03/01/12

Teaser Tuesday #36

La société avait grimé les vampires en personnages si romantiques que nombre de demoiselles impressionnables se jetaient au cou des acteurs qui les incarnaient au cinéma ou à la télévision. Non que ce soit leur faute. Les femmes étaient génétiquement programmées pour être attirées par les hommes de prestance qui transpiraient le pouvoir, des hommes dotés d'un haut degré de testostérone synonyme de beaux enfants à venir. C'était ainsi qu'étaient portraiturés les vampires de fiction, en général : riches, grands, forts et séduisants.

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Insatiable - Meg Cabot
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011. Traduction de Luc Rigoureau.

Un Meg Cabot déconcertant, avec de bonnes scènes de rigolade, arrosées généreusement d'une sauce pimentée au second degré, et qui vise à tourner en ridicule le phénomène du moment (les vampires !). Le programme était alléchant, c'est sûr que l'effet de surprise du début a été bénéfique, je buvais du petit lait. L'héroïne, Meena, a horreur des vampires et ne croit pas en leur existence. Forcément, autour d'elle, ça grouille de partout pour lui prouver le contraire. Au vu de l'épaisseur du livre, j'étais en droit de m'attendre à une avalanche d'événements, eh bien, pas du tout ! L'histoire se révèle plate et sans saveur, pas très originale, en somme. Les personnages aussi ont manqué de charisme. En bref, même si l'humour et le bon esprit de Meg Cabot peuvent sauver la mise, le rendez-vous est un tantinet loupé.

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11/10/11

“Please, ground, just open up and let me fall into an endless crevasse till I hit the center of the earth and combust. Please.”

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Nastasya a 459 ans et une vie de débauche derrière elle. Sur un coup de tête, elle choisit de prendre un nouveau départ et se réfugie dans une ferme bio ambiance familiale pour suivre un programme de choc (manger sainement, s'astreindre à un rythme de vie abêtissant, vivre en communauté). C'est plus qu'un retour aux sources, c'est une redécouverte des vraies valeurs, une façon de comprendre ses erreurs, de faire le tri dans ses souvenirs, de se débarrasser des poids morts, de faire la paix avec soi-même. 
La miss a vécu mille vies, mais n'a pas su percer le secret de ses origines, jusqu'à ce qu'on comprenne qu'elle a tout enfoui exprès pour étouffer la souffrance, mais sa vie à River's Edge fragilise les remparts derrière lesquels elle se planquait, et quand le passé commence à ressurgir, tel un coup de fouet vivifiant mais aussi cinglant, la fille est prise de panique. 
Nastasya est une héroïne rebelle et farouche, qui refuse de s'épancher et qui s'accroche à ses secrets, de peur de paraître trop vulnérable. C'est tout le propos du roman, d'ailleurs, qui s'intéresse sincèrement aux personnages, à l'apprentissage difficile et douloureux par lequel il faut passer pour s'accorder une seconde chance et oublier les anciennes vies, souvent marquées d'actes horribles et impardonnables. C'est donc une quête de soi-même avec ses hauts et ses bas, et principalement le parcours d'une héroïne tendance psychopathe mais drôle à sa façon, avec la révélation progressive de son histoire, de son attirance pour le dieu Viking de River's Edge et son attachement à cette famille d'allumés, aux allures de hippies, qui enseignent les mystères cachés des plantes médicinales, des cristaux, des huiles essentielles, mais aussi des sortilèges, de l'art magique, des étoiles, des runes etc. 
Une lecture singulière, entraînante et très habile pour nous attirer dans ses filets ! 

Immortels, tome 1 par Cate Tiernan
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011 - 353 pages - 17€
traduit de l'anglais (USA) par Blandine Longre 

Voyons voir. Mon existence d'avant - fringues de haute couture, fêtes géniales, amis super, drôles, excitants, voyages à gogo, toujours plus d'amusement. Ou bien ma vie présente - chemises de flanelle, grosses bottes et jeans, boulot de subalterne dans un drugstore proche de la faillite, réveils à l'aube... Aucune raison que ma vie me paraisse meilleure. C'était pourtant le cas.

Le tome 2 est déjà disponible !

