29/05/13

Marée haute (pour y croire encore !)

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Un grand et bel album qui fait bigrement rêver, surtout en ces journées tristes, grises et pluvieuses ! Alors, le temps d'une lecture, on s'évade et on rêve d'un bord de mer... La marée est basse, la plage appartient aux plagistes, on revêt son maillot de bain, on se prélasse sur son transat, on bouquine, on ramasse des coquillages, au loin la mer gagne du terrain, les pêcheurs de moules sont déjà l'attaque, mais l'insouciance est de mise, il fait bon, il fait beau, le soleil inonde le sable fin et la mer ne cesse d'avaler des centimètres, toujours et encore...

Lecture sans texte, juste pour le plaisir des yeux et de l'imagination. Croyez-moi, en ce moment, c'est précieux ! Les silhouettes de Bernardo Carvalho sont chaloupées, dégingandées, elles surprennent mais sont pleines de couleurs et de rondeurs. Ce qui fait tout le charme de cette lecture.

Marée haute, par Bernardo Carvalho (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2013)

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28/05/13

A comme Association, VIII : Le regard brûlant des étoiles ☄

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Pour ce dernier tome, vient l'heure de toutes les révélations : Jasper a plus que jamais besoin du soutien de Walter et Mademoiselle Rose car Fulgence, le grande patron de l'Association, ordonne que le garçon lui soit confié. Ses intentions étant très floues, tout le monde est sur le qui-vive. Une petite mise au vert, chez les Trolls, est donc fortement conseillée. Jasper y retrouve sa douce Arglaé, au grand mécontentement de Nina, mais le temps presse et notre joyeuse troupe doit de nouveau décamper.

Réfugiés dans les bureaux de la rue du Horla, transformés en bunker pour l'occasion, les rares survivants font front commun contre l'ennemi. Dans l'intervalle, Jasper se trouve face à son destin en découvrant la vérité sur ses origines et sur Ombe. Que de révélations au programme !!! Ce dernier tome, plus épais que la moyenne, avait tellement de choses à nous raconter, tant d'aventures à partager, qu'il ne pouvait en être autrement. Cette fin, donc, ne déçoit pas un seul instant. Nous sommes pris dans le feu de l'action, c'est intense et tourbillonnant, mais à côté de ça, l'émotion aussi est très présente, surtout vers les dernières pages, lorsque les masques tombent, quand les choix décisifs se posent à notre sémillant héros.

Jasper n'a jamais cessé d'évoluer au cours des 8 tomes de la série, en apparaissant d'abord comme un adolescent pataud, qui masquait son manque d'assurance derrière un humour foireux, puis il a essuyé des coups durs, a été confronté à des événements hors du commun, a su gagner en puissance, a multiplié ses dons et a finalement découvert sa réelle identité. Son personnage a grandi, mais il a su conserver ce mélange de sensibilité et d'ironie comme armure. Ombe, quand à elle, est un personnage à part. C'est un peu de son auteur qu'on retrouve aussi à travers elle. Et avec l'histoire qu'on sait...

Jusqu'au bout, l'ombre de Pierre Bottero aura plané sur cette série, que Erik L'Homme a su conduire et conclure de main de maître. C'est tout ça qui remue en nous, alors qu'on lit ce dernier tome. On se sent le cœur serré, on est captivé par le déroulement de l'intrigue, c'est un dernier tour de piste remarquable, touchant et passionnant. A l'image de la série, qui a été magistrale du début à la fin. Je n'oublie pas non plus, les couvertures superbes et les titres aux douces consonances poétiques. Une série à découvrir à tous les âges !

A comme Association, livre 8 : Le regard brûlant des étoiles, par Erik L'Homme
Gallimard jeunesse / Rageot éditeur (2012)

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21/05/13

"There you go, Len," she whispered. "The rest is up to you.”

