19/10/20

Moi aussi ! de Chloé Alméras

Moi aussiNinon n'a plus envie d'être traitée comme la petite sœur ou comme la petite dernière de la famille !

Elle aussi voudrait préparer du jus d'orange fraîchement pressé, pédaler sur un vélo de grand, escalader des poteaux de bois sur la plage, mixer la soupe, galoper sur les rochers, porter des grosses branches...

Enfin, tous ces trucs que son frère a le droit de faire, lui, et pas elle ! Quelle injustice.

Un jour, Ninon décide de bouder en s'enfermant dans sa chambre. Interdiction stricte de franchir le seuil de la porte. L'accès de son antre n'est pas autorisé aux grandes personnes. Ça leur apprendra.

Ou disons qu'elle est prête à faire une concession si sa famille réussit à se faire toute petite pour écouter l'histoire du soir à l'abri dans sa cabane magique.

Whaou.

Voilà un joli album plein de douceur et de tendresse, qui souligne la volonté de grandir ou de s'aligner sur les plus grands, tout en rouspétant d'être remis à sa place de subalterne. Il est temps, vraiment temps de s'affranchir des cases.

Petits ou grands, qu'importe, les places se mélangent !

Avec de très belles illustrations, teintées de poésie et de couleurs.

Un album réussi.

Gallimard jeunesse, 2020

 

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12/10/20

Magnus Million et le dortoir des cauchemars, par Jean-Philippe Arrou-Vignod

A63890Je ne suis sans doute pas la plus objective concernant cet auteur dont j'adore les romans, les histoires et l'humour mais Magnus Million est sans conteste une lecture enthousiasmante & pleine de surprise.

Le roman s'ouvre sur une note de suspense, avec du mystère et des frissons au cours d'une attaque nocturne. Seuls indices : des plumes éparses sur un sol enneigé et perlé de sang. BRRR. Puis l'histoire s'installe doucement et nous rencontrons Magnus.

Magnus Million est un rouquin de quatorze ans au physique encombrant et particulièrement maladroit. Un héros ordinaire par excellence. Son père est richissime, sa mère disparue. Seule sa gouvernante se soucie de lui... et ça lui convient très bien. Il est également sujet à des crises de sommeil qui vont lui jouer des vilains tours (entrée fracassante pour un examen) si bien que le gamin va récolter des heures de colle par milliers. Il est alors expédié manu militari dans le dortoir des élèves les plus indisciplinés de son lycée. Ils sont rudes, ils sont bagarreurs, ils se sentent rejetés et exclus du système, ils n'ont plus rien à perdre.

Dès lors, l'aventure s'élance. Car des faits étranges surviennent sous le nez du garçon mais ne lui semblent pas inquiétants sur le moment. C'est peu après les vacances de Noël que l'angoisse enfle et que la réalité lui saute à la gorge !

HALALA. La narration est toujours aussi entraînante et tourbillonne avec allégresse en variant les émotions. Résultat, on frémit, on sourit, on tourne avec curiosité les pages pour connaître la suite, on s'attache aux personnages, on s'étonne des nouvelles révélations. On se sent merveilleusement bien. Dans cet univers fascinant, teinté de zones floues, de zones sombres, de personnalités éclatantes (il faut rencontrer l'étonnannte Mimsy Pocket par exemple), on s'imprègne des bonnes ondes du roman et on ne veut plus quitter ce cocon.

C'est une lecture fabuleuse. Tout simplement. (Qui a dit que j'ai trop tardé pour y plonger ? Regard courroucé. Chut. Doigt sur les lèvres. Ne dites rien. Je sais.) SOUPIR. 

Gallimard Jeunesse, 2011 - Magnifique couverture illustrée par Karim Friha  

Dortoirs, cauchemars, chambard et humour noir... Un ton unique, une galerie de personnages attachants, une aventure palpitante. Après Une famille aux petits oignons, Jean-Philippe Arrou-Vignod quitte l'autobiographie pour le roman fantastique. Inutile de chercher sur la carte le grand-duché de Sillyrie, il n'existe pas. Vous y reconnaîtrez un peu de la Syldavie de Tintin, comme vous retrouverez sans doute, dans les orphelins du sinistre pensionnat de Friecke, quelque chose des Disparus de Saint-Agil ou des enfants perdus de Dickens !

