines, car Ben ignore qui est son père. En fouillant les affaires de sa mère, il découvre un début d'indice, une adresse à New York et un numéro de téléphone.

Ce roman nous mène ainsi vers une piste fabuleuse, celle d'un univers mystérieux et ensorcelant, où chaque petit détail va compter et trouver sa place au bout des 635 pages (qui se lisent en moins d'une heure ! promis). C'est aussi la combinaison de deux histoires touchantes, avec des personnages attachants (sans se douter, Rose et Ben ont plusieurs points communs). Leurs deux récits ont le parfum des secrets de famille, des drames et des passions... C'est captivant !

Mais l'auteur excelle dans l'art de la discrétion et la pudeur, en produisant un ouvrage raffiné, où les émotions affleurent sans réellement déborder. C'est en cela une très jolie lecture, assez éblouissante par son esthétisme (illustrations en noir et blanc, étourdissantes de précision et s'enchaînant tel un scénario animé). Elle aborde aussi un thème rare en littérature : la culture des sourds en Amérique. Ce livre n'en est que plus sensible, pertinent et admirable ! 

Bayard jeunesse, mars 2012 ♦ traduit par Danièle Laruelle (Wonderstruck)  ♦ Brian Selznick est également l'auteur de L'invention de Hugo Cabret.

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21/10/14

Teaser Tuesday # 60

Hollow City, de Ransom Riggs

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Cet ouvrage insolite fait suite à Miss Peregrine et les enfants particuliers et reprend l'histoire là où nous l'avions laissée : pourchassés par une armée de monstres, Jacob et les « enfants particuliers  » prennent la fuite et espèrent sauver Miss Peregrine de son triste sort en voulant trouver une Ombrune. Mais le petit groupe échoue sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage.

Cette lecture réserve encore plus de danger et de rencontres improbables, tout ça dans une ambiance bien flippante (voyez ci-dessous). L'auteur a retenté le pari en glissant des photographies pour la plupart chinées dans les brocantes ou trouvées dans des greniers : en noir et blanc, illustrant des scènes ou des personnages étranges, elles donnent une tonalité bien spécifique au récit.

Même s'il n'en demeure pas moins fascinant pour ce qu'il ose proposer, l'ouvrage a cependant perdu l'attrait de la nouveauté et a tendance à se répéter. En effet, l'histoire m'a cette fois un peu moins captivée, ou m'a donné comme impression d'avoir été reléguée au second plan au profit de l'emballage, certes très excitant et peaufiné à cet effet.

Le tout premier livre était beaucoup plus spontané et original dans son approche (et forcément beaucoup plus surprenant). Celui-ci est malgré lui victime du succès de la série (on copie la recette) ! Cela se laisse lire sans déplaisir, mais cela vaut surtout le coup d'œil pour l'esthétisme et la mise en scène saisissante. La fin reste suffisamment roublarde pour nous faire revenir au prochain épisode ! 

Bayard jeunesse, juin 2014 ♦ traduit par Sidonie Van den Dries

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17/10/14

Eleanor, de Holly Black

Eleanor

Zach, Poppy et Alice ont toujours joué ensemble avec des poupées en s'inventant des histoires. Mais le jour où le père de Zach fait le grand ménage dans sa chambre, jetant ses jouets à la poubelle, le garçon est tellement anéanti qu'il n'ose pas se confier à ses amies et leur annonce abruptement qu'il arrête tout. Il ne veut plus jouer avec elles, c'est terminé. Les filles s'y refusent et tentent de l'intéresser une dernière fois avec une histoire de fantôme, celui de la vieille poupée de porcelaine, qui incarnait la « Reine Sublime » dans leurs jeux. Elle aurait été créée à partir des cendres d'une fillette, une certaine Eleanor Kerchner, et réclame aujourd'hui d'être enterrée auprès de sa famille. Si Poppy et ses amis refusent, la poupée viendra les hanter pour le restant de leurs jours.

L'escapade qui suivra sera finalement une belle occasion de ressouder les liens fragilisés du groupe suite à la défection du garçon. Ensemble, galvanisés par ces retrouvailles, ils donnent libre cours à leur imagination, se figurent être dans un roman de fantasy et ont le sentiment que tout est comme avant.  Mais il n'y aura absolument rien de terrifiant dans cette histoire ! Ou faut-il considérer l'adolescence comme étant un événement affreux et affolant ? Car c'est ce à quoi nos trois personnages sont confrontés : ils ont douze ans, ils grandissent et quittent l'enfance, avec ses jeux et son insouciance. Pour certains, l'imagination reste un refuge et ils s'y agrippent comme à une bouée de sauvetage.

