19/09/17

En poche ! Au-dessus de tout soupçon, de Declan Hughes

AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇONDanny et Claire Brogan vivent avec leurs deux filles dans une belle propriété du Wisconsin. Ils y mènent une existence douce et heureuse, selon toutes les apparences. Mais au retour d'un weekend à Chicago - pour y retrouver son amant - Claire tombe des nues en découvrant une maison vide, sans nulle trace de son mari ni de ses enfants, et hurle d'effroi en tombant sur le cadavre de son chien. Lorsque les enquêteurs interviennent, ils trouvent à leur tour le corps d'un ami d'enfance de Danny.
Coup de projecteur sur le passé - à l'âge de onze ans, Danny et trois copains ont incendié une maison avec ses occupants à l'intérieur. Un geste accidentel et malheureux. Et une tragédie qui vient se télescoper sur la famille Brogan, trente ans après. 

Au départ, le roman surprend par son style narratif tarabiscoté - humour grinçant, tendance à blablater droit devant, mode sarcastique dérangeant. Cela a rendu mon début de lecture difficile et peu engageant. J'ai finalement passé outre pour connaître le dénouement de l'intrigue, alléchée par une entame franchement très bonne - imaginez une soirée de barbecue assez flippante, des personnages douteux, des secrets longtemps enfouis et une vengeance concoctée dans les règles de l'art. Du suspense, du flou, des meurtres sanguinaires, une jouissance déplacée à tout nous raconter... Un roman surprenant et inclassable, qui se lit avec une curiosité aiguisée. 

Traduit par Cécile Leclère (All The Things You Are)

POCKET 2017

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20/07/16

Au-dessus de tout soupçon, de Declan Hughes

Au dessus de tout soupçon

Danny et Claire Brogan vivent avec leurs deux filles dans une belle propriété du Wisconsin. Ils y mènent une existence heureuse selon toutes les apparences. Au retour d'un séjour à Chicago, où elle a retrouvé son amant, Claire tombe des nues en découvrant une maison vide, sans mari ni enfants. Seul le cadavre de son chien gît sur place et lui fait prendre conscience de la gravité de la situation. Sa voisine et belle-sœur Donna, ainsi que sa meilleure amie Dee, l'empêchent de perdre pied et la poussent à contacter la police. En se rendant sur place, les enquêteurs constatent alors la présence d'un corps. Un ami d'enfance de Danny, dont le retour rappelle un acte dramatique survenu dans le passé de celui-ci. On ne l'ignore pas, à l'âge de onze ans, Danny et trois copains, ont incendié une maison avec ses occupants à l'intérieur. Un geste accidentel et malheureux. Une tragédie qui vient se télescoper sur la famille Brogan, trente ans après. 

Cet étonnant roman, qui a su me séduire par son accroche, n'a pourtant pas été une sinécure, du fait de son style narratif tarabiscoté. Ce n'est pas seulement son humour grinçant qui interpelle, c'est sa tendance à blablater droit devant sur un mode sarcastique dérangeant. Cela a donc rendu mon début de lecture difficile et peu engageant. J'ai finalement passé outre pour connaître le dénouement de l'intrigue, alléchée par une entame franchement très bonne, une soirée de barbecue assez flippante, des personnages douteux, des secrets longtemps enfouis et une vengeance concoctée dans les règles de l'art. Du suspense, du flou, des meurtres sanguinaires, une jouissance déplacée à tout nous raconter... Un roman assez surprenant et inclassable, qui se lit facilement. 

Traduit par Cécile Leclère (All The Things You Are) pour les éditions Presses de la Cité, Février 2016

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19/05/15

Par le feu, de Jane Casey

Par le feu

La police londonienne traque désespérément celui qu'on surnomme le Crémateur, qui doit son sobriquet à sa manie de brûler des jeunes femmes au gré de ses rencontres. On compte déjà quatre victimes, sans indice, ni témoin. La découverte du corps martyrisé de Rebecca Haworth relance l'affaire et c'est la jeune recrue, Maeve Kerrigan, qui a la charge de dépatouiller ce dossier épineux. L'intrigue est riche en surprise et captivante, alors qu'elle suit une ligne de conduite propre, lisse, assez classique. Pas de détails obscènes, ni de cadence infernale. Ici on talonne le tempo de Maeve, une héroïne ordinaire, appliquée et compatissante, mais au tempérament affirmé, dès lors qu'on la catalogue de jolie plante catapultée par la promotion canapé, parmi ses collègues sexistes. Son enquête ne cessera de rebondir au gré des découvertes faites sur la vie de Rebecca, éclipsant ainsi le serial-killer, mais la séance de torture psychologique n'en est pas moins intense, puisque suspects, victimes et manipulateurs se croisent, sans différenciation possible. Cette nouvelle série offre pour originalité de se centrer sur la sensibilité et l'intuition féminines, ce qui ne manque ni de charme, ni d'attrait !

