04/06/12

La nuit tombe alors dans l'oeil du loup. Elle brouille d'abord les couleurs, puis elle efface les images.

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Cette version grand format de L'oeil du loup par Daniel Pennac est un rendez-vous enchanteur ! La lecture est faite par l'auteur lui-même, l'ambiance musicale est parfaite et les illustrations de Catherine Reisser ont su prolonger ce plaisir.

C'est l'histoire d'une rencontre entre un loup et un garçon, tous deux sont orphelins et ont des histoires similaires concernant la séparation et l'arrachement à leur famille, en plus de la désillusion face au monde qui change. Loup Bleu est enfermé dans une cage d'un parc zoologique. C'est un animal blessé et amer, en signe de résistance il conserve toujours un oeil fermé. Afrique, le garçon, va se positionner tous les jours devant lui, silencieux et observateur. Il cherche à percer le mystère de ce loup, à son tour il va fermer un oeil, et insidieusement un fil va se tisser entre eux.

Par communion de pensée, ils vont se raconter leur incroyable parcours. Tandis que Loup Bleu est résigné sur son sort, Afrique a puisé dans son optimisme la volonté de se construire une famille en refusant la fatalité. De plus, le garçon possède le don précieux de raconter des histoires, il n'espère pas seulement amadouer le loup, il veut le comprendre, entendre sa voix et ressentir ses émotions pour lui rendre le goût de vivre.

Ce livre oppose donc deux regards sans complaisance sur notre monde et notre société. Deux regards qui cherchent à toucher et faire naître une prise de conscience. Je recommande cette version lue par Daniel Pennac, dont la très belle voix de conteur vous transporte aussitôt en Alaska puis en Afrique (Jaune, Grise, Verte)... Une lecture enchanteresse !

L'oeil du loup, par Daniel Pennac
illustré par Catherine Reisser - mis en musique par Karol Beffa - avec l'orchestre de chambre de Paris
Gallimard jeunesse musique, 2012 

-) http://www.youtube.com/watch?v=ohxyVu48pFE

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02/06/12

Quelle aventure de partir en vacances ... !

Eux aussi, ils sont de retour ! (clin d'oeil à Laure et Mosquito)

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Lu au soleil, ce dernier titre de Rita et Machin est très rigolo (ce n'est toutefois pas le meilleur de la série, mais qu'importe, on l'aime quand même !). Quand Rita et Machin partent en vacances, ça ressemble à un amoncellement de choses ultra nécessaires à emporter pour quelques jours (une rôtissoire, un canapé, une baballe en caoutchouc, un arc, des flèches, une épuisette, des socquettes...). Comment voulez-vous que tout ça rentre dans la nouvelle voiture de papa ?

A cette occasion, pour inaugurer la nouvelle automobile, Rita et Machin ont eu l'idée de la customiser et d'en faire la surprise à leur papa... Il va être ravi, oh oui. A peine le temps de râler et les voilà partis sur la route, c'est long, c'est bouchonné, Rita et Machin tuent le temps en jouant aux grimaces, et ça klaxonne, et ça râle à l'arrière, mais qu'est-ce que cela veut dire ? Papa continue de fulminer au volant.

Pour bien faire, Machin a le ventre barbouillé (du jamais vu, selon papa au bord de la dépression). Il est temps de faire une halte pique-nique dans l'herbe, pour calmer les nerfs de tout ce petit monde. Quelques chips, sandwichs et cornichons qui piquent plus tard, notre petite troupe est requinquée et affiche de nouveau sa belle humeur. Car, c'est bien connu, quelle aventure de partir en vacances avec Rita et Machin! 

Rita et Machin partent en vacances, par Jean-Philippe Arrou-Vignod & Olivier Tallec (Gallimard jeunesse, 2012)

Le saviez- vous ? 

Depuis le mercredi 9 mai, la série est adaptée en dessin animé diffusé du lundi au vendredi à 8h40 sur France 5 dans l'émission Les Zouzous. Pour voir et revoir les épisodes, clic ici : http://www.pluzz.fr/rita-et-machin
Le générique est chanté par Anais. 

31/05/12

.... singing musicals to yourself as serious psychological motivation.

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Cela fait déjà deux ans que j'ai lu la première partie des aventures de la famille Martin à New York. Rappelez-vous, propriétaire d'un hôtel tendance Art Deco, la famille se saigne aux quatre veines pour lui rendre son heure de gloire, alors que l'endroit est au bord du délabrement. Scarlett, quinze ans, suit l'exemple de ses aînés pour apporter sa modeste contribution en s'occupant d'une suite où la très excentrique Mrs Amberson, une ancienne comédienne, en a fait son point de chute. Cette arrivée providentielle avait été un vrai coup de pouce pour les Martin, qui ont été les témoins, et les acteurs, d'un été particulièrement mouvementé.

