08/01/12

"Kids today, they just want things to go fast-- boom boom BOOM."

passionLuce a donc choisi de tirer profit de sa découverte des Annonciateurs pour voyager dans le passé afin de mieux comprendre le sens de la malédiction qui la lie à Daniel. C'est une façon aussi d'en guérir, mais le chemin à emprunter est nébuleux. Au fil des époques et des cultures, Luce va de découvertes en surprises, pas toujours agréables, mais elle sent que ces voyages sont une expérience bénéfique. Elle est encouragée par Bill, une entité indescriptible (souvent il ressemble à une gargouille à l'humour canaille), qui l'assiste dans toutes ses excursions et l'encourage à dépasser ses limites. De son côté, Daniel tente de la rattraper et de sauver leur amour mais c'est toujours trop tard. Cette manie de se louper est finalement une bonne chose, j'en avais personnellement assez de suivre leurs parties de cache-cache à Sword & Cross ou à Shoreline, tout ça entrecoupées de déclarations bien mielleuses, hmm, ça en devenait un petit peu écoeurant. 
Ce tome 3 se révèle donc une agréable surprise. J'ai aimé les voyages dans le temps et le chemin emprunté par Luce, laquelle se montre plus attachante et sensible dans ce tome-ci. J'imaginais que ce livre serait une simple parenthèse au coeur de la série, mais il est plus utile que je ne le croyais car il explique des points essentiels concernant l'histoire d'amour, la malédiction, les personnages et leurs rôles à jouer. Je suis séduite par le charme de cette série, c'est doux, romantique et assez cliché, c'est vrai que c'est lassant à force d'être gnan-gnan, mais l'auteur a su créer un univers tellement fascinant que je ne peux que répondre présente pour le quatrième et dernier rendez-vous de la série. (A paraître en juin 2012, pour la VO.)

Passion (Fallen#3) - Lauren Kate
Bayard jeunesse, 2011 - traduit de l'anglais (USA) par Elisabeth Luc 

Ce roman met effectivement à l'honneur l'amour passionné et passionnel, ce qui est sujet à d'amples discussions, mais quand je lis des passages comme celui-ci, ma foi, je dis amen ! ;o)

"I don’t know how you can stand it. Over and over again, the same sadness—” 
He lifted her up. “The same ecstasy—” 
“The same fire that kills everything—” 
“The same passion that ignites it all again. You don’t know. You can’t remember how wonderful—” 
“I’ve seen it. I do know."

L'autre point fort de cette série, c'est bien entendu son esthétisme. Les couvertures sont superbes ! Voici pour le tome 4 : rapture

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07/01/12

Les Comptines de la récré ♥

Faut de tout pour faire un monde
Faut du monde, approchez-vous
Faut tout le monde dans la ronde
Dans la ronde, faut de tout.

Faut la famille, les cousins,
Les amis, les voisins,
La maîtresse et le cuisinier
La directrice et l'infirmier.

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Un livre-cd joyeux, coloré, créatif et instructif, pour les enfants et les plus grands. Il est enrichi des illustrations de Julia Wauters, Caroline Hamel, Chamo, Aurore Petit, Rémi Courgeon, Elisa Géhin, Laurent Moreau, Chris Haughton, Muriel Kerba, Oréli, Pascal Lemaître, Frédéric Bénaglia, Albertine Zullo, Olivia Sautreuil, Charlotte des Ligneris, et Nathalie Choux.
Les comptines sont enjouées, dynamiques, les chanteuses (Flore et Géraldine des 2Zélectriques) nous enchantent avec leur accent qui sent bon le soleil, et les textes sont très rigolos.
Voilà une belle trouvaille que je dois à Gaëlle !  

Les Comptines de la récré de Pomme d'Api, avec les 2Zélectriques et avec un cd pour chanter et s'amuser 
par Claude Sicre (Bayard jeunesse, 2011) 

Claude Sicre, musicien (Fabulous Trobadors) et auteur-compositeur, dit des comptines qu'elles sont "la meilleure des écoles pour l'éducation première à la musique, à l'expression orale et au bien vivre ensemble". 

