02/02/15

A Kiss in the Dark, de Cat Clarke

« J'étais amoureuse d'une fille qui était amoureuse de moi. Je vivais exactement ce dont on parlait partout, ce que les chansons racontaient, ce qui faisait tourner le monde, apparemment. Je comprenais ce que c'était désormais, l'amour. J'aurais voulu arrêter des gens au hasard dans la rue pour leur dire que j'étais amoureuse, mas ça aurait été trop bizarre. Je n'ai jamais été très bavarde, mais tout à coup j'aurais voulu avoir quelqu'un avec qui partager mon bonheur. Quelqu'un en dehors de Kate. (...) J'aurais voulu avoir une meilleure amie à qui me confier, une personne à qui j'aurais cassé les pieds à force de lui rabâcher à quel point Kate était géniale. Étrange comme être amoureuse me faisait me sentir plus fille, d'une certaine façon. »

A Kiss in the Dark

Alex et Kate font connaissance sur un forum de discussion d'un groupe de rock et se rencontrent à leur concert. Tout de suite, s'installe la connivence. Puis la sensation intime d'être un tout. Kate est adorable, spontanée, fraîche et sentimentale. Alex fond et se coule dans cette relation avec le même enthousiasme. Toutefois, leur idylle naît sur un malentendu : Alex est une fille (révélation faite page 22).

Solitaire et secrète, la jeune fille n'a jamais été très féminine, a longtemps admiré son grand frère et a toujours caché son corps dans des vêtements amples et asexués. Ce qu'elle vit auprès de Kate est nouveau et euphorisant. Pour la première fois, elle se sent pleinement heureuse avec quelqu'un. Entière, épanouie, transformée. Elle a conscience de son mensonge, mais elle a aussi très peur de tout perdre, alors elle préfère travestir la vérité.

On découvre donc une jolie histoire d'amour, avec ses délices et ses frissons, qui bouscule les idées reçues en ne collant pas aux « clichés traditionalistes ». L'auteur a beaucoup joué avec les nuances pour raconter cette relation, avec aussi pudeur, tendresse et naïveté. C'est très touchant, même si on n'oublie pas les conflits, les tourments, la confusion des sentiments, la sensation de trahison et le besoin de vengeance.

Cela se lit d'une traite, c'est plaisant mais un peu facile et mièvre sur la fin (je n'ai pas aimé le dénouement !). Toutefois, il me reste de ce roman une sensation forte, poignante et percutante, avec une envie de secouer les idées toutes faites, de faire réfléchir et de chambouler le lecteur. Pari réussi pour l'auteur, dont les livres se suivent et ne déçoivent pas.

éd. Robert Laffont, coll. R, juin 2014 ♦ traduit par Alexandra Maillard

« L'amour pousse les gens  à faire des trucs complètement dingues. Quand on trouve l'amour, on serait prêt à faire n'importe quoi pour le garder. Je le savais parce que j'avais éprouvé la même chose. »

Posté par clarabel76 à 08:30:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


25/11/14

Les Vacances du Petit Nicolas, de Sempé et Goscinny

 IMG_2304

Les vacances, c'est chouette ! Avec le Petit Nicolas, c'est double plaisir assuré ! 

Bidonnade assurée à la lecture de cette chronique déjantée, et interprétée avec brio par Benoît Poelvoorde en version audio : l'énergie du comédien belge colle formidablement à l'esprit ludique et facétieux du Petit Nicolas. Ce sont deux heures d'écoute pleinement réjouissantes ! J'en demande encore.

Pour les vacances, Nicolas et ses parents partent à la mer dans un hôtel assez chic, où ils vont d'ailleurs retrouver de vieilles connaissances. Golf, châteaux de sable, balade en mer remplissent les journées du petit garçon turbulent, alors que son papa tente, tant bien que mal, de garder son self-control en canalisant les bêtises de son fiston et oublie l'idée même de se reposer !

Puis, Nicolas part en colonie de vacances pour la première fois de sa jeune existence. Tandis que ses parents s'étranglent d'émotion et d'angoisse, l'enfant laisse éclater sa joie à la perspective de partir à l'aventure (camping dans la forêt, nuit à la belle étoile, feux de camp etc.). Sur place, Nicolas se fait des tas de nouveaux copains, tous plus délurés les uns que les autres, naturellement. C'est leur moniteur qui va vivre un séjour à cent à l'heure ! 