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On renoue avec le parcours en dents de scie de Nastasya, toujours aux prises avec ses démons. A force de se sentir la cible des forces obscures, elle va inévitablement agir en grande trouillarde qui se respecte et prendre une décision lourde de conséquences. 
Le ton est ici plus sombre, du fait de la déprime profonde de l'héroïne, et semi-tragique aussi, car les derniers chapitres donnent des bouffées d'angoisse et d'agacement. Le récit est également ponctué de scènes rigolotes liées à l'humour sarcastique de Nastasya (son imbroglio sentimental y est pour beaucoup !). 
La série a trouvé son rythme de croisière et nous prépare sur le chemin d'un troisième tome qui assurera le rôle de dégoter toutes les issues possibles pour calmer les angoisses de notre demoiselle immortelle. Et j'aime toujours son caractère insupportable, même si la miss en question ne sait pas faire la distinction entre le bien et le mal dans sa vie !

Immortels, tome 2 : La Traque.
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011. Avec une excellente traduction de Blandine Longre ! 

** Un mètre quatre-vingts de désastre viking - lumineux, comme il se devait. **

25/08/11

Les Loups de Mercy Falls, tome 3 : Fusion

“If I only have ten minutes, Sam, this is what I want to say. You're not the best of us. You're more than that. You're better than all of us. If I only have ten minutes, I would tell you to go out there and live. I'd say...please take your guitar and sing your songs to as many people as you can. Please fold a thousand more of those damn birds of yours. Please kiss that girl a million times.” 

 

DISPONIBLE DEPUIS LE 24 AOÛT EN EDITION FRANçAISE ! 

Fusion

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16/08/11

lectures de vacances #1

"There are no coincidences. And everything means something."

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Délicieuse ambiance que voilà ! Wicca est une série aux effets envoûtants, vis-à-vis de laquelle il ne faudrait pas se leurrer non plus, c'est l'histoire d'une adolescente de seize ans, qui se trouve quelconque, et qui tombe folle amoureuse du beau gosse du lycée, Cal, le nouveau venu, qui va également initier tout un petit groupe de lycéens à la Wicca. Miam, miam. La tournure des évènements fait des merveilles, c'est mystérieux et attrayant, bref je buvais du petit lait. Cela a su largement compenser l'aspect exaspérant qu'on retrouve dans les plates considérations adolescentes de Morgan, l'héroïne. Mes aïeux, qu'est-ce que c'est simplet ! Premiers émois amoureux, jalousie entre copines, fâcheries et vacheries, crises de colère, embrouilles avec les parents... ouhlala, c'est lourd ! (Oui, c'est l'âge.) Heureusement le thème de la Wicca fait oublier tout ce côté gonflant. J'ai été fascinée par le folklore, très curieuse d'en apprendre plus sur les origines de Morgan, de connaître l'histoire des anciens clans et de chercher à percer le mystère qui rôde autour de Cal, de sa mère et des autres personnages secondaires... Prenez donc votre mal en patience, il faut se farcir une petite nana qui joue avec nos nerfs, mais oubliez sa crise d'ado et plongez-vous dans l'univers captivant de la Wicca ! Cela vaut vraiment le détour.

Wicca, livre 1 : L'éveil - Cate Tiernan
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011. 