Prix Mickey roman 2011
Prix Al terre Ado

 

10/09/20

Cursed (La rebelle), de Thomas Wheeler & Frank Miller

cursed la rebelleEn comparaison de la série TV sur Netflix (🤮🤮🤮), le livre est tellement meilleur et plutôt habile dans sa revisite des légendes de la Table Ronde.

On y découvre l'histoire de Nimue, qui a longtemps eu conscience de sa différence au sein de son village. C'est après le massacre orchestré par les Paladins Rouges qu'elle embrasse son destin sans faillir : retrouver Merlin et lui confier une épée. Enfin la magie noire qui grouille en elle trouve peu à peu son explication.

Ceci dit, elle réalise également qu'elle dispose de maigres ressources (du temps, du soutien, des explications...). Foin de tout ça. Elle peut ranger sa confiance dans sa poche et oublier Arthur, ce chevalier un brin opportuniste, qui cherche à dérober son cœur pour ses ambitions personnelles.

Le monde est en plein chaos. Celle qu'on surnomme la Sorcière Sang-de-Loup découvre son rôle et ses origines avec une violence qu'elle n'était pas prête à encaisser. Et ainsi file le rythme du roman - intense et poignant, brouillon et saccadé.

Si vous connaissez déjà la série TV, cette lecture aura le goût de réchauffé. L'adaptation est très fidèle et donne des images à un imaginaire bouillonnant. Pour moi, la distribution des acteurs est catastrophique et la mise en scène sonne parfois cacophonique. Les épisodes m'ont semblé trop longs. J'ai finalement préféré plonger dans le livre même si l'univers graphique n'apporte pas grand-chose. 

Au final, je suis à deux doigts de penser que le buzz a été surestimé car cette découverte n'est pas aussi explosive que prévue. C'est toujours fascinant de lire une nouvelle version des légendes arthuriennes. Ici, il s'agit bien d'une évocation de la Dame du lac. Mais le résultat est bancal, parfois inégal. (Katherine Langford n'est vraiment pas l'incarnation idéale du personnage... quelle déception.)

Gallimard jeunesse, 2019 - Traduit par Nathalie Peronny

L'art mythique du grand Franck Miller et la plume acérée de Thomas Wheeler.

 

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20/07/20

Première année, de Tom Ellen & Lucy Ivison

Première annéeAprès avoir adoré Celui qui sera mon homard... un peu moins French Ski, j'avais misé gros sur cette Première année qui raconte les folles expériences que vont vivre Phoebe et Luke à leur entrée à l'université.
L'histoire donne vite le ton à travers la semaine d'intégration intensive qui se résume aux grosses soirées, grosses beuveries, rencontres improvisées et gros patins qui n'engagent à rien... C'est culturellement assez déroutant quand on n'a plus vingt ans et qu'on se demande s'il existe des accords tacites à devoir suivre ces rituels débiles en croyant que c'est la meilleure adaptation possible.
Mais sinon c'est très, très drôle. Reconnaissons-le. Les dialogues fusent à la vitesse de la lumière, les esprits sont libres et insouciants, les désirs bourgeonnent, les doutes sont chevillés au corps mais les instincts sont les plus forts. Envie d'interdit, de nouveauté et d'émancipation.
Au centre, nous avons un couple ordinaire : Luke vient de quitter Abbey (au bout de trois ans de relation) et a encore du mal à tourner la page. Phoebe fantasme sur lui depuis le lycée et tire des plans sur la comète pour s'en approcher. Il y a aussi leurs potes (incroyables et fabuleux... j'adore Frankie !) qui vivent eux aussi leur lot d'expériences grivoises.
En vrai, c'est tout plein de fougue, de jeunesse et de dérision. C'est ce qui me plaît aussi car le roman sonne juste, loin des clichés et sans mièvrerie. Luke et Phoebe nous font vivre le meilleur et le pire de cette vie étudiante sans tabou. On boit d'ailleurs beaucoup, pour se désinhiber ou pour suivre la foule, mais on dénonce aussi les bizutages et les paris pourris qui épinglent sur les réseaux sociaux des comportements inadmissibles.
La conclusion du roman est également très pertinente ! Elle ne cède pas à la facilité et redore le blason de notre héroïne égarée... ouf. Et puis il y a des moments attendrissants, d'autres jubilatoires comme les parties de Quidditch, des vérités qui éclatent et qui ne sont pas bonnes à entendre. En gros, on traverse ces 400 pages comme une interminable zone de turbulences... Et c'est très, très bien.