L'histoire du fantôme n'est qu'un prétexte gentillet, une intention cachée pour consolider le groupe, et non pour tapisser un décor fantastique et effrayant. Le nom de Holly Black m'a induite en erreur... Mais ce roman est destiné à un jeune public, peut-être plus impressionnable, ou du moins se sentira-t-il plus en phase avec les atermoiements des personnages confrontés aux affres de l'adolescence (du moins, ses prémices). On sort de là sans la moindre fébrilité. Mais la couverture est très jolie.

Bayard jeunesse, octobre 2014 ♦ traduit par Jean-Baptiste Dupin (Doll Bones)

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07/05/14

L'Incandescent, Tome 2 : La société de la terreur, de Glenn Dakin

« Le docteur Saint est mort, et moi, Théo Terremèche, bien que je ne l'aie pas choisi, je suis le nouveau responsable de cette société. »

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Voici la suite de L'Incandescent, La Société de vigilance permanente ! 

Théo, libéré de l'emprise de son tuteur, n'a pas le temps de dire ouf qu'il est convoqué dans un cimetière, avec son amie Chloé, pour rencontrer deux inspecteurs de Scotland Yard. Alors qu'ils s'interrogent sur l'étrange disparation d'ossements dans toutes les tombes de Londres, le drame se produit sous leurs yeux : Chloé est “aspirée”, entraînée par des tentacules surgis de nulle part. Théo est anéanti, mais se ressaisit aussitôt en choisissant de s'allier avec de vieux copains de galère, mais aussi avec l'ancien bras droit du docteur Saint !  Une nouvelle fois, l'atmosphère a été soigneusement dépeinte pour plonger le lecteur dans un monde inquiétant, avec des créatures abominables et de nouveaux ennemis encore plus redoutables (schéma classique, mais imparable !). De plus, Théo est un héros naïf, sans aucune expérience du monde, et qui a hérité de cette lourde charge (devenir le nouvel Incandescent) sans le moindre apprentissage. Il doit donc se débrouiller seul, ce qui occasionne des situations confuses et parfois comiques. Suspense, action, mystère... bref c'est une série agréable et alerte, avec un brin d'originalité, pour les 10 ans et +.

Bayard jeunesse, coll. MilléZime, janvier 2014 ♦ traduit par Karine Suhard-Guié

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06/05/14

L'éveil des Macchabs (Tome 1), de Ty Drago

« Ma vie bascula du tout au tout un mercredi matin ensoleillé du mois d'octobre, quand je découvris que mon voisin était un mort-vivant. »

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La déferlante Zombie s'abat chez nos jeunes lecteurs (approx. 12 ans) et nous propose avec ce début de série un univers plutôt original et sympathique. Premier point stupéfiant, les héros sont des adolescents capables de voir les envahisseurs, lesquels ont l'apparence d'être normaux mais sont en réalité des cadavres ambulants. Ils veulent coloniser la planète, à commencer par la ville de Philadelphie, et aussi éliminer toute espèce humaine mais se heurtent à cette poignée d'ados, doués du don de Clairvoyance, qui ont constitué leur petite armée.

Will Ritter, 12 ans, est l'un d'eux. Un matin, en se rendant à l'école, il découvre non seulement que son voisin est un mort-vivant, mais aussi ses professeurs. Une camarade de classe, comprenant alors qu'il est en danger, l'emmène dans un repère de fuyards où il va apprendre que son père, agent de police mort deux ans auparavant, menait une vie secrète en entraînant cette armée de l'ombre, désormais dirigée par Tom et sa sœur Sharyn. Sans le savoir, Will est un élément précieux... chose impensable, puisqu'il rêve de retourner à sa petite vie ordinaire et oublier les Macchabs, le Refuge, la Base Alpha etc. 

Ce 1er tome sert donc d'appoint à un ensemble qui ne demande qu'à s'enrichir. Pour l'heure l'intrigue paraît basique et calibrée pour toucher un lectorat adolescent : les personnages ont leur âge, mènent une vie de marginaux, loin des adultes, mais doivent sauver leur ville. Ils ont pour eux leur intelligence, leur audace et leur courage, mais ne sont pas infaillibles non plus. Si le début paraît un peu lent à vouloir faire les présentations, le roman basculera plus tard dans un rythme effréné, avec courses-poursuites infernales et affrontements sans pitié. Pour public jeunesse, et amateurs d'une version ultra soft de Walking Dead.

Bayard jeunesse, Avril 2014 ♦ traduit par Patrice Lalande

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07/03/14

L'étonnant talent de Kevin Kale, par Ingrid Law

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La vie de Kevin Kale connaît un véritable bouleversement le jour de son 13ème anniversaire. Comme il est de coutume dans sa famille, chaque membre reçoit un pouvoir très particulier, comme celui de courir plus vite que son ombre par exemple. C'est du moins ce qu'aurait souhaité Kevin ! Il en rêvait même la nuit et se fourvoyait dans des projets ambitieux et insensés. Au lieu de ça, le garçon a reçu le pouvoir de détruire tout ce qui se trouve dans son rayon. La poisse, la vraie, l'unique.