Et enfin, retour à la maison. Tout le monde vaque à ses occupations : papa sur son canapé, à lire son journal, maman aux fourneaux (ouh ! les vieux clichés qui démangent la lectrice de 2014)... et Nicolas qui s'ennuie. Pourquoi ne pas faire germer un haricot sur un bout de coton, tiens ? Ou toquer à la porte de la petite voisine, Marie-Hedwige, pour se raconter ce fabuleux été !? 

Je n'avais jamais pris le temps de découvrir cette série, je la découvre avec ravissement et je n'ai fait que rire du début à la fin ! Il y a un petit parfum de tendre nostalgie, le goût de l'enfance, de la bonne humeur, de la simplicité, une vraie joie de vivre, des bêtises, de la dérision, bref tout ça fait qu'on ne s'ennuie pas un seul instant. J'ai adoré. 

Gallimard jeunesse, coll. écoutez lire, juin 2014 ♦ Folio junior, édition spéciale comprenant : Le Petit Nicolas - Les récrés du Petit Nicolas - Les vacances du Petit Nicolas (avril 2014)

26/09/14

Panic (Le Jeu de la Peur), de Lauren Oliver

Panic

Panic est un jeu aux règles officieuses, passablement interdit et créé par des anonymes, dont l'idée s'est répandue dans les couloirs du lycée, incitant année après année les élèves à s'inscrire pour braver des épreuves censées doper l'adrénaline. Heather a suivi sa meilleure amie Nat dans cette incroyable aventure. Pour fausse excuse, elle croit vouloir se venger de son ex. Ceci dit, l'appât du gain aussi motive les troupes (Heather rêve de quitter la petite ville de Carp, où l'avenir y est bouché). Très vite, la jeune fille prend goût au risque et aux sensations que cela procure et n'a qu'une envie : gagner.

Dodge, un autre concurrent, risque bien de lui mettre des bâtons dans les roues : il veut réparer l'injustice causée à sa sœur, clouée dans un fauteuil, les jambes brisées, suite à une épreuve truquée par un autre candidat. Le frère de celui-ci est désormais son adversaire, le type est hargneux et arrogant mais ça lui sert plutôt de carburant car Dodge est plus vindicatif que jamais, et les filles comptent bien s'en servir ! La jolie Nat lui fait tourner la tête, le garçon y est sensible, conclut un pacte, et puis...

L'histoire, plutôt banale, se lit donc sans surprise. C'est triste à avouer. Mais s'il n'avait été pas écrit par Lauren Oliver, jamais je n'aurais pensé lire ce livre, dont l'idée globale est franchement quelconque et peu originale. Les personnages ne sont pas attachants, l'ambiance est déprimante et le jeu d'aventures est loin, très loin de susciter un soupçon d'excitation. Bref, j'ai été assez déçue mais je reste une fan de première heure de l'auteur de la série Delirium !!

Hachette, coll. Black Moon, juin 2014 ♦ traduit par Alice Delarbre

13/09/14

Une vie de rêve, de Marian Keyes

Une vie de reve

Posh Lisa considère sa nouvelle promotion comme une punition : rédactrice en chef, à Dublin, pour un nouveau magazine féminin, chic et glamour... La jeune femme enrage. Elle se voyait déjà à New York, au cœur de la société branchée et brillante, et non dans ce qu'elle considère comme un trou paumé et arriéré. Même son équipe lui inspire ennui et dédain, à commencer par son assistante, Ashling, qui cultive la platitude comme un art de vivre.

Cette dernière, pourtant, est excitée comme une puce d'avoir décroché ce nouveau poste. Elle s'en mord vite les doigts, car elle ne se sent pas à la hauteur et souffre d'être perpétuellement rabaissée par sa supérieure. Même son big boss, Jack Devine, la fait frémir de pied en cap et lui manifeste un intérêt quelconque. C'est un type froid et dédaigneux, qui passe un temps fou à se chamailler en public avec sa petite copine sexy mais soupe-au-lait.