08/12/11

"J'avais six ans quand maman m'avait vendue à un cirque."

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D'abord je dois avouer que j'ai totalement succombé à la couverture, que je trouve très belle. Ensuite je me suis surprise à tourner les pages du livre plus vite que mon ombre, c'est vrai que l'histoire est pour les 12 ans et plus, mais on s'attache tellement au récit de la petite Ellen. A six ans, sa mère la vend à une directrice de cirque, qui veut en faire un petit singe (funambule et acrobate), son corps est du caoutchouc, la petite est jeune, influençable, l'aubaine est trop belle ! L'histoire montrera que cette Madame Zénitha a abusé de la détresse de la mère et menti à l'enfant pendant des années, on imagine les conséquences lorsque la vérité éclatera au grand jour. Est-ce trop tard pour renouer avec le souvenir d'une existence, ou faut-il se servir de son expérience comme d'un tremplin pour franchir une autre étape de la vie ? 

Ce sont des questions qui se poseront en temps et en heure. En attendant, nous suivons le quotidien d'un petit cirque suédois au lendemain de la première guerre mondiale. C'est simple, mais animé d'un enthousiasme authentique et généreux très communicatif. Ellen prend goût à sa nouvelle vie, malgré la sévérité de Madame Zénitha, et s'épanouit sur scène. Sur le camp, elle compte de nombreux amis, comme Welda, la femme à barbe, qui fera office de seconde maman. C'est peut-être une vision édulcorée et gentille de la vie du cirque, après tout l'histoire est racontée par Ellen, mais on ne perd pas de vue les coups durs, la concurrence déloyale entre les compagnies, les trahisons et les départs. C'est un petit monde clos, les amitiés se font et se défont, il y a certes une certaine naïveté et sensibilité dans le vécu, mais c'est ce qui rend aussi la lecture positive et enthousiasmante. On en sort avec le sentiment d'avoir lu un chouette bouquin, qui peut séduire tous ceux qui ont dans le coeur une petite fascination pour le cirque et sa vie autour. 

L'Enfant du Cirque, par Camilla Lagerqvist
Bayard jeunesse, coll. Millézime, 2011. Traduit du suédois par Ludivine Verbeke. 

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22/11/11

"Pour séduire une bibliothécaire de quarante ans, il suffit de lui dire qu'elle ressemble à Jane Austen." (*)

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C'est l'histoire d'une pauvre petite fille riche, qui confond la fiction et la réalité, et qui a terriblement besoin qu'on s'intéresse à elle. Sa mère est l'auteur célèbre d'une série mettant en scène un personnage s'appelant comme sa fille, Bathsheba Clarice de Trop, une héroïne super glamour, dont l'existence est faite de strass, de paillettes, de sorties branchouilles, de copines canons, de petit copain irrésistible, d'aventures palpitantes et ô combien futiles. Le problème, c'est que la vraie Bathsheba s'y accroche comme une moule sur son rocher ! Elle a bien du mal à dissocier le vrai du faux, ou disons qu'elle préfère vivre dans ce monde d'illusions au lieu de reconnaître que son existence n'est faite que d'amertume et de solitude. Sa mère est donc trop accaparée par son boulot et ne prend plus le temps de se soucier de sa fille, son père est aux abonnés absents depuis des lustres, Bathsheba vit dans le luxe, son mets préféré est constitué d'un savoureux mélange de caviar et de tarte à la salade, mais sous l'artifice c'est creux, vide et triste à mourir. Pour seule compagnie, la fillette a Natasha, l'employée de maison, qui ne la supporte pas d'ailleurs, et qui va finir par lui présenter sa filleule, Keisha, dont les origines plus modestes vont permettre à Bathsheba de s'ouvrir vers l'extérieur, de se comporter de moins en moins en petite fille égoïste, capricieuse et snob. De plus, elle va rencontrer son père, pour de vrai ! Elle sera très déçue par lui (son physique est quelconque, il s'appelle Bill et c'est un ancien escroc qui a fait de la prison). La claque ! Son retour sur Terre est donc brutal mais bénéfique, puisqu'elle cessera de se prendre pour une petite princesse et envisagera enfin d'apprécier des choses simples et ordinaires, comme les frites par exemple, même si sa mère déteste ça parce que c'est mauvais pour la santé ! 
Bien entendu cette lecture se destine à des jeunes lecteurs, dès 10 ans.

