30/05/20

La Confession, par Jo Spain

La Confession city

Alors qu'elle passe une soirée paisible avec son mari dans leur maison, un individu débarque pour assassiner froidement celui-ci sous ses yeux. Le même individu se rend aussitôt à la police pour avouer son crime.

Entre une épouse traumatisée et un coupable trop idéal, les enquêteurs font finalement grise mine. Un détail cloche. Pour en avoir le cœur net, ils cherchent à gratter la couche de vernis qui couvre leur confession (trop parfaite pour être honnête ?).

Et quelle histoire ! On comprend rapidement qu'on nous mène en bateau mais on ne devine pas tout de suite qui manipule qui et inversement. En tout cas, le roman se lit d'une traite : cela débute comme un conte de fée. Une étudiante issue de sa campagne arrive en ville et croise le chemin d'un riche et séduisant banquier. Elle l'épouse et vit une existence de rêve.

Mais Harry McNamara a plusieurs cordes à son arc et ne détient pas forcément celle du fiancé idéal. Pourtant Julie s'enferme dans son délire, quitte à accepter les pires affronts. Selon qu'elle aime ou qu'elle est aimée, elle s'arrange pour être esclave ou souveraine.

Alors oui ! c'est particulièrement tordu et toxique. Accrochez-vous. Toutefois, le plan est perfide et d'une ingéniosité diabolique. Au fil des chapitres et des révélations, on ne sait plus à quel saint se vouer !

Une vraie torture psychologique avec du bon suspense tendu au cordeau... pas mal du tout !

City éditions, 2018 

Traduit de l'anglais (Irlande) par Marion Boclet

REPRIS EN FORMAT POCHE

 

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22/05/20

Mensonges au Paradis, de Lucy Clarke

Mensonges au ParadisAprès Les Sœurs de l'océan - lecture magique et bouleversante - je n'ai pas hésité pour découvrir ce deuxième roman de Lucy Clarke. Une fois encore, le dépaysement est au rendez-vous : cadre paradisiaque et esprit bohème. C'est du petit lait à boire.
Deux amies décident de partir à l'autre bout du monde pour un long voyage. Elles font la connaissance d'un équipage qui parcourt l'océan austral à bord d'un voilier et acceptent de les accompagner pour la suite de leur périple. L'ambiance est insouciante, festive et sans attache. L'entente au sein du groupe est au beau fixe. Tout est beau dans le meilleur des mondes.
Et puis tout dérape lors d'une soirée trop arrosée en cocktails. Gueule de bois au réveil bientôt précédée par la découverte de la disparition de l'un d'entre eux. 
Les questions se bousculent, le doute s'installe et la tension est exacerbée.
Face au capitaine tyrannique, aux non-dits de la bande et à la volte-face de son amie, Lana choisit finalement de retourner sur la terre ferme. Mais au bout de quelques mois, elle apprend que le voilier a fait naufrage et que les secouristes luttent pour repêcher ses anciens camarades.


Le roman joue donc sur deux temps - le présent nous fait vivre l'attente avec ses questions (que s'est-il passé, combien de survivants, que raconter aux enquêteurs...), tandis que le passé remonte les événements et raconte le rêve devenu cauchemardesque. Sur tous les plans, le suspense est entier et savamment distillé ! J'ai tourné les pages, comme une folle. J'étais aussi totalement subjuguée par l'exotisme de l'histoire : non seulement le décor est idyllique et invite à l'évasion, mais chaque élément est palpable. On sent les rafales qui fouettent le visage, les vagues qui se déchaînent sous les pieds, la chaleur du soleil qui brûle la peau... C'est tout simplement grandiose.
Cette lecture renferme beaucoup de potentiel - secrets et mensonges sous les tropiques. L'affiche fait rêver et on passe un très bon moment !