Ashling, donc, court se lamenter auprès de son amie Clodagh, qu'elle envie secrètement. Car elle a tout : elle est belle, mariée à un type sexy, a deux enfants qu'elle élève dans une splendide maison. Ironie du sort : Clodagh s'ennuie à mourir et rêve d'une autre vie. Or, se sachant privilégiée, elle n'ose l'avouer à personne.

Cette lecture a donc un faux air de comédie romantique, puisque l'histoire n'est pas avare en amertume et autres débandades affectives. Mais l'auteur a le chic de tout traiter sur un ton alerte et enjoué, empêchant ainsi la propagation des ondes négatives ! Et cela m'a plu. J'ai aimé suivre ces trois jeunes femmes confrontées aux aléas de la vie, et donc râler, soupirer et ricaner.

C'est assez cliché. Par exemple, Lisa... une pure caricature de la working girl ambitieuse. Impeccable dans son rôle : on adore la détester. Pire, Clodagh inspire le moins d'empathie. Fait-il en rire ou en pleurer, telle est la question ! Marian Keyes écrit des histoires qui ne se bercent pas d'illusions et mêle des questions existentielles à une dimension proche des lectrices (boulot, amour, famille...), tout ça sur une note sensible et légère. C'est un bon cocktail, pas trop sucré, ni trop acidulé. Le mélange peut surprendre, mais ça se déguste.

Pocket, mai 2005 ♦ traduit par Isabelle Vassart pour Belfond (Sushi for beginners)

Posté par clarabel76 à 09:30:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

06/06/13

“Les groupes à cheveux gras ont des vertus thérapeutiques insoupçonnées.” ☺

IMG_8913

Dans ce troisième tome, nous avons le retour de l'ex maudit, fichtre, mais aussi une équation ô combien complexe sur les relations entre Ruby et son ami Noel, sa copine Nora et le frère de celle-ci, Gideon. Tout ça, tout ça. Forcément, cela signifie le retour des fameuses crises d'angoisse pour notre adolescente névrotique. De quoi offrir au Docteur Z de nouvelles longues séances à picorer ses Nicorette, avec stoïcisme, tout en pointant le doigt sur là où ça fait mal (la fièvre du lapin, vraiment ?!).

Vous l'avez compris, on ne s'ennuie pas une seconde. Les questions existentielles que se posent Ruby semblent tellement superficielles, elles tournent autour des garçons et de sa propension à accorder son cœur pour tel ou tel spécimen, quelle poisse d'avoir l'embarras du choix, et aussi une conscience aigüe de ne pas vouloir répéter les mêmes erreurs (son passé de supposée allumeuse, gare au retour !). Toutefois, Ruby exagère aussi, quand on songe au cas de Noel, tellement trognon, on se dit qu'elle se met des barrières ridicules, ne parlons pas de Jackson, la coupe est pleine ! ...

Il y a dans cette série une fraîcheur irrésistible à suivre les élucubrations d'une lycéenne qui exprime ses souhaits et ses espoirs afin de rendre plus harmonieuses ses relations avec les personnes de son entourage (oui, voilà en gros toute l'histoire !). L'humour ne masque pas la sensibilité de la jeune fille, sa souffrance d'être constamment jugée et incomprise, et même la fin échappe à toute mièvrerie. C'est foncièrement une lecture réjouissante, vive et espiègle, où l'on comprend que la vie est parfois riche d'un enseignement puisé dans le retro metal, avec des répliques cultes du genre : Les groupes à cheveux gras ont des vertus thérapeutiques insoupçonnées ! ^-^

Ce livre a déjà été édité en 2010 sous le titre Le retour de l'allumeuse.

Le journal de Ruby Oliver #3 : Un grand moment de solitude, par E. Lockhart
Casterman poche, 2013 - traduit par Antoine Pinchot

Posté par clarabel76 à 09:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

03/06/13

♫♪♫♪♪♫ (Un refrain sur les murs)

IMG_8899

Au cours de l'été 1987, Isabelle, fraîchement divorcée, envoie ses deux enfants chez leur père. A elle, maintenant, quatre semaines d'un vide intersidéral qu'il faut remplir pour garder la tête hors de l'eau... C'est ainsi qu'elle fait la connaissance d'un dénommé So What, qui joue du hautbois dans la rue. Contre le gîte et le couvert, il propose de repeindre la chambre de sa fille Romane en un orange pétant, symbole du bonheur.