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C'est la deuxième fois que je lis ce roman, pour sa sortie en format poche, et cela a été un pur bonheur de replonger dans cette histoire poignante et magique. Bailey vient de mourir, sa sœur Lennie est sous le choc, son chagrin est entier, profond, inconsolable. Chez elle, sa grand-mère Manou et son oncle Big tentent de guérir son blues à force de jardinage, de musique, de peinture et de cuisine. Mais rien n'y fait. Lennie s'enferme dans sa chambre, refuse de ranger les affaires de sa sœur, ne veut plus jouer de la clarinette, s'isole dans les bras de Toby, l'amoureux de Bailey, et tente de trouver l'oubli à travers lui.

Que de désillusions, de larmes lourdes et amères, que de mélancolie, de tristesse et de désœuvrement ! A première vue, ce roman a toutes les chances de nous déprimer, sauf que finalement l'histoire nous surprend, nous touche et nous charme instantanément. Il y a de la poésie dans les mots de Jandy Nelson, une sincérité et une authenticité qui me parlent, c'est tellement magique. Et puis, au cœur du récit, il y a un amour naissant, entre Lennie et Joe Fontaine, qui vient d'emménager en Californie. C'est un musicien, un grand romantique, c'est aussi un type sensible et miraculeux. Sa présence suffit à rallumer la petite lanterne éteinte de Lennie. A ses côtés, elle retrouve le goût de vivre et la pensée d'avoir droit au bonheur.

Définitivement, cela restera une lecture bouleversante, que je peux lire et relire, même rien que des extraits, à nouveau le charme opère. Cette histoire qui parle de la mort, mais aussi de l'amour et de la sexualité, montre que l'instinct de vie est en nous, toujours. Lorsque les gens vivent un gros choc ou un gros chagrin, des choses bizarres peuvent se produire. On peut aimer à perdre la raison, on peut tromper aussi, on peut se mentir à soi-même, on peut faire tout un tas de trucs auxquels on n'aurait jamais pensé avant. Au moins, c'est la preuve qu'on est en vie, qu'on a cette chance, et c'est tout. Ce petit roman, définitivement je l'aime et lui conserve à jamais une place chérie dans mon cœur. Dommage que l'auteur n'ait rien publié de nouveau depuis...

Le ciel est partout, par Jandy Nelson
Gallimard jeunesse, coll. Pôle Fiction,2 013 - traduit par Nathalie Peronny

 « Il y a des années de cela, j'étais allongée sur le dos dans le jardin de Manou quand Big m'a demandé ce que je fabriquais. Je lui ai répondu que j'observais le ciel. Il m'a rétorqué : "C'est une vision de l'esprit, Lennie, le ciel est partout, il commence à tes pieds." »

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18/05/13

“I realize now how much courage it takes to choose the life you want, whatever that might be.”

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Troisième et dernier tome de cette série, qui raconte trois parcours différents à travers Cassia, Xander et Ky, séparés depuis les derniers événements, à l'approche du Soulèvement généré par le mystérieux Pilote. Ky fait partie de l'escadron, qui pilote les dirigeables en se rendant de ville en ville pour apporter des traitements. Une épidémie de Peste a en effet  frappé la population, Xander est en première ligne, en tant que docticien. Cassia, de son côté, est employée au classement des données, chargée de semer le trouble pour la cérémonie du couplage du prochain Banquet.

Hélas, il ne se passe pas non plus beaucoup de choses dans ce dernier tome, l'action étant très lente, assez molle et très bavarde, j'ai souvent pensé à une lecture plutôt cartésienne, dans le sens où elle invite les lecteurs à se poser et réfléchir sur le monde de demain tel qu'Ally Condie le dessine. Un monde où l'expression artistique serait abolie, où l'on manipulerait la population sur le plan médical, où l'on façonnerait les actes et les paroles d'une société policée, hermétique et figée dans ses émotions. Il serait peut-être temps de réagir, vu comme ça ! ...