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Cela ressemble à une petite brique noire, de plus de 400 pages. La couverture énigmatique donne le ton, ce sera fantastique et drôle et inventif, ou je ne m'y connais pas ! Dès le départ, nous faisons connaissance avec les trois personnages - Mélusine, Framboise et Tristan. Ce ne sont pas des adolescents ordinaires, ils possèdent des dons ou des capacités dont ils ignorent la portée jusqu'à ce qu'ils soient pris en charge par les dirigeants de l'université invisible. Isolés sur une île, ils appréhenderont les rouages de cette institution, vont parfaire leurs connaissances et développer ce qu'on nous présente comme étant une forme de télépathie et télékinésie en version plus élaborée. Au fil des chapitres, d'autres acteurs entrent en scène (des vampires, par exemple !) et de nouvelles données mettent à jour l'ambition teintée d'ambiguïté de l'université. Il ne faudrait pas croire que tout est parfait et altruiste dans ce monde ! Il se passe, bien évidemment, des tas de petits évènements qui, mis bout à bout, constituent une intrigue habile et haletante. Maëlle Fierpied a imaginé une société du futur vouée à la technologie (les livres sont rangés en tant que vieilleries), le fantastique y trempe un doigt de pied, j'ai même cru au début me rapprocher de la trilogie Phaenomen d'Erik L'Homme, mais finalement les similitudes sont beaucoup moins évidentes. Car ce que j'ai trouvé frais et très agréable ici, c'est l'humour un rien espiègle de l'auteur. Cela nous donne des personnages attachants, en gros des adolescents souvent susceptibles, boudeurs et bornés, mais doués et perspicaces, n'hésitant pas à braver les interdictions, et un rythme d'intrigue fluide et très digeste. J'ai juste un peu regretté la fin précipitée de cette tétrade, mais ceci dit je n'ai pas boudé mon plaisir et confirme que ce fut une lecture bien divertissante !

Chroniques de l'Université Invisible - Maëlle Fierpied
Ecole des Loisirs, coll. Medium, 2010. 

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01/02/11

"I love you. Remember. They cannot take it."

Imaginez un monde où l'amour est proscrit. Où aimer revient à attraper une maladie mortelle. Pour en guérir, il faut s'immuniser. Vivre dans une société où les émotions sont étouffées, éteintes, douchées dès votre 18ème anniversaire.
Aucun désordre. Aucune palpitation démesurée. Tout est sous contrôle.
Lena a longtemps vécu dans cette attente, n'en pouvant plus de vivre sa vie terne, d'éradiquer la douleur, les souvenirs, les questions. Elle n'avait que six ans lorsque sa mère s'est suicidée, elle a été recueillie chez sa tante, elle n'a depuis connu qu'une existence bridée et modelée pour son Protocole.
L'heure de délivrance approche enfin. Lena passe son dernier été, auprès de sa meilleure amie. Même si elle est très attachée à Hana, elle sait que tout s'effacera après son opération, qu'elle l'oubliera. Et c'est ce qu'elle désire le plus : recommencer une autre existence, repartir du bon pied. Elle en a terriblement besoin.
Or, cet été va également lui apporter ce qu'elle redoutait le plus : l'amor deliria nervosa ! Lena rencontre Alex, elle pensait être à l'abri, mais dès qu'elle a posé les yeux sur lui, son univers a basculé. Elle ne se rendra pas si facilement, elle va longtemps lutter et chercher à résister. Elle va vouloir se convaincre, se rassurer, mais ce sera trop tard, Lena va être contaminée.
Et c'est bouleversant à lire, à suivre, à découvrir. C'est une histoire incroyable. Lena est une héroïne imparfaite, qui sait être touchante, révoltante, passionnante. Elle est craintive, se replie pour mieux se protéger, n'ose pas ou peu. Progressivement elle prendra conscience des énormités qui l'entourent, aimer ne signifiera plus mourir, ce ne sera plus sale - au contraire. Sa prise de conscience demandera du temps, mais qu'est-ce que ça vous prend aux tripes.
J'ai cru devenir folle au moment de tourner la dernière page, j'ai cru hurler et pleurer de rage et de désespoir. Vous comprendrez. Et dire qu'il faudra patienter longtemps - 2012 - pour la suite ! C'est frustrant...
Envie d'un roman doux, tendre et merveilleux ? D'une rencontre forte, belle et revitalisante ? Lisez Delirium ! Ce livre vous fera prendre conscience que l'amour donne la vie, qu'il est souffrance et bonheur à la fois, mais que ça vaut le coup et qu'il faut refuser les barrières, les frontières, les prisons ! Qu'on ne peut pas être vraiment heureux si on n'est pas aussi malheureux parfois. 

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Delirium - Lauren Oliver smileyc219
Hachette, coll. Black Moon (2011) - 450 pages - 18€
traduit de l'anglais (USA) par Alice Delarbre

Francesca est également TOTALEMENT emballée !