Bizarrement, Isabelle accepte le deal. En effet, la jeune femme n'est pas du style à sortir des sentiers battus. Sa vie, elle la veut droite, bardée de barrières, à ne surtout pas dépasser. On lui a souvent reprocher son petit côté sage, très prévisible, son aspect froid et imperméable, comme si elle n'était pas douée pour le bonheur ou donner de l'amour en retour (d'où son échec conjugal). Mais elle n'y peut rien, Isabelle, elle est de la trempe de ces femmes transparentes, mais heureuses de leur petit bonheur sans nuages.

Par contre, sa fille Romane va grandir dans la rage et la révolte de cette vie passive et trop ordonnée. Dès que l'occasion se présentera, elle prendra la poudre d'escampette et brûlera la chandelle par les deux bouts. D'ailleurs, elle finira clouée sur un lit d'hôpital, brûlée vive, alors que sa mère livrera son dernier combat contre un cancer. Les deux femmes n'auront jamais trouvé le temps ni de se comprendre, ni de se pardonner.

Bref, c'est un petit roman absolument bouleversant, dont l'émotion et la justesse m'ont saisi à la gorge sans que je m'y attende. J'ai surtout aimé l'histoire d'Isabelle, une femme solitaire, incomprise, prisonnière de sa cage dorée, qui a conscience du regard et du jugement des autres, mais sans trouver l'énergie pour s'en échapper. Elle ploie, en silence. Elle subit, même si elle aimerait parfois taper du poing sur la table. Qu'on cesse de la trouver ennuyeuse, insipide, elle aime la physique mais déteste l'enseigner à des enfants bêtes à manger du foin, elle se conforte dans une mécanique laborieuse, rassurante, elle a des désirs, mais réprime ses élans.

C'est tout ça, une femme simple et honnête. Avec ses secrets, ses mensonges et ses tours de passe-passe. Le dernier chapitre de l'histoire m'a, par exemple, totalement bluffée et donnée envie de sourire. Il n'y a, finalement, que le portrait de Romane, cette jeune folle volage et impétueuse, qui m'a fait pousser des soupirs d'ennui. Heureusement, ses incursions étaient parcimonieuses et ne faisaient office que de faire-valoir pour percer la carapace d'Isabelle... Un doux et beau roman, donc, à découvrir le cœur vaillant. ;)

Un refrain sur les murs, par Murielle Magellan
édition Pocket, 2013  (préalablement paru aux éditions Julliard en 2011)
illustration de couverture : Marion Tigréat

“Honestly, it’s so easy to get what you want from people if they think you’re a psycho.”

IMG_8907   heart red

Cette lecture a été un pur délice ! Lara est une jeune femme de 27 ans, qui traverse une très mauvaise période (son petit ami vient de la larguer par mail et son associée a mis les bouts pour se payer une amourette sous le soleil, sans se soucier du devenir de leur fraîche agence de chasseuses de têtes). En accompagnant ses parents aux funérailles de sa grand-tante Sadie, 105 ans, jamais elle n'aurait imaginé que sa vie allait connaître un revers étourdissant !

Au cours de la cérémonie, plate et sans tralala, Lara se trouve nez à nez avec le fantôme de Sadie, fraîche, pimpante et exubérante. Elle a une vingtaine d'années, un look de garçonne et un sale caractère. Ce qu'elle veut, c'est récupérer son collier fétiche. Elle jure, elle supplie, elle ordonne Lara de tout mettre en œuvre pour le retrouver. Prise d'une impulsion folle, la jeune femme crie à l'assassinat et gagne ainsi un temps précieux avant l'incinération fatale.

Et les voici, tous les deux, Lara et son fantôme, dans les rues de Londres, à tenter d'élaborer un plan d'action et mener une petite enquête brinquebalante (mais absolument jouissive, tellement c'est cocasse !). Lara va aussi céder aux moindres caprices de sa grand-tante, comme de s'habiller comme dans les années folles, inviter un inconnu à danser et flirter avec lui en souvenir du bon vieux temps. Si jamais Lara ne chipote, ou si peu, c'est qu'elle se sent coupable d'avoir négligé Sadie du temps où elle croupissait seule dans sa maison de retraite, sans la moindre visite.