En fait, tout m'a semblé coulé de source dans ce troisième tome. Dès les premiers chapitres, je savais déjà comment cela allait se terminer, même si j'ai espéré quelques soubresauts dans l'intrigue, j'ai finalement été très peu surprise. Même le dénouement face au triangle amoureux est évident. C'est comme si l'auteur n'allait pas se fourvoyer dans des prises de tête inutiles, elle avait d'autres chats à fouetter - en l'occurrence, un Soulèvement à fignoler, mais à égratigner aussi, pour mieux démontrer que les personnages ont grandi et ont fait du chemin, en assumant pleinement leurs choix, en défendant aussi les bonnes causes.

Voilà, tout simplement ! Cette série a su me séduire dans sa globalité, même si j'ai été un peu déçue par ce dernier tome, je n'oublie pas qu'elle a su se démarquer à sa façon, avec subtilité et en faisant preuve d'humanité aussi. Par trois fois, il nous a été permis d'entrer en osmose avec les sentiments des trois personnages, surtout dans ce dernier tome, on apprend à mieux cerner Xander, Ky et Cassia, ce qui explique pourquoi tout nous paraît si évident à la fin ! Evident, mais un peu frustrant aussi...

Promise (tome 3), par Ally Condie
Gallimard jeunesse, 2013 - Traduit par Vanessa Rubio-Barreau
Pour un gros pavé de 515 pages !

Et sinon, j'aime TOUT dans le nouvel album de V.P. ! ♥

02/05/13

«C'est bizarre... je ne savais pas que je pouvais faire une fleur. Une jeune fille, ça ne fait pas de fleurs.»

Triple actualité pour Vincent Cuvellier ! ☺

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Le retour d'Emile dans un nouvel épisode toujours aussi grinçant et hilarant !

Emile se déguise, par V. Cuvellier - illustrations de Ronan Badel (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2013)

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"Je commence à en avoir marre de cette vie, de ma vie de plante verte, jolie fleur dans un petit pot, de jeune pousse, de mauvaise herbe, de brindille, d'asperge, de mauvaise graine, de graine de potence, de fruit amer, de grande tige, d'espèce de haricot, de grosse patate, de petit pois dans la tête, de vieille branche, en un mot comme en cent, j'en ai marre de ma vie de légume."

La Fille Verte, ou comment décrire l'adolescence, ce passage vécu entre rêve et réalité, où la jeune héroïne marche pieds nus dans l'herbe, prend racine dans la terre, avec un oiseau qui fait son nid dans ses cheveux, et une fleur qui pousse dans sa main, jusqu'au jour où elle entendra à nouveau les cris de sa famille, retrouvera l'envie de les rejoindre, elle qui se croyait transparente va enfin trouver sa place...

Cet album est à destiner aux grands enfants, qui comprendront plus facilement la subtilité du texte qui n'est que métaphores. C'est poétique, très beau, étrange aussi. C'est doux et envoûtant. Les illustrations sont magnifiques !

La fille verte, par V. Cuvellier - illustrations de Camilla Engman (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2012)

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Et pour finir,

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Une lecture qui nous plonge dans la France de l'après-guerre, avec pour jeunes héros deux bandes que tout sépare : d'un côté, on trouve les Socquettes blanches, des filles prout-prout qui ont la bénédiction du curé de la paroisse, et de l'autre côté, il y a les Chats crevés, des durs à cuire qui aiment mener la vie dure à leurs rivales. Mais lorsqu'un projet immobilier vient menacer leurs territoires respectifs, ils décident de joindre l'utile à l'agréable : se serrer les coudes, unir leur colère contre les promoteurs véreux.

Fichtre, que c'est poilant ! En plus, les illustrations sont délicieusement kitsch et vintage dans l'âme... Cet album avait tout pour me séduire : de l'humour, un soupçon d'élégance et une histoire pétaradante !

Les Socquettes blanches, par V. Cuvellier - illustrations d'Alexandra Pichard (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2013)

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NB : Toutes les illustrations sont visibles en plus grand, rien qu'en cliquant sur l'image !


24/04/13

♪♫ Le Grand Bazar du Weepers Circus ♫♪

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C'est un double rendez-vous qui s'offre au lecteur : d'abord la lecture, simple et légère, agrémentée par les illustrations pétillantes et colorées de Clotilde Perrin, entre humour, poésie et cocasserie.