Kevin est effondré, ses parents le supplient de canaliser son énergie, mais le drame se produit le jour du mariage de son cousin, à force de trop se contenir, le garçon libère un flot de puissance destructrice qui fait voler en éclats la grange de son oncle. La famille est dépitée et comprend que Kevin doit rester au ranch pour mieux assimiler sa nouvelle condition.

Ce que tous ignorent également, c'est l'intrusion d'une fouine répondant au nom de Sarah Jane Cabot, apprentie journaliste, qui a été témoin de toute la scène et en a profité pour chiper un bocal magique, probablement pour le refiler à son père, qui possède une collection impressionnante d'objets incongrus dans son cabinet des curiosités. Ah, mais ce monsieur a aussi quelques contentieux avec la famille Beaumont - O'Connell, puisqu'il lorgne sur les terres du ranch d'un oeil torve et suspicieux. Une nouvelle tempête s'annonce sur les terres bénies de ce petit havre de paix !

Voilà un petit roman fort sympathique, qui s'avale en une lampée, tout en ricanant sans honte face aux nombreux déboires du jeune Kevin Kale, ainsi qu'aux frasques de son exubérante famille. Le lecteur aura déjà eu l'occasion de s'y familiariser via le précédent roman de l'auteur, Le formidable voyage de Missi Beaumont, mais sinon il n'est pas utile de l'avoir lu puisque tout y est bien expliqué ici. C'est une nouvelle forme d'apprentissage, où Kevin doit gérer une situation qui le dépasse, se confronter au monde extérieur, assumer de nouvelles responsabilités et quitter sa petite bulle d'insouciance.

Pendant longtemps, il considère son pouvoir comme une malédiction, avant d'en tirer parti et de comprendre l'utilité qu'il pourrait présenter. En attendant, l'histoire se lit vite et bien, même si elle compte 350 pages (un peu beaucoup pour de jeunes lecteurs !), l'imagination est fourmillante, l'action fébrile, les personnages tous très attachants, avec une intrigue qui implique des sujets aussi divers que les histoires de famille, les querelles de voisinage, le premier amour, l'amitié, les déceptions et les nouveaux départs. C'est super entraînant, agréable et pétillant !

Bayard jeunesse, janvier 2014 - traduit par Catherine Makarius

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15/01/14

Le Manoir, tome 2 : Cléa et la Porte des fantômes, par Evelyne Brisou-Pellen

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Voici la suite de Liam et la Carte d'éternité, et croyez-moi c'est vraiment très, très bon ! Plus besoin de présenter l'univers du manoir victorien, de la présence des habitants, de leur lutte contre les fantômes gris et du travail de deuil à accomplir (en cernant les raisons de leur colère, qui les cantonne dans cet entre-deux).

Le roman s'attarde sur Cléa, principale narratrice de l'histoire. À 14 ans, elle a été kidnappée puis assassinée par son ravisseur. Parmi ses souvenirs confus, elle tente de rassembler des morceaux du puzzle et demande à Liam de l'aider pour démasquer le criminel impuni. Le garçon, sans l'avouer, est plutôt bougon et réfractaire. Il suppose que cette quête implique le départ prochain de Cléa, alors qu'il est amoureux d'elle en secret.

Inutile de craindre des atermoiements larmoyants, l'intrigue nous transporte aux quatre coins du Manoir, menacé par la fuite de deux fantômes gris, puis par la disparition d'Emmerance, inconsolable depuis la mort de son fiancé, Cléa décide alors de lui venir en aide et suggère à Liam de plonger dans la Carte d'éternité pour démêler ce casse-tête sentimental, qui date du Moyen-Âge. Mais la fameuse carte manifeste ses premiers signes de faiblesse, devient capricieuse, capture en longueur le garçon au cours de ses sauts dans le temps, au début il n'en prend pas garde, mais il risque d'y être contraint par la force des choses ! ...

Bref, bref, bref, c'est passionnant ! Ce deuxième tome confirme tout le bien aperçu dans le début des aventures, imaginées par Evelyne Brisou-Pellen. On y retrouve la finesse et l'élégance dans l'écriture, un peu de dialecte breton (j'en suis “spontée” !), une bonne intrigue menée tambour battant, des personnages sensibles, attachants, avec de la matière grise, et beaucoup d'empathie. Le troisième tome est annoncé pour l'été 2014, en attendant je conseille fortement cette série aux jeunes lecteurs (dès 9-10 ans). Le livre fait plus de 300 pages, mais il se lit vite et bien.

Bayard jeunesse, novembre 2013

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