Mais cette aventure lui offrira l'occasion de s'épanouir, d'élargir son réseau relationnel, de tirer un trait sur le passé (out, Josh !) et de tomber amoureuse. Elle découvrira aussi l'étonnante personnalité de sa grand-tante, débroussaillera un secret de famille et résoudra par la même occasion le mystère d'une toile de maître. C'est une lecture qui booste le moral et vous fait vous sentir heureux, l'histoire est pleine d'entrain, avec des situations tendrement farfelues, cela fait un bien fou de s'y plonger, j'ai beaucoup aimé !

Très chère Sadie, par Sophie Kinsella
Pocket, 2013 - traduit par Daphné Bernard

04/05/12

"I told you, I have no desire to put myself under the thumb of any man, ever again."

IMG_7320

Par une nuit pluvieuse, Gabriel rencontre Callie et son fils Nicky au bord d'une falaise. La jeune femme cherche un abri pour son fils, sans révéler toutefois qu'elle est princesse et lui prince héritier, menacé de mort, et qu'elle souhaite se tenir à distance de ses ennemis, sans éveiller le moindre soupçon. Lui, Gabriel, ne voit qu'une belle dame au caractère trempé, veuve, elle a décidé de mener sa barque en toute indépendance, ne voulant plus subir le joug masculin. Il lui offre le gîte et le couvert, elle accepte... du bout des lèvres.

A sa façon, Callie est adorable dans son obstination à ne vouloir compter sur personne, à maintenir ses origines secrètes et à surprotéger son fils. Nicky a une jambe boiteuse, il a peur des chevaux mais ne demande pas mieux de vivre comme un gamin normal, si bien qu'il se sent très vite à l'aise chez Gabriel. C'est un homme remarquable, très attentif, taquin aussi. Il est totalement sous le charme de Callie, et le lui fait savoir en lui volant des baisers, elle joue les belles effarouchées, qui tape du pied et du poing, mais n'en paraît pas moins insensible pour autant.

Il y a aussi toute une petite tribu qui vient se greffer au trio, ce sont des personnages secondaires très attachants, qui rendent le récit encore plus fluide et agréable à suivre. On se glisse avec aisance et bonheur dans l'existence de cette communauté, on s'y sent très bien, mais pour les besoins de l'intrigue, il faut que ça bouge à Londres, où on prend réellement connaissance avec les fameux Archanges du Diable (c'est le nom de cette série !). Et là, la famille de Gabriel Renfrew dévoile ses secrets, ou une partie, ce qui augure de belles heures de lecture. C'est d'ailleurs ce que je retiens de cette jolie romance, une touche de délicatesse et de romantisme, c'est mignon comme tout, ça ressemble à un cocon douillet, on aime les personnages, il y a une belle alchimie au sein du couple, l'histoire connaît quelques revers avec une fin en suspension (toutes les questions n'ont pas eu leurs réponses, il me semble, qu'en est-il du vilain de l'histoire ?!). En somme, c'est une lecture classique et potable, une mise en bouche savoureuse, où il manque toutefois un petit ingrédient indéfinissable...

Le Cavalier de l'orage (Les Archanges du Diable #1), par Anne Gracie
J'ai Lu Aventures & Passions, 2012 - traduit par Catherine Berthet 

19/01/11

Brandt Rhapsodie

Mercredi en musique, ça faisait un petit moment. Aujourd'hui, ce sera donc cette chanson de Benjamin Biolay, Brandt Rhapsodie, en duo avec Jeanne Cherhal. La musique et les paroles me donnent à chaque fois des frissons.

Il faut qu'on se revoit. Tu sais depuis mardi j'ai beaucoup pensé à toi. Je suis joignable au 06 06 06 06 ou le soir chez moi.

J'ai passé une nuit délicieuse même si j'ai un peu la migraine. Tu es belle quand tu es odieuse. Je te dis à dans une semaine.