Maman, papa, les frites et moi par Leila Rasheed (Bayard jeunesse, 2011)
Traduit de l'anglais par Thomas Leclere - illustration : Regis Faller

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Toujours aussi irrésistible ! Jess Jordan doit passer ses vacances en famille, lesquelles consistent à errer dans la campagne anglaise pour visiter les églises médiévales, en compagnie de sa mère et de sa grand-mère, voilà donc un programme qui ne l'enchante guère car Jess est follement amoureuse de Fred et veut passer tout son temps libre auprès de lui. Là où ça se corse, c'est que sa mère ignore l'existence de cette relation amoureuse, essentiellement parce que sa mère est fâchée avec la gente masculine (plus pour longtemps, je vous rassure !). La séparation temporaire du jeune couple est donc vécue comme une véritable torture, Jess se languit de son Fred et devient jalouse à en crever rien qu'à l'imaginer avec sa meilleure amie Flora, soudainement trop belle pour être honnête. Elle l'abreuve donc de SMS et se fait des films improbables, dont le scénario vire toujours au cauchemar, les retours du garçon se font rares et provoquent des crises de jalousie. Jess ne peut que mijoter dans son jus, parfois l'amour ça vous use une prétendante en clownerie, je vous jure... Bref, c'est anglais, drôle, adolescent et impertinent, ça se lit en deux coups de cuillère à pot et on en redemande ! Dans ce tome, Jess apprend aussi la raison de la séparation de ses parents et se prépare à une révélation qui pourra paraître stupéfiante sur son paternel. Des retrouvailles au top, je vous le garantis !

16 ans ou presque, torture absolue, par Sue Limb (Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2011)
traduit de l'anglais par Laetitia Devaux - illustration de couverture : Soledad Bravi 
(première édition en 2006, coll. Hors Série)

(*) réflexion de Jess Jordan à propos de sa mère et de son amoureux chéri

16/11/11

(...) un smoothie à la fraise est ce qui ressemble le plus au paradis.

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J'ignorais tout de ce roman, mais la couverture me plaisait. J'ai donc entamé ma lecture en toute confiance, avant de craindre le pire, une trentaine de pages plus tard. Amy, treize ans, championne de natation, et sa meilleure amie Sophie font du shopping, mais au moment de traverser le passage protégé, un camion les fauche et brise deux vies. Sophie décède, Amy a une jambe amputée. 
Là j'ai sincèrement eu peur que l'histoire verse dans le mélodrame et copie le scénario d'un téléfilm de l'après-midi, mais heureusement l'auteur a su contourner les pièges en proposant un roman simple, souvent gai et très drôle, c'est inattendu, parfois un peu triste, ce qui semblerait légitime, mais en règle générale on s'en sort bien !
En fait, Amy va faire une rencontre essentielle au cours de son hospitalisation. Il s'agit de Harry Higgins, un adolescent pas verni sur le plan de la santé, et malgré cela il a une force incroyable, fait preuve d'un humour corrosif et moqueur, ce qui oblige Amy à sortir de sa carapace et à vouloir se battre à son tour. De nombreuses épreuves l'attendent, il lui faudra notamment accepter son nouveau corps, apprendre à vivre sans sa meilleure amie, accepter d'être en vie et faire une croix sur le sport. Les problèmes ne vont pas se régler en un claquement de doigts, ce qui est très appréciable.
Parce qu'on va en voir de toutes les couleurs au cours de cette lecture, on va parfois ressentir un petit pincement au coeur alors qu'on ne s'y attendait pas ou alors s'esclaffer de rire à d'autres moments. Parce que c'est vrai que le roman prône la résistance, mais il a aussi la décence d'évoquer le deuil, la dépression et le désoeuvrement. C'est poignant, et sans complaisance. Optimiste, donc, l'histoire pousse à aller de l'avant. Elle ne veut pas s'enfermer (ni nous enfermer) dans une bulle fragile et délicate. Et j'ai aimé cette démarche !
Comme j'ai aimé le personnage de Harry. Il est très attachant. Avec son tempérament et sa force de caractère, il rend l'univers de l'hôpital moins sordide. Il a une tendresse en lui, qui donne véritablement foi en la vie. Et au moment de refermer la dernière page, toujours avec la petite boule au ventre, j'étais heureuse et tellement touchée par le parcours de toutes ces vies mises à mal par la faute d'un accident. Ce roman va m'accompagner pendant un petit bout de temps, je le sens. Il donne aussi une belle leçon de vie et nous rappelle qu'il faut profiter pleinement du moment présent. 