22/10/10

Fièvre - Les loups de Mercy Falls #2

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Dès les premières pages, ce qui nous frappe, c'est l'impression de retourner sur un territoire déjà conquis. Mercy Falls, petite bourgade paisible, environnée par les bois, peuplés par des loups. C'est toute une ambiance qui nous retombe dessus, le froid, l'inertie, le romantisme, l'attente. Ce n'est plus une nouveauté, puisqu'il s'agit du deuxième livre, nous savons où nous mettons les pieds et nous nous y sentons parfaitement à l'aise, sans plus d'attente que de connaître la suite. Où en sont Sam et Grace ? Nous réservent-ils la même sérénade - une histoire d'amour terriblement romantique, sans accroc, acquise de longue date, comme une certitude que 1 + 1 = 2 ?

Oui, Sam et Grace s'aiment toujours d'amour tendre et romantique. C'est beau, c'est touchant, c'est poétique et lyrique. Mais le sort en a décidé autrement. Cela commence par des migraines, Grace se plaint de ne pas être en forme, puis elle est frappée de fortes fièvres, de douleurs, de rêves hallucinatoires (la jeune fille est toujours obsédée par les loups et par sa non-transformation). Ses parents découvrent Sam dans son lit, ils se fâchent et décident de se comporter comme des adultes, en punissant leur fille et en interdisant Sam de revenir chez eux. C'est la partie la plus rasoire de l'histoire, mais il faut passer par là. Cela rend la fin encore plus poignante...

Au milieu du roman, l'histoire piétine un peu et ce n'est pas la présence de Cole, un chanteur de rock très sexy, mais qui veut garder l'anonymat, et qui a choisi de changer de vie en acceptant de devenir un loup, ni la présence d'Isabel, la soeur de Jack (cf. Frisson), très belle, intelligente et arrogante, qui réhaussent l'intérêt du roman. Leurs personnages reboostent la romance trop mélancolique de Sam et Grace, donnent du piment à la lecture, mais ne sauvent pas le tâtonnement perçu à mi-parcours. Et encore une fois, c'est à la fin que tout bascule, que les idées volent dans tous les sens, que ça s'éparpille en laissant le lecteur à bout de souffle. Ou à peu près.

Je crois que cette série me laissera le souvenir d'une écriture romantique, propre à l'histoire, une écriture parfaitement reconnaissable, avec un rythme, un son, une musique, même si celle-ci n'est pas perceptible en VF (la traduction n'est pas mauvaise, mais maladroite, distribuant trop souvent des "mon amie" pour "my girlfriend", ou pour éviter de répéter le prénom de Grace dans un même paragraphe, des "mon grand loup" pour "bucko", etc. C'est dommage. Cela altère la magie, le ton n'y est plus, ou cela sonne différent.)

Maggie Stiefvater, par sa sensibilité et son sens de l'évocation, de ressentir les choses, sait admirablement nous troubler. Je ne suis pas une grande fan de cette série, et pourtant je m'y retrouve à chaque fois engluée, non seulement curieuse de connaître les soubresauts de la trame romanesque, mais surtout fascinée par ce style littéraire, si propre, si cher et si rare dans les romans catalogués pour *jeunes adultes*. L'action n'est pas privilégiée, place davantage à l'émotion et aux sentiments, c'est du domaine du cérébral (et beaucoup moins hormonal) ! Et c'est bien aussi !!!

Fièvre, de Maggie Stiefvater
Traduit de l'anglais (USA) par Camille Croqueloup - titre VO : Linger
Hachette, coll. Black Moon (2010) - 400 pages - 18€

 

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17/09/10

The Morganville Vampires #1

glass_houses_1Au début, j'étais totalement emballée par ma lecture : nouvelle série, nouvel univers, lequel se révèle gothique sans trop forcer la dose, et une histoire qui ne demande qu'à se déployer, j'étais cliente ! D'entrée de jeu, c'est plutôt rude, l'héroïne, Claire, étudiante de seulement seize ans (un génie), est le souffre-douleur de la Reine Monica, une garce insupportable, que j'ai même trouvée particulièrement chiante à la longue, en souhaitant in petto qu'on passe vite à autre chose (cela m'a fait penser au premier tome de Vampire Academy de Richelle Mead, Mia aussi était lourde, ça s'est calmé ensuite).