C'est magnifique !

Puis, vous glissez le CD dans un mange-disque et vous en prenez plein les oreilles : c'est déjanté, dynamique, bariolé, ça swingue, ça groove, en bref c'est un concert enjoué et délirant. Les chansons sont toutes issues du répertoire classique du registre enfantin, mais remodelées, remixées au goût du jour.

Ainsi, vous découvrez un Petit Navire rock'n roll, une Arche de Noé façon ritournelle de bistro, ou une Pirouette Cacahuète en mode rap ! Album surprenant, explosif et détonnant, vous dis-je.

A tel point que je me demandais si c'était finalement une bonne idée de le faire écouter aux enfants juste avant d'aller dormir, à moins d'avoir un public surexcité en train de bondir sur les lits, et puis finalement ... ouiii, vous pouvez le prêter car le dernier tour de piste se conclut sur des mélodies douces et apaisantes (magnifique Claire Fontaine !). Nos trublions tirent leur révérence sur une épatante berceuse intitulée Chuuut ! avec le passage sifflé (Guten abend, gute Nacht) de J. Brahms.

Notre joyeuse troupe s'est également entourée d'une poignée d'interprètes (les Ogres de Barback, Aldebert, François Morel, Dick Rivers et Babet) et offre ainsi une belle affiche, pour une lecture virevoltante !

Le Grand Bazar du Weepers Circus, illustré par Clotilde Perrin
Gallimard jeunesse, coll. Hors Série Musique, 2012

Le groupe va créer à partir de ce livre-CD un spectacle pour enfants qui va tourner dans toute la France.

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03/04/13

A toute vitesse !

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Magnifique album aux illustrations vintage, qui a la très bonne idée de comparer la vitesse entre la caravelle Santa Maria, les patins à roulettes, un éléphant et un lézard ! Ou une balle de pistolet et la Terre en rotation sur elle-même ! Mais aussi un alligator et un sous-marin ! Un lièvre et un train à vapeur ! Une libellule et un requin ! Et j'en passe.

La démonstration est juste parfaite, avec de nombreux exemples qui valent tous les longs discours. C'est un vrai plaisir de parcourir cet album. On fait d'importantes découvertes, on s'extasie, on apprend des choses sur la vitesse, les animaux ou les véhicules, en toute simplicité mais très clairement. En bref, c'est une agréable façon d'apprendre en s'amusant. Pour petits et grands.

A toute vitesse ! par Cruschiform (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2013)

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"Il faut pas rester les deux pieds dans le même sabot..."

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C'est l'heure de la retraite pour monsieur Robert Poutifard. L'instituteur soupire d'aise car ces longues années de labeur n'auront été que souffrance, frustration et amertume. Aussi, décide-t-il de se venger, en portant trois coups symboliques auprès d'anciens élèves qui lui auront valu sueurs froides, larmes de honte et sanglots révoltants.

Avec la complicité de sa mère, avec laquelle il vit toujours, Robert établit trois plans selon un scénario habile et démoniaque. Mais alors, qu'est-ce que c'est drôle ! D'abord, l'histoire nous plonge dans le passé en nous faisant revivre l'instant qui a valu cette haine indélébile. Puis, nous assistons à la vengeance. Mais que dire ? que dire, si ce n'est que je me suis amusée comme une folle !

Les deux premières vengeances sont hilarantes, au cœur de situations cocasses, avec des personnages hauts en couleur et de bonnes trouvailles pour rendre l'instant mémorable et complètement délirant. Seule la fin est différente, plus apaisante, avec une petite touche d'émotion. Il faut rendre la morale à cette histoire, bien entendu ! (Apprendre à pardonner, s'excuser, etc.) Bref, je découvre grâce à ce roman un J-C Mourlevat décontracté et déjanté. Et j'aime beaucoup ! D'ailleurs, il raconte lui-même son histoire dans la version audio, que je vous conseille fortement.