Sur un plan sentimental Scarlett s'était entichée d'Eric, le meilleur ami de son frère Spencer, mais l'idylle a tourné court et depuis l'adolescente est d'humeur morose. La rentrée approchant, de nouvelles péripéties vont cueillir cette charmante famille qui ne manque pas de ressources, sauf que cette fois l'intrigue va davantage se concentrer sur les premiers pas de Spencer, en tant que vedette la plus haïe de tout New York, de Lola, amoureuse désabusée qui risque de retomber dans les filets de son histoire inachevée, et Scarlett, désormais l'assistante de Mrs Amberson, poussée à devenir le chaperon de la dernière recrue de leur agence, Chelsea Biggs, comédienne en herbe, et son frère Max, affichant une ironie à toutes épreuves. Scarlett et lui ne se supportent pas, ils partagent la même paillasse en biologie, se lancent constamment des piques, mais tout ça, sous couvert de jolis sentiments naissants, on s'en doute. Toutefois, Scarlett n'a pas guéri sa déception amoureuse et Eric est de retour dans sa vie, comme s'il cherchait à renouer avec elle.

Sitôt les premières pages lues, j'étais complètement sous le charme ! C'est un tel bonheur de retrouver la famille Martin, de s'immiscer dans leur vie pas ordinaire et de suivre leurs aventures essentiellement tournées autour du théâtre et de la comédie (les affaires de l'hôtel sont passées au second plan). Mais c'est aussi et surtout une histoire qui met en avant la famille, au sein de laquelle surviennent les coups de tête, les coups de coeur, les doutes, les pardons, les interrogations, les solutions... bref, un formidable portrait d'amitié et de solidarité, toujours dans l'humour et la joie de vie, sans jamais édulcorer les petits bobos qui font pleurnicher. Je retiens de cette lecture un plaisir frais, pétillant et enthousiasmant, un joli moment de dépaysement aussi, puisque la ville de New York offre un cadre idyllique et magique, qui procure un effet grisant ! J'ai refermé mon livre sur une note d'enchantement, et de frustration aussi, puisque j'ignore quand la suite sera disponible. Et cette suite est tout bonnement indispensable, nomdediou !

Au Secours Scarlett ! par Maureen Johnson
Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2011 - traduction de Cécile Dutheil de la Rochère
illustration de couverture : Dominique Corbasson 

29/05/12

Big Nate : Capitaine de l'équipe

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Ce deuxième tome des aventures de Nate est drôlissime ! C'est un journal illustré (le genre qui a le vent en poupe !), où l'on suit le garçon et ses déconvenues scolaires. Son épine dans le pied porte le nom de Gina Hemphill-Toms, la première élève de la classe. Comme un fait exprès, Nate et elle sont tout le temps fourrés ensemble : pour un exposé sur B. Franklin, ou pour l'équipe de base-ball dont il est le nouveau capitaine.

Tous deux ne se supportent pas (elle pense que ses dessins vont ruiner leur exposé, il s'imagine que sa nullité en sport va leur faire perdre la compétition, et puis il ne lui pardonne pas non plus d'avoir osé rebaptiser leur équipe sans lui en toucher un mot !). Ils en viennent donc à un compromis, ne pas marcher sur les plates bandes de l'autre, avant de tirer profit de leur collaboration qu'ils considéraient (à tort) comme une malédiction.

L'histoire est une succession de situations comiques, qui placent bien souvent notre héros en mauvaise posture (des rendez-vous avec des profs qui le font arriver toujours trop tard, pour choisir les membres de son équipe, ou même lui donner le nom qu'il rêve, sans oublier sa prise de tête avec Randy Betancourt, qu'il a involontairement ridiculisé devant tout le monde, maintenant il cherche à se venger...).

La lecture est d'autant plus amusante qu'elle est largement illustrée, avec des passages sous forme de bande dessinée. En bref, c'est cocasse, c'est drôle, ça plaît aux enfants, c'est de bon esprit, Nate est un clown à lui tout seul, ses copains sont tout aussi marrants, et ce qu'ils vivent est à l'image de ce qu'ils se passent dans les cours des écoles. Une chouette lecture, à conseiller aux amateurs du Journal d'un dégonflé par exemple.