Je rêve de ton corps. Je rêve de ta bouche. Je te veux près de moi, je veux que tu me touches. Je rêve de ta peau et de tes mains. Je ne pense qu'à toi, je ne bosse plus, je fous rien.

Mon amour tu dormais si bien que j'ai pas osé te réveiller. Je travaille jusqu'à 7h20 si tu veux après on peut s'appeler. Je sais pas ce que tu fais ce soir, moi j'ai rien de prévu, si t'as du travail, je te dis à plus tard et j'embrasse ton cul.

Je suis toi je te veux je pense à nous. Tu es mon homme tu es mon idéal. Je te désire, tout le temps, partout. Tu es mon grand projet et je te suivrai n'importe où.

Parce que je t'aime, parce que tu me rends heureux. Parce que des fleurs dans une cuisine c'est joli. Je t'embrasse encore, encore, ouais là aussi.

Mon amour demain matin rejoins moi à l'aéroport, terminal 2 neuf heures et demie. Ne pose pas de questions prends juste ton passeport. Je t'aime, je t'aime bonne nuit.

Chérie y a des trucs à manger dans le frigo, je vais rentrer tard, sans doute après le dernier métro. Tu vas pouvoir enfin te faire une soirée tranquille. Je t' (et là y a un coeur dessiné au stylo bille).

Je suis enceinte.

Mon amour ta mère a téléphoné tout à l'heure. Je crois qu'elle n'a pas encore osé prévenir ta soeur. Ton père a refait une attaque cette nuit. Je t'aime, appelle moi, je pense à toi je pense à lui.

Hier soir j'ai oublié de te parler d'un truc important, est-ce que tu peux m'appeler ? Dès que tu te réveilles à n'importe quel moment (important mais pas grave). Je t'embrasse.

Mon amour ne m'attends pas ce soir, j'ai pas mal de boulot, je risque de rentrer tard. Je crois qu'il doit rester une demie pizza quelque part, mais vérifie la date sur la boîte.

N'oublie pas qu'on dîne chez ma soeur. Si tu peux t'occuper du vin tu serais un coeur parce que là je risque d'être ric rac. (plus loin) Je te redonne l'adresse et le code: 59 boulevard ménilmontant code AB 1981.

La voisine a laissé un mot sur le palier, le chat a gueulé tout la nuit dans l'escalier. S'il te plaît en sortant tu descendras la poubelle, et pense à rappeler ta mère qui me harcèle.

Le mec du câble passe entre 7h15 et 9h15, tâche de te réveiller (en plus gros d'une encre différente, un truc qui n'a aucun rapport style numéro de passeport).

A payer: EDF/Orange/Abonnement canal, plus le cadeau commun pour mon frère le w-e prochain. Je trouve plus le chéquier c'est toi qui l'as non ? Si oui mets-le en évidence dans le salon.

La réunion est à 19h30 précises à l'école (le précises est souligné). F. a encore appeler il m'a parlé d'un chalet j'ai pas compris. Enfin tu dois mieux savoir que moi. A + (le + est une croix).

Casser 3 oeufs ajouter 1/2 litre de lait. Incorporer 100g de farine progressivement. Ajouter d'un seul coup 50g de matière grasse (tu mets moitié beurre, moitié margarine) et tu mélanges.

Code réservation QWXXCJ, mot de passe: casablanca, départ orly 9h47, retour le 23 à 7h15, arrivée à Paris 11h03 charles de gaulle, terminal 3.

1 baguette
crevettes
3 avocats
sopalin
tampons normaux
produit vaisselle
lait 1/2 écrémé bio
6 oeufs bio
sacs poubelles 50L

(D'une écriture différente sur le papier à en-tête)
Effexor 75 LP une géllule 3fois/j
Alprazolam 0.50 MG 6prises/j maximum.
(Puis une signature informe suivie d'un caducée)

Je te rappelle que tu as un fils qui va à l'école tous les matins et qui aimerait bien prendre le petit déjeuner avec son père de temps en temps. Salut

La visite est à 16h, il y a encore plein de trucs à toi dans le bureau du fond, tu veux sans doute les récupérer ? Appelle moi. Mon nouveau numéro 06 62 73 49 63.

Posté par clarabel76 à 10:45:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,