11/02/15

Comment je vais tuer papa, de Carina Bergfeldt

Comment je vais tuer papa

Très bonne découverte que ce premier roman de la suédoise Carina Bergfeldt, qui propose de suivre une intrigue à suspense avec un meurtre à résoudre, un parricide à démasquer et les réminiscences d'une enfance bafouée.

Tout commence par la découverte du corps d'une mère de famille, dont la disparition avait été signalée deux mois plus tôt. La femme souffrait de dépression nerveuse et avait laissé une lettre d'adieu avant de quitter le foyer. Un suicide, donc. Sur place, la journaliste Julia Almliden cherche à obtenir le scoop et se positionne immédiatement pour interroger le mari, le voisinage, fouiller le passé de la victime et éclaircir les zones obscures.

Un travail de routine, redoutable d'efficacité, qui va même dépasser l'investigation de la police, toujours au point mort ! Julia et sa collègue Ing-Marie Andersson, dans leur obstination, bousculent les enquêteurs, dont Anna Eiler, peu habituée à renâcler à la besogne. Que lui arrive-t-il ? Jamais elle n'a été aussi détachée et négligente sur une affaire. Comme si elle avait les idées ailleurs. Son entourage s'interroge.

Et nous aussi. Car la construction du roman est rusée et brouille les pistes exprès pour semer le doute, les trois jeunes femmes ont chacune des secrets à préserver et c'est seulement dans les derniers chapitres qu'on découvre leur teneur. En attendant, on se demande laquelle des trois cherche à éliminer son père en mijotant le crime parfait. C'est dense, rondement mené et percutant.

On a là une lecture haletante, qui maintient son mystère jusque la fin ! Rien que pour ça, chapeau. Le ton moderne et les références à la pop culture (Dexter ou Stieg Larsson) cassent aussi avec les clichés du thriller noir et pesant. Ici, on respecte les classiques mais on impose un style désinvolte, sans jamais minimiser cette extraordinaire maîtrise du suspense. 

Hachette, coll. Black Moon Thriller, février 2014 ♦ traduit par Lucas Messmer (Fadersmord)

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29/09/14

La Fille qui ne croyait pas aux Miracles, de Wendy Wunder

en poche !

La fille qui ne croyait pas

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Cam est atteinte d'un cancer incurable, il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, et c'est à Promise, petite ville du Maine, réputée pour accomplir des miracles, que sa mère et sa soeur choisissent de s'établir pour y passer le temps qu'il faut.

Mais Cam est une adolescente sarcastique et rabat-joie, elle se veut réaliste et blindée, refuse d'entretenir le moindre mythe. Son attitude exaspère ses proches, décidés à lui démontrer qu'à Promise les miracles existent bel et bien. Et c'est vrai que leur nouvelle existence y ressemble : Cam se sent en meilleure forme, elle a beau trouver des explications métaphysiques aux évènements hors du commun, elle commence peu à peu à douter et à croire en l'impossible.

Elle a aussi une petite liste secrète des choses à accomplir avant de mourir : voler des trucs débiles, coucher avec un garçon, briser les rêves de sa frangine, se comporter comme une adolescente de son âge, normale. (C'est la partie de l'intrigue qui m'a fait rappeler le roman de Jenny Downham, Before I die.) La seule différence, ici, c'est que Campbell est une héroïne qui contient sa rébellion à un degré dérisoire. Elle n'attend pas la mort avec impatience et soulagement non plus, c'est juste son sens de l'ironie qui fait sa force, sans la rendre insensible ou insupportable pour autant.

Campbell est une héroïne bougrement attachante, sa famille aussi est très drôle, et la vie à Promise relève du pur cliché (mais quel bonheur !). Pendant trèèès longtemps, on se prête à y croire, à espérer, à sourire face à l'évolution de la jeune fille. Elle va notamment vivre une très jolie histoire d'amour, c'est mignon comme tout, ça n'occulte pas le reste, la maladie reste présente, la mort aussi, et parfois on se surprend à pleurnicher et à éclater de rire en alternance.

Ce roman est source d'effets secondaires imprévisibles, croyez-moi, c'est un ensemble d'émotions, à la fois beau, doux et apaisant. C'est douloureux de tourner la dernière page !