Claire quitte donc son dortoir et emménage chez Michael Glass, propriétaire d'une vieille maison atypique, qu'il partage avec deux autres jeunes gens, Eve et Shane. Ce que la jeune fille ignore, c'est que Morganville est totalement régie par les vampires, qu'il est dangereux de sortir la nuit et que la plupart des habitants ont passé un pacte avec l'ennemi, à l'exception des résidents de la maison Glass. Claire va mettre un bazar monstrueux dans le système, et à trop vouloir l'aider, ses camarades vont trop s'impliquer, ce qui conduit la petite tribu à devoir chercher encore plus loin des solutions pour réparer les dégâts. Le cercle infernal.

Glass Houses, donc, est une série qui ne fait pas dans la dentelle : ça se castagne, ça saigne un peu, ça menace à tour de bras, ça rend les filles hystériques et ça donne des garçons un peu machos (Shane endosse rapidement son rôle de saint-bernard, lui qu'on nous vend comme un tombeur de belles blondes, et qui va craquer pour la petite Claire, sympa...). Après lecture de ce tome 1, honnêtement je ne sais pas quoi penser de ce livre. J'ai quelque part trouvé que c'était plaisant, même si l'histoire souffrait de longueurs, qu'elle se cherchait aussi mais qu'elle était promise à des développements attrayants, il faudrait donc lui laisser sa chance pour connaître la suite, car là, maintenant, tout de suite, je ne crie pas au génie non plus.

Le problème, c'est que je m'attendais à une série un peu plus mature. Les personnages, stéréotypés à mon goût, cuisinent du chili, boivent de la bière et jouent à la console. Michael, lui, vit la nuit et joue de la guitare. C'est le personnage que j'ai longtemps trouvé le plus curieux, mystérieux et attirant, mais je suis restée sur ma faim. Claire, l'héroïne malgré elle, est un crack, à seize ans elle est déjà à l'université, elle se débrouille plutôt pas mal pour faire face à tout ce qu'elle découvre (les vampires, en premier !), et son seul défaut est de toujours fourrer son nez dans des affaires louches pour s'attirer des ennuis. D'où son rapprochement avec Shane, toujours prêt pour assurer ses arrières.


Je ne jugerai qu'au deuxième tome si la série est à la hauteur de l'engouement qu'elle soulève aux USA ! Pour l'instant, j'aime bien mais je ne suis pas complètement mordue.

Glasses Houses - Rachel Caine

challenge Lire en VO - 28

 

 

 

 

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Disponible en VF dès le mois d'octobre chez Hachette, coll. Black Moon, sous le titre : Vampire City, tome 1 : Bienvenue en Enfervampire_city

 

01/04/10

...and me holding this moment that was as fragile as a bird in my hands.

frissonFrisson de Maggie Stiefvater (Hachette - 1 avril 2010)

Grace est obsédée par les loups qui vivent dans la forêt près de sa maison. Plus jeune, elle a été mordue et sauvée par un loup aux yeux jaunes. Il est souvent là, à l'observer. Ce n'est pas un loup comme un autre... puisqu'il s'agit de Sam. A l'approche des beaux jours, il devient le garçon qu'il était. Le garçon amoureux de Grace. Un jour où une bande de chasseurs tente de se débarrasser des loups, Sam est blessé. C'est au tour de Grace de le sauver.

Suivront quelques mois d'une passion amoureuse très romantique, un peu monotone à mon goût, j'attendais plus de passion mais l'histoire privilégie l'émotion. Avis aux fleurs bleues, ce roman va vous bouleverser. D'ailleurs, ça n'a pas loupé avec moi. Les 100 dernières pages m'ont totalement captivée, avec un final qui vous laissera particulièrement à cran.

Une suite paraîtra en juillet 2010 aux USA, avec pour titre Linger.

PIQÛRE DE RAPPEL : le roman est enfin disponible en français - j'en parlais ICI.