Gallimard jeunesse, 2019 - Traduit par Julie Lopez

Les hauts et les - terribles - bas de la vie d'étudiant, l'affirmation et la confiance en soi : un roman résolument feel-good, intense et totalement imprévisible !

Disponibles en format poche 

French ski : Ellen, Tom - Ivison, Lucy   Mon homard : Ellen, Tom - Ivison, Lucy

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24/06/20

Artemis Fowl : La Bande Dessinée, par Eoin Colfer & illust. par Stephen Gilpin

J02537

Cette version dessinée du roman éponyme a été une bonne pioche : une lecture correcte et divertissante pour les amateurs, plus ou moins fidèle pour les plus exigeants. Mais l'esprit Fowl est présent, tout en malice et facétie.

En vrai, j'ai lu le roman il y a une éternité et n'avais conservé que des souvenirs très flous de l'histoire - Artemis est un génie du mal qui tente de rétablir la fortune familiale en usant de méthodes crapuleuses, soit en kidnappant, en volant ou en exerçant du chantage... Sa dernière lubie ? Tenir tête au Peuple des Fées et enlever l'une de ses représentantes en échange d'une rançon. L'opération est risquée mais le garçon est rusé. Face à lui, le capitaine Holly Short se révèle pourtant une adversaire redoutable. Revancharde et frondeuse, ce sacré bout de femme va lui montrer qu'il a tiré le mauvais numéro !

L'histoire est donc un formidable concentré d'action et d'humour avec des personnages hauts en couleur. La palme du cocasse revient d'ailleurs au nain, Mulch Diggums... graphiquement très proche du spécimen vu dans Le Seigneur des Anneaux. Ceci dit, je n'ai pas spécialement d'avis sur l'aspect visuel en général, sauf que c'est moderne et ça se lit comme les comics (super-héros, technologies et scènes explosives). Un lectorat plus jeune s'y laissera prendre et c'est tant mieux.

C'est avant tout un chouette complément au roman (et un prolongement du film de Kenneth Branagh) car de nombreux détails manquent à l'appel. N'oubliez jamais, lisez le livre... Mais Butler est dans la place ! Ce garde du corps qui ne craint rien ni personne est un solide colosse au grand cœur - la bande dessinée fait de lui un personnage très attachant. Cœur sur lui. ♥ Cette version comporte donc des qualités et des défauts, comme c'est souvent le cas dès qu'une nouvelle adaptation sort. Par contre, elle met l'eau à la bouche et propose un rendez-vous sympathique avec un héros qui ne joue pas dans la cour des gentils. Ça change un peu et c'est pas mal du tout !

La couverture, en vrai, est plus jolie (cf. les lunettes aux reflets verts).

Gallimard jeunesse - 2020

 

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08/06/20

Brexit romance, de Clémentine Beauvais

Brexit romanceUne jolie comédie, qui pétille et qui vous donne le sourire !
Ça fait du bien, oui.