Livre de Poche, septembre 2014 ♦ traduit par Raphaële Eschenbrenner pour les éditions Hachette (The Probability of Miracles)

26/09/14

Panic (Le Jeu de la Peur), de Lauren Oliver

Panic

Panic est un jeu aux règles officieuses, passablement interdit et créé par des anonymes, dont l'idée s'est répandue dans les couloirs du lycée, incitant année après année les élèves à s'inscrire pour braver des épreuves censées doper l'adrénaline. Heather a suivi sa meilleure amie Nat dans cette incroyable aventure. Pour fausse excuse, elle croit vouloir se venger de son ex. Ceci dit, l'appât du gain aussi motive les troupes (Heather rêve de quitter la petite ville de Carp, où l'avenir y est bouché). Très vite, la jeune fille prend goût au risque et aux sensations que cela procure et n'a qu'une envie : gagner.

Dodge, un autre concurrent, risque bien de lui mettre des bâtons dans les roues : il veut réparer l'injustice causée à sa sœur, clouée dans un fauteuil, les jambes brisées, suite à une épreuve truquée par un autre candidat. Le frère de celui-ci est désormais son adversaire, le type est hargneux et arrogant mais ça lui sert plutôt de carburant car Dodge est plus vindicatif que jamais, et les filles comptent bien s'en servir ! La jolie Nat lui fait tourner la tête, le garçon y est sensible, conclut un pacte, et puis...

L'histoire, plutôt banale, se lit donc sans surprise. C'est triste à avouer. Mais s'il n'avait été pas écrit par Lauren Oliver, jamais je n'aurais pensé lire ce livre, dont l'idée globale est franchement quelconque et peu originale. Les personnages ne sont pas attachants, l'ambiance est déprimante et le jeu d'aventures est loin, très loin de susciter un soupçon d'excitation. Bref, j'ai été assez déçue mais je reste une fan de première heure de l'auteur de la série Delirium !!

Hachette, coll. Black Moon, juin 2014 ♦ traduit par Alice Delarbre

01/10/13

“La peur du noir. Elle reste là, tapie au fond de soi. La peur la plus ancienne de toutes. Une peur primitive.”

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Hiver 1937. Jack part pour une expédition scientifique en Arctique, mais très vite ce voyage se transforme en cauchemar. Des cinq hommes engagés dans la mission, seulement trois prennent le départ : Jack, opérateur radio, Algie, chasseur et maître-chien de traîneau, et Gus, biologiste. Ils établissent leur campement sur la baie de Gruhuken où le capitaine du bateau refuse de les débarquer, sous prétexte d'une vieille malédiction.

Les trois explorateurs s'installent finalement dans leur cabane, pas loin d'une mine abandonnée. Les jours s'écoulent lentement, une petite routine prend place, entre parties de pêche, sorties des chiens et relevages scientifiques. Les jours se raccourcissent progressivement, bientôt la nuit polaire va s'abattre sur eux. Un autre drame les frappe alors, Jack se retrouve seul, confronté à ses pires angoisses.

Car tout se passe dans l'aura et l'ambiance du livre, c'est une tension psychologique pernicieuse qui se glisse entre les lignes, à travers le journal de Jack. On ressent, comme lui, cette oppression de l'isolement et de la solitude, en plus d'autres tourments, car Jack a des hallucinations, ou des visions. Il sent que le lieu est hanté, il entend des bruits, il perçoit « une chose réelle, mais qui n'est pas vivante ».

L'angoisse ! Voilà ce que cherche à vous inspirer cette lecture, une sensation rampante d'inconfort et de malaise, une peur panique, la trouille au ventre, le stress galopant, l'appréhension de l'inconnu, de la folie émergeante... Tout ça est aussi planté dans un décor fabuleux, le cercle polaire dans toute sa splendeur, avec ses secrets et son instinct de préservation. Qui sait ? J'ai bien du mal à exprimer ce qu'a pu m'inspirer cette lecture, entre fascination et ennui (parfois, il ne se passe pas grand-chose non plus, on fait juste qu'attendre !), toutefois elle ne laisse pas indifférente.