Big Nate : Capitaine de l'équipe, par Lincoln Peirce 
Gallimard jeunesse, 2012 - traduction de Jean-François Ménard 

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11/05/12

♪♫ Rockoholic ♪♫

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Le roman s'ouvre sur un enterrement, celui du grand-père de Jody. C'était un type original, rock-n-roll dans sa façon de vivre et de penser. C'était un modèle pour la jeune fille. Aussi, elle tire une tronche de vingt kilomètres au cours de la cérémonie trop traditionnelle et pompeuse. Jody est en guerre avec sa mère, alors elle décide de pirater les ondes et de semer la zizanie en mémoire de son aïeul.

Résultat, Jody est punie et interdite d'aller au concert de son groupe préféré, The Regulators. Elle s'enfuit de chez elle et se réfugie chez son meilleur pote, Mac. Celui-ci lui offre son billet pour qu'elle puisse vivre son rêve pour de bon, car Jody est folle amoureuse du leader du groupe, Jackson Gatlin.

Elle est prête à tout pour attirer son attention, et c'est de bon matin qu'elle se rend dans la file d'attente pour être placée au premier rang. Le temps s'écoule lentement, alors Jody fait preuve de sarcasmes en observant la foule des fans. Mac vient de temps à autre lui tenir compagnie, parce qu'il faut tout de suite le souligner, ce garçon est génial ! Un vrai soutien. Un amour de copain. Une patience du tonnerre. Une écoute sans faille. Une présence sûre. Bref, spécimen à adopter de toute d'urgence.

Jody se sert honteusement de son amitié, sans réaliser qu'il y a peut-être un petit quelque chose derrière. Elle est aveuglée par Jackson Gatlin, complètement mordue par cet inconnu qu'elle croit connaître à travers les coupures de journaux. Et lorsque l'occasion se présente, elle + lui seuls au monde, la jeune fille prend une décision radicale. Elle embarque Jackson loin de son monde de pacotilles, le rockeur est épuisé, usé, drogué par les amphétamines, en mode zombie sous hallucinogène.

Cette rencontre providentielle va vite ressembler à un cauchemar sans nom, puisque Jody va découvrir une autre facette de son idole... et la déception est rude. De plus, la presse fait les gros titres sur la disparition du chanteur, il va falloir trouver une solution, finir de jouer la comédie et forcer Jackson à sortir de sa coquille.

Le situations les plus cocasses vont se succéder, Jody est une héroïne tordante à sa façon, qui ne manque jamais de ressources et qui fait face sans rechigner, cette parenthèse dans sa vie va lui apporter beaucoup, comme de calmer ses relations tendues avec sa mère. Et puis le roman ne cache rien de l'envers du vedettariat et de la folie adolescente et du sentiment jusqu'au boutisme qui frappe un peu tout le monde lorsqu'on cherche à échapper aux contraintes. Enfin bon, ça reste une lecture traitée sur le mode humoristique, mais qui se révèle assez conventionnelle à la longue.

Rock Addict, par C.J. Skuse
Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2012 - traduction d'Alice Marchand 
illustrations de couverture : Anne Simon 


03/05/12

"Les enfants sont des énigmes lumineuses."

Le match du jour oppose les enfants contre les parents. Bah oui. 

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Les enfants sont méchants, c'est bien connu. Ils sont bruyants, insupportables, ils crient, font des caprices, ils mordent, ils crachent leurs épinards, ils ne disent pas bonjour à la dame, ils font du chantage, ils donnent des câlins quand ça leur chante, en somme ils sont épuisants et limite ingrats. C'est fort d'une tendre ironie que Vincent Cuvellier nous livre un portrait de notre progéniture, avec un bagout hors du commun. Impossible de ne pas sourire en parcourant cet éventail de situations toutes plus grotesques (et authentiques !) les unes que les autres.

C'est ainsi un festival de patience et de flegme qui s'offre à nous, et le constat s'impose : les enfants sont de gentils monstres qu'on aime comme ils sont, c'est-à-dire imparfaits. On doit aussi au rituel de l'histoire du soir de réconcilier tout ce petit monde, ouf les journées peuvent paraître longues, elles savent aussi se boucler sur un sentiment d'apaisement quand on retrouve l'enfant endormi dans son lit, sourire aux lèvres et heureux... Après tout, les enfants sont gentils. 

-) A découvrir pour l'ironie de la situation, pour l'humour de Vincent Cuvellier et pour les illustrations d'Aurélie Guillerey (j'adore). 

Les enfants sont méchants, par Vincent Cuvellier & Aurélie Guillerey (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2012)

Les enfants auront l'occasion de se venger en se plaignant de leurs parents, grâce au retour de ma mère ! Une mère qui ne fait rien comme les autres, qui a la tête dans les nuages, qui dit une avalanche de gros mots, qui mange des paquets de bonbons, qui promet de faire attention et qui bien évidemment n'en fait qu'à sa mode. 