Suite au vote des Britanniques contre l'Europe, une jeune étudiante francophile lance une nouvelle application permettant de conclure des mariages blancs et clamer ainsi son goût de la liberté (ni amour ni sexe, juste un peu de convivialité et un passeport à la clef !).
Pour la soutenir dans son projet farfelu, Justine compte sur une brochette d'amis mais peine à convaincre les plus réfractaires comme Pierre Kamenev - professeur de chant - en déplacement avec son élève Marguerite, prodige insouciante et orpheline, qui vient de tomber folle amoureuse d'un Lord anglais.

Toute l'aventure de Brexit Romance s'inscrit dans ce tourbillon de rencontres inopinées, de dialogues enflammés, de quiproquos savoureux et d'expéditions déjantées sur les terres Albionnes.
J'ai un peu flippé au début - tout me semblait surjoué - mais cette sensation s'est vite envolée car j'étais vraiment heureuse de retrouver les personnages et de suivre leurs péripéties.

*** Pierre Kamenev, please marry me 🤣***
L'ambiance est joyeuse et frappadingue. Pour qui recherche de la dérision derrière les sujets politiques, prenez place à bord !

En bref, j'avais beaucoup aimé Les Petites Reines.
Pas du tout Songe à la douceur.
Pour celui-ci, j'ai d'abord hésité puis succombé au format audio.
Les romans de Clémentine Beauvais possèdent un sens du feuilleton très virevoltant et qui passe encore mieux à l'écoute ! Je conseille.

©2020 Editions Gallimard Jeunesse (P)2020 Editions Gallimard Jeunesse
éditions Sarbacane, 2018

 

08/05/20

La tempête des échos (La Passe-Miroir #4), de Christelle Dabos

La tempête des échosParfois long et complexe, un peu prétentieux mais fabuleusement excitant : c'était donc le quatrième et dernier tome de la série de La Passe-Miroir. 😅

Un bon gros pavé de 560 pages avec des réponses qui vous laissent souvent perplexe et dans une confusion sans fond ! Sinon, en ce qui me concerne, le dénouement me sied complètement. Ophélie est une héroïne qui ne m'a pas toujours inspiré une extrême empathie et qui a connu dans cet épisode des explorations renversantes (entre nous, on s'y perd aussi... non ?). Mais au final, vraiment, j'étais heureuse. Très satisfaite du tout ça pour ça !

Je pense d'ailleurs que je relirai les quatre tomes pour rattraper les points perdus. Et pas forcément en format audio (le choix des voix peut fausser la projection... les rapports entre Ophélie et Thorn sonnent un peu niaiseux). Sinon la comédienne est excellente - une vraie conteuse !

©2019 Editions Gallimard Jeunesse (P)2020 Editions Gallimard Jeunesse

 

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16/04/20

Fille des chimères, de Laini Taylor

A63992Étudiante en art à Prague, Karou voyage souvent à travers le monde selon le bon vouloir de son tuteur Sulfure. Ses missions consistent à récolter des dents et autres ossements auprès de marchands peu scrupuleux. La jeune fille s'exécute sans demander son reste et abuse du chantage en exigeant de son mentor toutes sortes de caprices (apprendre des langues improbables, avoir les cheveux bleus ou pouvoir voler librement).

En vérité, Sulfure est un démon magicien. Un fait acquis pour Karou qui a également connaissance de l'existence des anges et des chimères... à part ça, c'est le flou. Elle ne sait pas quel rôle elle joue là-dedans. Mais le jour où elle croise un spécimen de toute beauté, au regard noir, qui fonce sur elle pour l'éliminer, Karou pressent que sa tranquillité vient d'être remisée au placard. Sans rien comprendre, son petit univers familier se brise avec fracas. La jeune fille est désormais seule. Face à un passé sans nom et un inconnu qui ne la lâche plus.

