19/07/10

The Lonely Hearts Club

Les garçons sont tous des mufles ! Penny Lane en a soupé des relations bidons, et depuis sa récente déconfiture avec Nate, le fils des meilleurs amis de ses parents, dont elle était follement amoureuse depuis des années, la jeune fille a choisi de faire un trait sur les relations sans lendemain. Elle renonce aux garçons, ne veut plus sortir avec eux, elle crée alors the Lonely Hearts Club (en référence à la chanson des Beatles, un héritage de ses parents qui sont des fans invétérés, d'où son prénom). Très vite, le club gagne en popularité car la majorité des filles du lycée revendique le droit de ne plus être prise pour du bétail. Même le directeur va s'en mêler, tant le club va semer - malgré lui - la zizanie. Cela sent la révolution !  !

The_Lonely_Hearts_Club_Elizabeth_Eulberg

The Lonely Hearts Club est un roman sur la solidarité féminine, sur le choix d'être respecté sans pour autant renoncer à aimer et être aimé, il y a une limite à ne pas franchir (all you need is love, après tout !). Les filles du club ne sont pas des harpies, au contraire l'histoire montre qu'il est surtout question d'amitié et de bonne humeur. L'héroïne, Penny, va même être prise à son propre piège puisqu'elle va rencontrer un garçon charmant, délicieux et attentionné qui va lui faire battre le coeur, alors qu'elle a pour règle d'or de ne pas déroger aux principes du Club (stop dating boys !). Pas facile, pas facile... Et pourtant, c'est tellement simple ! Le club n'est pas une prison non plus, et les copines sont là pour le lui rappeler !

Cela se lit vite et bien, non ce n'est pas le roman de l'année non plus, mais étant donné que ce livre est - je crois - le premier bouquin qui trouve grâce à mes yeux depuis deux semaines, j'estime qu'il mérite une mention plus qu'honorable.

Les petites références aux Beatles ont été également fort appréciables, et cette allusion sur l'influence de la musique dans la vie ... si cruciale à mes yeux :

There was only one thing I could do to ease the pain. I turned to the only four guys who'd never let me down. The only four guys who'd never broken my heart, who'd never disappointed me.
John, Paul, George, and Ringo.

Anybody who has ever clung to a song like a musical life raft will understand. Or put on a song to bring out an emotion or a memory. Or had a soundtrack playing in their head to drown out a conversation or a scene.

The Lonely Hearts Club ~ Elizabeth Eulberg

LireEnVo  challenge Lire en VO - 21


18/01/10

Envoûtement ~ Carrie Jones

City Editions 2009 pour la traduction française
Publié aux USA sous le titre Need par Bloomsbury
traduit de l'anglais par Philippe Vigneron
380 pages - 17,90€

envoutementDepuis la mort de son père, Zara  a sombré dans une grave dépression. Incapable de lui redonner le goût de vivre, sa mère choisit donc de l'envoyer chez sa grand-mère à Bedford dans le Maine. C'est une petite ville plantée à l'orée de la forêt, il y fait très froid, il y neige très souvent et l'accueil qu'on lui réserve est extraordinairement hystérique (ou frise l'excentricité). Du moins, c'est ce que la jeune fille perçoit, complètement engourdie par sa tristesse et ses phobies qu'elle collectionne à la pelle. Elle ne se plaît pas à Bedford, elle en veut à sa mère, elle traîne un bourdon gros comme une noix, malgré tout le lycée lui apparaît chaleureux et convivial, sentant bon le sirop d'érable, et tous les garçons sont grands, beaux, athlétiques et portent des bottes sans paraître nigauds.

Et puis, il y a cet homme au capuchon noir qui semble poursuivre Zara. La première fois, c'était à Charleston, le jour de la mort de son père. Au début, elle pensait que c'était son imagination, puisqu'elle était totalement à côté de la plaque. Et puis, à peine arrivée dans le Maine, Zara est surprise de le revoir avec sa grand-mère, qui lui apprend dans la foulée qu'un lycéen vient de disparaître et qu'il serait plus prudent pour Zara de ne pas sortir seule le soir ni de se rendre dans la forêt. Un midi, au lycée, la jeune fille surprend encore cet inconnu qui la pointe du doigt. Pourquoi elle, que lui veut-il, les questions commencent à tourbillonner dans la tête mais les réponses risquent de ne pas être à la hauteur de ses espérances.

Ce roman a été une vraie bonne surprise (je m'attendais tellement à être déçue) ! Le style est plat et parfois affreux, je ne sais pas si c'est la faute d'avoir lu le roman en français (mais servir le verbe kiffer par exemple, non vraiment ça ne le fait pas !), l'histoire encore une fois n'est pas nouvelle, c'est un condensé de tout ce qu'on commence à connaître, d'ailleurs c'est une approche déplorable de décréter que ce livre a de l'ADN de twilight, les éditeurs devraient comprendre que les lecteurs de plus en plus se méfient des comparaisons, et ainsi nous épargner l'affreux bandeau rouge et ce titre, non vraiment...