40 jours de nuit, par Michelle Paver (Hachette, coll. Black Moon, septembre 2012  - traduit par Blandine Longre)

16/05/13

“We wanted the freedom to love. We wanted the freedom to choose. Now we have to fight for it.”

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Ce dernier tome de la série divise les lecteurs, mais en ce qui me concerne je l'ai beaucoup apprécié ! Nous suivons toujours Lena, réfugiée dans la Nature, auprès des résistants, mais aussi Hana, son ancienne meilleure amie, désormais la future compagne de Fred Hargrove, le nouveau maire de Portland. Malgré son opération, Hana se sent rongée par la culpabilité et n'arrive pas à concevoir son prochain mariage comme une aubaine, réalisant même que Fred n'est pas aussi parfait qu'il voudrait le paraître. 

Lena non plus n'est pas à la fête, en dépit du retour d'Alex, dur et cassant, il ne lui pardonne pas d'avoir tourné la page dans les bras d'un autre. Son coeur est pris en étau, elle ne sait plus qui croire, qui choisir et se vexe facilement pour des broutilles. J'ai eu beaucoup de peine pour eux, mais l'histoire ne nous laisse pas trop le temps de nous apitoyer sur le sort de Lena, car la résistance oeuvre pour le défi ultime, le combat vers la liberté, au prix de tous les sacrifices. Les petits soucis personnels de Lena ne font pas le poids à côté de ce grand rendez-vous haletant !

En effet, il est loin le temps où l'on s'étourdissait de bonheur et de béatitude face aux premiers balbutiements d'une formidable histoire d'amour, dans l'insouciance et la promesse d'une aube nouvelle et éclatante... Ce dernier tome rompt définitivement les amarres. C'est une lecture très sombre, assez oppressante, teintée de désespoir et d'amertume, livrant aussi une issue hasardeuse, mais prompte à toute interprétation. (J'aime les fins ouvertes, donc ça ne me dérange pas du tout.)

Ce n'est pas tout gai, tout rose. Bien loin de là. Et c'est ce qui m'a plu. C'est un livre intelligent, qui refuse de céder à la facilité et qui montre que l'amour, c'est douter, se tromper, tenter, perdre et recommencer. J'ai aimé aussi le message de force et de conviction qu'assomme Lauren Oliver en bout de course : "Faites tomber les murs. Libérez-vous des obstacles, des liens qui vous étouffent, des cailloux qui pèsent lourd dans votre ventre. Faites tomber les murs." Cette série a ravi mon cœur, définitivement. ♥

Delirium, tome 3 : Requiem, par Lauren Oliver
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2013 - Traduit par Alice Delarbre



“She was mine before she was yours.”

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Ce texte est court, puisqu'il s'agit d'une nouvelle de 60 pages, c'est assez frustrant et pourtant il a su me rappeler pourquoi j'avais autant aimé le roman de Lauren Oliver, [[Delirium]].

Cela raconte donc l'histoire éclair d'Hana, l'amie d'enfance de Lena, qui est à l'aube d'être opérée, vient de recevoir d'excellentes évaluations et a déjà été fiancée au fils du maire, ce qui comble d'aise la mère d'Hana. Pourtant, celle-ci a entrepris de sortir la nuit, de se rendre dans les fêtes interdites, de danser, de boire, d'embrasser un garçon, de tomber amoureuse. Hana plane sur son petit nuage, elle pense que Lena ne la comprend pas et blâme ses agissements. Son amitié lui manque, elle voudrait renouer le contact, mais Lena est distante. Aussi, lorsque Hana va retomber douloureusement sur la terre ferme, elle va nourrir une rancœur tenace, une jalousie naissante et très vilaine...

La lecture est rapide, mais poignante et laisse un arrière-goût d'amertume. La fin est choquante, révoltante mais elle colle parfaitement à l'esprit de la série, qui avait su si bien combiner les émotions diverses autour de la passion amoureuse et l'injustice d'être privé de ce droit le plus strict. Du coup, je lis le dernier tome, [[Requiem]], que j'aborde tout de même avec un peu d'appréhension !

Hana, par Lauren Oliver
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2013 - Traduit par Alice Delarbre

18/01/13

“Some things must be done however much we wish to avoid them.”