L'année où tout a changé, par Jill Hucklesby smileyc002
Bayard jeunesse, coll. MilléZime, 2011. Traduit de l'anglais par Maïca Sanconie. 

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13/11/11

Pêle-mêle Clarabel #45

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Caroline est au bord de la déprime. Ses parents, trop accaparés par leur boulot, la délaissent au profit d'une baby-sitter qui se moque bien d'elle. Elle a onze ans, n'a pas un copain au collège, elle se sent seule et ne sait plus sourire. C'est alors qu'interviennent l'ange Gustave VII et son assistante Agathe pour accomplir cette délicate mission, et ce, en trois jours seulement. Leur but : tisser une amitié entre Line et Robin, un môme aux idées farfelues et qui porte des lunettes surdimensionnées (avec, parfois, une écharpe trop grande). 
La lecture est légère, fraîche, sympathique, rigolote et un tout petit peu imprévisible (parce qu'il fallait y penser au voyage dans le temps en provoquant la rencontre entre la Caroline du futur et son moi plus jeune!). Les personnages sont très drôles et attachants. On peut d'ailleurs retrouver l'ange Gustave VII dans le roman, Reviens Mamie Lise !
A conseiller dès 10-11 ans.

Le rire de Caroline, par Katja Henkel
Bayard jeunesse, coll. Estampille, 2011. Traduit de l'allemand par Florence Quillet.
illustration de couverture : Sybille Hein 

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J'ai trouvé le remède pour chasser la grisaille de novembre : Cherry Orange (traduction de Magenta Orange) est la parfaite héroïne irrésistible et rigolote ! Cousine cachée de Jess Jordan et Georgia Nicolson, l'adolescente de 13 ans mérite sa réputation de miss Catastrophe. Elle vit avec son père désespéré de la situation, sa mère est morte dans un accident alors qu'elle n'avait qu'un an, et sa grand-mère partage leur quotidien (une grand-mère qui appartient secrètement aux Brigades des Hell's Angels !).
Cherry est une nana pétillante et pleine de ressources, elle en pince sérieusement pour le beau gosse du lycée et est prête à tout pour attirer son attention (on peut compter sur elle pour que ça vire au désastre du fait de sa maladresse légendaire, mais alors, c'est systématique et indépendant de sa volonté, et malgré nous on rigole à chaque fois de la situation !). D'un autre côté, elle ne voit pas non plus que son meilleur ami Daniel est fou d'elle, jusqu'à ce qu'elle le colle dans les bras de sa copine Arlette et qu'elle commence à ressentir un peu de jalousie. 
La recette est facile, déjà testée et donc prouvée, mais certaines scènes valent leur pesant de cacahuètes. J'ai lu aussi le deuxième tome (Magenta in the Pink pour les amateurs de VO) et, même s'il est un peu moins drôle, il permet de passer un bon moment en compagnie de la tornade anglaise.

Cherry, tome 1 : ses amis, ses amours, ses embrouilles par Echo Freer smileylolc023
Bayard jeunesse, coll. MilléZime, 2003. Traduit de l'anglais par Véronique Fleurquin. 
illustration de couverture : Soledad Bravi

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Bonne nouvelle pour les lectrices qui suivent la série de Lola, une demoiselle espiègle, élève en CM2, qui vit à Hambourg. Pour la petite histoire, son père est brésilien et a ouvert un restaurant qui marche du feu de dieu, la serveuse est la maman de sa meilleure amie Flo, elle a aussi un amoureux qui est à Paris et des rêves de grandeur... mazette ! Le quatrième tome est donc enfin disponible, et Lola va déployer ses talents pour faire l'actrice dans une pièce montée par l'école. Au menu, la lecture vous promet : une Blanche Neige et des sept nains, des filles de Dracula, un combat contre le dragon, un mec super-cool, un roi des lions, un chat noir, un accident, des bêtises et autres bourdes en série ! Enfin bref, encore des aventures menées à 100 à l'heure (et qui ravissent ma petite lectrice qui se moque de grandir et d'être désormais 'plus vieille' que Lola ! ça ne compte pas.) (Pas encore.)