City éditions, 2016 - Traduit par Jocelyne Barsse

 

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16/05/20

Qui veut la peau d'Anna C. ? par Sophie Henrionnet

qui veut la peau dannacC'était tellement drôle ! J'ai savouré chaque page de cette lecture... déjantée et rocambolesque. Les personnages sont au top : Marie est une héroïne formidable, tantôt gaffeuse, tantôt frondeuse. Elle se retrouve, vraiment par hasard, au cœur de l'action et embarque avec elle un individu croisé en chemin. Leur tandem de choc fait énormément sourire, les réparties fusent, il n'y a aucune séduction balourde ni aucune vulgarité. C'est assez frivole et néanmoins rafraîchissant.
En bref, j'ai beaucoup aimé. ♥

À la mort de sa supérieure, Marie s'imaginait récupérer son poste de bibliothécaire en chef. Au lieu de ça, c'est la maîtresse du maire qui décroche le pompon. Notre célibataire malchanceuse préfère noyer son chagrin dans l'alcool. Ce soir-là, au bar, elle se désespère après un rendez-vous qui ne vient pas. Or, en quittant les lieux, elle est agressée sur le trottoir avant d'être secourue par un cycliste qu'elle recueille également, par pure philanthropie, dans son appartement. Sans rien comprendre, ils vont devenir les acteurs d'une aventure incroyable (mais sacrément périlleuse). Et dire qu'il a suffi d'un simple malentendu pour faire naître un tel chaos ! (Marie a décliné une fausse identité et lâché Anna Costello sur un coup de tête, sauf que c'était le dernier nom à donner pour vivre en paix). Hahaha.

La lecture est hyper enjouée et distrayante - on ne voit pas le temps passer et le suspense est bien entretenu. Beaucoup d'ingéniosité dans le scénario et quelques jolis moments d'émotion, sans compter les traits d'humour qu'on avale à grandes rasades... vous devinez la saveur du cocktail et vous réclamez déjà quelques verres, si je ne m'abuse ? 😁

City éditions, 2017 - format poche : 2018

 

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03/09/19

Je déteste tellement t’aimer ! par Anna Premoli

Je déteste tellement t’aimerL'an dernier j'avais lu et adoré Pas facile d'être une fille facile si bien que j'avais décidé de lire à l'avenir tous les romans d'Anna Premoli !
Dans cette histoire on retrouve le sempiternel schéma des deux opposés qui s'attirent et qui luttent pour ne pas courber l'échine avant l'autre. Ian et Jenny travaillent ensemble dans la même banque depuis sept ans mais se détestent cordialement. Tous deux sont ultra compétitifs et perfectionnistes dans l'âme. Leur relation houleuse fait trembler les murs et leurs collègues jusqu'au jour où ils sont contraints à bosser sur le même dossier.
En fait, ce que Jenny reproche à Ian tient à ses origines (aristocratiques), son arrogance (parce qu'il est très beau) et son caractère insupportable (il est obstiné et adore les défis). Jenny est pugnace. Pendant longtemps elle va refuser de lâcher prise et de renoncer à ses principes, elle dont la famille est branchée bio, vegan & antimonarchique. Inversement, Ian supporte péniblement le poids de son héritage avec ses hordes de groupies désireuses de lui passer la corde au cou.
Aussi, propose-t-il un marché farfelu à son hystérique partenaire - prétendre être en couple pour la galerie et calmer les ardeurs des parasites - ce à quoi Jenny consent après d'âpres négociations. Forcément cela engage notre couple à vivre des moments qui dépassent les accords tacites et évidemment cela rend ces instants savoureux et cocasses.
Par contre c'est usant aussi car le couple est querelleur à l'excès. Trop de barrières et d'œillères pour un résultat couru d'avance. Mais ils ont aussi du charme à revendre, des sourires, des regards, de la persévérance... Au final j'ai pas mal gloussé et ricané comme une bécasse ! 
Bref. C'était la parfaite petite lecture - légère et distrayante à souhait - une tendre comédie qui me fait craquer.

City éditions (2016)

 

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31/07/19

Pulpeuse fiction, de Sophie Noël

Pulpeuse fictionDe l'humour et de la bonne humeur avec une héroïne gaffeuse qui cherche désespérément le grand amour et la confiance en soi ! Demandez le programme.