 

“You two are too cute,” the counter girl said, setting two cups piled with whipped cream on the counter. She had a sort of lopsided, open smile that made me think she laughed a lot. “Seriously. How long have you been going out?”
Sam let go of my hands to get his wallet and took out some bills. “Six years.”
I wrinkled my nose to cover a laugh. Of course he would count the time that we’d been two entirely different species.
“Whoa.” Counter girl nodded appreciatively. “That’s pretty amazing for a couple your age.
Sam handed me my hot chocolate and didn’t answer. But his yellow eyes gazed at me possessively—I wondered if he realized that the way he looked at me was far more intimate than copping a feel could ever be.
I crouched to look at the almond bark on the bottom shelf in the counter. I wasn’t quite bold enough to look at either of them when I admitted, “Well, it was love at first sight.”
The girl sighed. “That is just so romantic. Do me a favor, and don’t you two ever change. The world needs more love at first sight.”

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18/03/10

Les histoires d'amour, c'est un jeu, rien qu'un jeu.

Qu'est-ce que j'aime les couvertures de la collection Black Moon !

baiser_de_langeDernier né de l'écurie, Le Baiser de l'Ange (Kissed by an Angel) a été publié cinq ans après la sortie du film Ghost. Pourquoi je vous raconte tout ça, mais parce qu'il me semble que le film a été la principale source d'inspiration de l'auteur ! Plus d'une fois, je m'y suis revue : Sam et Molly, leur grand amour, la mort, lui qui devient fantôme et communique avec une médium un peu barrée, sa mission est d'aider sa dulcinée car elle court un grave danger. Et blablabla.  Normal d'être un chouia surprise lorsque, à la place de Sam et Molly, vous prenez Tristan et Ivy. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont amoureux et un accident les sépare. Cette fois, pas de fantôme à l'horizon mais un ange. Avouons que c'était couru d'avance, tant l'histoire répète la passion ô combien envahissante d'Ivy pour les anges !

L'histoire n'est donc nullement originale mais le roman s'avère tendre et touchant, ce qui n'a pas manqué de me plaire. A vrai dire, ce premier tome flirte avec des scènes légères et drôles pour nous raconter une romance adolescente, on ne tombe pas à la renverse mais c'est joli. Ce qui m'apparaît davantage captivant se trouve dans le mystère que soulève Tristan sur son accident. Un voile sombre était déjà apparu - le jour de l'anniversaire du jeune Philip - plaçant le lecteur dans la délicate posture de dévisager tous les personnages de façon suspecte.

Voilà qui m'interpelle assez pour vouloir connaître la suite... La parution des deux tomes suivants est rapprochée : juin et octobre 2010.  Sachez aussi que l'édition originale a rassemblé les trois romans (Kissed by an Angel / The Power of Love / Soulmates) en un seul volume.

Le Baiser de l'Ange ~ Elizabeth Chandler
Hachette, coll. Black Moon, 2010 - 230 pages - 14€
traduit de l'anglais (USA) Catherine Guillet

 

 

25/02/10

Did you know you get one happy day for every one you catch ?

One happy day for every falling leaf you catch.

Plus jeune, Grace a été attaquée par les loups qui vivent dans la forêt, près de sa maison. Elle a été sauvée par l'un d'eux, celui aux yeux jaunes. Depuis, Grace a développé une véritable obsession pour les loups, et notamment pour celui qu'elle nomme son loup. Ils vivent tout près d'elle, ils chantent leur complainte la nuit, ils guettent les humains et elle les attend. Durant l'été, elle perd toute trace d'eux, comme s'ils disparaissaient vers des contrées plus froides, toujours plus glaciales.

Un jour, un camarade de son lycée est porté disparu avant d'être retrouvé assassiné par la faute des loups. Les esprits s'échauffent et une battue est organisée. Grace tente d'intervenir pour que cesse le massacre, à la place elle découvre sur le perron de sa maison un garçon à peine plus âgé qu'elle. Il est nu, dans les vapes car grièvement blessé. N'écoutant que son courage, Grace décide de l'emmener à l'hôpital car cet inconnu lui rappelle étrangement quelqu'un.

Il s'agit de Sam, bien entendu. Son loup aux yeux jaunes sous son apparence humaine.