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Dans ce troisième tome, le temps presse et certains éléments restent encore obscurs concernant la Prophétie. Lia n'a pas trouvé toutes les Clés, ni la Pierre et l'heure du Rituel contre Samaël approche. Ajoutez que sa sœur Alice vient d'arriver à Londres, escortée de son fiancé... James Douglas, l'ancien soupirant de Lia. Le monde de celle-ci est chamboulé, elle va tenter d'avertir le garçon qu'il court un grave danger. Au lieu de ça, elle réveille une petite flamme éteinte et brise le cœur de sa jumelle. Dès lors, cette dernière ne veut plus entendre raison et lie définitivement son destin à celui des Âmes. Lia est désespérée et commence à douter de sa capacité à réussir sa Mission, dans ses rêves l'ennemi gagne du terrain et elle lui concède progressivement cette victoire.

Ouhlala, il serait temps qu'elle se réveille ! Lia est devenue l'héroïne qui occupe tout le terrain, qui cavale à droite et à gauche, qui tremble de peur, qui cherche des solutions, qui tait ses angoisses et qui aime à perdre la raison aussi (Dimitri, son séduisant garde du corps... n'importe qui abandonnerait sa vertu pour ses beaux yeux ! Ce garçon est irrésistible.) Résultat, le personnage d'Alice est mis en retrait. Pour la première fois, j'ai ressenti un petit pincement au cœur en pensant à elle. C'est tellement triste ce que le sentiment d'abandon et de désamour peut faire naître chez certains.

Enfin bref, l'intrigue se traîne un peu dans la première moitié du roman, on lambine beaucoup et on passe son temps à attendre, espérer, chercher, craindre et sursauter au moindre bruit. L'action est vraiment très lente, mais je le savais déjà. En fait, ce que j'aime par-dessus tout dans cette série, c'est son romantisme désabusé et son charmé éthéré. Eh oui, cela se passe comme ça chez Michelle Zink : on aime le sens du sacrifice, on a le goût de la dramaturgie et on tourne la dernière page sur une pointe d'amertume, car l'histoire n'offre pas de dénouement heureux. Et c'est tant mieux, car cela confère à l'ensemble une volonté de ne pas céder à la facilité. *Applaudissements*

Maudites, tome 3 par Michelle Zink
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011 - traduit de l'anglais (USA) par Laurence Kiefé

Les premiers tomes sont disponibles en format poche.

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15/01/13

“Cute kid. Dimples, curls, he’s like a male Shirley Temple.”

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Musicienne passionnée et animée par le sens de la compétition, Carmen espère atteindre son but en remportant le prestigieux concours Guarneri pour lequel elle répète depuis des années. Ce n'est vraiment pas le moment de tomber amoureuse ! Encore moins de Jeremy King, l'adversaire qu'elle redoute le plus. Et pourtant, le jeune prodige anglais, au charme dévastateur, a beau se montrer odieux et imbu de sa personne, la première fois qu'ils se rencontrent, l'étincelle s'est déjà embrasée et ces deux-là vont sérieusement s'enticher l'un de l'autre. Au grand dam de la mère de Carmen.  

Bianca est une ancienne soprano dont la carrière a été brisée par la maladie. Il n'est pas vain de conclure qu'aujourd'hui elle tente de retrouver cette gloire perdue à travers sa fille de 17 ans. C'est une mère abusive, redoutable, ne reculant devant rien pour atteindre ses objectifs. Elle étouffe sa fille, l'enferme dans une bulle, la force à prendre des médicaments pour gérer son trac et la maintient dans une pression constante.

L'histoire tourne donc essentiellement autour de la relation conflictuelle entre Carmen et sa mère, et se penche aussi sur l'envol de la jeune fille, qui va décider de prendre en main les rênes de son destin. L'intrigue est finalement moins centrée sur l'histoire d'amour entre Carmen et Jeremy, même si ça ne compte pas pour des prunes non plus. Le garçon est adorable, beaucoup moins moqueur et espiègle qu'on l'imaginait, du coup la romance est mignonne, pleine de retenue mais ne donne pas non plus envie de s'accrocher aux pages de son livre pour en avoir plus. En somme, c'est un roman convenu et pas très touchant, qui évoque surtout la musique et les drames qui s'y jouent lorsque la passion devient dévorante.