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C'est déjà le troisième titre de cette collection (où le portrait de ma mère est souvent gratiné, mais c'est pour de rire !). Si ma mère est à la fête, son fiston, lui, se désespère et le lecteur rigole. Trois histoires courtes viennent faire état de situations souvent désespérantes, mais jamais navrantes, ma mère a conscience de ses défauts et préfère en rire en faisant l'orang-outang dans son dressing. Tout ça sent bon le vécu, c'est tendre et rigolo de découvrir le regard que parfois posent les enfants sur leurs parents ! Ce troisième rendez-vous a donc été placée sous le signe des facétieuses retrouvailles.

Ma mère à la fête, par Gwendoline Raisson & Magali Bardos (OFF - Pastel, 2012) 

* La citation en titre de ce billet est de Daniel Pennac. : )

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17/04/12

“In the end you can't always choose what to keep. You can only choose how you let it go.”

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Contre toute attente, j'ai beaucoup aimé cette suite de Promise, notamment parce qu'il est permis de mieux découvrir la personnalité de Ky, ce garçon qui fait battre le coeur de Cassia, l'héroïne. L'histoire est d'ailleurs racontée de leurs deux points de vue, car leurs parcours sont exposés en parallèle et tendent à se rejoindre.
Exilé dans les Provinces Lointaines, Ky va s'enfuir avec un compagnon d'infortune pour regagner le village dans les montagnes où il a grandi avec son père. De son côté, Cassia s'est portée volontaire dans un camp de travail et va s'échapper avec une autre fille dans le Labyrinthe afin de retrouver Ky.
Pendant une grande partie du roman, on suit leurs chemins de croix, et c'est loin d'être inintéressant. On se rend vite compte que l'histoire travaille en sous-marin, que l'intrigue est beaucoup plus roublarde qu'en apparence et que d'étonnantes révélations vont apparaître pour nous empêcher de penser que les jeux sont faits (des nouvelles idées apparaissent avec le mythe du Pilote et le mouvement révolutionnaire baptisé le Soulèvement que Cassia veut à tout prix rejoindre).
C'est probablement parce que l'histoire se passe dans un cadre totalement différent du premier tome (un milieu poussiéreux, dangereux, parsemé d'embûches, hanté par des fantômes et des souvenirs), que je me suis passionnée pour cette suite. Il y a une réelle évolution, c'est beaucoup plus riche et intriguant, les personnages aussi s'étoffent, je trouve que ce tome 2 a permis au caractère de Cassia d'acquérir davantage de force et de détermination. Même le personnage de Xander, pourtant peu présent dans le roman, n'en est pas moins imposant et mystérieux.
Très franchement, j'ai trouvé cette suite bien meilleure et plus grisante pour l'avenir, promettant une série nettement plus palpitante qu'elle ne paraissait à ses débuts.

Insoumise, par Ally Condie smileyc219
Gallimard jeunesse, 2012 - traduit de l'anglais (USA) par Vanessa Rubio-Barreau 

16/04/12

Emile est un enfant comme les autres. Presque comme les autres.

Joli coup de coeur pour la nouvelle série de Vincent Cuvellier, illustrée par Ronan Badel - le duo de choc !

C'est décidé. Aujourd'hui, Emile est invisible. À midi, plus personne ne pourra le voir ! Pourquoi à midi ? Parce qu'à midi, maman fait des endives. Des endives ! Mais c'est horrible, les endives !

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Qu'est-ce que j'ai pu rire en lisant cette histoire ! Emile est un petit garçon avec des idées farfelues, qu'il met toujours en application. Après tout, pourquoi se priver ? Il a, par exemple, décidé de devenir invisible et de n'en faire qu'à sa guise. Le plat d'endives ? Peuh, très peu pour lui. Il est invisible, cela veut dire que personne-ne-peut-le-voir ! Mais zut, sa maman possède des rayons X à la place des yeux, rien ne lui échappe mais Emile a plus d'un tour dans son sac. Sûr qu'il croit en son potentiel d'invisibilité... non mais ! 

La fin est absolument désopilante, j'étais bidonnée et je me suis payée le luxe de relire l'histoire plusieurs fois. C'est facétieux, avec un chouette personnage, dont la bouille me donne déjà envie de l'adopter. On croirait un mauvais bougre qui sourit lorsqu'il se brûle... franchement, c'est une lecture extra ! Juste pour rire et en redemander.