Bravo Lola ! (tome 4) par Isabel Abedi & illustrations d'Isabelle Maroger
Bayard jeunesse, 2011. Traduit de l'allemand par Marie-José Lamorlette.

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10/11/11

Tous uniques, jamais imitables.

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Dominic a quinze ans et mène une existence ordinaire, ponctuée par les remontrances de son père, qui attend de lui des résultats scolaires exemplaires. L'été s'annonce et l'adolescent découvre chez son grand-père un album de photos révélant l'existence d'un frère aîné, décédé peu avant sa naissance, dont la ressemblance physique est plus que frappante. Ce sont de parfaites copies doubles !
Pourquoi, comment ses parents ne lui ont jamais parlé de ce frère qui porte le même nom que lui ? Dominic veut la vérité et part sur les traces du disparu. Son enquête le conduit à l'université de Cambridge où, très vite, des morceaux du puzzle vont se recouper et laisser apercevoir des secrets de famille qui ne valaient pas mieux déterrer. 
Dominic se sait en danger et ne cesse de fuir pour échapper à son père. L'intrigue s'étale ainsi sur plus de 370 pages, selon un rythme trépidant, avec des réflexions intéressantes sur notre identité, le deuil et le chagrin. Peut-on croire qu'un enfant remplace un autre ? Comment se dessine notre conscience, ou notre intellect ? Nous sommes nous, uniques, et jamais imitables. 
Je ne vais pas déflorer le thème du roman (pourtant facilement identifiable, mais je ne spoile pas !), mais j'ai trouvé que l'auteur livrait une critique pertinente à ce sujet et qu'elle invitait le lecteur à en faire de même, en se posant les bonnes questions. Le roman, lui, est redoutablement efficace. Il se lit vite, comme un thriller, les personnages ont des failles, ils ne sont pas parfaits et parfois nous agacent, mais ils sont justes et vulnérables, complètement paumés au milieu de ce casse-tête. Ce serait trop facile de les juger, et l'histoire s'y refuse et agit de telle sorte qu'on fait de même. 
J'ai lu ce roman en une soirée, tant la première partie est excitante. Une fois le secret dévoilé (assez rapidement), nous entrons dans une autre phase de l'histoire, une phase plus réfléchie, où le garçon commet les erreurs de la jeunesse avant de se tourner vers une solution finale que je pourrais qualifier de facile, parce qu'elle est expéditive. Ce n'est pas un reproche non plus, car je sens que je vais garder un très bon souvenir de cette lecture !

Unique, par Alison Allen-Gray
Bayard jeunesse, coll. MilléZime, 2011. Traduit de l'anglais par Philippe Rouard. 

"Il s'est cru capable de contrôler ce qui échappe aux humains... le fait que nous mourrons tous à la fin. Il a tout ordonné selon sa volonté. Il a payé pour que son fils mort revienne à la vie."

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Michael Granchester est entré dans ma vie le 28 novembre 2010. C'était un mercredi, je m'en souviens très bien.