Les amateurs du genre apprécieront de renouer avec un univers de créatures fantastiques doublé d'une intrigue avec romance, action, suspense, tension et émotion à la clef, en sachant que ce n'est pas ce qui manque en ce moment ! Non, je ne me lasse pas, je fais le tri, je lis, je ris, je zappe, j'exulte, je râle, je soupire et puis j'oublie. Ce roman de Carrie Jones est tout simplement agréable, distrayant, facile à lire. C'est du guilty pleasure, ni plus ni moins !

La suite : Captivate (vient de sortir aux USA).

the Dark Side challenge - 2

the_dark_side_challenge

Posté par clarabel76 à 15:30:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , ,

02/06/08

Killer Blonde - Laura Levine

Quatrième de couverture

Californienne jusqu'au bout des ongles, Jaine Austen, la trentaine, intelligente, drôle mais un peu désespérée et toujours célibataire, est engagée comme nègre par SueEllen Kingsley, une superbe blonde, pour écrire un livre sur l'art de recevoir. Tout un programme.

Comme Jaine doit subvenir aux besoins de son chat Prozac, doté comme elle d'un solide appétit, elle n'a pas eu d'autre choix que d'accepter ce travail. Et cela même si elle doit passer des journées entières assise sur la cuvette des toilettes à écouter SueEllen dicter, depuis sa baignoire, des recettes et des souvenirs d'enfance légèrement... arrangés !

Tout bascule le jour où Jaine découvre sa patronne flottant toujours dans sa baignoire, mais électrocutée. Pas de doute, il s'agit d'un meurtre ! Il est temps pour Jaine de mener ses propres investigations au coeur d'une jet-set où les apparences policées sont tellement trompeuses...

IMGP5600

Il s'agit du premier volet d'une série policière délicieusement drôle, mettant en scène Jaine Austen (!), une héroïne digne des romans de Janet Evanovich (dixit l'éditeur). Le début est très drôle, cette narratrice sympathique nous entraîne sans effort dans ses aventures cocasses. Jaine est une nana célibataire, avec quelques kilos en trop, qui partage son appartement avec son chat Prozac. Elle est payée pour trouver des slogans de génie et vient de décrocher un job en or (payé rubis sur l'ongle) mais contraignant, puisqu'elle doit supporter les jérémiades d'une Super Peste péroxydée avec des seins en forme d'obus, qui aime barboter dans son bain.

La mort de SueEllen Knightley n'est pas accidentelle, la liste des suspects est aussi longue que deux bras réunis, et pourtant la police soupçonne la belle-fille Heidi, qui a fait un coup d'éclat lors de sa soirée d'anniversaire en clamant vouloir la mort de l'épouse de son père. Parce qu'elle s'est liée d'amitié avec cette adolescente mal dans sa peau, Jaine décide de jouer au détective privé. 

J'avoue que la clef de l'énigme est assez bien cachée ! Jaine Austen est une enquêtrice peu orthodoxe, qui se moque d'être au coeur de situations embarrassantes (scène de catch à l'appui, en tenue légère !). Cette lecture est un vrai pschiit pour les neurones, à but strictement divertissant. Mais à tel point qu'on commence à s'inquiéter pour notre intellect, un truc aussi peu consistant... est-ce honnêtement indiqué par la sécu ? J'ai un sérieux doute, d'autant plus que j'ai senti poindre une perle d'ennui en cours de route. Jaine Austen (franchement, il fallait oser !) est désopilante, sauf qu'au bout d'un certain temps, je trouve que cela ne m'amuse plus.

(C'est comme la semi-intrigue lancée par les emails des parents de Jaine, qui vivent en Floride. La mère accro au téléshopping se plaint de la nouvelle lubie de son mari : porter un postiche de seconde main, une moumoute horrible et pouilleuse. Le père de Jaine, lui, n'en démord pas et croit être la coqueluche des copines de sa femme ! Au début, c'est rigolo mais, à force de répétition, ça devient vaguement lourd...)

Cette série est publiée dans le but d'attirer les fanas de Janet Evanovich, qui a ouvert la voie du roman policier hilarant avec une héroïne atypique et attachante. Toutefois la série de Laura Levine pêche pour l'instant à n'avoir pas su introduire une ou plusieurs présence(s) masculine(s) pour pimenter l'intrigue ! Ou susciter l'envie, que sais-je ? Aux USA, cette série a déjà "fait des petits" et rencontre un gros succès (il est vrai que c'est moins cher qu'un anti-dépresseur !). Le verdict en France est pour l'instant... d'un calme plat !

City Editions, 2008 pour la traduction française - 284 pages - 14,50€

traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jocelyne Barsse

^^^ Bon anniversaire à ma grande soeur ! ! ! ^^^

Posté par clarabel76 à 08:00:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , ,