04/05/17

Parler ne fait pas cuire le riz, de Cécile Krug

Parler ne fait pas cuire le rizÀ bientôt quarante ans, Jeanne se laisse convaincre par sa sœur qu'il est temps pour elle de se ressaisir - des kilos superflus, une carrière en berne, une relation amoureuse avortée. Jeanne s'envole donc pour Biarritz se mettre au vert et suivre une cure de jeûne. Une perspective qui ne l'enchante guère, mais à laquelle elle se plie bon gré mal gré. Or, le début de son séjour est une véritable torture - Jeanne meurt de faim et n'en peut plus d'avaler du bouillon de légumes et des tisanes de camomille. Elle se sent plus nerveuse et dépitée que jamais, lorsque Jeanne fait la rencontre de Franck, un bellâtre séducteur, et son ami Gustave, un type renfrogné qui considère Jeanne comme une enquiquineuse. Forcément, celle-ci le lui rend bien mais succombe au charme du premier. Jeanne poursuit sa cure sur de nouvelles perspectives, elle réconforte son ego dans les bras d'un adonis et soigne ses chakras en prenant le temps de réfléchir, de discuter et de se poser. Au programme : randonnée, yoga, acupunture, massage spécial coup de blues, exercice de respiration dans le bain... Contre toute attente, le miracle a lieu. Jeanne ressent les bienfaits de ses efforts et retrouve peu à peu le chemin de la confiance en soi, même si elle doit encore éclaircir quelques détails.

J'avais envie d'un rendez-vous désinvolte pour le weekend, d'où mon choix pour le roman de Cécile Krug (dont j'avais lu et beaucoup aimé Demain matin si tout va bien). Le résultat ne s'est pas fait attendre : la lecture est légère, sans prétention, elle répond aux codes de la comédie et apporte une touche dérisoire sur la détox - mouvement à la mode pour faire peau neuve et décompresser du stress ambiant. C'est délicieusement cliché, avec une héroïne un peu nouille, dans laquelle on peut évidemment se reconnaître, et qui va ressortir de son aventure sur de bonnes ondes positives. Tant mieux. C'est sympa, agréable à écouter... même si Elodie Huber ne déborde pas d'une jovialité renversante, surtout pour convenir au genre. Je ne dénigre pas son talent, je trouve seulement qu'elle est meilleure dans un registre plus rigoureux, comme celui des classiques (La dame aux caméliasTom Sawyer ou Le Dahlia noir). Le roman de Cécile Krug est aux antipodes de la sobriété déployée, ce qui sonne assez discordant aux oreilles et peut sembler un peu creux, sans le pep's légendaire d'une bonne comédie distrayante. Une lecture, au final, sans sel, sans poivre, sans sucre, sans condiments. Sympa, mais un peu fade.

©2017 Flammarion. Illustration de la couverture par Silvia Bamas (P)2017 Audible Studios

>>  Lu par Elodie Huber (durée : 6h 52) pour Audible Studios  / Uniquement disponible en téléchargement.

Parler ne fait pas cuire le riz | Livre audio

 

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10/11/16

Le Premier miracle, de Gilles Legardinier

On ne répétera jamais assez que le nouveau roman de Gilles Legardinier - cru 2016 - n'est pas une comédie mais un vrai roman d'aventures entraînant un historien et un agent du gouvernement britannique dans de folles péripéties à travers le monde ! 

LE PREMIER MIRACLE

Déprimé de ne pas être aimé en retour par sa camarade d'études et de recherches, Benjamin Horwood peine à tourner la page quand il rencontre Karen Holt lors de ses vacances en France. Celle-ci ne fait pas dans la demi-mesure et lui pointe son arme sous le nez pour l'obliger à rejoindre leur cellule secrète qui enquête sur une série de vols d'objets historiques. Horwood n'a pas d'autre choix que de remplacer son ancien mentor, le professeur Wheelan, victime d'un accident de voiture, et ainsi prêter ses lumières à une traque infernale et complexe.
Habitué à son confort et à sa routine, il ignore encore qu'il va s'embarquer pour une équipée frénétique et mouvementée au cours de laquelle Benjamin va explorer les recoins cachés des plus grands musées, approcher des collections privées et des trésors insoupçonnés. Cette mission menée dans l'urgence l'expose également à des dangers, meurtres en série, figures fanatiques et autres révélations historiques révolutionnaires qui pourraient perturber la perception académique de sa profession. Mais Horwood est un éternel émerveillé face aux nouvelles connaissances et prend rapidement goût à la tâche.
De plus, son duo avec Karen Holt fonctionne à la perfection. Notre agent spécial est pragmatique et inflexible, notre historien attaché au British Museum est nonchalant et ironique, deux tempéraments opposés qui font pourtant mouche. Les traits d'humour et les taquineries fusent, tandis que la connivence s'installe et donne à la lecture une tonalité printanière très agréable. C'est emporté dans ce même élan que Horwood combine tous les rôles, depuis Robert Langdon à Indiana Jones, en passant par James Bond. Notre dandy érudit charme les foules et masque sa vulnérabilité par des pirouettes... sans totalement tromper la galerie.
Cette tendresse qu'on trouve dans les personnages est la marque de fabrique de l'auteur, sa très grande force, associée à son sens du partage, son goût du romanesque et son instinct à formuler avec justesse des émotions vraies. Il peut à loisir nous raconter une histoire trépidante sur les mystères de la science et de l'Histoire, une histoire qui confronte des théories du passé à de nouvelles prétendument visionnaires, une histoire ésotérique un brin rébarbative et pompeuse... Du moment qu'il compose avec la fantaisie, la fraîcheur, l'humour et l'authenticité, c'est dans la poche !  
Au final, cette lecture n'est pas désagréable à parcourir, l'écoute audio est entraînante, le rythme de l'histoire est endiablé et l'interprétation de David Manet flirte avec l'insouciance et la badinerie pour notre plus grand bonheur. C'est très plaisant à écouter, cela donne de la rondeur et de la joliesse à l'ensemble. En bref, je ne regrette pas du tout d'avoir embarqué à bord de cette escapade effrénée... même si j'ai une petite préférence pour les comédies de Gilles Legardinier, je n'ai pas boudé mon plaisir à le découvrir dans un registre différent. 

Texte lu par David Manet pour Audiolib (durée : 13h 41) - Novembre 2016
©2016 Flammarion (P)2016 Audiolib

 

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23/09/16

Agatha Christie, le chapitre disparu, de Brigitte Kernel

Agatha Christie, le chapitre disparu

Au cours de l'hiver 1926, déjà éprouvée par le décès de sa maman, Agatha Christie découvre la liaison de son mari Archie avec sa secrétaire et se sent trahie. L'écrivain s'effronde, n'envisage pas le divorce et quitte le domicile sur un coup de tête. Au volant de sa Morris Cowley, Agatha prévoit de se jeter dans l'étang de Silent Pool, mais le destin va en décider autrement. Agatha Christie va alors mettre en scène sa disparition avant de se planquer au Swan Hydropathic Hotel à Harrogate dans le Yorkshire. Pendant dix jours, l'épouse bafouée va changer son apparence et prétendre être Teresa Neele, une veuve sud-africaine, tandis que la presse se déchaîne en faisant les gros titres de la mystérieuse disparition de l'éminente Agatha Christie ! Assassinat ou kidnapping, les spéculations n'en finissent plus de pleuvoir. Le colonel Archibald Christie est sous les feux de la rampe, suspecté d'être un maillon de la chaîne, après la révélation de sa relation adultérine avec la jeune Nancy Neele. Quel scandale ! Mais Agatha n'exulte pas dans son coin. Repliée dans sa chambre d'hôtel, l'écrivain est au plus mal. Malheureuse, déboussolée, trompée, et malgré tout amoureuse, elle se console dans l'écriture d'un roman sentimental (Loin de vous ce printemps, qu'elle publiera sous le pseudonyme de Mary Westmacott). Elle prétend aussi souffrir de pertes de mémoire et anticipe déjà sa sortie de scène. Car le temps est compté, même si la reine du crime a humilié publiquement son mari et la police, elle a encore toutes les cartes en main et compte bien jouer son dernier atout ! 

Brigitte Kernel s'empare du chapitre V de l'autobiographie d'Agatha Christie, ce fameux chapitre V qui évoque sa disparition en décembre 1926, et au sujet duquel elle n'entend éclaircir aucun point. C'est le chapitre fantôme ! À partir de là, B. Kernel se glisse dans la peau d'Agatha pour reconstituer les heures sombres et dramatiques de son passage à vide. Le but n'est pas de crier victoire en tirant des conclusions personnelles, chacun est amène de juger si ce portrait de la romancière anglaise correspond à ses attentes. En ce qui me concerne, j'ai fortement apprécié l'idée, le subterfuge, la dérobade ! L'image d'Agatha est certes moins rigoureuse, femme fragile et borderline, avec un penchant pour le mélodrame. Toutefois, cette histoire qui mêle amour, vengeance et manipulation a fait d'Agatha Christie l'héroïne de sa plus belle énigme et peut se targuer d'être LE mystère qui ne sera jamais pleinement élucidé. Le reste n'est que littérature. Brigitte Kernel, en tant que romancière, s'est emparée du sujet avec beaucoup de tact et de classe. En tant qu'interprète, elle livre aussi une belle prestation et on reconnaît là son expérience de dame de la radio !  Très bon à lire, ou à écouter ! 

Texte lu par Brigitte Kernel - durée : 5h 13

©2016 Flammarion (P)2016 Le Livre Qui Parle

Agatha Christie, le chapitre disparu : La reine du crime a-t-elle été kidnappée ? | Livre audio

>> Livre audio disponible en exclusivité sur Audible (uniquement en téléchargement).

 

 

« Voilà, le livre est fini. J’ai posé le point final. Le titre : Une autobiographie. Je ne me sens pas très à l’aise. Mon éditeur va s’en rendre compte… Des pages manquent : ma disparition à l’hiver 1926. Pourtant, j’ai bien écrit ce chapitre. Des pages et des pages, presque un livre entier. Mon secret. Ma vie privée. Une semaine et demie qui n’appartient qu’à moi. »

 

 

 

 

27/07/16

La Femme au carnet rouge, d'Antoine Laurain

La femme au carnet rouge

Un soir à Paris, Laure, victime d'une agression, se fait voler son sac à main et tombe dans le coma sous le coup d'une blessure à la tête. Le lendemain, Laurent découvre un sac mauve abandonné près des poubelles, pas loin de sa librairie. Il se rend au commissariat le plus proche, puis rebrousse chemin face à l'administration hostile et longuette.
Il se met alors à fouiller son contenu pour retrouver l'identité de la jeune femme, mais n'y découvre qu'un exemplaire dédicacé de Modiano, un flacon de parfum, un rouge à lèvres et un carnet rouge. 
Désireux de retrouver son inconnue, Laurent commence à s'immerger dans les pensées secrètes de Laure et se surprend à éprouver des sentiments naissants pour celle-ci. Débute alors un adorable jeu de piste, qui va se transformer en quête amoureuse d'une tendresse bouleversante.

Cette histoire courte s'écoute en seulement quatre heures et nous plonge dans une douce ambiance, gentillette et distrayante. Une prouesse. Il est bon de se déconnecter des univers sombres et sanguinaires pour savourer le plaisir d'une lecture légère et sans prétention. C'est donc l'histoire d'une comédie romantique, particulièrement attachante, où deux personnes apprennent à se connaître par procuration, avant de chercher à se rencontrer pour de vrai, bravant quiproquos et autres événements inattendus, censés retarder le jour J. C'est mignonnet, porteur d'espoir et attendrissant. À bas le cynisme, place à la passion et à la fantaisie ! ^-^ 

Texte lu par Bertrand Suarez-Pasos pour Audible FR (durée : 4h) - juin 2016

La femme au carnet rouge | Livre audio

>> Livre audio proposé en exclusivité par Audible et uniquement disponible en téléchargement.

©2014 Les éditions J'ai lu (P)2016 Audible FR

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26/06/15

Temps Glaciaires, de Fred Vargas

TEMPS GLACIAIRES CD

C'était grandiose, un retour tant espéré qui ne m'a franchement pas déçue ! J'ai adoré du début à la fin, ou comment une simple lettre suspecte va conduire nos enquêteurs sur une série de meurtres déguisés en suicides, avec une simple guillotine en guise d'indice, passant par un voyage touristique en Islande, des drames et des larmes, et pourquoi pas un vengeur masqué et des victimes paniquées ?! 
Fred Vargas pousse toujours plus loin ses excentricités en nous emmenant également chez les Amis de Robespierre, lesquels se réunissent en costumes d'époque et rejouent les scènes clef de la Terreur dans un souci d'authenticité sidérante. Danglard y grappille une certaine prestance, jusqu'à entrer en sécession avec les lubies de son chef, entortillé dans une “pelote d'algues séchées”. 
L'effet est terriblement efficace, intelligent, rusé et drolatique. Les personnages sont la preuve que la finesse et la dinguerie sont un alliage tout à fait plausible !
J'ai donc savouré leurs réparties et leurs fantaisies, “On s'est fait promener comme des billes !”, de bon cœur. C'est inimitable, mêlant digressions inextricables, humour farfelu et personnalités décalées. Une lecture atypique, obsessionnelle, fiévreuse et azimutée. Incontournable.

Audiolib / juin 2015 ♦ Texte lu par Thierry Janssen (durée : 12 h 53) ♦ T. Janssen reprend du service pour Audiolib et Fred Vargas, et ce n'est pas piqué des vers ! Interprétation remarquable, en parfaite corrélation avec l'esprit complètement à l'ouest des personnages et de l'histoire. 

- Pourquoi, quoi qu'on fasse, nous prend-on toujours pour des flics ?
- À cause de notre regard perverti, de notre vigilance hors de propos, de notre suspicion, du pouvoir qu'on croit détenir, d'une offensive que chacun sent possible. Question de phéromones, l'habit ne fait pas le moine.
- À propos d'habits, est-ce vous, Danglard, qui nous avez hier soir photographiés en tenue de députés du XVIIIe siècle ? Et qui avez diffusé ces images sur les portables de tous les agents de la brigade ?
- Parfaitement. Je nous trouvais très honorables.
- Mais tous ont ri.
- Le rire est une défense contre ce qui impressionne. Vous avez, je vous le signale, beaucoup plu. Froissy est tombée amoureuse de vous dès 9 h 20 du matin. Cela perturbe la vision habituelle qu'ils ont de vous. Hommes ou femmes.
- Très bien, Danglard. Et qu'est-ce que j'en tire ?
- De l'ambiguïté.
Adamsberg avait l'habitude de rester sans réponse aux répliques de son adjoint.

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08/09/14

Tombée du ciel, par Cecelia Ahern

tombée du ciel

Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha’penny Bridge à Dublin. Il se tient sur le pont, prêt à sauter, désespéré d'avoir été largué. Apprenant que son trente-cinquième anniversaire approche, Christine se lance un défi incroyable : lui prouver en deux semaines que la vie vaut la peine d’être vécue. Certes, elle aussi traverse une période de chamboulement, elle est en pleine reconstruction de sa vie (échec conjugal, séparation douloureuse, une vie de famille envahissante et aucune perspective d'avenir...). C'est donc autant pour elle, que pour Adam, qu'elle doit improviser un programme de choc.

Christine pioche des idées dans un manuel de coaching (dont elle est particulièrement accro), même si les solutions proposées sont du genre médiocre. Mais qu'importe, le couple devient inséparable, parcourt la ville à perdre haleine, apprend à se connaître, cherche à cerner la source du problème, lance une campagne de séduction pour reconquérir la fiancée perdue (en se déguisant comme Charlie, un must !).

C'est assez drôle, mais surtout tendre et très attachant. On craque complètement pour les personnages (la famille frappadingue, la copine libraire au bord du désespoir, son assistante excentrique, qui connaît tous les bons plans pour draguer...),  J'ai beaucoup aimé ce roman, qui s'apprécie sur la durée, lentement et doucement. C'est de la littérature sans prétention, mais généreuse et qui fait un bien fou. On se surprend à quitter le livre avec un pincement de cœur, en regrettant cette belle aventure, simple et romantique.
Une très jolie surprise.

Flammarion, juin 2014 ♦ traduit par Florence Bellot (How to fall in love)

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17/06/14

Ta vie est belle, par Isabelle Alexis

Ta vie est belle

Catastrophe pour Aurélie ! Virée de son poste de bibliothécaire, elle court se réfugier dans les bras de son fiancé et le découvre en train de batifoler avec une autre. Éplorée, elle décide de quitter sa Bretagne natale pour rejoindre son frère à Paris.
Débarquant à l'improviste, au cœur d'une soirée bien arrosée, elle suscite la naissance d'une supercherie. Sa troublante ressemblance avec la journaliste et écrivain Connie Pinson donne l'idée aux potes de Fred de l'inscrire sur Facebook sous un profil bidon. La bonne vieille blague potache. Sauf que cette fois, des contacts professionnels se tissent, l'opportunité de rencontrer l'étoile montante du tennis français, puis de tomber folle amoureuse du jeune homme coulent de source...
Et Aurélie de tromper vertement son monde.
Là où la lecture devient cocasse, c'est la réapparition soudaine de la vraie Connie Pinson (qui confirme sa réputation de peste abjecte, mais douée d'un humour grinçant). Oui, franchement on sourit de la vague de quiproquos annoncée.
C'est donc la parfaite petite comédie romantique à la française, dont on savoure le ton enjoué, pétillant et les piques sans rancune contre le snobisme du microcosme parisien.
Apprécions aussi que ce sont les personnages féminins qui affichent un caractère trempé et truculent, car notre minet au service renversant fait bien pâle figure dans cet imbroglio sentimental ! Comment craquer pour cet échalas qui porte une casquette à l'envers et qui collectionne les mauvais jugements dans sa vie amoureuse... arf ! Mais on se laisse prendre au filet, on sourit niaisement et on déguste cette lecture très sympathique, à prescrire pour la détente.

J'ai Lu, avril 2014 ♦ illustration de couverture : Madeleine Martin

05/11/12

Le complot de la Dernière Aube

La lecture des tomes précédents est nécessaire pour la compréhension de ce livre !  (en savoir plus en un clic)

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Troisième tome, et probablement le dernier de la série ! Toutes les questions ont trouvé une réponse, nous avions abandonné Neil Galore plus dépité que jamais, après la débandade des évènements provoqués par la terrible Brigade Pâle, mais plus déterminé que jamais aussi ! Il veut trouver l'ennemi, mettre un terme à leurs pratiques perverses et redoutables, dans le même temps il aimerait bien en savoir plus sur ses origines (et balayer la nouvelle d'un revers de la main), réunir ses anciens acolytes, la belle Elly en particulier, et gagner ses lettres de noblesse au sein de la prestigieuse Agence Pinkerton (on pourrait facilement le considérer comme l'ancêtre de Fox Mulder !).

Sans trop en dévoiler, sous peine de livrer des révélations secrètes, je tiendrai en estime ce troisième tome, pour son ambiance western, son dynamisme, ses personnages attachants, son histoire où l'on respire la poussière, l'odeur du colt et du whisky, les ennemis implacables, les secrets de famille enfin dévoilés, même si guère brillants. J'ai aimé cette série, complètement, et pourtant j'ai trouvé ce troisième tome légèrement moins enthousiasmant. Pas décevant, mais disons que j'avais des attentes haut placées ! C'est une série que je conseille à tous les amateurs du genre, ils ne regretteront pas le détour.

L'Agence Pinkerton, tome 3 : Le complot de la Dernière Aube, par Michel Honaker 
Flammarion, 2012 - illustration de Benjamin Carré

25/06/12

Essayer de comprendre l'amour, c'est comme vouloir disséquer un arc-en-ciel.

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C'est un petit roman bourré de charme, avec des personnages attachants et une histoire qui fait doucement rêver. Toute la vie de Katrina tourne autour du café de sa grand-mère, sauf que les affaires vont mal et qu'elles risquent de devoir mettre la clef sous la porte. Comble de malchance, leur voisin a ouvert un café branché et moderne, qui leur vole toute leur clientèle, ce qui a le don d'exaspérer la jeune fille. Pour preuve, elle ne supporte pas le soudain intérêt de Heidi Darling pour son meilleur ami Vincent.

Son histoire connaît un gros bouleversement dès lors qu'elle rencontre un type dans l'arrière-cour de leur café. Un clochard avec un kilt ? Katrina est méfiante, mais son bon coeur lui fait porter des petits gâteaux et une boisson chaude. Ce garçon, à la beauté troublante, s'appelle Malcolm. Il est messager. Et parce que Katrina a fait preuve de générosité, il a pour mission de lui offrir ce qu'elle désire le plus. Elle dispose de trois grains de café, il ne faut pas se louper.