Vous avez donc Victoire, presque 30 ans, ses courbes rondes et pulpeuses, son coup de foudre pour un prof de musique et son projet fou pour le conquérir. Elle parvient à obtenir un poste dans son collège mais s'emmêle les pinceaux pour se valoriser car elle enchaîne les bourdes dès qu'elle est en sa présence. Résultat, elle tombe dans les bras d'un bellâtre qui ne doute pas de son sex-appeal et s'attelle à suivre un programme de choc pour perdre ses kilos et sculpter sa silhouette en se forgeant un mental d'acier. Elle accepte aussi de rejoindre la nouvelle chorale scolaire et loue son potentiel insoupçonné après avoir abusé du vin rouge (prétend aussi être en possession du fascicule perdu de Mozart). Bref.

Entrez dans la ronde et suivez la cadence infernale avec cette tornade de folie douce & de joie de vivre. C'est extrêmement rafraîchissant et optimiste à lire. Seul souci : le casting des spécimens masculins est loupé. On ne s'attache pas du tout aux deux zozos et on ne comprend pas bien l'alignement des planètes ni l'alchimie soudaine qui se crée. C'est trop soudain. On n'y croit pas une seconde. Dommage car le reste du bouquin est top. Et c'est carrément grâce à son héroïne - Mademoiselle Victoire Sting !

City éditions (2016) - également disponible en format poche

description

Extrait Gif : I FEEL PRETTY (Moi, belle et jolie) film américain écrit et réalisé par Abby Kohn & Marc Silverstein, sorti en 2018. Il met en vedette Amy Schumer, Michelle Williams, Emily Ratajkowski, Rory Scovel et Naomi Campbell. Très, très drôle.

 

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13/05/19

On a dévalisé la queen ! de Jean-Francois Quesnel

On a devalise la queenRécemment divorcée, Darcy décide de poser ses valises en Ecosse pour y refaire sa vie. Elle habite avec Churchill son chien, près des ruines du manoir de Merryton. Le lieu l’envoûte et évoque des souvenirs lointains, lorsque son excentrique grand-mère lui racontait la légende d’un trésor enfoui dans les murs de la vieille bicoque.
Un siècle plus tôt, le manoir a en effet hébergé la reine Victoria, le temps d’une nuit, mais au cours de laquelle un bijou en diamant a été dérobé. Ledit bijou n’a jamais été retrouvé et Darcy a bien l’intention de résoudre l’énigme. 

Oui, c'est vrai, cette lecture est parfaitement grotesque et néanmoins distrayante !
Roman lu en à peine deux heures - parfois avec des yeux ronds comme des billes - j'ai vite pris mon parti d'en rire car c'est tantôt débile tantôt loufoque.
En ce qui concerne la partie de l'histoire se déroulant au XIXe siècle, franchement, on oublie. C'est creux, absurde et vulgaire. 
Par contre l'intrigue basée en 2015 est rigolote. Elle nous fait voyager en Écosse, dans des vieilles demeures hantées, cernées de fantômes, en pleine campagne paumée, battue par la pluie et le vent. J'ai adoré cette ambiance.
Mieux vaut donc sourire en imaginant une mascarade ou une blague de potache. L'héroïne est une Agatha Raisin qui ne fait que baver devant les hommes qu'elle croise, en rêvant à des passions torrides.
Oui, oui. C'est du grand n'importe quoi. Ou disons qu'on se marre tout du long tant la dérision est de rigueur (du moins, j'espère que c'était l'intention de l'auteur). Gloups.

City éditions, 2016

 