Cette série n'est plus une nouveauté (parution 2012) mais elle m'a toujours fascinée. En l'exhumant de ma bibliothèque encombrée, j'ai retenu mon souffle en croisant les doigts de ne pas être déçue au tournant. Que nenni. D'office l'écriture m'a soufflée... l'ambiance m'a conquise... l'univers m'a tourneboulée. C'est superbe. Une lecture fascinante dans laquelle on trempe un orteil puis le corps entier en batifolant joyeusement. Au diable toute réserve ! Je conçois néanmoins que la romance est trop instantanée et fougueuse pour me convaincre... MAIS ceci ne ternit en rien la sensation grisante que j'ai ressentie en lisant le roman. Complètement envoûtée j'étais. Voilà, je suis amoureuse de son aura. C'est clair !

Gallimard jeunesse (2012) - Traduit par Anne Krief

« Attention, chers lecteurs : il s'agit de l'une de ces séries qui vous rendra fous d'impatience, grincant des dents et vous arrachant les cheveux, dans l'attente du prochain tome. Soyez prevenus ! » Stéphanie Meyer 

 

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13/04/20

L'Héritier de l'Arc-en-ciel (Shikanoko #4), de Lian Hearn

A63837Rappel des tomes précédents : L'Enfant du Cerf ; La Princesse de l'Automne et L'Empereur Invisible

Dans cet épisode, les derniers pions vont trouver leur place sur l'échiquier. L'heure des retrouvailles va donc sonner entre les amis et ennemis d'hier. En tête, Shikanoko est un personnage brisé mais porté par un destin incroyable. Jamais il ne reculera devant ses responsabilités et acceptera son sort avec dignité. D'autres vont également se distinguer... en bien, en mal. De toute façon, il règne une ambiance particulière dans ce roman. Comme un souffle d'espoir et de nostalgie qui chante sur les dernières pages.

Et pourtant, les sacrifices ne manquent pas. Lian Hearn a un certain penchant pour les amours impossibles et brode son histoire en mettant l'accent sur les drames... Mais c'est tout à fait supportable car très lyrique et riche en émotions. D'ailleurs une belle surprise finale vous attend car cette série introduit délicatement un autre monument littéraire (Le clan des Otori).

Gallimard jeunesse (2017)

Traduction de Philippe Giraudon 

Le ciel est plus menaçant que jamais, laissant planer sur l'Empire des Huit Îles l'ombre de la mort... Les esprits jouent une dernière partie de go. Les pièces de l'échiquier tombent une à une tandis que l'étau se resserre sur chacun des personnages confronté à son destin. Shikanoko choisit alors de livrer son ultime combat pour la justice.

Un final flamboyant porté par une écriture captivante. Lian Hearn déploie un univers plein de magie, de dangers et de beauté pour clore la magnifique épopée qui annonce le Clan des Otori.

 

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L'Empereur Invisible (Shikanoko #3), de Lian Hearn

A63833... de l'eau a coulé sous les ponts depuis le début de ma lecture & découverte de cette série ! Cela a été difficile de se remettre dans le bain. #staystrong

Suite à La Princesse de l'Automne, Shikanoko s'est éloigné du monde terrestre pour absorber son chagrin. Ses enfants démons ont été contraints de s'assumer seuls et vont peu à peu se tourner vers la magie la plus sombre. Il règne toujours un mystère autour du fils de l'empereur, caché désormais parmi des saltimbanques, mais seule Hina a connaissance de son identité. L'amie d'enfance de Shikanoko a été recueillie par une courtisane qui soigne son éducation pour faire d'elle son joyau sur ses bateaux de maisons de plaisir.

La destinée des uns et des autres est vraiment poignante et dramatique. Mais malgré des revers difficiles, les personnages font toujours preuve de noblesse. C'est aussi grâce à la plume de Lian Hearn, poétique et raffinée, que la lecture ne perd ni en intensité ni en beauté.
Vraiment super !

Gallimard jeunesse (2016) 

Traduction de Philippe Giraudon

La saga épique de Lian Hearn se poursuit, puissante, envoûtante : dans ce nouveau récit, les pièces maîtresse de l'échiqiuer se mettent en place. Les sombres intrigues de pouvoir menacent plus que jamais de tarir la source claire des sentiments.

 

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