Et cela tombe bien, puisque ce sont deux albums de la même série qui viennent de paraître. *bonheur*

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Emile laisse aux autres enfants l'envie d'avoir un chat, un chien ou bêtement un poisson rouge, lui veut une chauve-souris. Et ce n'est pas pour de rire. Ses parents font cependant grise mine et Emile doit négocier. Une chauve-souris, avec ses ailes toutes bizarres, ses yeux noirs, ses petites dents, ses petites griffes, ne représente-t-elle pas une bestiole sympathique ? Ou à la place, il a bien une autre suggestion en tête...

L'histoire, encore une fois, surprend agréablement et nous ravit avec sa fin rigolote. Emile rejoint ainsi le club fermé des héros fétiches, bravo ! 

Emile veut une chauve-souris !  &  Emile est invisible par Vincent Cuvellier et Ronan Badel 
Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2012.  

Ha, ha ! je ne peux pas m'en empêcher... smileyc219

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11/04/12

The only good angel is a dead angel.

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En acceptant de lire l'avenir d'une fille de son lycée, Willow ne s'imaginait pas une seconde que son existence allait basculer dans une course-poursuite avec un assassin à ses côtés et une bande d'anges insatiables à ses trousses. En effet, en découvrant le secret de Beth Hartley, Willow s'attire les foudres des responsables de l'Eglise des Anges, un mouvement sectaire secrètement mis en place par des anges eux-mêmes, ces derniers étant venus sur Terre pour se nourrir de l'énergie humaine. En révélant ses pouvoirs, Willow s'avère une arme de destruction contre ces créatures. Nécessité faisant loi, il faut qu'elle déguerpisse de Pawntucket !
La vie de l'adolescente plonge donc dans l'horreur absolue, et pour sauver sa peau, elle accepte de suivre un type dont elle ignore tout et qu'elle ne supporte pas. Alex est un tueur à gages, il appartient à une branche spéciale de la CIA. Sa dernière mission consistait à éliminer la jeune fille, mais de troublantes révélations ont remis en cause ses convictions et sa motivation.
L'histoire s'engage sur plus de 500 pages à avaler du bitume et à tuer le temps dans des chambres de motel ou dans une cabane perdue dans les montagnes. L'alternance de rythme, entre l'action folle et les temps morts à essayer d'élaborer une stratégie de repli puis de riposte, permet d'apporter un certain équilibre au récit. C'est franchement très agréable à suivre, il faut dire aussi que l'alchimie du couple est tellement juste et quasi parfaite qu'il m'était impossible de ne pas craquer.
Cette lecture est à considérer sans prétention, juste dans le dessein de passer un bon moment avec des personnages attachants. J'ai été entraînée dans cette aventure palpitante, suivi avec intérêt la lente éclosion amoureuse des deux tourtereaux et senti mon coeur palpiter un peu plus fort au tempo des trépidations de l'intrigue. La recette est facile, mais efficace. Je suis impatiente de lire la suite !

Angel, par L.A. Weatherly smileyc002
Gallimard jeunesse, 2011 - traduit de l'anglais par Julie Lafon 

Sous le pseudonyme de Titania Woods, L.A. Weatherly est aussi l'auteur de la série L'Ecole des Fées en Folio Cadet (ma fille a lu les premiers tomes il y a quelques années, avant de se juger trop grande pour la suite). 

05/04/12

Yok-Yok et la tulipe

La tulipe rouge est la fleur préférée de Yok-Yok, elle ressemble à son chapeau. Pour faire partager sa passion à Noire la Souris et Josée la Chenille, Yok-Yok va leur raconter l'extraordinaire histoire de cette fleur venue des confins de l'Himalaya jusqu'en Turquie, puis en Hollande. C'est dans ce pays que la folie des tulipes a atteind des sommets : un oignon rare pouvait être aussi cher qu'une belle maison ! Depuis, la Hollande est toujours le pays des tulipes et en ce doux mois de mai Yok-Yok invite ses amies à le visiter.

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Bizarrement je n'adhère pas toujours à la collection Yok-Yok, mais cet album-là a su remporter toute ma sympathie parce qu'il est question de tulipe (ma fleur préférée) et parce que les illustrations et les couleurs opèrent un charme radical. Je connaissais déjà l'histoire de la tulipe via une lecture plus ancienne (Le peintre des vanités, de Deborah Moggach). Aussi j'ai trouvé très intéressant d'apporter cette connaissance aux enfants, qui ne contempleront plus un champ de tulipes, ou un simple bouquet, avec le même regard. 

UNE LECTURE POETIQUE, AVEC BEAUCOUP DE CHARME ET UN PEU DE PEDAGOGIE, EN PLUS D'UN GRAPHISME RAVISSANT.

Yok-Yok et la tulipe, par Etienne Delessert (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2012) 

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