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Gloria Griffin, quarante ans, vite cloîtrée chez elle à écrire des ouvrages sur les arts divinatoires. Sept ans plus tôt, elle a mis un terme à son activité d'animatrice radio suite à un couac meurtrier dont elle se sent en grande partie responsable. 
Seule, chez elle, elle reçoit donc la visite d'un petit bonhomme, atteint de progéria, Michaël, qui vient l'appâter en l'entretenant avec des visions du futur. Refroidie par son passé, elle le met gentiment à la porte et ne veut plus en entendre parler ... sauf que la prédiction va bel et bien arriver et Gloria a mordu à l'hameçon. 
Michaël a en effet créé une machine qui connaît l'avenir. Et une donnée, en particulier, risque de chambouler le monde. Seule Gloria peut y remédier, le gamin veut tout faire pour la convaincre. 
Pendant seulement 200 pages, l'histoire du roman paraît simple et évidente, mais le climat est glaçant. La vie insipide de la quadragénaire est bouleversée depuis la rencontre avec le gamin richissime, dont l'existence n'est pas rose non plus. Sans vouloir trop en dévoiler, le scénario fait preuve d'une habileté remarquable, la fin est impossible à deviner, et je me rends compte qu'en l'avouant, je titille vos doutes et risque de fragiliser la chute de l'intrigue. Mais comment ne pas souligner le choc qu'elle produit ?! 
Thriller ou roman noir, c'est surtout un roman d'ambiance bizarre mais captivante, un roman brillant et absolument bluffant !

Infaillible ? par Christophe Lambert
Bayard jeunesse, coll. MilléZime, 2007. 

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07/11/11

Moi, c'est Blop !

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Bavard.
Coloré.
Elégant. 
Chatoyant.
Se bousculant.
Se questionnant.
Chaleureux.
Curieux.
Amoureux.
Loupé.
Arrangeant.
Séduisant.
Festif.
Artistique.

Il existe tant d'adjectifs pour raconter l'histoire de Blop ! A découvrir sous toutes les coutures. 

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Moi, c'est Blop ! par Hervé Tullet (Bayard jeunesse, 2011) 

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26/10/11

Encore un pêle-mêle !

(ce sont les vacances, ma fille retrouve un peu de temps pour bouquiner...)

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Théodore Chipmunk est inquiet : les animaux commencent à commettre les mêmes erreurs que les humains... Il décide de se rendre en bateau avec ses amis Chloé, Oscar et Brun, à l'Institut Mattakeunk pour faire des recherches plus approfondies sur la disparition des hommes. Seulement, en chemin, ils sont capturés par un terrible homme-loup : Upsilon. De leur côté, les ourses Olive et Rosa ont dû partir en catastrophe vers la Cité des Ruines envahie par les crabes mutants et les rats-visons de la Dragonne. Théodore et ses amis réussiront-ils à repousser l'attaque et à sauver les habitants de la Cité ?

C'est une parfaite conclusion à une série qui a su séduire à la fois un public jeune et adulte, non seulement l'histoire est plaisante à suivre, les personnages sont attachants et surtout l'esthétisme de l'ouvrage force l'admiration. Toutes les réponses sont apportées, et notamment concernant le mystère de la disparition des humains et pourquoi les animaux parlent. Les vilains sont vaincus, de nouvelles rencontres ponctuent l'aventure, comme Upsilon, un homme-loup qui raffole de viande crue et de légendes. Et l'idée de présenter la naissance de cette série au sein de l'histoire elle-même est un clin d'oeil judicieux.

Le Mont des Brumes, tome 3 : Le rêve de Théodore par Jon Buller et Susan Schade
Bayard jeunesse, 2011.  

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Un recueil de neuf histoires très courtes (seulement six pages pour chacune d'elles) où Super Juju et Super Aglaé se transforment la nuit en super héros pour rendre service à la population (casser la solitude d'un vieux monsieur, réaliser le rêve d'un enfant d'avoir des poissons rouges, consoler un copain hospitalisé qui s'ennuie après son cheval, récupérer un doudou perdu dans l'arbre, aider un ami à réussir son contrôle de maths pour éviter que sa fête d'anniversaire soit annulée...). Résultat, c'est drôle, en dépit du scénario facile (la preuve que la simplicité reste un atout efficace), et les illustrations de Lucie Durbiano sont pleines de poésie, marquées par le rêve et l'humour. C'était sûr que nous allions aimer !

Les Super Super, tome 1 : Semeurs d'énigmes par Laurence Gillot et Lucie Durbiano
BD Kids pour Bayard jeunesse, 2011.
Les aventures des Super Super sont également à découvrir dans le magazine Astrapi. 

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