La Troisième Vengeance de Robert Poutifard, par Jean-Claude Mourlevat
Gallimard jeunesse, 2004 / collection Folio junior, 2009 / Ecoutez lire, 2013
Illustrations de Béatrice Alemagna

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23/03/13

“The word friends doesn't seem to stretch big enough to describe how we feel about each other.”

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C'est le deuxième été pour Bridget, Léna, Carmen et Tibby, le deuxième été pour le jean magique aussi ! Toute l'année, il attend sagement dans un placard et ne ressort que pour accompagner les jeunes filles dans leurs aventures estivales. Alors, au programme : la mère de Carmen a un amoureux et se comporte comme une gamine, ce qui a le don d'exaspérer sa fille. Tibby, elle, s'est inscrite à un stage de cinéma et tente de reprendre goût à la vie, depuis la disparition de Bailey. Léna a rompu avec Kostos et s'en mord les doigts. Bridget a décidé de rencontrer sa grand-mère maternelle, en Alabama, mais en lui dissimulant sa véritable identité. Elle a aussi abandonné le foot, changé de couleur de cheveux et pris quelques kilos.

La saga, donc, se poursuit, entre rires et larmes (j'ai eu le cœur gros pour Léna et son grand-père !). Les adolescentes apprennent à grandir, à accepter le fait que leurs parents sont aussi des êtres imparfaits, elles se cherchent dans la création artistique, dans le sport ou à travers leurs origines, elles ont soif d'aimer et d'être aimées, même si ce n'est pas facile tous les jours.

En bref, c'est un nouvel été riche en émotions, conforme aux idées et aux rêves que peuvent se faire toutes les jeunes filles de leur âge ! Chacune des histoires, de Tibby, Léna, Bridget et Carmen, est personnelle, attachante et on peut s'y identifier facilement. Pour ça, et pour le plaisir d'évasion qu'elle procure, je continue de porter une affection toute particulière à cette série...

Quatre filles et un jean (livre II), par Ann Brashares
Gallimard jeunesse, 2009 pour la présente édition - traduit par Vanessa Rubio
existe aussi en format poche, dans la collection Pôle Fiction

19/03/13

“My butt has specific requirements for pants.” ♥

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Depuis le temps que j'entendais parler de cette série, couverte d'éloges plus enthousiasmants les uns que les autres, il fallait que je me penche sur ce phénomène. Et là, quel bonheur ! Je crois que cette série mérite amplement tout l'amour que les lectrices lui portent : c'est une lecture fraîche, pétillante et captivante.

On y découvre l'histoire de quatre amies, Carmen, Léna, Tibby et Bridget, inséparables depuis leur naissance, et d'un jean déniché dans un magasin de fripes. Croyez-le ou non, ce jean est magique ! Il transforme votre silhouette, vous rend plus belle, plus forte et plus confiante. Alors, toutes les quatre décident de se le prêter car ce jean ne peut que leur faire vivre des aventures merveilleuses. Justement, c'est l'été et les quatre filles ont toutes des projets distincts : Léna part en Grèce chez ses grand-parents, Carmen rejoint son père divorcé, Bridget s'est inscrite dans un camp sportif et Tibby bosse dans un supermarché pour pouvoir se payer une voiture.

A tour de rôle, on suit leurs péripéties, marquées par des instants drôles et palpitants, mais aussi des moments de doute, où l'on se sent trahi, perdu, seul, où l'on a envie de plaire, de rattraper ses erreurs, où l'on se sent à côté de ses pompes, où on préfère se planquer sous la couette pour pleurer, ou crier son désespoir en jetant des cailloux... En gros, on rit et on pleure, c'est grandiose. C'est le petit livre idéal pour les adolescentes, parfait aussi pour ressentir l'adolescente en soi ! On s'attache aux filles, à leurs histoires, on a le cœur qui bat et le ventre noué. C'est très bon, et on se sent merveilleusement bien dans cette petite bulle de lecture.

Quatre filles et un jean (livre I), par Ann Brashares
Gallimard jeunesse, 2009 pour la présente édition - traduit par Vanessa Rubio
existe aussi en format poche, dans la collection Pôle Fiction