Virtuosity, par Jessica Martinez
Hachette, coll. Black Moon, 2012 - traduit par Alice Delarbre

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20/12/12

“Sometimes you don't have to see something to know it is there.”

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Quelle jolie conclusion ! Rarement il sera permis au lecteur de s'attacher à un amour aussi fort, aussi beau que celui qui unit Sam et Grace. C'est plus que romantique, c'est une science invisible mais sûre. Je ne reviendrai pas sur mes sentiments concernant cette série, l'action est ultra lente, de quoi frustrer les amateurs de sensations folles, mais ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est cette évidence de retrouver un lieu et des personnages qui nous touchent, qu'on croit connaître depuis toujours, un petit monde où on se sent coupé de l'extérieur, comme un cocon réconfortant, d'où on ne voudrait jamais se déloger.

L'histoire de Sam et Grace n'est pas seulement une histoire d'amour claire comme de l'eau de source, le couple est torturé par la transformation de la jeune fille, alors que Sam est enfin guéri. Il doit désormais répondre aux accusations de la police et des parents, il doit aussi aider Grace perdue dans les bois, isolée et angoissée. De plus, la communauté de Mercy Falls a décidé d'organiser une grande battue contre les loups, avec des hélicoptères et des tireurs d'élite. Isabel choisit de rallier le camp de Sam et Grace, même si cela implique de revoir Cole, son séduisant rocker, qui tente de trouver un remède pour soigner les loups en faisant ses expériences sur son propre organisme.

C'est donc avec nonchalance, et sur une pointe de tension, assez légère, qu'on suit notre quatuor dans cette course-contre-la-montre. Croyez-le ou non, l'effet est apaisant. On se plonge dans le récit sans être à la recherche de solutions miraculeuses, on souhaite juste être en compagnie des personnages, et c'est tellement bien. Je vais conserver une grande tendresse pour cette série, mis à part le deuxième tome plus déconcertant, la lecture des trois livres aura été un pur moment de communion avec la poésie, la mélancolie, l'amour fou et l'humour. Un beau mélange.

Fusion, de Maggie Stiefvater
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011 - traduit par Camille Croqueloup

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18/12/12

“Damn, girl. You space so hard, you ought to look into a career at NASA.”

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Ce sixième tome boucle le premier cycle de la saga, qui s'éternise jusqu'à 15 tomes, je vous le rappelle. Le sachant, cela a toujours eu le don de me glacer sur place. Je suis lasse des séries qui s'éternisent, le temps passant, les affinités s'étiolent, les envies également, j'en suis donc venue à la conclusion que ce tome 6 serait mon dernier rendez-vous à Morganville.

Pour mémoire, Bishop contrôle la ville et ses habitants, il a condamné à mort Shane et son père, Michaël est devenu son bras droit, Myrnin a retourné sa veste, Amelie a disparu et Claire est sa messagère attitrée. Eve a coupé les ponts avec tout le monde, elle est écoeurée mais ignore tout des intrigues secrètes de la communauté vampirique. Enfin, c'est sans compter sur cette chère Claire qui ne sait pas garder un secret. Sinon, chose promise, chose due : Claire a fêté ses 17 ans ! Rappelez-vous, selon la loi de l'état du Texas, elle est désormais considérée autonome et libre de ses actes sur le plan sexuel... C'est Shane qui va être content ! ^-^

Si vous appréciez les récits au rythme endiablé, avec les mauvais coups qui pleuvent à tous les coins de rue, les ambiances glauques et oppressantes, les personnages qui pédalent dans la semoule, les trahisons, les mensonges, les amitiés fortes et les promesses d'amour qui font chaud au coeur, vous avez toutes vos chances pour accrocher à cette série ! Pour ma part, il me semble avoir fait le tour de la question, j'ai apprécié cette synergie pendant un moment, mais je n'ai jamais éprouvé la moindre compassion pour les personnages, aussi il est temps de souhaiter bon vent à Claire Danvers et ses amis, la partie est finie pour moi !

Vampire City, tome 6 - Rachel Caine 
Hachette, coll. Black Moon, 2012. Traduction de Alice Delarbre.
en VO : Carpe Corpus

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