Shiver_UKC'était tellement facile d'aimer ce roman, qui parle d'une histoire d'amour quasi vouée à l'échec, l'histoire d'une passion éphémère, donc forte dans l'instant car appelée à disparaître d'un jour à l'autre, sans que les concernés puissent l'empêcher. Sam et Grace auront beau se battre pour imposer leur amour, prouver qu'à deux ils sont plus forts, ils ne peuvent rien contre l'appel du sang ou du clan. Sam est un loup, il se métamorphose dès l'annonce du froid, sa meute veille au loin pour lui rappeler sa place, et notamment une jeune louve dévorée par la jalousie et l'ambition. Grace, de son côté, a toujours su que son destin était lié à celui de Sam, parce qu'il lui a sauvé la vie et parce qu'il a recollé les morceaux épars de son existence solitaire, de ce fait elle a longtemps espéré pouvoir le rejoindre et être l'une des leurs. C'est l'une des grandes questions qui se pose dans l'histoire : pourquoi Grace, malgré ses morsures, ne s'est jamais transformée ? Cela va servir à alimenter des théories un peu folles, un jeune loup en colère va croire en l'existence d'un remède et tourmenter ses proches pour atteindre Grace.

Tout ceci surgit bien tardivement dans le récit, car au début j'avoue m'être un peu ennuyée. On a droit à des mamours, toujours des mamours. Ce n'est même pas l'émotion d'un jeune couple qui se découvre et qui tombe amoureux. Non, l'histoire commence à peine que déjà Grace et Sam s'aiment. Cette évidence m'a terriblement frustrée. J'étais en effet privée des regards effarouchés, des premiers pas, de l'éclosion des sentiments. Ces trucs en toc qui sont pourtant nécessaires pour rendre la romance belle et enviable. A la place, tout était déjà servi sur un plateau et j'ai trouvé que c'était sans saveur. De plus, Sam est un garçon gentil, charmant mais très romantique. Je ne suis pas fan, je l'ai déjà dit, j'aime l'éclat et les étincelles. L'histoire de Grace et Sam se résume d'ailleurs à une phrase, déclarée par la vendeuse d'une boutique de chocolaterie : "You two are too cute."
Mignon. Ce n'est pas ... transcendant, je m'excuse.
Donc, au départ j'ai trouvé la lecture agréable mais pas franchement excitante. 

J'évoquais ma déception avec Mélanie, qui est en train de le lire. J'avais encore 100 pages sur le feu mais je n'étais pas pressée de les avaler, je trouvais que l'ensemble était plat, très lent et trop romantique, Sam ne me faisait pas battre le coeur (trop torturé comme garçon), et puis ça manquait de passion. On nous raconte une histoire qui ne tient qu'à un fil, ils ont très peu de temps à passer ensemble, donc à s'aimer follement, à la place on suit notre petit couple dans leur quotidien très routinier, on les voit même partager le même lit... en toute chasteté. Rhooo, je rugissais de mécontentement. L'auteur pourtant tente de créer une tension sexuelle entre Grace et Sam, mais c'est à peine de la suggestion, j'avoue que je n'étais pas très convaincue. Ceci dit, les 100 dernières pages ont tout bouleversé et la fin m'a définitivement scotchée !!! Oh oui ! J'ai même relu le dernier chapitre plusieurs fois, j'essayais de tout décortiquer, et maintenant j'ai envie de lire la suite ! Je n'aurais pas parié un kopek sur ce fait, je suis encore plus étonnée de cette découverte, et pas mécontente.

Verdict : c'est long, c'est lent, c'est romantique, c'est dénué de véritable action, et pourtant ça se laisse lire sans déplaisir. A noter que le couple Sam et Grace a remporté la récompense du BEST OVERALL KISS lors de la cérémonie des Smoochies de Heidi R. Kling (j'en parlais ici et vous pouvez regarder la vidéo ici).

Traduction française de Camille Croqueloup

Frisson / Maggie Stiefvater

Hachette, coll Black Moon, Avril 2010

shiver_frisson

NB : Je ferai une piqûre de rappel en temps voulu, pour ceux qui ne lisent pas en anglais.

the_dark_side_challenge   the dark side challenge - 6

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