10/18 ♦ Septembre 2014 ♦ Traduit par Cécile Leclère pour les éditions Presses de la Cité ♦ Suite disponible : Dernier jugement

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13/02/14

Attachiante, de Sarra Manning

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Quelle bonne tranche de rigolade a su offrir cette lecture ! C'est sur la base commune que tout les oppose, ils se détestent et pourtant ils ne font que se croiser, que débute notre petite histoire. Jeane Smith est une originale, une excentrique, par son look, ses idées, sa façon de vivre. Michael Lee est beau gosse, populaire, sexy, attachant, serviable. Pour elle, il est hyper arrogant et prétentieux. Pour lui, elle n'est rien qu'une folle mal fagotée.

Ces deux-là se parlent la première fois car Michael suspecte sa petite copine de flirter avec le petit copain de Jeane, ou inversement. Perplexe, notre demoiselle met les pieds dans le plat et sème malgré elle une zizanie à petite échelle (cela reste tout de même cantonné dans la sphère du lycée). Jeane est également une sommité dans l'univers 2.0, elle tient un blog, tweete à longueur de journée, a développé sa marque, donne des conférences, etc. Elle vit carrément sur une autre planète que celle de ses congénères.

À ses yeux, Michael Lee incarne tout ce qui la hérisse, il le lui rend bien, et pourtant toute cette tension électrique entre eux va finir par leur exploser en pleine figure. Devinez quoi ? Ils vont se jeter dans les bras l'un de l'autre, en cachette bien évidemment. Cela pourrait nuire à leur réputation. C'est très, très drôle de suivre leur “idylle” impossible, ponctuée de joutes verbales, de taquineries, de chamailleries. C'est plus fort qu'eux, il faut qu'ils rejettent toute idée romantique de leur folle liaison, qu'ils mettent sur le compte d'une pulsion physique et hormonale.

Qu'est-ce que j'ai pu rire, sourire, ricaner, glousser, en demander encore ! C'est bon aussi d'avoir une héroïne à forte personnalité, qui rappelle ainsi la vieille notion du Girl Power chère aux Spice Girls, même si toute cette fanfaronnade masque bien évidemment des blessures profondes et un sentiment amer de solitude. J'ai juste trouvé que ça manquait de punch vers la fin, surtout après le passage à New York, mais les 3/4 du roman sont à déguster, sans faire la fine bouche. C'est la bidonnade assurée !

Hachette jeunesse, septembre 2013 - traduit par Cécile Leclère

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05/02/14

Un Baiser pour la Nuit, d'Anna Godbersen

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Le miracle n'aura finalement pas eu lieu, la série se termine sans avoir jamais réussi à regagner mon plein enthousiasme. Je me sens déçue, un peu flouée, d'avoir perdu l'étincelle à laquelle j'associais aveuglément les livres d'Anna Godbersen. Et pourtant, cette saga avait tout pour me plaire (les années 20, son ambiance glamour, stimulée par les interdits mais cernée par tous les dangers).

Bref, nos trois héroïnes ont su se construire un destin hors du commun : Cordelia dirige son propre night-club, Letty récolte les lauriers de la gloire et vient d'obtenir son premier grand rôle au cinéma, Astrid a enfin son gros diamant au doigt. Mais, mais, mais... tout n'est que poudre aux yeux ! Le revers de la médaille est terrible, vous imaginez bien, l'auteur n'est pas en reste pour nous renverser la tête et broyer notre petit coeur tendre.

Disons-le franchement, la fin est grandiose, avec un dénouement invraisemblable mais absolument imprévisible. De quoi vous affoler les sens et le palpitant. Cela part dans tous les sens, c'est follement romanesque, passionné, dramatique et bouleversant. Du grand Anna Godbersen, comme du temps de sa saga des Rebelles ! C'est regrettable qu'elle n'ait pas su tirer profit de la matière en or qu'elle avait entre les mains, car la série, de qualité inégale, n'a pas su se renouveler et a peut-être abusé de son identité futile et sensuelle.

« ... quand le monde me paraît un peu trop triste, trop misérable, alors je repense à nos beaux atours de cet été-là, et à tout ce dont nous rêvions avant l'automne. Voyez ? Je vous l'avais dit. Ces filles aux yeux brillants qui gravitaient autour de New York comme des papillons, à quelle vitesse elles se trouvèrent emportées dans le tourbillon de ses folles nuits ! Chacune réussit à fuir New York à sa manière - l'une est célèbre, l'autre est mariée, la troisième est morte. »

Albin Michel, coll. Wiz, novembre 2013 - traduit par Cécile Leclère
illustration de couverture (très belle) : Sophie Leblanc

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