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10/01/19

La petite librairie des gens heureux, de Veronica Henry

La petite librairie des gens heureuxQuoi ? Un roman qui parle de livres et de librairie ! Il ne m'en fallait pas davantage pour partir en vrille. Au final, j'ai été agréablement surprise par cette lecture pleine de charme et de gourmandise. Un roman qui ne paie pas de mine et qui vous prend totalement au dépourvu.
Direction un petit village de la côte anglaise, Peasebrook. Le propriétaire de la librairie locale vient de mourir en léguant à son unique fille son bien le plus précieux, Nightingale Books. Mais Emilia se retrouve avec un lourd fardeau sur les bras, car la librairie se porte mal et les dettes s'accumulent. Son père vivait d'insouciance et de passion. Aujourd'hui, Emilia doit décider si elle poursuit l'aventure droit dans le mur ou se résoud à vendre la vieille bâtisse à un promoteur âpre au gain.
Pourtant, elle découvre rapidement l'existence d'une communauté très attachée à la librairie : des amoureux des livres, mais aussi des personnes ayant toutes aimé profondément son propriétaire. Julius était un homme formidable, attachant, avec le cœur sur la main. Tous ont désormais conscience qu'ils ne peuvent pas abandonner Nightingale Books et entendent soutenir Emilia face à son héritage.
Les petites histoires viennent ainsi s'immiscer, ci et là, avec sa brochette de personnalités affables. Chacun y va de son anecdote, mais aussi de ses secrets ou de ses ambitions, pas toujours honorables. Autant de petites billes qui roulent et viennent s'entrechoquer pour créer une formidable osmose. Oui, il y a dans cette lecture une aura magique et poignante : une harmonie réelle et captivante.
J'étais finalement bien lovée dans mon canapé à tourner les pages du roman. Avec un sourire niais sur le visage. Je me sentais dans mon élément, parfaitement chouchoutée dans cette ambiance. Comme un doux refuge qui inspire un vrai confort. Ne cherchez pas le moindre soubresaut, juste l'assurance d'une rencontre improbable et néanmoins lumineuse. J'ai été conquise sur toute la ligne : effet cocooning assuré !

City éditions (2017) - Traduit par Ariane Maksioutine

Titre VO : How to Find Love in a Bookshop

Existe en format poche (2018)

 

 

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07/01/19

Rêver n'est pas un vilain défaut, de Carole Cerruti

Rever n'est pas un vilain defautCélibataire, sans carrière ni ambition, Elisabeth Wood est le mouton noir de la famille. Repliée à New York, où elle bosse dans une petite librairie, elle reçoit une invitation à laquelle elle ne peut déroger : le gala des anciens étudiants, organisé par sa belle-mère à Londres. Dépitée, la jeune femme refuse de paraître seule et souscrit à la proposition indécente de sa meilleure amie en engageant un acteur inconnu pour jouer son petit ami pendant quatre jours.
Mais à l'aéroport, Elisabeth fait face à un monstrueux barbu, revêche et mal fagoté, très loin du gendre idéal choisi sur catalogue. L'entente entre eux est électrique mais Elisabeth ne peut plus reculer et se lance dans l'arène.
Va suivre une aventure cocasse et romantique, avec une héroïne qui a tout d'une Bridget Jones en puissance (jamais sans sa gaine). Avec ses kilos en trop et son manque de confiance en soi, Elisabeth n'a pas l'âme d'une guerrière et se calfeutre souvent dans son appartement pour oublier la platitude de son existence. Cette fois, elle entend bien prendre le dessus sur son insupportable demi-sœur et se venger de son ex pour l'humiliation publique subie dix ans plus tôt.
L'ambiance au manoir promet bien des surprises. De son côté, Damon se plie volontiers aux exigences de son contrat et déploie des trésors de charme et de tendresse. Elisabeth sent son cœur chavirer, mais garde en tête qu'il est payé pour incarner le prince charmant. Et rien d'autre.
Résultat, on succombe avec un sourire canaille aux nombreuses péripéties de cette comédie un peu lourdingue, mais débordante de peps et de fraîcheur (dans la lignée des films anglais un peu barrés). La recette est facile et néanmoins distrayante - j'admets qu'au bout de 100 pages j'étais complètement ligotée aux pages du roman. C'est le genre d'histoire qui fait rêver, en toute lucidité, et qui permet de s'évader du quotidien pour quelques heures.
Bref. Mission accomplie : on craque. On glousse. Même pas honte.

City éditions (2018)

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18/12/18

Lion, de Saroo Brierley & lu par Julien Allouf

Lion Saroo Brierley

Au départ, cette lecture ne m'enchantait pas particulièrement, d'où mon agréable surprise de découvrir un récit d'une grande fluidité, lu impeccablement par Julien Allouf et soutenu par un rythme entraînant.