Mais Katrina n'a strictement aucune idée des souhaits à émettre, elle n'a de cesse de se dévaloriser depuis des années, pense n'avoir aucun don particulier, et s'enorgueillit d'avoir un placard à échecs pour créditer ses propos ! Alors elle ne prend pas au sérieux le cadeau de Malcolm, de toute façon elle a tellement de soucis à gérer subitement, c'est comme si les catastrophes s'enchaînaient et que ses remparts s'écroulaient comme un château de cartes.

J'ai littéralement dévoré ce roman, tellement il est savoureux, réconfortant et romanesque pour de vrai. Il y a de jolies choses qui surviennent dans l'histoire, parfois prévisibles et d'autres fois non. C'est un livre qui parle de confiance en soi et qui évoque l'amitié comme étant fondamentale pour se sortir la tête de l'eau. Katrina est loin d'être seule, en plus d'Elizabeth et Vincent, ses amis de lycée, elle peut compter sur les Garçons (une bande de petits vieux fidèles clients du café Chez Anna) et sur Irmgaard, qui a fait voeu de silence et qui n'a pas son pareil pour cuisiner des soupes. L'ambiance fait penser à un cocon douillet, on s'y sent instinctivement bien, à l'aise, comme chez soi, c'est tellement bon à parcourir...

Café givré, par Suzanne Selfors
Flammarion, 2012 - traduit de l'anglais par Marie Hermet 

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08/03/12

"... ton autre moi s'évadera de ton corps pour se réfugier on ne sait où."

la lecture du premier tome est nécessaire,
 http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2011/05/23/21181706.html

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Complètement emportée par les nouvelles aventures de Neil Galore, je n'ai fait qu'une bouchée de cette lecture absolument passionnante.
Nous accompagnons toujours l'apprenti agent de l'agence Pinkerton, de la branche spéciale, en route vers l'Ouest américain, dans une petite ville de prospection minière où il apparaît très vite que sa présence embarrasse tout le monde. Et le voilà en train de commettre une faute de débutant, en voyant son suspect lui filer sous le nez et en se coltinant la vindicte populaire. Heureusement son vieil ami Calder Weyland lui sauve la peau et l'entraîne vers les traces de leur ennemi commun, à savoir la Brigade Pâle, une société secrète, nostalgique du Vieux Sud, aux pratiques douteuses et démoniaques, qui rêve de renverser le gouvernement pour installer leurs propres idéaux.
On apprend tout ça dans le premier tome, ce qui est bien avec cette suite c'est qu'on passe moins de temps à comprendre et expliquer, du coup l'action est plus riche, les rencontres et autres retrouvailles sont aussi plus percutantes et excitantes. Franchement j'ai savouré du début jusqu'à la fin, l'histoire roule sa bosse, les personnages ont gagné en grade, ils sont plus mystérieux et volontaires, à aucun moment je n'ai été déçue.
L'enquête de Neil va donc le conduire jusqu'à San Francisco où il va renouer avec ses anciens camarades, Armando Demayo et Elly Aymes, et ... bon, quand on sait comment ça s'est terminé précédemment, on est drôlement emballé de leur retour dans l'aventure ! Neil a en effet découvert le corps d'un entomologiste dans une grotte, avec son carnet de croquis à ses côtés. En le feuilletant, il a bien cru tourner de l'oeil : des papillons rouges, une espèce rare... et la révélation que ces lépidoptères offriraient probablement l'immortalité tant convoitée par la fameuse Brigade Pâle. 
C'est le début d'une piste, qui va une nouvelle fois plonger l'intrigue dans les méandres de l'étrange et du fantastique, vraiment c'est passionnant, particulièrement haletant dans les derniers chapitres, avec d'autres indices parsemés qui enrichiront probablement la suite de la série... je suis comblée ! 
Pour qui aime l'ambiance western, qui sent bon le flingue, le whisky, la poussière et les combats à plein nez, et qui ne boudera pas contre un peu de policier, d'historique et de fantastique, c'est banco. Adoptez cette série ! 

L'Agence Pinkerton, tome 2 : Le rituel de l'ogre rouge, par Michel Honaker smileyc002
Flammarion, 2011 - illustration de Benjamin Carré

-) tome 3 à paraître en mai 2012

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