Ce roman raconte l'histoire de Saroo qui, à l'âge de cinq ans, s'est endormi dans un train pour se réveiller dans une ville inconnue, loin de sa famille. L'enfant va errer comme un malheureux dans les rues de Calcutta avant d'être confié à un orphelinat pour être adopté par un couple d'Australiens. Exilé loin de ses racines, le garçon va grandir en espérant reprendre des nouvelles des siens. Bien des années plus tard, Saroo va retracer la route du chemin de fer sur Google Earth et ainsi obtenir les indices précieux qui vont le guider jusqu'à sa famille indienne. Un vrai miracle.

Aussi stupéfiante soit-elle, cette histoire est tirée de l'expérience personnelle de l'auteur. Saroo Brierley n'a en effet rien inventé et nous raconte son incroyable épopée en toute modestie, sans jouer les héros, sans titiller la corde sensible non plus. Il relate les faits avec sobriété et émotion. Si cela avait été une simple fiction, j'aurais franchement tiré la langue. Au lieu de ça, j'avais les yeux écarquillés à l'écoute de son histoire : j'ai eu peur quand il était livré à lui-même et aux rencontres hasardeuses, j'ai usé la rétine de mes yeux à scruter son écran d'ordi pour scanner comme un forcené des kilomètres et des kilomètres d'un territoire étranger, j'ai croisé les doigts pour raviver la flamme du souvenir, j'étais bouleversée à l'heure des retrouvailles, tout en me demandant quel accueil lui serait réservé ou comment sa famille adoptive appréhenderait cette entreprise.

C'est une lecture assez courte (environ 6 heures) et pourtant les événements se bousculent. Saroo n'en demeure pas moins lucide quant à la dualité de son parcours, entre son appartenance au présent et son attachement au passé. Mais son aventure est exceptionnelle et inspire magie, espoir et merveilleux. Car Saroo est né sous une bonne étoile, promis à un destin hors du commun et nous inspire autant d'admiration que d'empathie. Très bonne découverte écoutée pour le #ClubAudible de décembre 2018 !

©2017 City Éditions. Traduit de l'anglais par Christophe Cuq (P)2018 Audible Studios

Adapté au cinéma par Garth Davis (2016) : Regarder la bande-annonce sur YouTube


Discussion FB entre les partenaires blogueurs membres du  #ClubAudible, autour de la version audio de « Lion » de Saroo Brierley, lue par Julien Allouf. 

Pour bien commencer, voici la première question : Quel est votre avis sur "Lion" ? Avez-vous apprécié l'histoire ? La performance de Julien Allouf a-t-elle su vous convaincre, vous émouvoir ?

Avis positif ! Au départ, cette lecture ne m'enchantait pas particulièrement, d'où mon agréable surprise de découvrir un récit d'une grande fluidité, lu impeccablement par Julien Allouf et soutenu par un rythme entraînant. Je n'ai pas été émue mais charmée par la simplicité avec laquelle l'histoire s'écoule.

Deuxième question : Qu'avez-vous pensé du style de l'auteur Saroo Brierley, qui narre sa propre histoire ?

Le style est simple, sans chichis. J'ai apprécié qu'il ne verse pas dans le mélo et se contente de raconter son parcours incroyable (perdre sa famille à 5 ans, déjouer les pièges, quitter son pays, être adopté, retrouver ses racines en scannant google earth comme un forcené...). Si cela avait été une fiction, j'aurais été franchement sceptique. Saroo est assez modeste également, il ne joue pas les héros, va à l'essentiel, ne s'appesantit jamais, est reconnaissant envers sa bonne étoile. Il raconte assez bien la dualité de sa vie, son appartenance au présent et son attachement au passé. Il a su me tenir en haleine car son récit est prenant.

Troisième question : Qui connaissait cette histoire avant de lire le livre ? Qui parmi vous a vu le film "Lion" sorti en 2016 ? Et que pensez-vous de l'adaptation cinématographique ?

Je ne connaissais pas du tout, pas vu le film non plus.

Quatrième question : Quel a été votre passage préféré ? et le moment qui vous a plus ému(e) ?

Je ne pense pas avoir de passage préféré ou quoi que ce soit. J'ai considéré ma lecture comme un ensemble à parcourir avec avidité. Et comme l'auteur raconte son parcours vite et bien, on suit le mouvement entre stupeur et émotion. En gros, on a peur quand il est un enfant de 5 ans seul dans les rues indiennes (erk les rencontres vicieuses à la gare), on scrute à ses côtés son écran d'ordi pour retracer son chemin, on frissonne d'excitation quand il retourne enfin auprès des siens en se demandant quel accueil lui sera réservé, on se demande aussi comment sa famille adoptive va appréhender cette entreprise. Tout est tellement providentiel, c'est incroyable ! On a le sentiment qu'il a survolé son histoire, finalement. Peut-être aurais-je aimé qu'il rencontre des difficultés ou des désillusions... *gnak gnak* Un peu de croquant sous la dent !

Cinquième question : Avez-vous le sentiment qu'il manque quelque chose dans le récit ? Ou au contraire ? Auriez-vous souhaité plus/moins de détails ?

Il manque peut-être un peu de matière à cette histoire trop-belle-pour-être-vraie : des épreuves, des échecs, des doutes, des déceptions. Un peu d'amertume. Et après tout... pourquoi pas ? Saroo est un homme extraordinaire, né sous une bonne étoile. Son destin est hors du commun. Donc, c'est merveilleux et je suis très heureuse pour lui.

Sixième question : Finalement, que retenez-vous de cette fantastique histoire ?

Elle est tellement fantastique qu'on reste les yeux écarquillés en l'écoutant (quasiment) d'une traite ! C'était une aventure exceptionnelle.

 

Toute la discussion ! 

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11/06/18

Petits meurtres à Mangle Street, de M.R.C. Kasasian

Petits Meurtres à Mangle StreetOrpheline sans le sou, March Middleton est invitée à rejoindre son parrain à Londres. Elle ne connaît Sidney Grice que de réputation - détective privé au 125 Gower Street, l'homme collectionne les articles de presse élogieux et les relations mondaines, d'où l'outrecuidance du bonhomme et son caractère odieux. Après avoir vécu auprès d'un père excentrique, cette nouvelle cohabitation n'effraie pas notre demoiselle (qui aime le gin et les romans policiers). Elle n'hésite d'ailleurs pas à tenir tête au sémillant détective, après la visite d'une nouvelle cliente. Mrs Grace Dillinger est venue plaider la cause de son gendre, William Ashby, lequel est accusé d'avoir poignardé son épouse. Le couple ne roulait pas sur l'or et tenait une petite boutique dans Whitechapel. La violence du crime a ainsi soulevé une vive émotion dans le quartier. Toutefois, en réalisant que toute rétribution financière est impossible, Sidney Grice refuse de s'embarrasser d'un tel dossier. Émue par la détresse de leur visiteuse, March se heurte à son parrain et reprend l'affaire. Or, la jeune femme est à la fois novice dans le métier et dans la ville. Elle avance donc à pas prudents et à tâtons, n'imaginant pas encore la portée de l'enquête et ses conséquences sur la carrière de son bienfaiteur. Grosse déception en bout de course. J'ai trouvé l'ensemble creux et caricatural. March est une héroïne sans charme, Sidney Grice est risible. L'ombre de Sherlock plane, mais de loin. Même l'apparition de Conan Doyle paraît bien lourde dans ce décor. La conduite de l'enquête n'est pas surprenante mais se laisse lire sans frémir. En somme, il ne suffit pas de convoquer les ingrédients qui font le succès d'autres séries victoriennes, encore faut-il le petit zeste qui apporte sa touche personnelle. Un rendez-vous prometteur qui prend la tasse. Gloups.

City éditions, 2015 pour la traduction française par Hélène Tordo

M.R.C. KASASIAN partage sa vie entre le Suffolk et l'île de Malte. Ce fier sujet de Sa Majesté connaît un immense succès avec cette série mettant en scène un duo de détectives originaux et attachants.

Mois anglais Cannibal lecteurMois anglais Cannibal lecteurMois anglais Cannibal lecteur

 

 

 

 

#mois_anglais_2018

 

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